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droits de l'enfant

  • Outreau, jusques à quand ?

    L’émission C dans l’air du mardi 10 mai 2011, animée sur France 5 par Yves Calvi, titrait « Outreau c’est reparti ».

    Ceci à propos des époux Lavier.

    Ce couple, innocenté en 2005, comparaîtra le 7 juillet 2011 à Boulogne sur Mer, au tribunal correctionnel pour « violences » sur des mineurs et « corruptions ».

     

    Les 5 invités du 10 mai ont quasiment tous publiés des livres. Il s’agit de Pierre Rancé, Serge Garde, Michèle Bernard-Requin, Raphaël Tachon, Martine Nice.

     

    Qui a accusé les Lavier ? Deux de leurs enfants, âgés de 10 et 11 ans. D’où une perquisition à leur domicile, avec saisie d’une vidéo ; un film sans histoire si seuls des adultes avaient été présents. Or, lors de cette soirée anniversaire arrosée, 2 enfants de moins de 10 ans étaient là.

     

    A partir de ce fait, les invités s’expriment donnant leur avis sur Outreau et l’après Outreau, les enfants victimes des pédophiles, les moyens insuffisants de la justice, la détention provisoire, la destruction des scellés, etc…

     

    Serge Garde, journaliste spécialiste en pédocriminalité, évoque son film sur l’affaire d’Outreau et la sortie du livre de Chérif Delay aux éditions Le Cherche Midi « Je suis debout » auquel il a collaboré.

    Serge Garde déplore le manque de suivi psychologique - psy -  des enfants, petites victimes laissées à leur souffrance. Quand une aide psy leur est apportée c’est par la famille ou par une association. Pour lui, le nombre de viols de mineurs est énorme et les enfants en souffrance, non reconnus comme victimes, deviennent des adultes en souffrance, couteux pour la société et la sécurité sociale.

     

    Raphaël Tachon, avocat Boulogne sur Mer, délivre une lecture intéressante de l’affaire d’Outreau. Il évoque l’expérience d’un client au passeport mis sous scellé en octobre 2007 et récupéré en mai 2011. Ce fait souligne le manque de magistrats, de greffiers, et plus généralement de moyens de la justice. Une justice non digne de la patrie des droits de l’homme.

     

    Martine Nice, psychologue et thérapeute familiale, auteur de « Quand la famille marche sur la tête », rappelle que les Lavier sont aussi des parents avec la fonction de protéger ses enfant de la sexualité y compris en famille; les enfants n’ont pas à être spectateurs de scènes réservées aux adultes. Martine Nice a découvert qu’il n’y a que 2 médecins légistes pédiatres en France.

    Angers est à ne pas oublier, avec beaucoup de personnes condamnées ; les magistrats, les travailleurs sociaux, les experts ont agi là au mieux.

     

    Pierre Rancé, auteur du livre « Le calvaire des innocents », souligne la marche mécanique de la justice. Et aussi un Outreau jamais achevé. La commission parlementaire qui a suivi Outreau a préconisé 80 recommandations dont celle de remplacer le juge d’instruction par un groupe de juges. Or cette réforme vers la collégialité, votée, ne cesse d’être reportée.

     

    Michèle Bernard-Requin, magistrat honoraire, indique que la Cour de Cassation est amenée à se plaindre de la destruction des scellés – involontaire souvent par un environnement non adéquat.

     

    Le juge Burgaud s’occupe à Paris de l’exécution des peines, de la répression.

     

    Beaucoup des enfants des acquittés n’ont pas été rendus à leur famille par le juge des enfants.

     

    Ceux qui souhaitent avoir un écho au sujet du fonctionnement de la justice peuvent profiter, quelques jours encore, de la diffusion intégrale sur le Net de cette émission de C dans l’Air.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Matthieu Ricard, Tsering Woeser tibétaine écrivain,

    tibet,tsering woeserSuite à la présentation du livre de Matthieu Ricard La citadelle des neiges, la ville de Dijon rappelle que le mercredi 25 mai 2011 à 20h00 au Palais des Congrès Matthieu Ricard donnera une conférence sur La nécessité de l’altruisme, – voir www.dijonfestival.com - festival des musiques sacrées du monde et « rencontres de Dijon ». Vers 21h30 Matthieu Ricard dédicacera ses livres.

    D’autres manifestations ont lieu au cours de cette journée du 25 mai au profit de l’association Karuna-Shechen, laquelle met en place des projets humanitaires dans les régions himalayennes.

     

    Tsering Woeser est un témoin et auteur « sang mêlé » : tibet en grande partie, et aussi chine avec une éducation poussée de ce côté-là. Tsering Woeser écrit d’ailleurs en chinois, la langue d’une de ses lignées ancestrales.

    Elle tient un blog suivi par beaucoup, est présente sur twitter.

    Elle est un repère très important à propos de la relation Tibet Chine.

     

    Cette jeune femme, d’apparence tout à la fois délicate et ferme, est l’auteur, notamment, 
    de l’ouvrage Mémoire interdite - Témoignages sur la Révolution culturelle au Tibet, paru en 
    2010 chez Gallimard, collection Bleu de Chine, 26 euros. Ce livre, traduit du chinois par 
    Bernard Bourrit et Li Zhang, est présenté ainsi par l’éditeur : 

    « Au Tibet, plus qu’en Chine, la Révolution culturelle n’a rien laissé debout. Mais le vrai désastre est ailleurs : comment les Tibétains ont-ils pu prendre part à la destruction de leur propre culture ? Tsering Woeser montre toute la difficulté à penser la culpabilité tibétaine engendrée par la révolution chinoise. Les vingt-trois témoignages réunis dans ce livre sont exceptionnels parce qu’ils évoquent sans réserve cette époque volontiers qualifiée de « délirante». »

    On trouve sur la toile que « Tsering Woeser est une poétesse sino-tibétaine, née à Lhassa en 1966, qui s’est établie à Pékin en 2003. Son engagement en faveur de la démocratie et pour le respect des droits de l’homme au Tibet lui vaut d’être placée sous la surveillance du gouvernement chinois. Bien que régulièrement censurée par les autorités, elle utilise Internet pour défendre ses prises de positions. En 2010, Tsering Woeser a reçu un « Courage in Journalism Award » de l’International Women’s Media Foundation.

     

    Interviewée suite à l’annonce le jeudi 10 mars du dalaï–lama de se retirer du pouvoir politique, Tsering Woeser répond, quant à sa future réincarnation : « Le dalaï-lama a tenu depuis cinq cents ans le rôle d'un dirigeant politique et religieux dans la société tibétaine. Son départ à la retraite ne concerne que l'aspect politique. Donc cela n'influencera pas le processus de réincarnation, qui est de l'ordre du religieux, un domaine dans lequel il ne prend pas sa retraite, peut-on dire. »

     

    J’invite les intéressés par le boudhisme, les contempleurs actifs de l’himalaya, les méditants altruistes, les à l’écoute de la culture tibétaine à lire Tsering Woeser et Matthieu Ricard.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr(photographie Google images : Tsering Woeser)

     

       
  • Marie-Laure Picat, Pâques.

    J’espère que pour les 3 jours de ce week-end pascal les 4 enfants de Marie-Laure Picat seront réunis.

    Leur maman avait décidé qu’ils restent ensemble. Pour leur équilibre. Pour leur bonheur.

     

    J'ai protesté sur ce qui arrive à ses enfants le 10 avril 2011 dans : "Marie-Laure Picat, enfants dégroupés"  Car cette maman là savait ce qu’elle faisait.

    Elle était la mieux à même de savoir ce qui convenait pour ses 4 petits. Bien mieux que les conseilleurs/décideurs de l’Aide Sociale à l’Enfance ; Son sœur et la voix du sang la guidaient.

    Qu’a-t-on fait de son courage ?

    Qu’a-t-on fait de sa parole ?

    Qu’a-t-on fait de son engagement ?

     

    On s’en est moqué. Se moquant aussi de l’avenir de ses enfants. De leur équilibre. De leur réussite dans la vie.

     

    Pourquoi séparer cette fratrie ?

    Une première faute a été de séparer l’aînée des trois plus jeunes.

    La seconde faute a été d’exiler les 3 plus jeunes de la famille d’accueil choisie par la maman. De les déplacer vers un autre lieu.

    Ces enfants - comme des plantes abusivement déplacées sans motif – ne seront pas aidés par cette transplantation inutile. Totalement inutile. Car la famille d’accueil choisie soigneusement par Marie-Laure Picat, une famille bis en fait, n’a pas disparu, n’est pas souffrante, n’a manqué en rien à la mission fixée par un accord harmonieux entre la maman des 4 et ce couple.

     

    Mais, chaque année, la situation est revue par le juge des enfants. Lequel a sa conduite décisionnelle soumise aux aléas des jugements des observateurs « officiels » des enfants – les éducateurs, conseillers sociaux, assistants divers et psys associés. Ces « observateurs » portent un autre regard que le regard plein d’amour d’une maman sur ce qui est à décider dans « l’intérêt supérieur » des enfants. Ou ce qui est supposé ou évalué comme tel.

    Un « intérêt supérieur » jamais vraiment défini, un « intérêt supérieur » soumis aux appréciations les plus subjectives.

    Il peut donc être décidé n’importe quoi, chaque année, au nom de cet intérêt multicartes, multiforme. Cela a été bien montré tout au long de la journée d’études organisée conjointement par DEI France et l’Association Française Janusz Korczak le 20 novembre 2010 au ¨Palais Bourbon consacrée à l’« intérêt supérieur » de l’enfant.

     

    J’espère vraiment que le père de ces 4 aura eu l’énergie de les réunir pour les 3 jours de ce long week-end, d’organiser une chasse aux œufs à travers son lieu de vie - appartement ou jardin. Ce serait là simplement des dispositions décentes.

     

    D’où elle est maintenant, je ne doute pas que Marie-Laure Picat veille sur ses enfants du mieux qu’elle peut. Tout en « rouspétant » contre les « je sais tout » de l’Aide Sociale à l’Enfance et du Conseil Général qui n’ont rien compris. Une fois de plus.

    Et je suis étonnée, voire choquée, par le manque de réaction des mêmes qui applaudissaient le courage de Marie-Laure Picat.

    Où est donc passée Sophie Davant, par exemple ?

     

    Je le répète : vigilance ! prudence !

     

    Si vous n’y prenez garde, les jeunes, ce sont vos enfants qui, demain, vous seront ôtés. Pour un oui. Pour un non. Pour rien. Pour faire tourner des structures institutionnelles sans cœur, sans âme, sans morale, de ces lieux davantage destructeurs que constructeurs. Attention !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr