12.10.2008
Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008
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Samedi 11 octobre à la Bourse du Travail de Bobigny se tenait un colloque Brain Trust à propos des enfants placés par la Justice et gardés par les Services de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance), cela dans le cadre des 10 ans du Fil d'Ariane fondée par Catherine Gadot 
, seule association se préoccupant des enfants placés.
Le matin des ateliers de travail se sont tenus avec parents d'enfants placés et professionnels de l'enfance. L'après-midi, après rendu de ces ateliers, il y a eu de nombreux échanges entre ces mêmes parents et des représentanst des institutions.
Quelque réflexions rapides au lendemain de ce colloque.
A propos des moins de 18 ans et du rôle de la Justice, le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et juge des enfants, Jean-Pierre ROSENCZVEIG
a eu cette parole : «Le mieux pour un juge est de ne pas avoir à prendre de décision et de servir seulement de scribe pour enregistrer ce qui vient d’être décidé ».
Pas si bête ce rôle du juge pour enfants, simple chambre d’enregistrement.
A côté de cela Jean-Pierre Rosenczveig, à la tête de DEI (Défense des Enfants International) France et très impliqué en ce qui concerne la jeunesse en général a répondu avec tout le calme d’un vieux ( pas péjoratif ) routier, une compétence absolue jointe à une courtoisie certaine à toutes les questions des présents, parents ou apparentés, qui étaient là suite à un placement d’enfants plus ou moins ressenti comme un kidnapping légal qui n’en finit pas de durer.
A ses côtés Maître Pierre VERDIER, un des rares avocats impliqués dans la défense des intérêts de ces enfants placés et de leurs parents, dans le sens d’un retour à domicile.
Présent également l’Inspecteur Général aux Affaires Sociales en charge des enfants placés,
Pierre NAVES, au réalisme toujours à l’écoute, à la patience positive et qui ne demande qu’à faire bouger les choses dans l’intérêt supérieur de ces mêmes
enfants.
En face à face avec ces professionnels cités et d’autres, une centaine de personnes – dont des enfants aussi car on est samedi – des parents le plus souvent habités d’une immense douleur, et dans leur ombre des enfants à la douleur encore plus forte car surmultipliée par une incompréhension de ce qui se trame autour d’eux, de ce que l’on fait d’eux.
Encore beaucoup d’espace entre ces deux groupes.
Un espace où s’ébauche cependant des initiatives innovantes. Ainsi dans un établissement du Nord un dialogue possible entre enfants placés et enfants non placés – une des propositions que je mentionnais dans le document que j’avais adressée à Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice. Autre nouveauté, toujours dans le Nord, le placement à domicile – comme l’hospitalisation à domicile. Le médecin que je suis a trouvé cela excellent car c’est vraiment la signature d’une collaboration intense qui vise à maintenir le moins de 18 ans dans sa famille sans ces deuils imposés à l’enfant que l’on place brutalement, sans aucune enquête sociale préalable au mépris de la loi.
Loi à propos de laquelle je verrais bien un service sinon 24h sur 24 mais au moins 7 jours sur 7 de 9 h00 à 21h00 apte à répondre avec des compétences approchant autant que possibles celles du Président du Tribunal de Bobigny aux parents d’enfants menacés de placement ou placés depuis trop longtemps avec des dérives contre lesquelles ils ne savent pas comment se défendre et défendre leurs enfants légalement. Un tel service pourrait peut-être exister au sein du Fil d’Ariane créé par Catherine GADOT il y a 10 ans, suite à une expérience personnelle crucifiante mais dont elle et l’enfant concerné se sont sortis.
Plus inhabituelle, l’intervention d’un curé de l’Oise qui, par la force d’événements survenus sur sa paroisse, s’est mis au service d’ouailles aux prises avec des menaces de placements d’enfants. Il a lancé l’idée d’un accompagnement éventuel du ou des parents concernés par un prêtre catholique ; et pourquoi pas par un rabin ou un iman.
A été noté l’urgence pour les parents de rentrer dans des structures qui se mettent en place à propos des jeunes, sous peine de ne voir dedans que des professionnels de l’enfance et des magistrats, les consommateurs à qui sont destinés ces structures en étant absents.
J’ai repris le métro avec une professionnelle de Paris qui, comme d’autres dans le Nord, s’efforce de n’avoir que des placements modulés, visant tous à faire ressortir au plus vite l’enfant quand il est accueilli quelque temps hors de sa famille ; d’où un turn over important pour elle avec la reconnaissance d’enfants qui n’ont pas eu l’impression d’être bouclés entre 4 murs, comme s’ils éraient emprisonnés alors qu’ils n’ont commis aucun délit.
Au final c’est moins mal. Mais il y a encore un très long chemin à parcourir. Et
Jean-Pierre Rosenczveig a appelé tous les volontaires à s’atteler aux dispositions relatives à un environnement de « bien être de l’enfant » (moins pompeux et plus inter communicatif que « la protection de l’enfance ») via des associations, invitant au passage à rejoindre DEI France qui fait d’ailleurs un travail de fond remarquable.
Je rappelle ici les coordonnées du Fil d’Ariane de Catherine Gadot : Tél 01 48 69 87 29 http://le-fil-dariane-france-asso.fr , 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. , celles de DEI France de Jean-Pierre Rosenczveig 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; 0148 30 81 98 www.dei-france.org ; contact@dei-france.org.
Au nom des enfants encore placés – ou accueillis - et en souffrance, contribuons à changer ce qui ne va pas.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo archives personnelles: de gauche à droite et de haut en bas: Catherine Gadot, Catherine Gadot à la tribune avec Pierre Verdier, vue de la salle, mes voisins dont un jeune, le buffet de midi, Pierre Naves dialogue à la pause, Catherine Gadot debout qui intervient + Maître Pierre Verdier + Jean-Christophe Save Association Village d’enfants + Thierry Tarraube Commandant formateur Gendarmerie et Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig magistrat et homme de coeur au travail à midi).
14:50 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : c gadot, pierre naves, jp rosenczveig, p verdier
09.10.2008
Deux sœurs en fugue.
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. 9 octobre: 103 visites
Un sujet qui me tient à cœur : l’écoute des moins de 18 ans, tout de suite, quand ils expriment ce qu’ils souhaitent au fond de leur cœur. Et qu’ils savent être le mieux pour eux. Et qui est le mieux, n’en déplaise aux juges divers qui ne tiennent pas compte de leurs souhaits légitimes.
Un cas exemplaire cette semaine : celui de Valérie, 13 ans, et Sophie, 11 ans, qui avaient fait le choix de venir vivre avec leur père à Reims depuis 2007 et y étaient scolarisées.
Rien à signaler au sujet de ces 2 jeunes.
Sauf que la justice s’en est mêlée, à la demande d’une maman, toujours en Italie, qui n’a pas entendu ses filles. Ni cherché à les laisser grandir selon leur gré, en attendant qu’elles désirent la rencontrer à nouveau.
Avec toujours cette manie des juges de parfois entendre les jeunes, mais en général de suivre l’avis : jamais.
Ici, on a deux jeunes filles, deux soeurs. On le sait, les filles sont plus réactives que les garçons et se laissent nettement moins manipuler.
Mais c’est toujours pareil quand la position des jeunes n’est pas conforme à l’avis d’un juge – considéré comme infaillible, on se demande sur quelles bases concrètes ? – on déclare alors que ces jeunes sont manipulés.
C’est du n’importe quoi reflétant l’attitude persistante des majeurs vis-à-vis des moins de 18 ans, comme si à 11 ans et 13 ans on s’adressait à des bébés. La justice des enfants non délinquants se comporte avec une légèreté et une insouciance affligeante. D’où la fuite de Valérie et Sophie.
Ci-dessous voici ce qui est paru, sous la signature de Fabrice Curlier, dans les colonnes du journal l‘Union, Champagne Ardennes Picardie - L’Ardennais www.lunion.presse.fr le 9 octobre 2008, ainsi que la question de l’Union à laquelle personnellement j’ai répondu par oui. Et dont le résultat est le suivant pour 139 votants.
Deux sœurs de 11 et 13 ans ont fugué de chez leur papa à Reims suite un arrêt de la cour d'appel ordonnant leur retour en Italie auprès de leur mère. Pensez-vous qu'en matière de droit de garde la justice tranche trop souvent en faveur de la mère ?
| Oui | 62 % |
| Non, c'est le cas par cas qui prime | 12 % |
| Ces affaires sont tellement délicates... C'est difficile pour la justice de faire la part des choses | 26 % |
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| Nombre de votants | 139 |
Sophie et Valérie restent introuvables
Sophie et Valérie ont disparu depuis lundi matin.
Disparues depuis lundi matin du domicile de leur père, les deux fugueuses de Reims restaient introuvables hier soir. Où dorment-elles ? Ont-elles trouvé refuge quelque part ? Un juge d’instruction est désormais saisi de l’affaire.
Toujours aucune trace des deux sœurs qui ont fugué depuis lundi à Reims. Leur mère est arrivée hier d'Italie. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur.
Les recherches continuent à Reims pour retrouver Sophie et Valérie, deux sœurs de 11 et 13 ans qui ont fugué lundi matin du domicile paternel pour ne pas retourner en Italie chez leur mère, comme l'a décidé la justice française (notre précédente édition).
La discrétion reste de mise auprès des autorités. Sans doute pour ne pas entraver l'enquête. « Elle suit son cours », se contente d'indiquer le commissariat.
Hier, le parquet de Reims a ouvert une information judiciaire contre X. pour « enlèvement », mais il s'agit d'une question de procédure, prévient le procureur Madeleine Simoncello. L'avantage d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction est de renforcer le pouvoir d'investigation des services de police, mais elle doit nécessairement viser une infraction, sans quoi elle n'aurait aucun fondement légal. Le procureur a donc décidé d'ouvrir du chef d'enlèvement, sans que cela ne préjuge de la suite du dossier.
La thèse d'un départ volontaire reste d'actualité. Dans une lettre adressée à leur père, retrouvée dans la chambre, les deux sœurs ont écrit « plutôt mourir que retourner en Italie ». C'était lundi en fin de matinée. Le collège Maryse-Bastié venait de prévenir Renaldo que ses filles scolarisées en 6e et 4e n'étaient pas venues en cours.
Elles avaient quitté le domicile familial de la rue de Verdun vers 7 h 30. Leur père était déjà parti au travail. Seule sa compagne était présente. « Elles sont parties comme si de rien n'était. Elles avaient leur sac d'école mais on a retrouvé les affaires de classe cachées sous le lit », raconte Renaldo. « En fouillant dans les armoires, on a constaté qu'elles ont pris des vêtements de rechange. Sophie avait une boîte avec des économies. Il n'y a plus rien dedans. Ce n'est pas une somme importante. De quoi s'acheter quelques sandwiches. Valérie aussi a des économies. Il en reste dans sa boîte. Je ne sais pas si elle a pris de l'argent. »
Les deux sœurs ont chacune un téléphone portable mais les appeler ne sert à rien : elles ont laissé les appareils à la maison. Plus les jours passent, et surtout les nuits, plus les enquêteurs sont en droit de se demander si elles n'ont pas trouvé refuge quelque part. Leur père n'a aucune idée de l'endroit où elles auraient pu aller. Il a fait le tour des copines. Aucune ne les a vues. De plus, l'hypothèse selon laquelle elles auraient pu être hébergées par l'une d'elles a perdu de sa consistance hier. Avec le battage médiatique national qui entoure désormais cette affaire, les parents concernés auraient forcément fait le rapprochement, et n'auraient pas manqué de prévenir la police.
A Reims depuis seulement un an, les deux collégiennes ne connaissent pas la région. Sont-elles encore dans la ville ? Ont-elles quitté l'agglomération ? Leur signalement a fait l'objet d'une diffusion nationale auprès des services de police.
Fabrice Curlier
Un douloureux conflit franco-italien
Valérie et Sophie sont arrivées en France l'an dernier avec leur père, un Franco-Italien de 36 ans natif de Reims mais parti vivre de longues années en Italie. Une première fille y est née, puis Valérie en 1995, Sophie en 1997. La suite, hélas, est le lot de nombreux couples : séparation des parents, relations conflictuelles, procédures devant les juges aux affaires familiales. En 2004, un tribunal italien prononce la séparation de corps des parents en confiant la garde des trois enfants à la mère. Cette décision a été confirmée début 2008 par les instances d'appel. Entre-temps, fin août 2007, le père a profité d'une opportunité d'emploi à Reims, où il a encore de la famille, pour quitter l'Italie avec ses deux dernières filles. Seule l'aînée est restée chez leur mère qui a saisi la justice française, via les autorités italiennes, pour récupérer ses enfants. La procédure a débouché jeudi 2 octobre sur un arrêt favorable de la cour d'appel de Reims, qui, confirmant la décision des magistrats italiens, ordonne le retour des deux sœurs « à leur résidence habituelle en Italie, auprès de leur mère ». Celle-ci envisageait de venir à Reims cette semaine pour faire exécuter la décision de justice. La fugue l'en a empêchée. Elle est arrivée hier de Calabre (sud de l'Italie) pour suivre l'évolution de l'affaire auprès de son avocate rémoise, Me Sylvie Dumont-Dacremont. Pas question d'évoquer le litige, au demeurant très complexe, comme toujours dans ce genre de dossiers. « Je ne pense qu'à mes filles. J'espère qu'elles n'ont rien fait de grave. » Concernant la lettre dans laquelle elles ont exprimé leur refus de retourner en Italie, la mère envisage une possible manipulation des esprits. Protestations véhémentes du père. Tout les oppose, sauf le souhait exprimé hier, chacun de leur côté, de voir Sophie et Valérie réapparaître au plus vite. F.C.
Je reprends un extrait d’un des deux commentaires ajoutés suite à cet article : « Les décisions des Juges »… « loin d’apaiser des conflits, sont source de drames. Elles sont prises »… « sans tenir compte de l’avenir des enfants, qui ne sont jamais écoutés et encore moins entendus. » Vous pouvez aussi aller voir le billet relatif aux fugues mis sur ce blog le 28 mars 2008 avec en titre " Fugueurs ? Non ! Bannis ? Oui ! ", suite à un article paru dans Le Parisien.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration du journal: Valérie et Sophie)
20:16 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fugue, mineur, sophie, valérie, reims
08.10.2008
Enfants placés: Catherine Gadot et son Fil d'Ariane
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Le 8 septembre 2008 sous le titre "Enfants placés 11 octobre 2008 Bobigny" je relayais sur ce blog l’annonce de l’Association Le Fil d’Ariane France qui proposait de participer le samedi 11 octobre 2008 à la bourse du travail de Bobigny (93) à la 6ème rencontre nationale des Parents d’Enfants Placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. 
Il est encore temps de s’inscrire en vous reportant au billet du 8.
Catherine Gadot, présidente et fondatrice du Fil d’Ariane France, seule association se préoccupant du sort des enfants placés, sera là, avec à ses côtés Pierre Verdier, avocat et ancien directeur de DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) également parrain de l’Association, Jean-Pierre Rosenczveig Juge et Président du tribunal pour enfants de Bobigny, Pierre Naves Inspecteur Général de l‘IGAS (Inspection Générale des Affaires Socales).
Ces 4 intervenants et d’autres seront à l’écoute des parents d’enfants placés. Car il est toujours nécessaire de faire reculer les abus de pouvoir constants pratiqués envers ces mineurs qui n’ont pas droit à la parole non plus que leurs parents.
L’indépendance de la Justice laisse libre cours au pouvoir absolu de services sociaux qui se situent trop souvent dans le droit fil des placements nourriciers d’autrefois lesquels conduisaient aux hécatombes que l’on sait. En 2008, il ne s’agit plus de décès physiques en masse de nourrissons comme il y a quelques siècles mais d’une hécatombe psychologique massive conduisant au moins 1 enfant placé sur 2 ou sur 3 à entrer dans le statut de SDF (Sans Domicile Fixe) à 18 ans.
Pourquoi ? Parce que ces enfants là sont soumis à des méthodes coercitives qui veulent à tout prix les faire entrer des moules préfabriqués et non adaptés à leurs différences de profil. Or si un forgeron peut modeler, tordre et manipuler du fer sans dommage, il n’en va pas de même quand on fait supporter cela à un être humain.
Ajoutons au passage un enfermement proche de celui des prisons ou des hôpitaux psychiatriques ancienne vague, et le résultat obtenu est un succès foudroyant en matière de statut SDF.
Très bizarrement les éducateurs spécialisés et les référents de l’ASE (Aide Sociale l'Enfance) seraient les seuls à savoir ce qui convient aux enfants placés. Et quand on ose évoquer des méthodes inadaptées eu égard aux résultats observés, l’institution toute puissante ne va pas hésiter à faire preuve d’une mauvaise foi totale en prétendant que c’est à cause de ce qui s’est passé avant placement que ces enfants sont échoué.
En pratique il manque à ces moins de 18 ans une vie « normale », avec de la liberté et de l’amour. Deux entités totalement inexistantes au sein de l’ASE où, au contraire, il faut éviter tout attachement. . Ainsi assassine-t-on moralement en broyant leurs racines et leur cœur des milliers d’enfants au pays des Droits de l’Homme.
Ceci en introduction à l’Historique du Fil d’Ariane fondé par Catherine Gadot en 1998, le thème de la réunion de samedi étant d’ailleurs « Le Fil d’Ariane France, après 10 ans quel bilan ? »
Ecoutons Catherine Gadot :
« A l’âge de 10 mois, ma fille est confiée à l’Aide Sociale à l’Enfance. Pendant six ans, je me bats, seule, et quand mon enfant m’est enfin rendue, je me promets de mettre mon expérience au service de ceux qui se trouvent confrontés à une situation semblable.
Pendant ces années de séparation j’ai pu mesurer la difficulté de continuer à être parent face à l’institution et aux travailleurs sociaux et, ayant connu en la matière et le meilleur, j’ai compris la nécessité de travailler à améliorer les relations entre les uns et les autres. C’est ainsi que, encouragée par une assistante sociale d’AEMO(ndlr : Assistance Educative en Milieu Ouvert, autrement dit quand les enfants ne sont pas placés mais simplement aidés), soutenue par l’aînée de mes filles, je mets en œuvre le projet d’une association.
Si le Conseil Général de la Seine Saint Denis me prête une oreille attentive, les services
socio-éducatifs sont plus réticents. C’est donc d’abord du côté des médecins, infirmiers et psychologues des services d’alcoologie et de toxicologie que mes demandes trouvent un écho. L’Aide Sociale à l’Enfance, pour sa part, se dit intéressée mais garde une réserve prudente. De cette période de « démarchage » je garde le souvenir d’une « grosse galère » mais, décidée à avancer coûte que coûte, je dépose les statuts de mon association, le Fil d’Ariane, laquelle paraît au journal officiel du 20 avril 1998.
Par des annonces dans le journal local, des affiches dans le département et, surtout, grâce à mon intervention lors d’une émission télévisée sur l’abandon et la séparation, je fais connaître cette association pas comme les autres, la première du genre, dont les parents ne tardent pas à se communiquer les coordonnées et qui va prendre une ampleur nationale. Du côté des travailleurs sociaux, la méfiance cède peu à peu du terrain et si l’unanimité est encore loin de se faire, les bénévoles peuvent commencer à mener une action efficace avec certains services.
Mais je ne veux pas en rester là et souhaite donner une plus large audience à mon action. C’est une fois encore une intervention à la télévision, au cours de laquelle est cité un ouvrage de Pierre Verdier, qui va me permettre de concrétiser mon projet. Je me procure le livre et subodorant un allié dans cet ancien DDASS (Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales) et directeur général d’association, je téléphone à l’éditeur pour demander ses coordonnées… Contact est pris et tout de suite Pierre Verdier se mon très intéressé par l’association et ses projets. Je veux sensibiliser l’opinion par une marche silencieuse mais, me propose-t-il : « on va faire mieux ! » Ce mieux prendra la forme des premières rencontres nationales des parents d’enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. C’est encore lui qui nous aidera à mettre en forme le petit livret « Mon enfant est placé, j’ai des droits », un livret qui a reçu l’appui de la ministre Madame Ségolène Royal déléguée à la Famille et l’Enfance et qui sera largement diffusé auprès des familles, des services et établissements. En préface à ce livret, deux petits textes : le premier est signé Ségolène Royal, le deuxième par moi. Entre les deux le File d’Ariane. »
Voilà l’histoire de Catherine et de son Fil d’Ariane, contée par elle-même. Retrouvez-la sur http://le-fil-dariane-france-asso.fr
N’hésitez pas à aller voir ce qui se passe les jeunes.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration catherine gadot)
11:13 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : catherine gadot, fil d'ariane, placements, ase, justice
02.10.2008
La Phobie Scolaire
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Café Psy le 10 novembre pour dialoguer sur la phobie scolaire.
| Informations sur l'événement | |
| Organisateur : | |
| Type : | |
| Réseau : | Global |
| Heure et lieu | |
| Date : | lundi 10 novembre 2008 |
| Heure : | 19:30 - 21:00 |
| Lieu : | LE BISTROT GOURMAND (Salle au 1er étage). |
| Adresse : | 1 rue Charles Francois Dupuis |
| Ville : | Paris, France |
|
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| Coordonnées | |
| Téléphone : | 0609801672 |
| Adresse électronique : | |
Description :
CAFE PSY :LA PHOBIE SCOLAIRE , organisé par AUJOURDHUI-AUTREMENT . Avec Dr Marie-France LE HEUZEY du
Service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent
hôpital Robert-Debré, Paris
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
12:53 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, école, phobie, aujourd'hui autrement
01.10.2008
Séropositifs aux USA ?
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Jean-Luc Romero ne lâche pas l'affaire. Voici un récent communiqué de presse du 30 septembre 2008 quant à la liberté de circulation des serpositifs.
Séropositifs : enfin les bienvenus aux Etats-Unis ?
Rien n’est moins sûr !!!
Il y a plusieurs semaines, Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, s’était dit très satisfait de la décision de George W. Bush, datant du 30 juillet dernier, de mettre fin à l’interdiction d’entrée sur le territoire des Etats-Unis pour les personnes touchées par le VIH/sida, interdiction qui datait de plus de 15 ans.
Aujourd’hui, force est de constater que même si, hier, le département de la sécurité intérieure a confirmé que les services de l’immigration pourront délivrer des visas temporaires aux personnes séropositives remplissant tous les critères normaux d'admission sur le sol américain, bien trop de questions restent encore en suspens :
Principalement, trois questions se posent :
Premièrement, dans quel délai la fin de cette interdiction sera réellement appliquée ? En effet, les services de l’immigration l’ont dit, la levée de cette interdiction doit encore franchir une dernière étape: l'autorisation du département de la santé ….
Deuxièmement, quid de l’installation effective des personnes séropositives sur le sol américain pour étudier ou travailler ? Il ne semble pas que les visas « long séjour » soient concernés par le changement de législation.
Enfin, alors que selon le département de la sécurité intérieure, les visas délivrés sous la nouvelle réglementation devront répondre à certains critères pour assurer que les activités des personnes séropositives pendant leurs séjours aux Etats-Unis ne présentent pas de risque pour la santé publique, ne pourrait-on pas assister à l’émergence d’une discrimination liée au pays d’origine du voyageur - notamment d’Afrique sub-saharienne ? - au vue du flou entourant la définition de ces critères ?
Le président Bush a fait naître un réel sentiment d’espoir pour les 33 millions de malades à travers le monde. Il serait totalement indigne que cet espoir soit déçu. C’est pour cela qu’ELCS entend bien obtenir des réponses rapides aux questions encore en suspens et continuer le combat pour que la moitié des pays du monde reviennent enfin sur les discriminations qu’ils appliquent à l’encontre des personnes séropositives.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
16:51 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc romero, séropositif, vih, usa
27.09.2008
Philippe Meirieu à St Denis le 9 octobre
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Dans le cadre des conférences débat d’actualité « Les quatre jeudis de DEI-France »
l’association DEI-France, section française de Défense des Enfants International,
en partenariat avec la Ville de Saint-Denis, vous invite
le jeudi 9 octobre 2008, de 18h à 20h, à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis
Place Victor Hugo, M° Basilique de Saint-Denis (ligne 13)
à une conférence débat avec
Philippe Meirieu
professeur en sciences de l'éducation
sur le thème
Les conséquences sur l'éducation formelle et non-formelle
des exigences de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant
discutant : Bernard Defrance, vice-président de DEI-France
Introduction et animation des débats : Frédéric JÉSU, vice-président de DEI-France
* * *
On sait que, en plus de la reconnaissance de droits-protection spécifiques aux mineurs d'âge,
la CIDE leur reconnaît la possibilité d'exercer des droits-libertés ; il ne s'agit plus seulement
des « droits à... » (l'éducation, la santé, à ne pas être maltraité, etc.), qui se traduisent en
obligations des adultes à l'égard des enfants, mais aussi des « droits de... », d'exprimer
librement leurs opinions, de se réunir et s'associer, de dire leurs mots dans toute procédure
les concernant, etc. ; et la complexité de ces questions tient dans les deux formules de la
CIDE : « intérêt supérieur de l'enfant » (c'est-à-dire ?) et « selon son degré de maturité »
ou de « discernement » (comment mesurer ce « degré » ?) ; sans compter que, complexité
supplémentaire, on peut penser que c'est parce que les droits-libertés seront respectés que
les droits-protection seront mieux garantis : autrement dit, les enfants seraient peut-être
les mieux placés pour dire comment leurs droits-protection peuvent être assurés.
Et donc, le défi que doivent désormais relever nos institutions (santé, justice, école, pouvoirs
publics à tous les niveaux, cadre de vie...) est de respecter, en créant les dispositifs,
désormais juridiquement obligatoires depuis la ratification de la CIDE, de participation
progressive des enfants aux décisions les concernant.
Philippe Meirieu pourra sans doute nous aider à réfléchir sur les complexités à prendre
en compte pour le respect de ces exigences à l'école, telles que formulées notamment
dans les articles 12 à 15 de la CIDE.
Hôtel de Ville de Saint-Denis, jeudi 9 octobre, 18h -20h,
inscriptions contact@dei-france.org ; attention : places limitées.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
10:44 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : p meirieu, dei france, defrance
24.09.2008
Casser l'échec scolaire 1 ère 2008 !
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Ce jour a vu se dérouler la 1 ère journée de lutte contre l’échec scolaire. Qu’en dire ?
Simplement que pour avoir envie d’aller à l’école, il faut au minimum en apercevoir l’intérêt. 
Les « A quoi ça sert ? » et « Où ça va mener ? » peuvent être pour certains des questions auxquelles il y aurait lieu d’apporter des réponses.
On considère comme des pré-requis acquis la nécessité d’aller à l‘école. Ce qui n’est pas.
Le système scolaire encadré et rigide tel qu’il est ne peut pas aller de soi pour tous.
Il faut, je pense, pouvoir le décoder. Et en montrer l’utilité.
J’ai, avec des parents pourtant enseignants et en milieu plutôt qualifiée de favorisé, le cas d’une bachelière et plus qui n’a jamais été plus haut qu’une 4/20 en mathématiques, faute de ne pas avoir eu d’explication sur l’intérêt pratique de cette matière dans son quotidien. "Ah, " dit-elle "si l'on m'avait expliqué que grâce aux maths on pouvait construire un mur droit et plein d'autres choses, alors je m'y serais intéressée."
Je n’ai rien contre le fait d’apporter un soutien scolaire là où il y a des difficultés. Le plus pertinent – mais on va me qualifier d’utopiste – serait d’accompagner chaque jeune à son rythme et selon ses forces et ses faiblesses. Ce qui commenc à être tenté. Ce n'est pas compliqué, cela demande essentiellement de l'implication humaine, de personne à personne, sans compter son temps et en dehors de l'école.
Ce que font d’ailleurs les parents qui choisissent la formule de l’école à domicile. Puisque « aller à l’école » n’est pas obligatoire. Ce qui est obligatoire c’est l’enseignement, qu’il soit prodigué à l’école ou à la maison sous contrôle de l’Education Nationale.
J’irai voir Entre les Murs.
Ce film a été tourné au sein d’un collège proche de chez moi. Avec cette France multicolore bien présente dans le XX ème arrondissement.
Au vu de ce que j’ai glané quant au film, rien de nouveau entre l’intérieur des murs et ce que j’observe à l’extérieur.
Heureusement quelque part.
Exprimez-vous les moins de 18 ans. Dites vos besoins.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
19:48 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, enseignement, communication
Karim Achoui et Michèle Alliot-Marie
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Me KARIM ACHOUI VA-T-IL HUMILIER MICHELE ALLIOT-MARIE ?
Sous la rubrique leJDD.fr blog, voici un article d’Allain Jules mis le mercredi 24 septembre 2008 à 00 :52. Il a donné lieu à des commentaires que vous pouvez trouver en allant voir sur
http://leflingueur.lejdd.fr/2008/09/24/69-me-karim-achoui...
Me Karim Achoui, dont certains nomment "l'avocat du milieu", vient de remporter une vibrante victoire, face d'un côté, à ceux qui sont les chantres de la liberté d'expression à géométrie variable, et de l'autre, Michèle Alliot-Marie, dont l'étau se ressère indéniablement, à force de surfer sur tout et rien. Arash Derambarsh, le jeune éditeur du Cherche Midi qui publie le livre, "Un avocat à abattre" accompagnait les avocats de Karim Achoui.
Si Me Karim Achoui mentait, ça se saurait !
La France est entrain d’entrer dans un cycle infernal où, seuls certains auront le droit de dire, de parler, d’accuser, de lyncher. Comment peut-on expliquer à tout le monde ce qui se passe dans le pays autoproclamé des droits de l’homme qui ne les respecte pas en définitive ?
Me Karim Achoui, qui défend tout le monde pourtant, a, cette réputation d'être proche des truands. D'ailleurs, à cet effet, il est convoqué le 2 octobre prochain devant les tribunaux, accusé de complicité dans l'évasion spectaculaire d'Antonio Ferrara. Or, qui l'accuse ? la police qui vient de prendre une raclée devant les juridictions.
Certains esprits chagrins viendront lancer leurs cris d’orfraie nauséabonds, avec leurs perpétuelles indignations sélectives, pour nous chanter leur sempiternel refrain, ce disque rayé, inaudible donc, et toujours aussi mortifère.
Le poker menteur de Michèle Alliot-Marie.
De voir Michèle Alliot-Marie déposer plainte pour « diffamation envers la police nationale » alors que le livre de l’avocat, « un avocat à abattre » était en procès, on comprend tout de suite que, c'était une tentative foireuse, pour tordre le cou à la vérité et faire pression chez les juges. Un policier, est aussi coupable, s'il commet une faute. Là, bien sûr, n'est pas mon propos, quant aux dires de l'avocat Achoui.
En revanche, s'il faut défendre un ripoux, là, évidemment, ça devient dangereux. Combien de règlements de compte en définitive il y aura sur la place publique, conduisant à l'anarchie ? Il y a un fait : Rudy Terranova, écroué aujourd'hui, lors de sa tentative d'assassinat sur l'avocat, travaillait pour le compte de la police et était au


