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conte

  • Contes de Jean de La Varende

    Ce jour de saint Valentin, je porte à trois jeunes amis de onze ans, Antoine et Annabelle deux "faux" jumeaux et à Fanny leur cousine germaine des contes de Jean de La Varende. Pour le garçon "Mes petits contes marins". Pour les filles "Mes plus beaux contes sacrés".

    Ils vont se régaler et apprécier l'excellent français qui porte ces récits.

     

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  • Contes : Noëls de la Sainte Russie

    Ce livre de contes de Noël, recueillis par Gérard Letailleur, est à offrir. J'en ai acheté trois pour trois jeunes cousin et cousines de 10 ans qui seront enchantés de ce livre dédicacé par l'auteur le 20 décembre 2014. La couverture, en couleurs, montrant les trois rois mages porteurs de présents, l'étoile brillant au-dessus d'eux, entrant dans une isba, est très attrayante, belle.

    Le livre lui-même comporte un avant-propos général sur les contes, suivi de onze contes, appartenant soit à la tradition russe – cinq contes, soit d'auteurs tels Tolstoï, Dostoïewski, Tchekov, Chtchédrine, Gogol pour les six autres. Un glossaire éclaire les mots typiquement russes et une courte biographie raconte chaque auteur. Un dessin en noir et blanc image chaque conte avant son début. Puis on entre directement dans cette Russie de Noël pétrie de neige, de gel, de glace, avec ses isbas au poêle ronflant et brûlant, ses pelisses, les vêtements colorés des jeunes pour la fête, le sermon du pope, le riz aux raisins secs de la veillée, la forêt, les animaux, etc... Tout fourmille d'une vie concrète. Je me suis sentie présente à l'intérieur de ces contes, acteur beaucoup plus que simple lecteur/spectateur.

    Voici les titres : La légende de Babouchka. Le conte de Noël. Là où il y a l'Amour, il y a Dieu. La moufle. Kachtanka. Le miroir déformant ou le conte de Noël. L'arbre de Noël et le mariage. La bûche de Grand-Père Gel. La petite fiancée du Roi-Gel. La nuit de Noël. La petite fille de neige. Je fais une mention particulière pour La nuit de Noël, le plus long de ces contes, beaucoup de ces contes se déroulant au cours de cette nuit si particulière. Son auteur est Nicolas Gogol. C'est le nom du traducteur, un français du nom de Louis Viardot, ami d'Ivan Tourgueniev, qui m'a interpellée. Pour ceux qui n'auraient pas eu l'information, il existe une Association des amis d'Ivan Tourgueniev Pauline Viardot et Maria Malibran, avec, à Bougival, dans la propriété « Les Frênes » la maison Viardot et un musée Tourgueniev qui se visitent les samedi et dimanche d'avril à octobre. J'ai eu le bonheur de visiter ces lieux.que Tourgueniev avait acheté en 1874 pour les Viardot et lui, Bougival étant pour lui un second nid, l'autre étant sa propriété de famille en Russie. Né en 1818, c'est à Bougival le 3 septembre 1883 que décéda Tourgueniev, en présence de Pauline Viardot et ses enfants. L'école Boulle a pu reconstituer la chambre de Tourgueniev. Pauline, cantatrice et sœur de la Malibran, était l'épouse de ce Louis Viardot traducteur qui décéda le 5 mai 1883, avant son grand ami Tourgueniev. Louis Viardot était né le 31 juillet 1800.

    Je termine en citant la 4ème page de couverture de ces Noëls, publiés par Via Romana en octobre 2014 pour un coût de 16 euros . « En Russie, les contes de Noël et du Nouvel An ont pris racine non seulement dans le christianisme, mais dans les anciennes croyances slaves. Emprunts d'une poésie révélatrice d'émotions profondes, d'une atmosphère poignante de vérité, ils reflètent la bonté de Dieu qui par son incarnation préside aux destinées de chacun. Ils ont inspiré les plus grands écrivains, de Tolstoï à Gogol, de Tchékhov à Chtchédrine. Ces magiciens du verbe les ont puisés dans la tradition orale et la nature y joue un rôle considérable : les immenses forêts du Nord, peuplées d'ours et de loups, confrontées aux rigueurs du climat, donnent à ces récits une dimension envoûtante. En transfigurant les apparences, en offrant du réconfort, en délivrant une leçon de foi et d'amour, ces contes rendent le bonheur accessible aux plus humbles, aux plus déshérités. Leur univers féérique fascine à tous les âges de la vie : il suffit de tendre l'oreille et de fermer les yeux. »

    Bonne lecture de cette Russie authentique !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Mahura, un conte pour tous les âges

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.      20 septembre: 75 visites, 218 pages;

    Mahura, la fille qui travaillait trop 

    En ce temps là, le Ciel vivait sur la Terre. Ses fils, les Nuages, tourbillonnaient et roulaient au ras du sol, s’accrochant aux branches d’acacias. Sa fille, la Pluie, adorait arroser le monde du haut des grands palmiers et son plus grand plaisir était de se mêler aux eaux joyeuses des fleuves. D’ailleurs, en bons voisins, le Ciel et la Terre se rendaient de menus services. Par exemple, quand la sécheresse sévissait, la Terre s’adressait directement au Ciel pour arroser ses champs et abreuver ses bêtes. Et le Ciel lui envoyait la fille la Pluie…

     

    Mais un jour, la Terre eut une fille, Mahura. Aussi intelligente que belle et très attachée à sa mère, Mahura n’avait qu’un défaut : elle travaillait trop.

     

    Chaque soir, à la même heure, Mahura sortait son grand mortier de la case maternelle et pilait (note personnelle : le conte peut se situer en Afrique où l’on pile le mil), écrasait, broyait les grains de mil et les racines de manioc. Elle pilait, pilait, inlassablement. Masi le pilon était long, si long, que chaque fois qu’elle le soulevait, il venait cogner douloureusement le front du Ciel.

     

    « Oh ! pardon, Ciel ! »  s’excusait-elle. « Veux-tu te pousser un peu ? Je n’ai pas assez de place pour mon pilon.» 

     

    Et le Ciel, maugréant et se frottant la bosse qu’il avait au front, se baissait un peu.

     

    Mahura poursuivait sa besogne. Un, deux, trois coups de pilon !

     

    « Ah ! pardon, Ciel ! » s’exclamait la jolie fille toute à son ouvrage. « Pousse-toi encore, veux-tu ? » 

     

    Et le Ciel de se hausser encore, aussi furieux qu’embarrassé : que faire, en effet, contre une fille qui travaille avec tant d’ardeur ?

     

    Mahura, quant à elle, pilait toujours. Et plus elle pilait, plus le pilon s’allongeait, s’allongeait, et heurtait le Ciel qui s’éloignait chaque soir un peu plus, emportant avec lui ses fils , les  Nuages facétieux, et sa fille, la Pluie, qui pleurait, pleurait …

     

    Tous les jours, la même scène se renouvelait. Il n’en pouvait vraiment plus, le Ciel ! Son front était tout bosselé et tuméfié par le pilon de Mahura.

     

    Uns soir, il résolut d’en finir. Il venait de recevoir tant de coups qu’il se fâcha !

     

    « Ah, tenez, je vous abandonne. Prenez-la donc, votre Terre, et gardez-la pour vous ! Là où je vais, foi de Ciel, jamais pilon ne m’atteindra ! Adieu ! »

     

    Rappelant alors à lui les myriades de petits nuages et la Pluie désolée d’abandonner fleuves et marigots, le Ciel s’en alla si haut, si haut, que la Terre s’en inquiéta : et s’il allait disparaître ?

     

    Mahuré, elle resta près de sa mère avec son pilon, son mortier et ses grains. Un jour pourtant, le Ciel lui manqua. Les Nuages la saluaient de trop loin à présent, et la jolie Pluie n’avait plus aucune conversation tant elle était fatiguée en tombant de si haut.  Alors, Mahura voulut se faire pardonner : dans l’eau du fleuve elle trouva une énorme pépite d’or et au fond d’une caverne elle ramassa un beau caillou d’argent. A la pépite, elle donna le nom de Soleil et au caillou celui de Lune. Puis elle les expédia bien vite là-haut, tout là-haut, avec des messages d’amitié pour le Ciel.

     

    Si vous ne croyez pas cette histoire, levez donc la tête un soir d »té : vous vous apercevrez alors que les étoiles, si brillantes au firmament, ne sont que les cicatrices des coups portés par Mahura au front du Ciel !

     

    D’ailleurs ne dit-on pas de la Lune qu’elle brille comme de l’argent, et du Soleil qu’il est d’or ?

     

    365 conte pour tus les âges de Muriel Bloch. Editions Gallimard Jeunesse. Giboulées.  

     

    Dégustez ce conte ! Quel que soit votre âge, écrivez-en si ça vous dit et faites-les connaître !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr