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chanson française

  • Piaf ! Madame Edith Piaf !

     piaf.jpgLe nombreux amoureux d’Edith Piaf savent trouver sa tombe au Père Lachaise à Paris.

    Tous les Français – au moins d’une certaine période – ont à l’esprit la belle histoire d’amour vécue par cette chanteuse et le non moins célèbre boxeur Marcel Cerdan

    Les éditions Le Cherche Midi ont su publié en 2002 les Lettres d’amour qu’ils ont échangé jusqu’en octobre 1949.

    C’est dans la nuit du 27 au 28 octobre de cette année que le Constellation où Marcel Cerdan avait embarqué à Orly pour aller retrouver Edith à New York s’est écrasé aux Açores sur le pic de Rodonta à 1105 mètres. Aucun survivant.

     

    Armand, frère de Marcel, donne alors à Edith les lettres écrites par elle et gardées. De son côté, Edith a précieusement conservé toutes les lettres de Marcel. Ce trésor sentimental sera ensuite recueilli par le secrétaire d’Edith au décès de la chanteuse. Lequel lèguera les échanges épistolaires de ces amoureux passionnés à Bernard Marchois, conservateur à Paris du Musée des Amis d’Edith Piaf (visite sur rendez-vous : 01 43 55 52 72).

     

    Toutes ces lettres sont inédites. Elles expriment un amour réciproque qui a démarré le 7 juillet 1946 par une première rencontre. Très vite, elle ne vit plus que par lui tandis que lui ne voit plus que par elle. Quand ils doivent s’éloigner c’est dur et ils s’écrivent.

    Le soir de la mort de Marcel Edith est sur scène et chante quand même interprétant l’Hymne à l’amour ; mais elle ne peut terminer son spectacle, prise d’un malaise.

    Cet Hymne, elle le chantera jusqu’à son décès, en 1963, en hommage à Marcel Cerdan.

     

    Dans une lettre du samedi 11 juin 1949, Edith évoque Thérèse de Lisieux qui est avec eux avec des odeurs de rose (p 149-150). Ce livre de 166 pages, 14 euros, est enrichi de nombreuses photos.

     

    En inédit toujours en septembre 2010 Le Cherche Midi a publié un beau livre sous le titre de : Piaf de la môme à Edith, ouvrage apportant des textes et des clichés de collectionneurs attentifs : Jean-Paul Mazillier et Anthony Perrot. Un CD est joint avec des chansons de Piaf et la voix de Jean Cocteau qui, le 29 décembre 1961, souhaite la bonne année. Aussi la qualité de ce livre justifie-t-elle un prix de 32 euros.

     

    Que dit Edith de sa mission de chanteuse ?

    « Pour moi, chanter, c’est une évasion, un autre monde, je ne suis plus sur terre ! Si je ne chantais plus, je mourrais ! » (p 25)

    « J’existe pour chanter, je chante pour exister. » (p 47)

    « Faire une carrière en France où les gens parlent la même langue, me comprennent, c’est rien : c’et une carrière internationale que je vise. Les gens ne comprennent pas et tu les fais pleurer. » (p 118) Cette franche déclaration est accompagnée d’un photographie d’Edith en compagnie de Dorothy Lamour, la star hollywoodienne vedette de En route pour Singapour et Sous le plus grand chapiteau du monde.

    « Le principal dans la vie, c’est de laisser des traces, je voudrais bien en laisser pour la chanson. » (p 221)

     

    Quand au cœur Edith nous livre ceci :

    « Je n’ai aimé qu’un seul homme : Marcel, mais c’est Théo que j’attendais. » Théo Sarapo, l’ultime, le temps d’un bref mariage qui dure de 1962 au 10 octobre 1963 quand meurt Edith. Théo vivra jusqu’à ce jour du 28 août 1970 où il quitte dramatiquement la vie.

     

    Madame Edith Piaf a de nombreux admirateurs et de vrais amis.

    En page 207 on trouver côte à côte des citations de Paul-Jean Toulet, Marlène Dietrich, Raymond Asso, Paul Meurisse, Henri Contet, Henri Spade, Marc Bonel, et Jean Cocteau. Il y en a bien d’autre, femmes ou hommes.

    En 4ème de couverture Joseph Kessel avait écrit à son propos: « Elle s’est faite degré par degré. Pour s’élever à cette altitude, Piaf a payé le prix, tout le prix. La misère maîtrisée, la faiblesse et l’angoisse domptées, une exigence artistique sans miséricorde et un incroyable courage. Et déjà dans sa voix, le génie déchirant. »

    Jean Cocteau peint ce portrait : « Edith se dépasse, elle dépasse ses chansons, elle en dépasse la musique et les paroles, elle nous dépasse, l’âme de la rue pénètre dans toutes les chambres de la ville ; ce n’est plus Madame Edith Piaf qui chante, c’est la pluie qui tombe, c’est le vent qui souffle, c’est le clair de lune qui met sa nappe, la bouche d’ombre, il n’y a jamais eu d’Edith Piaf, il n’y en aura plus jamais. »

     

    Jean et Edith sont proches. Infiniment. Il lui écrit le 28 mai 1963 : « Mon Edith, Tiré de la mort, je ne sais trop comment (c’est notre truc) je t’embrasse parce que tu es une des sept ou huit personnes auxquelles je pense avec tendresse, chaque jour. »

    Et encore : « Lorsque j’ai entendu Edith Piaf, j’ai été stupéfait de la force qui se dégage d’un corps minuscule. Elle entre, elle est vaincue (…) Et la vaincue chante. Et des têtes curieuses se penchent à toutes les fenêtres du monde, et des larmes tombent dans la rue sans joie. » (p 207)

    Une telle proximité, une telle amitié sincère est rare et précieuse. Edith Piaf et Jean Cocteau resteront unis en elle par delà la vie. En effet, alors qu’Edith décède le 10 octobre 1963, Jean Cocteau nous quitte, lui aussi, quelques heures après, le 11 octobre.

     

    Piaf, Cerdan, Cocteau. Tous les trois ont laissé leur empreinte.

     

    Contact francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Après Les Berceaux, Amanda nous enchante à nouveau !

    Toujours avec les moyens simples du bord servis par la voix magnifique d’Amanda, voici un air, devenu classique, qu’elle interprète a capella avec sensibilité et brio.

    Voici le lien :

    http://www.youtube.com/watch?v=uSOBKgMfexg

    On a eu le plaisir d’entendre ici Amanda, le 14 octobre 2009, interprétant Les Berceaux de Fauré Sully-Prud’homme que l’on retrouve par:

    http://www.youtube.com/watch?v=DTYoX2nsb2U

    Savourons ces magnifiques instants qu’Amanda nous offre !

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Barbara chantée par Julie

    Sur scène à l’Olympia, il y a peu, Julie a le chant dans la peau depuis des années.

    Elle est un rayon de soleil de Toulouse. Toute en finesse, en fluidité, en harmonie.

    Julie est douceur et souplesse. Julie est tendresse. Elle est bien l’élève de son professeur de chant, laquelle a connu, notamment, le succès d’une Eurovision.

    Il y a quelques semaines à Paris, les présents de cette fin de matinée, un samedi, se sont régalés avec 3 airs que Julie nous a offert. J’en étais !

    Après 2 chants a capella, voici « Il pleut sur Nantes » de Barbara pour lequel l’un de nous disposait d’une bande son sous la main. En quelque sorte nous tenions impromptu chez cette amie commune, à deux pas de l’avenue de Wagram, un salon musical !

    J’aurais mieux œuvré en me positionnant plus près de Julie. En contrepartie, sa gestuelle souligne parfaitement toutes les émotions accompagnant le récit de cette ultime rencontre, sous un ciel nantais perlant de cette pluie fine qui lui est propre.

    Julie m’a autorisée à vous faire partager ces minutes intenses.

    Voici le lien à partir de Google : http://www.youtube.com/watch?v=9CstFMkxnK4

    Bonne écoute !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr