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placement - Page 3

  • Enfants placés 11 octobre 2008 Bobigny

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.  8 septembre: 56 visites, 184 pages

    Pour venir en aide aux « enfants placés » à l’Aide Sociale à l’Enfance qui n’ont pas la vie rose ou bleue que l’on peut imaginer, un colloque se déroulera le samedi 11 octobre 2008 à Bobigny (93) à la Bourse du Travail.

     

    C’est une association qui a pour nom Le Fil d’Ariane avec à sa tête sa fondatrice Catherine Gadot – il y a plusieurs association nommées Fil d’Ariane d’où cette précision – qui organise cette 6 ème rencontre nationale dont les participants peuvent être des parents dont les enfants sont placés2006 foyer st vincent de paul.jpg à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), des intervenants auprès des moins de 18 ans, toute personne interpellée par cette question ou simplement tout citoyen curieux d’en savoir davantage sur la vie des enfants placés dans des foyers ou dans des familles d’accueil. Il n’y a pas d’inconvénient pour la venue à ce colloque – avec accord des parents bien sûr -  des moins de 18 ans qui souhaitent découvrir  le triste et pénible sort réservé à des  camarades d’infortune n’ayant jamais commis le moindre acte de délinquance et qui sont arrachés à des parents qui ne les maltraitent pas. Ce qui est arrivé à ces autres peut leur arriver aussi à eux. Il vaut mieux en être averti. Car au contraire de ce qui est dit, les moins de 18 ans ne sont généralement pas entendus.

     

    L’association de Catherine Gadot, est la seule à se soucier des « enfants placés » - du côté des enfants de parents divorcés ou séparés s’ils n’étaient pas mariés ou du côté des grands parents interdits de leurs petits enfants, il y a abondance. L’association de Catherine est d’ailleurs référencée sur le site de Nathalie KAAS qui a innové en créant avec Karine Duchohois Enfant de victime, 8 bis, rue de l’Arrivée, 75015 Paris, association au service des enfants des victimes d’erreurs judiciaires. Cas de Nathalie dont le père, André, a été emprisonné à tort, cas de Karine entraîné dans la spirale de l’affaire d’Outreau.  

     

    Le Fil d’Ariane est spécialisé dans la lutte contre les placements abusifs d’enfants et se trouve au Tél 01 48 69 87 29  et à : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/; son siège social est au 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. Et il suffit d’y adresser un chèque de 5 euros pour participer à cette journée buffet compris en précisant nom, adresse, téléphone.

     

    En bref si Catherine a fondé le Fil d’Ariane le 20 avril 1998, c’est à la suite de son cas personnel. Et depuis 10 ans elle se bat avec l’équipe constituée autour d’elle pour que la parole des parents existe face à la toute puissance du verbe de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Avant, les parents étaient seuls et désarmés. Avec le Fil d’Ariane les parents ne sont plus égarés et impuissants. Des retours d’enfants dans leur famille peuvent même avoir lieu avant l’âge fatidique des 18 ans où ils sont alors jetés dehors, venant alimenter spontanément pour 30%  à 50% des sortants le contingent des Sans Domicile Fixe, résultat conséquent de l’utilisation mal conduite de notre argent de contribuables. A défaut de retour en famille, malgré le placement de leurs enfants, les parents d’enfants placés arrivent à se faire entendre des travailleurs sociaux pour que l’on respecte leurs droits.

    Je préfère dire, toujours positionnée du côté des moins de 18 ans,  que le Fil d’Ariane évite aux enfants de « perdre » leurs parents, de devenir orphelins d’une famille vivante. Me situant toujours dans le cas d’enfants placés bien que non maltraités chez eux et donc placés abusivement. Ce qui pourrait être assimilé à une  variété nouvelle non identifiée à ce jour d’erreurs judiciaires.

     

    Si la France détient un record dans le placement abusif d’enfants, c’est parce que en France on écoute peu les moins de 18 ans en général. On semble s’en soucier beaucoup – magazines, émissions télé, etc…mais on ne les entend pas. Ou seulement quand cela arrange les adultes qui s’en disent responsables – ce qui n’est pas faux légalement parlant – saufs que ces majeurs là pensent avant tout aux droits qu’ils peuvent exercer sur les plus jeunes au lieu d’envisager les devoirs qu’ils ont envers eux à commencer par le respect. Pauvre France ! Pauvres enfants !   

     

    Dans ce contexte Le Fil d’Ariane contribue avec ce colloque et la présence de représentants d’institutions à faire que l’ASE  entende la voix des parents, à défaut de celles des enfants, afin qu’un dialogue puisse s’instaurer pour le seul bien des enfants abusivement placés.

     

    Voici donc le programme du colloque, l’accès se faisant outre la route par le métro : ligne 5 station Bobigny Pablo Picasso ou par le Tram Station Libération.

     

    La matinée consiste en ateliers :

    8H30 : accueil par Catherine GADOT

    9h30 : travail en ateliers sur divers thèmes

    12H00 : synthèse des ateliers

     

    12H30 : buffet

     

    L’après-midi donne la parole à divers spécialistes :

    14H15 : Compte rendu des Ateliers avec Françoise SIMON Directrice Enfance et Famille de Seine St Denis (sous réserve)

    15H15 : Débat avec les participants au colloque et les représentants de diverses institutions animé  par Pierre VERDIER (fondateur de la Vie au Grand Air du Val d’Oise, ancien directeur de DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), avocat et parrain de l’association et Thierry MALEVILLE, avocat.

    Représentants des institutions :

    Pierre NAVES, Inspecteur Général à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) en charge des enfants placés

    Jean Pierre ROSENCZVEIG, Juge et président du Tribunal pour enfants de Bobigny, responsable de DEI France (Défense des Enfants International)

    M. BOULANGER, Juge aux Affaires familiales

    Dr Paul BENSOUSSAN expert psychiatre (sous réserve)

    Thierry TARRAUBE Commandant formateur Gendarmerie

    Jean-Christophe SAVE Association Village d’enfants (sous réserve)

    Bernard BOBILLOT Chef de service éducatif à la Protection Judiciaire de la Jeunesse

    M. EMENIER  Directeur Enfance et Famille.

    17H00 : Clôture par un représentant du Conseil Général de Seine St Denis (sous réserve)

     

    Si  personnellement vous n’êtes pas intéressé, n’hésitez pas à relayer autour de vous.

    Merci au nom des « enfants placés » abusivement et qui en crèvent !

    (archives personnelles : photo porte et grilles du foyer St Vincent de Paul à Paris, avenue Denfert Rochereau)

     

    autres dates des billets de ce blog consacrés aux enfants placés: 7.6.07, 26.9.07, 18.10.07, 29.10.07,  14.11.07,  31.12.07, 18.1.08, 26.1.08, 29.2.08, Président Sarkozy:Bilan,Justice 25.4.08, placements: enfants,chiens,chats 26.4.08, Sadisme Institutionnel: 4 ans ! 24.5.08, SAP ? médiation ? 26.5.07, Nicolas SARKOZY à Rungis 27.5.08, Pétition: sortir enfants placés ! 8.6.08, Pétition:pas placer ! Nouveau-né placé ! 9.6.08, Enfants bagnards! Prévert 7.7.08, 

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Enlèvement de nouveau-né ! Encore !

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.  2 septembre: 88 visites, 131 pages

     3 septembre: 90 visites, 150 pages 

    Libération du samedi 5 juillet 2008.

     

    QUOTIDIEN;

     

    Aude, Jamel et leurs bébés placés : le carnet rose vire au cauchemar

    Justice. Des parents privés de façon contestée de leur fils de 15 mois et de leur nourrisson.

    ONDINE MILLOT

     

    78 réactions  

    Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.

    Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.

    Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.

    Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.

    Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.

    «Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.

    La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»

    (1) Les prénoms ont été modifiés.

     

    Bruno Kant

    @ilenyon
    il y a des différences majeures entre des médecins et des travailleurs sociaux. les premiers sont liés par un code de déontologie et ils peuvent être radiés par le Conseil de l'ordre. si l'avis ... Dimanche 06 Juillet 2008 - 17:25

    Bruno Kant

    > et faire respecter la décision de droit de visite.
    @Educateur, Vous en demandez beaucoup. Dans ces commentaire, vous pouvez constater ce que certains feraient d'une ordonnance d'IOE: pour eux, c'est une carte blanche. S'agissant des DVH, la "justice" ... Dimanche 06 Juillet 2008 - 17:04

    A.Capello

    Les enfants ne sont pas des rats de laboratoire
    Cet article de Libération montre l'aveuglement et la précipitation dont sont capables les services dits sociaux, de même que pour le bébé de huit jours qui a été arraché à sa mère et sur leq... Dimanche 06 Juillet 2008 - 15:31

    Educateur

    Juste pour dire
    Le principe de précaution est justifié: quand il existe un doute sur la capacité de parents a garantir la sécurité et le bien être d'enfants le placement est justifié : il est par contre inacc... Dimanche 06 Juillet 2008 - 15:19

    Lagaullerie

    @ Ilenyon
    Entre attendre de faire une autopsie pour s'apercevoir qu'il avait nécessité de placement d'un enfant et placement apprécié intempestif au regard d'autres méthodes d'accompagnement de la famille ... Dimanche 06 Juillet 2008 - 13:27

    ilenyon

    travail bien fait.
    pour avoir eu l'occasion en tant que médecin de faire l'autopsie d'enfants morts de mauvais traitements parce que la décision de les placer n'avait pas été prise suffisamment tôt, je pense qu'il ... Dimanche 06 Juillet 2008 - 12:31

    Lagaullerie

    Exemplarité éducative ?
    S'il était si facile que cela d'éléver un enfant, Marie, la mère la plus adulée au monde n'aurait pas laisser son fils se faire crucifier. Peut-être que de laisser naître son enfant dans une ma... Dimanche 06 Juillet 2008 - 12:27

    Pierre Berger

    @Bruno Kant
    Ce que j'essaye de dire, c'est que les parents qui se sentent victimes des services de protection de l'enfance développent souvent des théories conspirationnistes. C'est tout à fait compréhensible... Dimanche 06 Juillet 2008 - 12:12

     

     

     

     

     

     

     

    Il y d’autres réactions.

     

    Un médecin évoque ses autopsies d‘enfants. J’entends bien.

    Mais que penser de tous ces milliers d’enfants détruits de l’intérieur, à la vie physique gardée mais « bousillés » pour la vie de l’intérieur grâce à des signalements inconsidérés suivis de placements hâtifs et jamais reconsidérés ?

     

    Que penser des services gardiens qui ne respectent pas la loi ? Qui passent outre les décisions des juges des enfants ? Qui cultivent l’inhumanité ?

     

    Ainsi j’ai encore ce jour le cas de 2 jeunes enfants de 4 ans dont la maman est interdite d’accompagner la rentrée scolaire. Dont le garçon -  porte parole des ces jumeaux  - demande maintenant chaque semaine : « Pourquoi on ne repart pas avec papa et maman ?  ». On  n’explique rien. On traite moins bien que des animaux ces jeunes.

     

    Qui connaît de ces cas là ?

    N’hésites pas à les dire. Ces moins de 18 ans sont incapables de se tirer seuls de la triste situation où ils sont maintenus malgré les interventions constantes de leurs parents.

     

    L’humain, le médecin, la maman et la grand-mère que je suis est écoeurée par ces pratiques !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Sadisme Institutionnel: 4 ans !

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.   
     

    C’est vrai. Le sadisme institutionnel existe. Envers des enfants de 4 ans.

    Ce jour j’apprends qu’une interdiction de fêter leur 4 ème année de vie avec leurs parents vient de tomber tel un couperet sur les 2 jumeaux dont j’ai parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Et sur leurs parents.

     

    Motif : les parents avaient osé  prétendre que cette fête se déroule à X., le lieu constant imposé pour les visites médiatisées auxquelles ils sont contraints pour voir leurs petits, cela sous la surveillance quasi « policière » de 2 éducateurs. Alors qu’on leur proposait un autre endroit Y. Chose étonnante puisque la « religion » de l’association gardienne de ces 2 jumeaux  était d’imposer toujours un même lieu pour une stabilité sécurisante pour ces jeunes.

     

    Il était normal que les parents relèvent cette incohérence vis-à-vis de leurs petits.

     

    C’était compter sans l’orgueil et la toute puissance de l’association « potentate » qui a reçu tous pouvoirs de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) du département concerné. Le père et la mère sont sanctionnés pour cette requête de préférence du lieu  X pour la stabilité de leurs enfants en place du lieu Y ! J’insiste: cela se passe aujourd’hui, vendredi 23 mai 2008, en France, à 20 kms de Paris, et pas à l’écart dans la campagne  ou  la brousse !  

     

    Interdire ainsi un anniversaire ? cela a pour nom sadisme !

    Sadisme  envers les parents qui n’ont rien fait de mal  et à qui, déjà, les enfants ne sont pas rendus alors que cela devrait être le cas, au moins depuis près d’un an.     

    Sadisme, plus encore, envers les 2 jumeaux , placés depuis 2 ans, qui réalisent aujourd’hui pleinement ce que les soi-disant «protecteurs » d’enfants leur font subir.

     

    Le réservoir affectif de des 2 jeunes est en manque perpétuel  de carburant. Le carburant que sont l’amour, l’affection les câlins, les bisous, les caresses, les mots gentils, la présence affectueuse, etc…tous produits nécessaires pour exister, indispensables pour grandir et avoir une vie joyeuse et épanouie. Que sais-je. Une vie normale, quoi !

    L’amour des parents et des grands-parents est muselée et se doit de ne couler qu’au compte goutte, comme si ces enfants étaient volontairement maintenus perdus en plein désert affectif.

    Je précise. Les parents ont un droit de visite médiatisé (=encadré et surveillé) d’environ 1 heure une fois pas semaine. Les grands-parents des 2 côtés ont vu leurs droits de visite diminuer – on se demande pourquoi puisque  tout est surveillé ! – et ne rencontrent plus ces jeunes de leur sang qu’une fois tous les 2 à 3 mois. Bien sûr il n’est aucunement prévu que leurs cousins du même âge puissent les voir, ni les oncles et tantes. Il n’est pas plus question de leur permettre d’aller une fois, une petite fois, chez eux, dans leur maison.

     

    Les jumeaux, actuellement,  expriment de plus en plus lors des rencontres rationnées avec  parents et grands-parents le manque affectif dans lequel l’association les maintient en les laissant mal grandir dans une famille d’accueil qui n’a pas mission d’assurer les besoins affectifs de ces gosses. Mal grandir car ces jeunes, en sus du manque d’affection, sont privés des stimulations intellectuelles, artistiques, culturelles, sportives et autres dont ils bénéficieraient dans leur vraie famille et qu’ils n’ont pas en famille d’accueil.

    C’est très bête. C’est très triste ! C’est très injuste !

     

    Ces  jumeaux,  anciens «préma»(turés) placés à 2 ans par l’inconscience ou la stupidité d’un soignant sont en quelque sorte soumis, comme des délinquants endurcis, à un régime carcéral déguisé … cela tant que leurs jeunes parents n’ont pas avoué leur faute.  Ces jeunes enfants n’ayant, eux, rien à avouer . En plus ils sont beaux, très beaux,  intelligents, perceptifs à l’extrême… ces 2 jeunes placés injustement à 24 mois. Quant aux parents: qu’ils avouent leur faute et on leur rendra leurs enfants. Du moins c’est ce qui leur est dit. Savoir si c’est vrai !

    Ces parents subissent la maladie chronique de l’ASE ou assimilé qui se prend pour Torquemada sans doute sans le savoir. Face à cet avatar du grand Inquisiteur les parents de Sylvain et Sophie devraient avouer leur faute, à avoir qu’ils ne sont pas aptes à élever leur 2 seuls enfants et reconnaître que seuls les «professionnels» de l’enfance en sont capables !

     

    Damned ! Va-t-on laisser perdurer de telles horreurs ?

    Car avoir eu un diplôme ou travailler dans une institution jamais inspectée sérieusement n’est pas synonymes d’aptitudes. Tous ces gens tout puissant et jamais épinglés quand ils font des bêtises ou des fautes ou des erreurs  s’«autonombrilisent» avec ardeur. Jamais contrôlés, ils se moquent bien du devenir de ces 2 petits là destinés à venir alimenter des institutions spécialisées conduisant à nourrir ensuite une «psychiatrisation» forcée,  quand dans leur cas une scolarisation  tout venant suffit.

     

    Alors que l’on a enquêté depuis longtemps sur les chômeurs pour être plus vigilants quand aux prestations allouées, aucune enquête ni écoute n’est faite du côté des familles dont on place brutalement les enfants de même qu’aucun sondage n’est fait auprès des placés eux-mêmes  ou des récemment sortis de placement.

     

    La France  ?  pays de la Liberté  ? Pas pour les enfants placés !

    La France  ?  pays de l’Egalité ? Pas pour les enfants placés !

    La France  ? pays de la Fraternité  ? Pas pour les enfants placés !

     

    Aimé Césaire serait très en colère et en grande révolte en ayant connaissance de l’anniversaire volé de ces 2 enfants de 4 ans. C’est ça le sort que la République   réserve à ces jeunes de 4 ans ? Des jeunes non délinquants  ?  Des jeunes qui deviennent des instruments ou des objets

    qui se retrouvent ipso facto  au service des personnes qui devraient être à leur service et les écouter ? Quelle situation dramatiquement inversée ! Et la France ose faire la morale en dehors de ses frontières ! Je rigolerais si ça n’était pas si meurtrier pour ces jeunes concernés, Sylvain et Sophie pour qui moi et beaucoup d’autres déployons le maximum de notre affection et de nos capacités pour les extraire de leur placement, en vrai les désincarcérer !

     

    Moins de 18 ans, des idées pour vos pairs, Sylvain et Sophie, malheureux nouveaux esclaves confiés pa l'ASE à une association.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr