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pierre verdier - Page 3

  • Le Fil d'Ariane dénonce des abus sur enfants !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Pure coïncidence, il m’est arrivé après avoir mis le billet d’hier le courrier ci-joint.

    Que je vous délivre.

    Il émane de l’association Le fil d’Ariane dont j’ai parlé ici à plusieurs reprises.

    Association qui s’émeut, à juste titre, des propos tenus sur le sort de certains «enfants placés» qui seraient donnée, tels des objets, à des familles en mal d’enfants.   

     

    FilAriane.jpgAulnay Sous Bois, le 10 mai 2009  bobigny11octobre08 014.jpg

     

    CONFERENCE DE PRESSE

     

     

    Nadine MORANO vient de déposer au nom du Gouvernement un projet de loi relatif à l’adoption.

    Ce projet tend à augmenter le nombre d’enfants adoptables.

    La philosophie qui  sous tend ce texte inquiète les parents d’enfants placés à l’aide sociale à l’enfance, ainsi que les professionnels engagés dans ce secteur. Il constitue en effet un leurre et un danger.

    Alors que chacun admet aujourd’hui que la vraie place de l’enfant est avec ses parents et que la mission première de l’Etat est de permettre le droit à une vie familiale, il tend à faire croire qu’il y aurait une réserve d’enfants adoptables pour les 29 000 couples en attente.

     

    Pour dénoncer les dangers de ce texte,

     

    LE FIL D’ARIANE FRANCE

    vous invite à une conférence de presse

    le mercredi 3 juin 2009 de 16 à 17H

     

    A ALTER MUNDI CAFE

    4 rue Jean-Pierre Thimbaud

    75011 PARIS

    métro Filles du Calvaire – Oberkampf – République

     

    avec  la participation de

    Catherine GADOT

    Fondatrice et Présidente du Fil d’Ariane France

     

    Jean-Pierre ROSENCZVEIG

    Magistrat, Président de Défense Enfants International France

     

    Pierre VERDIER

    Avocat au barreau de Paris, ancien DDASS

     

    Et de nombreux témoins, parents, familles, professionnels du social.

     Catherine GADOT  

    ANNEXE: 31 avenue du 14 juillet 93600 AULNAY SOUS BOIS  Tél. / fax 01 48 69 87 29

    SIEGE SOCIAL: 03 allée des Aubépines 93600 AULNAY SOUS BOIS 

    E.MAIL : lefildariane93@wanadoo.fr

    SITE : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/

     

    bobigny11octobre08 018.jpgComme responsable de ce blog j’invite tous ceux qui le peuvent à venir, ceux qui ne peuvent pas à adresser un courrier de soutien - papier ou électronique - à Catherine Gadot dont j’approuve la démarche.

    Car cette mesure conduirait, à mon avis, à une double catastrophe : du côté des enfants non consultés et du côté des familles qui, dans plus d’un cas, tomberont de haut.

     

    Deux personnalités, non des moindres, soutiennent Catherine Gadot : Pierre VERDIER et Jean-Pierre ROSENCZVEIG dont j’ai présenté ici le 10 avril 2009 sous le titre « Jean-Pierre Rosenczveig : juge pour enfants et ami » son livre paru en mars 2009 aux éditions Bayard intitulé « Pourquoi je suis devenu Juge pour Enfants ». Quant à Pierre Verdier j’en parlais le

    12 octobre 2008 avec « Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008 ».

    On peut ne pas me croire. Difficile de ne pas entendre Pierre Verdier et Jean-Pierre Rosenczveig.  

     

    A vos plumes, à vos claviers ! et merci de tout cœur pour ces jeunes qui doivent, avant tout, être respectés. Car en disposer est un début d’atteinte à la liberté et aux droits de l’homme. On commence par ces enfants là et on  continue par les autres.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: logo Fil d'Ariane; 11 octobre 2008 Jean-Pierre Rosenczveig au centre qui préside la journée nationale du Fil d'Ariane avec Catherie Gadot à droite; plus bas Catherine Gadot micro en main en face de Pierre Verdier debout) 

  • Maltraitance institutionnelle : le retour !

    Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

    C’était trop beau. Trop normal pour l’équilibre psychologique et affectif d’Hugo et Garance (voir billets ci-après : Noël chez soi: un bonheur ! 23.12.2008, Enfin Noël pour Hugo et Garance ! 25.12.2008, L'après Noël d'Hugo et Garance 05.01.2009).  

    Ces jeunes enfants, frère et sœur, avaient été heureux de remplir leur cœur à Noël  de l’affection de leur famille. Pensez donc ! Ils avaient eu  la chance de rentrer chez eux pour y vivre le 25 décembre ainsi que les deux nuits encadrant ce jour, assez  unique pour tous, de Noël. Ce pour la première fois après presque trois années d’un placement injustifié.

    Aujourd’hui, vendredi, les parents avaient obtenu un retour pour quelques heures chez eux, dans leur cadre familier durant presque 2 ans de vie avant « enlèvement légal ».

    Patatras ! Les employés-mercenaires du service gardien – habituellement d’avis opposés entre eux  – sont pour une fois tombés d’accord. Dans le centre de la France où se déroulent ces tristes faits ils se sont précipités à l’unanimité pour annuler cette visite et toutes les autres possibles, alertant le juge des enfants.

    Il faut savoir que généralement les juges des enfants laissent faire, ayant d’autres chats à fouetter que de se soucier de l’organisation pratique de la vie des moins de 18 ans qu’ils ont préféré garder placés dans l’intérêt – paraît-il  – de ces jeunes. Les juges des enfants font grande confiance aux services gardiens.

    Il faut encore savoir qu’il existe de longue date des tiraillements entre justice des enfants et services sociaux gardiens. Le livre de Pierre Verdier et Fabienne Noé « Guide de l'aide sociale à l'enfance », Dunod, collection Guides d'action sociale, paru en Février 2008 qui décrypte fort bien la dernière réforme de la protection de l'enfance générée par la loi du 5 mars 2007, est  une sorte de Bible dans ce domaine, qui évoque aussi ces oppositions.

    Il faut savoir que souvent des éducateurs dits spécialisés se permettent de contrer carrément les décisions des juges, estimant qu’ils ont raison et que les juges ont tort. Les enfants n’étant jamais consultés en dehors de tout circuit de contrainte – y compris quand ils bénéficient d’un avocat qui les prend pour des « petits » et ne fait rien pour les sortir de placement - et leurs parents passant pour des nuls ou des moins que rien. Quant aux services gardiens ils ne sont quasiment jamais contrôlés et, quand ils le sont, tout est trouvé bien et approuvé. Les juges des enfants, eux, bénéficient d’une toute puissance non soumise à des contrôles. D’ailleurs qui se permettrait d’écrire au procureur général – lequel peut agir sur ses troupes - pour signaler un éventuel désordre dans un de ses services ? A peu près personne, l’information n’étant pas connue et les majeurs des familles spoliées de leurs enfants ayant la trouille. 

    Le service gardien a convoqué les parents d’Hugo et Garance pour leur dire jeudi : « Les enfants vont très mal. » Et c’est tout. Aucun détail.

    Une telle phrase « Les enfants vont très mal » ne veut rien dire. Les malheureux parents ont seulement pu savoir que les enfants n’étaient pas hospitalisés !

    Mais, manque de chance pour les institutions, ces enfants ont été vus par leur médecin de famille le mercredi, avec accord du service gardien évidemment, la veille de ce propos insensé. Certes le médecin n’est pas expert auprès des tribunaux. Il est cependant un médecin compétent et sans parti pris. Sans doute le service gardien se mord-il aujourd’hui les doigts d’avoir autorisé ce suivi à la demande des parents car Hugo et Garance étaient négligés par ce même service quant au suivi standard conseillé pour les jeunes.

    Ce médecin ayant examiné comme il convient ces jeunes, connus de lui depuis leur naissance, les a trouvés en excellent état, notamment psychologique.

    Dans cette affaire quelqu’un déraille.

    Qui ?

    N’est-il pas normal que des enfants, jamais maltraités chez eux où ils ont vécu près de deux ans avec leurs parents, souhaitent rentrer chez eux définitivement ?

    Ils vont à l’école où cela se passe bien. Où ils voient leurs copains et copines de classe avec leurs vrais parents. Qui rentrent chez eux pour y pratiquer des activités qu’ils aiment. Or Hugo, musicien, n’a pas droit à entendre les mélodies et concerts que sa maman, également  musicienne, lui enregistre. Garance, fervente goûteuse de livres et amateur de dessins et peinture, n’a pas droit à cela non plus. En plus du désastre affectif qui leur est infligé on fabrique deux enfants sous cultivés, alors que cela serait évitable en les rendant à leur famille.

    Pourquoi cet acharnement négatif pour ces jeunes ? Les enseignants, portés à signaler à tort autant qu’à raison si quelque chose ne semble pas aller, trouvent normal  le comportement d’Hugo et de Garance.

    La famille d’accueil est en tort, allant à 100% contre la loi, avec la complicité du service gardien. Non seulement l’assistante maternelle, par ailleurs mère de famille, ose se faire appeler « maman »  par ces deux jeunes - j’en ai été le témoin en 2007 -  mais aussi son mari qui bénéficie du nom de « papa ». C’est la découverte faite la semaine passée par les parents d’Hugo et Garance. Ce qui leur a serré le cœur. On les comprend ! Ce constat n’avait jamais été fait avant mais cette fois  c’est l’époux de l’assistante maternelle qui conduisait les jeunes – et non l’habituel chauffeur non partie prenante – à l’endroit de la visite médiatisée, surveillée, hebdomadaire.

    Quoi encore ?

    Toujours contre la loi et apparemment pour les vacances scolaires le frère et sa petite sœur ont été expédiés dans une autre famille. Les parents ignorent chez qui, dans quel département, alors que cela est illégal, une fois de plus. Car ce genre de non information n’a pas été prévu par le juge des enfants concerné.

    C’est merveilleux – j’ironise bien que trouvant cela très triste ! - d’être des gardiens d’enfants et de pouvoir aller contre la loi sans être inquiétés, ni simplement blâmés. Pourtant le juge des enfants est alerté. Et semble couvrir ces malfaçons. Ainsi que tout ce qui peut se cacher derrière.

    Comment ces enfants devenus grands – ils grandissent tous les jours et tous les jours, car ce sont des enfants intelligents, ne peuvent qu’être effarés davantage par les comportements aberrants de ces adultes ! – pourraient-ils croire une seconde en la justice tout court ? Pas besoin d’avoir dix ans pour y voir clair. Comment ces enfants, après le constat de dénis de justice multiples par ceux-là même qui ont pour mission  d’en être les serviteurs objectifs et zélés, seraient-ils simplement respectueux de cette justice injuste qui aura préservé les adultes gardiens au lieu d’agir dans l’intérêt des jeunes ?

    Le placement est fait soi-disant dans l’intérêt des enfants. Il serait bon que cela soit démontré.

    A l’heure où l’on semble s’orienter encore plus vers une surveillance – pas forcément bienveillante mais plutôt autoritaire, sans nuance et peu portée sur la vraie écoute des moins de 18 ans – vigilance, les jeunes ! Vigilance !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr