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pierre verdier - Page 2

  • En faveur des enfants, un éclairage de Catherine Gadot.

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Gadot09.06.03 013.jpgLe 3 juin 2009 Catherine Gadot, Pierre Verdier et Jean-Pierre Rosenczveig ont donné une conférence de presse à propos d’un projet de loi concernant l’adoption.

     

    Catherine Gadot est Présidente du Fil d’Ariane France, http://le-fil-dariane-france-asso.fr Tél. 01.48.69.87.29, .seule association venant en aide aux enfants « placés » et à leurs familles.

     

    Catherine a rappelé ce jour-là deux faits :

    * de 1963 à 1975 la France a « importé » littéralement 1.700 enfants réunionnais, arrachés à leur famille

    * en 2007 l’Arche de Zoé a tenté d’enlever 103 enfants

     

    On entend Catherine Gadot sur la vidéo est visible à partir de Google par

    http://www.youtube.com/watch?v=CECtZ7X9B48

    ou directement sur Youtube.

     

    Les enfants objets ne sont pas une illusion.

    Les enfants « placés » à l’ASE ne risquent-ils pas, par ce projet de loi, de devenir des choses que l’on se passera de l’un à l’autre ?

     

    Sur la vidéo, de gauche à droite, Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny, puis Pierre Verdier avocat et militant pour l'accès à leurs origines des enfants nés sous X, enfin Catherine Gadot au micro.

     

    Soyez prudents, les jeunes !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles du 3 juin 2009: les trois auteurs de la conférnece de presse : de gauche à droite Jean-Pierre Rosenczveig, Pierre Verdier, Catherine Gadot)

  • Enfants placés, des « produits » bons pour l’adoption ?

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

     

    Gadot09.06.03 007.jpgVoici l’esentiel d’un article d’Anne Marie Illera, paru en mai 2009 dans le numéro 285 de JDJ- RAJS, intitulé « Adoption : vers où allons-nous ? ». Ce teste était joint au dossier de presse remis aux journalistes présents le 3 juin 2009 à l’écoute de Catherine Gadot, de Jean-Pierre Rosenczveig et de Pierre Verdier. Madame Illera  est une psychologue clinicienne branchée sur l’intérêt vrai des enfants, celui des enfants « placés » notamment.

     

    Avant cette note, 2 billets sur ce blog à propos de la conférence de presse du 3 juin 2009. L’un du 11 juin intitulé  «  Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » introduisant à ce qui a été dit ce 3 juin sur le thème : 29 000 familles en attente, 29 000 enfants en magasin, suite au Projet de Loi relatif à l’adoption déposé au Sénat le 2 avril 2009. L’autre du  24 juillet 2009 « Enfants « placés » à saisir ! » avec le résumé et l’intervention en vidéo de Catherine Gadot à ce sujet

     

    Anne-Marie Illera est claire : « Et voilà que revient, encore une fois, le projet de « faire adopter » les enfants de l’ASE  (…) Sait-on encore que l’adoption c’est trouver une famille pour un enfant qui n’en a pas ? Et non l’inverse ! ».

     

    Tout est là.

    Pour des raisons diverses, il faut trouver des enfants à adopter pour satisfaire - non pas les enfants de l’ASE - mais des familles en mal d’enfants.

     

    Il y a d’emblée un hic, et de taille ! Car si des adultes demandent à adopter, il est très rare que les enfants, eux, souhaitent être adoptés. C’est même carrément exceptionnel !

    Ce n’est pas moi qui invente cela mais Cécile Delannoy qui l’écrit, une personne dont l’avis compte pour l’avocat Pierre Verdier qui n’est pas un imbécile.

     

    Madame Illera poursuit : « La ministre nous dit qu’ils « ont besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir. »

    « Un enfant quoi qu’on en pense » poursuit plus loin Anne-Marie « est inscrit dans sa filiation de naissance et attaché à ses parents, sauf dans de rares exceptions…même lorsqu’il y a maltraitance. »

     

    La maltraitance, ça va ça vient. Il fut une époque où, en cas d’alcoolisme d’un parent, on arrachait systématiquement les enfants à leur famille même sans maltraitance. Et Dieu sait si les personnes touchées par l’acool sont des parents affectueux, attachés à leurs enfants !

     

    La ministre déclare encore joliment quant à ces adoptions curieusement organisées : « Ce sera au cas par cas, il n’y a pas d’objectifs chiffrés ».

    A quoi Anne-Marie Illera rétorque :

    « Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai du mal à le croire ça dans le contexte actuel où tout n’est plus que chiffres et performances.Gadot09.06.03 016.jpg

    Bien sûr que si ! Demain il faudra satisfaire les candidats à l’adoption (qui sont aussi des électeurs) et il faudra « faire du chiffre », avec l’adoption des enfants délaissés comme avec le reste … »

     

    Madame Illera pose ensuite la question « Pourquoi faire une loi par-dessus celle qui existe déjà ? »

    Facile.

    Alors qu’aujourd’hui on peut déjà, après un an de délaissement, prononcer officiellemnt un abandon pour rendre un enfant adoptable, il sera possible avec cette loi miracle – si on ne réagit pas – de faciliter le circuit abandon-adoption, sans penser un instant à l’intérêt vrai de ces enfants.

    Et Anne-Marie poursuit :

    «Püis, nous pourrons passer à six mois car le temps presse : le séjour en famille d’accueil sera enfin déclaré néfaste pour les enfants. Cela permettra, de surcroît, de réelles économies pour le budget de l’ASE.

    Comme cela, discrètement, rapidement, en toute légalité, et presque sans faire exprès, « la machine » ASE pourrait enfin rendre « ses » enfants adoptables.

    Le rapport Colombani, à l’origine de cette réforme, ne serait-il pas le reflet du positionnement de certains « gens de terrain » ? (…)

    Le risque de dérive est grand car nous voyons bien qu’il sera plus facile de « laisser couler » une situation que de se battre jour après jour, semaine après semaine, souvent sans reconnaissance, pour que des parents en difficulté relèvent la tête et reprennent une vie plus ou moins « ordinaire » avec leurs enfants. Ceci, pour que leurs enfants reviennent à leur côté, sous le toit familial ou qu’ils soient, juste à côté d’eux, le temps qu’il faudra à chacun, chez une assistante familiale bienveillante et bien accompagnée.

    Pouvons-nous encore leur laisser le temps de la différence, le droit à la différence ? »

     

    En principe, un enfant devrait être placé de manière très provisoire et non durable. Certainement pas jusqu’à 18 ans, comme c’est très souvent le cas. Force est de constater qu’en général la bienveillance qui devrait être la règle vis-à-vis des enfants placés et de leurs familles « cabossés » par la vie se situe aux abonnés absents.

    Tout est axé sur la mise à l’écart quasi systématique des familles, une surveillance malveillante des rencontres entre parents et enfants quand elles sont autorisées façon peau de chagrin, rencontres « maquillées » sous le nom de visites médiatisées. En fait de médiation il y a erreur sur le terme.

     

    Je cherche dans le ciel, sur terre et sur la mer comment l’adoption forcée du côté des enfants, telle qu’envisagée par le projet Colombani-Morano, comblerait  le « besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir » de ces jeunes.

     

    De qui se moque-t-on ?

    On a déjà bien secoué ces enfants avec des placements impensables et brutaux. On a continué en les isolant au maximum de leurs parents et de leur environnement habituel. Et on s’imagine qu’ils ne seront pas conscients qu’on les utilise comme des machines à faire plaisir au profit de familles autres que la leur ?

    Ces enfants là sont des êtres humains. Ils observent, réfléchissent, pensent, jugent.

     

    Gadot09.06.03 017.jpgD’ailleurs Anne-Marie Illera continue ainsi :

    « Et la personne dans tout cela ?

    Qu’en est-il de l’écoute et du respect du positionnement psychique de l’individu ?

    Qui va aller regarder où en est le parent qui « délaisse » ?

    Délaisse-t-il « vraiment » où est-il rongé par ses propres problèmes au point de ne pouvoir exercer, d’une manière que nous estimerions appropriée, son rôle de parent ?

    Qu’en est-il de ces enfants « délaissés » que l’on conduira vers une décision d’abandon et qui ne seront pas psychiquement dans une position d’enfants abandonnés ? (…)

    Il faut absolument comprendre qu’une déclaration d’abandon n’a rien à voir avec une adoption.

    Ce systématismre : délaissement = déclaration d’abandon = adoption, est dangereux. »

     

    Je le répète : ces enfants marchandises ne sont pas des enfants orphelins.

     

    Et il est fort dommage pour les enfants de l’ASE que l’on va destiner  à l’adoption si rien n’est fait que monsieur Colombani n’ait pas vécu de près un placement d’enfant au sein de sa propre famille. Confronté au réel, sur le tas du concret, il eut raisonné – fort probablement – très différemment !

     

    Ce qui me fait frémir, les jeunes, c’est qu’on ne sait pas qui peut se trouver demain dans ces « cabossés » de la vie ? Au sein de ceux-là pour qui une demande d’aide faite à l’ASE peut se métamorphoser en « placement » non justifié d’un ou plusieurs enfants.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles du 3 juin 2009: en haut à gauche Pierre Verdier, plus bas à droite Jean-Pierre Rosenczveig, tout en bas à gauche Catherine Gadot)

  • Enfants placés à adopter ? Un scandale !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    J’ai assisté le mercredi 3 juin dans le XI ème à la conférence de presse organisée par Le Fil d’Ariane, association créée par 2006 foyer st vincent de paul.jpgCatherine Gadot, pour aider les familles d’enfants placés et, bien sûr, les enfants placés. Le thème était : 29 000 familles en attente, 29 000 enfants en magasin.

     

    Maître Pierre Verdier - successivement éducateur, Directeur de DDASS, avocat au barreau de Paris - est intervenu, ainsi que Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfant de Bobigny, Catherine Gadot et des parents - au sens élargi - d’enfants placés.

     

    Une fois de plus j’ai pu constater que ces enfants, happés qu’ils sont dans une mécanique trop souvent impitoyable et incompétente, sont considérés comme des marchandises, des objets libres d’être placés, déplacés, transportés, sans que l’on se soucie un instant de qui ils sont, de ce qui les habite, de leurs émotions, de leurs affections, de leurs tristesses, de leurs besoins, de la manière dont eux ressentent leur véritable intérêt.

     

    Petits esclaves, non entendus quand ils peuvent parler, on se les approprie, sans le moindre état d’âme, sans le moindre respect pour ces êtres vivants, humains doués d’intelligence et du désir de réussir leur vie.

    Parce qu’ils n’ont pas 18 ans, on se moque d’eux.

    Parce qu’ils ont été placés – injustement pour au moins 50% d’entre eux - on entend en faire profiter des familles en mal d’enfants, au mépris du droit le plus élémentaire de tout jeune être humain : grandir au sein de la famille qui lui a donné d’exister, au sein de sa culture, auprès de ceux qui l’aiment.

     

    C’est une illusion d’imaginer faire le bonheur de familles sans enfant en allant « se servir » légalement dans l’imaginaire réservoir des enfants placés.

    Car si on examine bien les textes, le placement est fait en principe dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Un placement normalement passager qui a pour objectif de rendre au plus vite l’enfant à sa famille.

     

    Dans ces conditions, et comme je l’écrivais à l’issue de la Journée Nationale du Fil d’Ariane tenue le 11 octobre 2008 à Bobigny, c’est le placement à domicile qui devrait devenir la règle, les familles concernées bénéficiant alors auprès d’elles du soutien approprié – quand il est nécessaire – au lieu d’assister, impuissantes, à la mise en pièces quasi définitive, légale et organisée des liens parents-enfants.

     

    Trop souvent, les professionnels – enseignants, assistants sociaux, etc… - à qui les familles doivent le placement de leurs enfants, sont conduits par des intérêts qui ont peu à voir avec celui de l’enfant. En outre, il n’y a jamais de contrôle ni de ces personnes, ni des institutions gardiennes, ni des personnes en exercice en leur sein, auprès des jeunes, alors que les sommes en cause sont vertigineuses.

     

    Je suis scandalisée. Et les enfants non placés tout comme moi, ceux qui sont au courant pour une raison ou une autre. De même que les rarissimes élus qui ont pu être informés.

     

    Pour se mettre dans l’esprit du Projet de Loi relatif à l’adoption déposé au Sénat le 2 avril 2009, voici le chapeau d’un article de Pierre Verdier, pierreverdier@aliceadsl.fr, paru dans JDJ-RAJS (Journal du Droit des Jeunes – Revue d’Action Juridique et Sociale) de mai 2009 n°285 sur ce sujet, des lignes sans langue de bois.

    « A propos du projet de loi relatif à l’adoption : la lettre et l’esprit

    Dès qu’il arrive au pouvoir, chaque nouveau gouvernement annonce qu’il veut améliorer l’adoption. On ne compte plus les réformes depuis la loi fondatrice de 1966 (1). Chaque fois pour « assouplir », « faire sauter les verrous ». Après Jean-Pierre Raffarin qui avait promis il y a peu de doubler le nombre d’adoptions, après la récente réforme de 2005, le présent gouvernement ne déroge pas à la règle. Nadine Morano vient de présenter, au nom de Brice Hortefeux son Ministre de tutelle, un nouveau projet de loi relatif à l’adoption. Mais rarement ce projet de loi aura manqué à ce point d’ambition. »

    (1) Loi n°66-500 du 11 juillet 1966 portant réforme de l’adoption

     

    A venir : le développement de la parole de Maître Pierre Verdier à propos de l’adoption.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos: archives personnelles: les grilles d’un foyer de l’ASE : Saint Vincent de Paul à Paris)