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droits - Page 4

  • De Maître Karim Achoui aux enfants « placés »

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus  importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 16 décembre 2008 : 172 visites avec 340 pages consultées

    Stupéfaction pour Maître Karim Achoui arashpalais22sept08 002.jpgen entendant les conclusions très attendues du procès Ferreira. Sept ans pour lui ! et de suite la mise sous écrou. Son avocat, Maître Francis Spitzner va demander sa libération ayant déclaré qu’il pense parfois qu’ "il faut mieux être ni avocat ni arabe. On s’en sort mieux. ". On n’est jamais très loin d’Outreau pour certains. Pour d’autres c’est le procès Dreyfus pour la communauté maghrébine. Evidemment Appel va être fait. Je n’ai pas eu de disponibilité en temps pour suivre au Palais ce qui se passait. Quand j’avais été présente à l’audience du lundi 22 septembre 2008, intéressante quant au droit à la liberté d’expression, à propos de la demande d’interdiction du livre de Me Karim Achoui publié chez Le Cherche Midi, j’avais bien entendu ensuite de la bouche de Maître Spitzner la nécessité de l’avocat pour faire le tri des faits et arguments afin de présenter ceux qui seraient les plus pertinents dans le contexte d’une procédure en cours. Pas forcément les mêmes – parfois tout au contraire ! – de ceux que présenterait le client qui a trop le nez dans le guidon et manque de perspective.

    Dans le même temps, avant-hier soir, j’ai suivi sur Haute Tension les 3 jours d’un procès d’assise à Amiens. Celui de l’assassinat en 2004 de Jean-Léon C… par Serge A… qui purge actuellement à la maison d’arrêt d’Amiens les 20 ans de prison récoltés. Bien m’en a pris de suivre cette émission. J’ai découvert avec stupéfaction la bonne tenue, surtout le respect présent en Assises, du moins pour cette affaire de la Somme. L’écoute respectueuse de la maman puis de l’épouse de l’auteur de l’assassinat. Le Président de la cour, Samuel Grévin, proposait même une chaise à l’épouse pour témoigner. De plus à l’issue du verdict, dépouillé de sa robe rouge avec parure d’hermine le Président, redevenu un civil comme un autre, apportait quelques mots de réconfort à la famille du condamné. Stupéfaite, je l’ai été !

    Pourquoi ? Hé bien parce qu’il y a plus de respect présent dans ce procès d’Assise – les Assises c’est du lourd quand même ! – que dans ce qui a pu être rapporté par des participants involontaires à de simples audiences conduites par des juges des enfants. Etonnant ! Alors qu’aucun méfait n’a eu lieu, il a été observé que le « traitement » infligé par ces juges est généralement irrespectueux. Ce au nom d’une intime conviction quasi toujours dirigée, a priori, à la fois contre des enfants non délinquants placés en foyer ou famille d’«accueil, et contre leurs parents devenus des sous-parents car leurs enfants sont placés.

    Je pose la question : pourquoi l’intime conviction des juges pour enfants fonctionne-t-elle  toujours dans le sens unique de parents défaillants et d’enfants à enlever de chez eux ? Une telle attitude occulte toute solution qui permettrait de maintenir chez eux les enfants non maltraités.

    Ainsi «condamnés» au placement institutionnel bien que n’ayant rien fait de mal les enfants placés subissent alors de multiples ruptures déstructurantes qui les conduisent à être dans la rue à 18 ans, comme cela a été bien dit par Monsieur Christophe Louis - www.mortdanslarue.org et les autres dans l’émission de C dans l’Air du vendredi 12 décembre 2008. Les participants de cette émission ne connaissent visiblement pas comment fonctionnent de l’intérieur les structures de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) dont ils parlent avec un  certain détachement. Normal, ils ne font pas partie, eux, de ces populations dont on prend les enfants. Qu’’en savent-ils ? Même eux peuvent un jour être concernés par le placement de leurs enfants ! Il suffit pour cela d’un directeur qui signale à tort, d’un voisin qui dérape….et hop ! le tour est joué ! Je n’invente rien, malheureusement pour les enfants placés dont j’ai eu connaissance et qui n’auraient jamais dû l’être.

    Placements qui coûtent des fortunes aux contribuables ! bobigny11octobre08 019.jpgà une époque où il faudrait trancher dans les dépenses inutiles et sources de désastres ultérieurs. Les enfants placés hors de leur famille deviennent pour 50% des SDF (Sans Domicile Fixe). Puisque Madame Christine Boutin – le ministre l’a répété dimanche soir chez Laurent Ruquier - veut vider la rue des SDF, il serait bon de fermer le robinet d’alimentation en SDF créé par l’ASE. Facile ! Ce qui doit devenir la norme, le placement des enfants sur place au domicile parental, est déjà mis en place dans le Nord à titre d’expérience pilote. Si si ! Je n’invente rien. Ma voisine de droite immédiate de l’atelier dirigé par Pierre Naves où j’avais choisi d’être présente lors du Colloque National du Fil d’Ariane le 11 octobre 2008 à Bobigny était responsable de cette expérience ouvrant sur du bon sens et de l’humanité. Elle est assez jeune et dispose d’assez de possibilités pour envisager une reconversion si les placements de jeunes cessent de remplir son établissement, donnant à terme sa fermeture. C’est bien l’intérêt des jeunes qui doit primer sur les rentes de situation n’est-ce pas ? Comme il a primé quand on a su remédier aux luxations de hanche des bébés, en les prévenant, ce qui a entraîné la fermeture des lieux d’hospitalisation pour chirurgie correctrice précédemment nécessaire. Pour ceux qui ne le savent pas, ce colloque du 11 était placé sous la Présidence de Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat bien connu président du Tribunal des Enfants de Bobigny et responsable de DEI France (Défense des Enfants International section France) – www.dei-france.org  dont je suis membre.

    Soyez attentifs les jeunes. Le placement à domicile est maintenant légal et tout à fait possible. Au nom du seul intérêt des enfants. Qu’on se le dise !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : en haut Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008 interviewé après l'audience; plus bas, Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal des Enfants de Bobigny, présidant le colloque du Fil d‘Ariane le 11 octobre 2008,sur la photo tout à gauche écoutant une intervention avant de commenter)

  • Dignité jusqu'en fin de vie !

    Sur la page intitulée "index thèmes blog" vous disposez d'une récapitulation de l'essentiel des sujets traités avec les dates où les trouver.  Le 24 novembre : 122 visites avec 311 pages consultées. 

    Une vie digne, tout le temps et autant que possible. Avec une sortie d'existence également digne. Un souhait auquel chacun adhère. Evidemment. Des dérives à propos de cette dignité ? on en connaît tous. Et Jean-Luc Romero, romerojlgood.jpgun ami au grand coeur, se démène selon sa conscience en tant que Président de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) pour que la dignité puisse être présente autour du dernier souffle. Je présente ici l'Edito de Jean-Luc publié lors de la 1 ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre dernier. dans une édition spéciale du Journal de l'ADMD. J'y joins 2 exemples concrets et quelques noms bien connus du Comité de parrainage. 

    La parole de Jean-Luc Romero:

    "Une journée mondiale, pour quoi faire ?

    A l'initiative de l'ADMD, le 2 novembre a été déclaré Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Cette date, très symbolique, permet à chacun, à sa façon, au cours de manifestations publiques ou par une pensée très personnelle, de rapppeler la mémoire d'un être cher parti dans d'inutiles souffrances. Dans toute la France mais aussi dans tous les pays du monde où existent des associations comme la nôtre (il en existe 44), des manifestations, ce dimanche 2 novembre 008, inaugurent cette journée.    

    Pourquoi nous militons

    Vincent Humbert, Maïa Simon, Chantal Sébire, Rémy Salvat...Ces noms sont sortis de l'anonymat pour nous dire combien la mort, en France, est un sujet qui est mal traité. 

    En effet, quelle solution pour notre fin de vie ? Les moyens alloués aux soins palliatifs sont notoirement insuffisants puisque 15% seulement des personnes qui en ont besoin peuvent y accéder. Les 85% qui n'y ont pas accès sont accueillies dans des structures inadaptées à la prise en charge de la fin de vie. Il en résulte des douleurs insupportables, une détresse indescriptible du patient et de ceux qui l'aiment, des tragédies absurdes. Cela ne doit plus durer !

    Aujourd'hui, près de 46000 Françaises et Français de tous les âges, de tous les milieux et de tout le territoire ont rejoint l'ADMD pour dire au Gouvernement qu'il faut accorder, comme cela se fait déjà en Belgique, aux Pays-Bas, et  bientôt au Luxembourg, le choix de nos condiions de fin de vie.

    Cela veut dire que le jour où la maladie se fera trop pesante et les souffrances insupportables, une loi, telle que réclame l'ADMD depuis sa création en 1980, devra nous offrir le choix:

    . Le choix  ppoiur ceux qui le veulent de vivre leurs souffrances jusqu'au bout,

    . Le choix d'accéder aux unités de soins palliatifs, réservées aujourd'hui à seulement 15% de ceux qui en ont besoin,

    . Le choix d'obtenir une aide active à mourir.

    L'aide active à mourir consiste à recevoir, pour ceux qui le désirent et en ont exprimé clairement le souhait, les moyens de finir sa vie avant que les douleurs ou la trop grande dépendance ne soient insupportables, au moment et dans les conditions désirées. "  

    2 exemples concrets: Le premier parce que nous ne voulons plus de cela : Melle S. de Paris: "Ma mère est atteinte d'un cancer du pancréas; elle est en phase terminale; dans une unité absolument pas équipée pour soigner des personnes à la fin de leur vie. Elle souffre. La morphine ne réussit pas à la calmer. Ma mère a peur. Je suis impuissante face à cela. Elle demande que sa vie soit abrégée. Elle crie qu'elle n'a pas été toute sa vie indéendante, nomade domme elle dit, pour finir alité et être aidée comme une enfant pour prendre sa douche. "  Le second parce que nous voulons finir ainsi: Mme K., de Bruxelles: "Mon mari, au bout du rouleau, rongé par la maladie, a obtenu de pouvoir bénéficier d'une euthanasie, à l'hôpital de E., à Bruxelles. Nous sommes arrivés le matin, lui et moi, nous tenant par la main. Il était serein, j'avais confiance. Il est parti sans souffrance, le sourire aux lèvres, sachant que nous nous retrouverons. Il est mort comme il a vécu: maître de lui-même. "   

    Quelques noms du Comité de parrainage: François de Closets, Régine Desforges, Noël Mamère, Paul Lombard, Mireille Dumas, Michel Rocard, Michel Onfray, Benoite Groult, Hélène Cixous, etc...

    Ceux et celles qui sont intéressés par l'ADMD trouveront toutes les informations via les coordonnées jointes: ADMD 50, rue de Chabrol, 75010 PARIS, Tél (services administratifs)01 48 00 04 16. Tél permanences (tous les jours de 14 h à 17 h): 01 48 00 04 92. Fax: 01 48 00 05 72. Courriel: infos@admd.net . Site: www.admd.net Blog: www.admdblog.fr.

    Vous pouvez aussi allez voir sur ce blog le billet du 8.11.08: "ADMD ? Romero, Poisson, Mazetier, Fabius". 

    Les moins de 18 ans et au-delà, voilà une information intéressante pour tous à propos d'un sujet très général. Ceux qui ont des idées  n'hésitez pas à les communiquer. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché: Jean-Luc ROMERO, président de l'ADMD) 

  • Janusz KORCZAK: Les experts des enfants sont les enfants

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci   Le 20 novembre 2008 : 97 visites avec 296 pages consultées

    Ce jour du 20 novembre, voici 2 nouvelles pages de Janusz KORCZAK januszK.jpg, médecin et éducateur, cité hier et souvent dans ce blog, lignes qui vont j’espère donner à réfléchir aux décideurs adultes que Janusz interpelle très concrètement avec raison. Il ne faut pas se leurrer. Ces décideurs sont vous, nous, toi, moi.

       « Nous dissimulons nos défauts et nos plus viles actions. Soue peins de grave offense, les enfants ne peuvent ni nous critiquer ni même s’apercevoir de nos faiblesses, de nos travers, de nos ridicules. Nous posons aux êtres parfaits et défendons nos secrets, nous, le clan au pouvoir, nous, la caste des initiés investis des tâches élevées. L’enfant, tout le monde peut le dénuder impunément, le mettre au pilori.

        Tricheurs professionnels, nous jouons contre les enfants avec des cartes truquées en abattant sous les as de nos qualités les petites cartes de leurs faiblesses. Nous nous arrangeons toujours de manière à opposer ce qui est le plus précieux en nous à ce qui est le pire en eux.

        Où sont donc nos insouciants et nos étourdis, nos goinfres et nos paresseux, nos imbéciles, nos bambocheurs, nos aventuriers, nos tricheurs, nos ivrognes et nos voleurs ?  Et notre brutalité, nos crimes notoires ou cachés ? Que de discordes, de ruses, de jalousies, de médisances, de chantages; que de mots qui blessent, d’actes qui déshonorent; que de sordides tragédies familiales dont les premiers martyrs sont les enfants !

        Et nous avons l’audace de les accuser ?

        Notre respectable société adulte est pourtant passée au travers de plus d’un crible : combien ont disparu dans les cimetières, les prisons, les maisons de fous ; combien sont allés rejoindre les eaux sales de la criminalité !

        Au lieu de leur permettre de juger par eux-mêmes, nous leur imposons un respect aveugle pour l’âge et l’expérience. Nous encourageons ainsi un tas de jeunes impertinents, leurs aînés, à les entraîner, souvent par force, à partager leurs expériences douteuses.

        Vicieux, déséquilibrés, ceux-là vont où bon leur semble, bousculent tout et tout le monde, distribuent des coups, font mal et contaminent les autres. Ils nous en font voir aussi au passage, c’est à cause d’eux que les enfants sont collectivement coupables. Ces quelques isolés alarment l’opinion en marquant de taches voyantes la surface de la vie enfantine et dictent à la routine pédagogique ses méthodes habituelles : mesures expéditives (bien qu’elles accablent plus qu’autre chose), rudesse (bien qu’elle soit blessante), sévérité (c’est-à-dire brutalité).

        Nous ne donnons pas aux enfants les moyens de s’organiser. Irrespectueux, défiants, mal disposés à leur égard, c’est bien mal que nous en prenons soin. Pour savoir comment nous y prendre, il nous faudrait s’adresser à des experts, et les experts ici – ce sont les enfants.

     

    Ces lignes ciblant une réalité toujours présente et exacte s’adressent à tous : moins de 18 ans et au-delà.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : livre de Janusz KORCZAK)