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santé solidarité - Page 3

  • Secouriste dès 10 ans

    index-fnpc.gifMême avant. En Angleterre une toute petite fille de moins de 5 ans a sauvé son papa en lui donnant le sucre1.gif qui faisait défaut à ce diabétique.

    Rien de miraculeux. Elle avait observé. Puis su copier quand son papa s’était effondré à ses pieds.

    A partir de 10 ans, en France, il est possible d’apprendre les gestes qui sauvent.

    Pas mal comme activité extrascolaire.

    Un peu partout en France, la protection civile ou la Croix Rouge proposent cela, le premier niveau étant le PSC1, Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) qui remplace l’Attestation de Formation aux Premiers Secours, AFPS, (délivré jusqu’au 31.12.2007).

    A partir de 10 ans pour disposer de la force physique qui peut être nécessaire.

    D’accord, avant 10 ans, selon leur développement physique, certains pourraient être capables de pratiquer les gestes d’une réanimation. Il faut bien fixer un âge civil pour simplifier.

    Chute dans l’escalier, brûlure, étouffement, crise d’épilepsie, apprentissage du défibrillateur, etc….Il est important de savoir faire face, en apprenant directement.

    Le secourisme ne se pratique pas en virtuel.

    Se former au PSC1 c’est trouver 10 heures disponibles. Ce n’est la fin du monde.

    Pour ceux et celles qui seraient intéressés, aller se former nécessite – au vu de ce que je vois - une participation aux frais de 60 à 70 euros.

    A moins de devenir Jeunes Sapeurs Pompiers, JSP, toujours à partir de 10 ans.

    Pensez-y !

    Si vous n’êtes pas candidat JSP, si vous avez besoin du nécessaire pour une formation aux premiers secours, sollicitez votre entourage – les fêtes de fin d’année arrivent – pour acquérir le nécessaire. Ou rendez de petits services : une récompense peut suivre !

    Enfin - ce serait encore plus agréable - essayez d’y aller avec des amis, à deux ou plus.

    Une vie humaine n’a pas de prix. Quand c’est un proche, un parent, un ami, on est encore plus joyeux de savoir intervenir. Et de réussir. J’en suis témoin.

    Apprendre à secourir - a fortiori quand on se trouve loin de tout en campagne, en montagne, peu importe où - est indispensable. On ne sait jamais à quoi l’on peut être confronté.

    Etre préparé à donner les premiers secours, à ne pas rester paralysé, à ne pas faire de bêtises, à oser y aller est aussi important que de savoir lire, écrire et compter.

    Ce premier stade de PSC 1 devrait pouvoir être acquis systématiquement en CM1 au sein de l’école primaire.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (logos Protection civile et Croix Rouge)

  • Ségolène Royal relance la contraception

    Personnellement j’approuve Ségolène.

    Mieux vaut une contraception que des Interruption Volontaire de Grossesse, IVG.RoyalSé13.11.09 002.jpg

    Loin de moi de pousser à la consommation sexuelle.

    A chacun de s’y mettre quand il le juge bon. Avant 18 ans. Après. Peu importe.

    Pour celles qui sont lancées dans ce circuit il est évident, en 2009 et en France, qu’il est préférable de prévenir une grossesse non souhaitée. Plutôt que de devoir courir, dans l’urgence, après une IVG qui n’apporte rien.

    C’est en ce sens que j’approuve le principe du carnet de contraception de Ségolène Royal, même si le ministre de l’Education Nationale le conteste.

    Une telle proposition a le mérite de rappeler le plus simple : éviter des grossesses non souhaitées, notamment des grossesses non désirées trop précoces.

    Etant née dans le Poitou Charente où je retourne régulièrement, l’initiative de Ségolène Royal qui fut auprès du Président de la République François Mitterrand en charge des Affaires Sociales - dont la famille - me semble bonne.

    Le carnet – gratuit - de contraception va proposer 4 bons :

    *un pour une consultation médicale gratuite

    * un pour accéder à l’achat de contraceptifs

    * un pour faire des analyses médicales

    * un dernier pour faire une visite de contrôle.

    Jadis, au temps de l’avant pilule contraceptive, le préservatif faisait office de contraceptif.

    Aujourd’hui il peut toujours remplir ce rôle en préservant aussi des Infections Sexuellement Transmissibles, IST, jadis appelés Maladie Sexuellement Transmissible, MST. Les IST ou les MST se transmettent lors de relations sexuelles avec une personne contaminée. Plus généralement, des micros traumatismes de la peau, de part et d’autre, peuvent faire passer de l’un à l’autre un contaminant indésirable. Allez voir des sites appropriés pour plus de détails ou rencontrer en direct des personnes correctement informées.

    On peut aller voir des personnes du CRIPS, présent dans 7 régions, qui est bon pour l’information sur le VIH/Sida, les hépatites ; également les drogues et les conduites à risque.

    Ou encore poser la question qui préoccupe à info@lecrips.net. La réponse a lieu, personnalisée. Je l’ai observé au Crips de Paris.

    Au départ un Crips était un Centre Régional d’information et de Prévention du Sida. Sa mission est allée ensuite au-delà du Sida.

    Filles et garçons, on reste relax. Mais n’oubliez pas la contraception. Même si la pilule du lendemain ou du surlendemain peut intervenir.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : Ségolène Royal défendant sa proposition)

  • Dominique Belpomme : des cancers à éviter

    arton2844Belpomme.jpgA la fois rassurant et inquiétant quand tous les invités de C dans l’Air parlent d’une même voix. Ceimages (2)cancer.jpg qui est le cas pour cette émission du Mercredi 4 novembre 2009 générée par l’annonce du second plan cancer, intitulée "Le deuxième plan anti-cancer".

    Pourquoi rassurant ? Parce que cette unanimité exprime une réalité des faits.

    Pourquoi inquiétant ? Parce qu’ils sont en harmonie pour dénoncer le retard de la France pour expliquer et prévenir certains cancers. Pour exprimer aussi le poids du lobbying des fabricants de produits en tous genres introduits quasi partout. Notamment à l’intérieur des maisons. Une pollution interne qui vient s’ajouter à la pollution externe qui s’est accrue.

    Il sera impossible de contrebalancer en frontal une industrie qui préfère fabriquer et vendre, sans se soucier des répercussions éventuelles en matière de santé. Après tout ce n’est pas son souci. Son objectif est de prospérer, d’assurer aussi des emplois.

    Ceci étant si ces mêmes industries étaient confrontées à une chute libre des ventes de leurs produits boycottés, il ne fait aucun doute qu’elles se reconvertiraient en vitesse vers les produits « doux » qui connaîtraient alors la faveur des consommateurs. Qui devraient alors pouvoir disposer d’un droit de regard et de surveillance sur ce qui se passe à l’intérieur des usines. Il en serait fini de l’opacité qui préside et règne en maître, à commencer au niveau des fiches de composition des produits.

    Dès maintenant ce n’est pas un rêve de mettre en pratique le poids du consommateur. Un poids efficace quand il se met à ne plus consommer. Le «consommateurs de la planète, unissez-vous ! » pourrait fonctionner… si tous les pays du monde en était à un stade homogène de développement.

    Ce serait idéal. On n’en est pas là.

    Toutefois, on reste libre de décider pour ses besoins propres. D’éliminer ainsi des achats qui feraient entrer chez soi des produits indésirables.

    Qu’entend-on dans cette émission de C dans l’Air ?

    Les multiples produits, trop souvent employés dans les maisons, soit pour le nettoyage, soit dans l’équipement, soit encore dans certaines structures peuvent être source de cancers pour les enfants. Les revêtements de sol – moquette, par exemple - sont généralement escortés de colle incluant des produits cancérigènes. Des tissus d’ameublement sont aussi dénoncés en cours d’émission comme incluant des produits indésirables.

    Quand l’un des intervenants cherche à rappeler que les cancers principaux viennent de l’alcool et du tabac, il a bien été dit avant, par le Professeur Belpomme, cancérologue, que les enfants - dont le pourcentage de cancers s’élève année après année à raison de + 1 % par an - ne sont pas consommateurs d’alcool, ni fumeurs de tabac

    Ayant été formée à l’épidémiologie, je ne peux qu’approuver ce que déclare Dominique Belpomme quand il indique que, outre le retard français en études épidémiologistes, les résultats de cette épidémiologie ne suffisent pas.

    Il faut encore regarder du côté de la toxicologie. Et sur la rive de la biologie.

    Des études ont lieu sur des cancers qui apparaissent de manière préférentielle chez les travailleurs de la terre, appelés à traiter pas des pesticides, fongicides et autres les plantes qu’ils cultivent.

    Si cette question des cancers qui montent chez vous, les plus jeunes, vous intéresse, il est temps encore d’aller regarder cette émission, visible jusqu’à mercredi vers 17 heures.

    Que proposer ? Que suggérer ?

    Dès la naissance, les nouveaux nés peuvent bénéficier de l’allaitement au sein qui demeure la solution idéale, le lait de la maman étant le seul lait parfaitement adapté au nourrisson. Tout comme le lait de la vache est le seul lait adapté pour le veau qui vient de naître.

    Remplacer l’achat des produits sophistiqués, très présents sur les rayons des magasins, par celui de produits basiques, à la composition plus simple, si possible non toxique. De ce côté le marché des produits dits « bio » peut aider. Certains fabriquent carrément à la maison leurs produits de nettoyage domestiques.

    Avant achat, prendre le temps de lire et d’inspecter les étiquettes. En espérant qu’elles soient claires et complètes, mentionnant tous les produits ajoutés, même à doses infinitésimales.

    Rien n’empêche de préférer un plancher ou un carrelage à une moquette. Toujours en restant très attentif.

    Il faudrait, il me semble, un étiquetage complet de tous les produits commercialisés.

    Ainsi que des fiches complètes, accessibles à tous, au niveau toxicologique, sur tous les produits utilisés au plan domestique et dans l’industrie.

    Je rappelle que l’on a connu des catastrophes sanitaires liées à la fabrication de produits toxiques telles celle survenue à Bhopal le 3 décembre 1984, en Inde, une fuite d’une usine de pesticide faisant d’un coup 8.000 morts et des milliers de blessés.

    Mais ce sont surtout des doses cumulées, jour après jour, de produits toxiques qui font des cancers, le Professeur Dominique Belpomme le redit.

    Au niveau biologique - on le fait bien pour le saturnisme, attrapé par l’ingestion de peintures au plomb grattée par des enfants sur les murs – il serait judicieux de se lancer dans davantage de contrôles. On commence à regarder les taux de PCB, polychlorobiphényles, présents dans le sang de pêcheurs de poisson d’eau douce dans le Rhône et autres fleuves. Des pêcheurs qui sont des consommateurs habituels de leur pêche. C’est à frémir !

    Si vous désirez en savoir plus, allez voir à partir d’une entrée telle que « taux de PCB chez des consommateurs de poissons d'eau douce ».

    WWF accompagne des études biologiques. En rappel WWF, est au départ World Wildlife Fund, soit « Fonds mondial pour la vie sauvage »), puis World Wide Fund for Nature soit « Fonds mondial pour la Nature »), puis WWF en 2001. C’est une ONG, Organisation Non Gouvernementale,pour protéger la nature et de l’environnement, avec le souci du développement durable.

    On a pourtant bien vu - avec au Japon l’affaire de Minamata – du mercure métal déversé par une usine dans la mer, entrant dans la chaîne biologique du vivant via les poissons, s’y accumulant, arrivant ensuite dans le corps des pêcheurs qui les consommaient pour vivre et déclenchant chez eux des horreurs. Plus tard, en 1995, c’est le premier ministre qui présentera les excuses du gouvernement aux familles touchées.

    Des doses cumulées de mercure, selon les paroles du Professeur Belpomme.

    Aurait-on oublié ? Passé par "profits et pertes" ?

    Tous ces produits, inhalés, ingérés, déversés dans notre sang agissent à titre individuel. Ils font plus, ils interagissent aussi entre eux.

    Malheureusement le Professeur Dominique Belpomme dit vrai : on pourrait éviter bien des cancers.

    Heureusement le Professeur Dominique Belpomme dit vrai : on a la chance qu’il ose dire, délivrant une parole qui s’élève au-dessus d’intérêts que trop de responsables préfèrent ne pas dénoncer.

    Le professeur Dominique Belpomme a été l'initiateur du premier plan cancer lancé par le Président Jacques Chirac. Il est président de l'ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, président de la Société européenne de santé environnementale. Il témoigne aussi par des livres, dont "Ces maladies créées par l'homme" en 2004, "Guérir du cancer ou s'en protéger" en 2005, "Avant qu'il ne soit trop tard" en 2007 .

    Les jeunes, contre ces cancers, vous pouvez déjà agir en tant que consommateur. Informez-vous. Vous êtes les meilleurs gardiens de votre état de bonne santé.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : professeur Dominique Belpomme; couverture de son livre de 2007)