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  • Hildegarde de Bingen

    En mai 2012, Benoît XVI a confirmé ce que disait depuis toujours la voix du peuple : la sainteté d’Hildegarde de Bingen.

    Suite à cette canonisation, Benoît XVI devrait proclamer, le 7 octobre 2012, cette même Hildegarde Docteur de l’Eglise.

    Elle sera la 4ème femme ainsi « titrée », aux côtés de Thérèse de Lisieux, Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne.

    Hildegarde de Bingen, née le 16 septembre 1098, a su, depuis son couvent, rayonner et intervenir par des visions – que le futur saint Bernard soutient, par des conseils aux grands de son époque, par des écrits musicaux, par sa science des plantes pour soigner, etc…

    Quant elle décède le 17 septembre 1179 « deux arcs-en-ciel, venus des quatre coins de l’horizon, forment une croix au-dessus du monastère qu’elle a fondé. La croix lumineuse et colorée se redresse, grandit, jusqu’à emplir tout le ciel. Ceux qui assistent à cet étonnant  phénomène ne sont pas surpris : le ciel ne peut que rendre hommage à la sainte. » (p 15 du livre de Paul Ferris Les remèdes de santé d’Hildegarde de Bingen, Marabout, 2009)

    Paul Ferris, toujours dans ce livre, précise que les visions d’Hildegarde ont débuté très tôt – 5 ans voire moins - à tel point qu’elle les tait assez vite puisque les autres ne voient pas comme elle.

    Ses connaissances à propos des « simples », ces plantes qui sont alors à la base des soins restent d’actualité. Sa musique est enregistrée et ses écrits sont publiés.

    J’avais évoqué cette femme talentueuse les 4 mai et 27 mai 2010 sur ce blog.

    J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour Hildegarde de Bingen. L’honorer en la canonisant et en la déclarant Docteur de l’Eglise est un acte qui semble judicieux.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Michel, Raphaël, Gabriel

    archangesTrois archanges, trois saints fêtés chaque 29 septembre en France, Michel, Raphaël, Gabriel. Michel est qui est comme Dieu, Raphaël Dieu qui guérit, Gabriel force de Dieu. Ces 3 messagers sont présents dans la Bible. Michel est près de l’arche d’alliance, près de Josué, de Jacob, de David. Raphaël guérit une cécité près du jeune Tobie. Gabriel est l’annonciateur d’une bonne nouvelle à Marie.

    Dans l’ouvrage Enquête sur l’existence des anges gardiens de Pierre Jovanovic, 1995, disponible chez J’ai Lu, les 3 archanges célébrés le 29 sont présents.

    Une des manifestations de saint Michel a lieu en Espagne, à Garabandal, aux yeux de 4 fillettes en 1961. Le 1er juillet l’archange Michel leur annonce la visite de la vierge Marie. (p 444) L’auteur précise que le Vatican n’a pas autorisé le culte de Notre Dame de Garabandal alors que le Padre Pïo assurait que cette apparition était authentique. (p 447) Quant à Jeanne d’Arc, à propos de qui les archives écrites ne manquent pas, elle voit et entend saint Michel. (p 139) Raphaël, lui, parle à Mechtilde Thaller. (p 367) Gabriel, avec d’autres anges, est un compagnon familier du père Jean-Edouard Lamy, prêtre à La Courneuve décédé en 1951. Ce pauvre parmi les pauvres décrit ainsi les anges qu’il voit avec la vierge Marie : « Ces miroirs dorés (…) sont semblables à de nombreux soleils ! » (p 460) Et encore : «  Si nous ne les voyons pas, il s’en faut de si peu ! C’est comme une pellicule qui nous sépare d’eux. » (p 463)

    Le Mont saint Michel est un lieu très visité. Ce serait le 16 octobre 708 que l’évêque d’Avranches, Aubert, aurait eu une première visite de l’archange qui lui demandait de faire un édifice en son honneur sur le Mont Tombe. Doutant de sa vision, l’évêque fait la sourde oreille. Michel doit se manifester deux autres fois pour qu’Aubert se décide : le Mont saint Michel est né.

    Près de Paris et toujours actuel un pèlerinage à Notre Dame des Anges a lieu depuis 800 ans à Clichy sous Bois. Pourquoi ? Parce qu’en 1212, au sein de ce qui était alors la forêt de Bondy, des brigands ont dépouillé trois marchands venus de l’Anjou. Dûment ligotés, ils ont alors prié sainte Marie qui est pour les catholiques la reine des anges. Lesquels anges sont venus les libérer de leurs liens. Sauvés, ces marchandes ont édifié par la suite un oratoire, autour duquel un pèlerinage s’est institué. Aujourd’hui existe une petite chapelle vers laquelle ont convergé le dimanche 9 septembre 2012 environ 3000 personnes. On trouve l’évènement sur le Net.

    La fontaine saint Michel à Paris est un lieu de passage, de rencontres, de concerts dominé par l’œuvre de Gabriel Davioud.

    Saint Michel est considéré comme un protecteur de la France.

    Les archanges, les anges, sont présents près de nous et nous assistent. Depuis le jour de la naissance leur rôle est de garder, de protéger.

    Si l’on n’est pas « branché » sur ces compagnons de l’invisible, rien ne nous empêche d’être des anges, des protecteurs, les uns pour les autres.

    Contact : francoiseboisseau.fr  (fontaine saint michel samedi 29 septembre 2012)

     

     

  • Réinsertion, punition, prison

    Annecom,Donner à voir autrement la prison, tel était l’objet du café d’Anne-Marie Engler, Annecom, le jeudi 27 septembre 2012 à 20h00 à Paris 4ème au Gai Moulin, 10 rue Saint Merri.

    Deux auteurs se sont exprimés lors de ce café.

    L’un, Karim, qui, après une jeunesse conduisant à la délinquance a réussi, après plusieurs années de prison, à se réinsérer, en aidant les autres, en vivant selon les règles d’une vie correcte en société. Sa biographie, aussi thérapie, a été écrite il y a peu, loin de sa sortie, comme suit : lui, contant et un binôme écrivant le texte. Elle paraît début novembre sous le titre Rédemption ou itinéraire d’un enfant cassé. Car, avant la prison, Karim a connu les foyers éducatifs. Il a cru que ces foyers allaient le réparer ; il a cru que la prison allait le réparer. Il n’en fut rien. Il décrit la prison comme non digne du pays des droits de l’homme. Il insiste beaucoup sur la reconstruction, la réinsertion après l’enfermement… ; il faudrait une préparation à cela avant la sortie. Et c’est là qu’il y a défaut étant donné qu’à l’intérieur c’est le règne de la violence, alors qu’à l’extérieur c’est l’inverse avec les règles du vivre ensemble en société. A l’intérieur c’est la punition. A l’extérieur c’est l’insertion. Aujourd’hui, Karim est devenu acteur d’insertion. Karim souligne qu’en prison il y a des innocents qui subissent les mêmes châtiments que les gens dangereux ou que les gens « normaux » qui ont un jour non respecté une règle. Karim a été mis en miettes ; il s’est relevé et estime de sa mission de dire ce qu’il a vécu et d’aider les autres. Karim note que ce livre l’a fait changer en étant un exutoire, un réceptacle de ses émotions, de ses sentiments. Il l’a fait pour donner la force à certains de s’accrocher et pour secouer notre société.

    Karim cible encore :

    * la non présomption d’innocence pour les personnes enfermées en maison d’arrêt en attendant un jugement ; de plus, en maison d’arrêt il y a pêle-mêle des innocents et des condamnés à de courtes peines de moins de 3 ans.

    * la mort sociale entraînée par l’enfermement avec souvent oubli de la dignité humaine et défaut de liberté d’expression.

    * la représentation en prison de toute la société, la pauvreté y conduisant toutefois plus souvent.

    * la génération de troubles psychiatriques par l’enfermement.

    Pour qui veut en savoir plus, l’association de bénévoles www.carceropolis.fr permet d’ouvrir les yeux en voyant la prison autrement. Karim est le porte parole de carceropolis ; il met aussi en contact des jeunes de 18 à 25 ans avec des entreprises pour trouver un travail.

    L’autre auteur, présent dans la salle, et qui intervient est Mara. Il s’est trouvé pris dans les événements de Villiers le Bel en 2007. Bien qu’innocent, il n’en a pas moins subi plus de 2 ans de prison. Il se décrit comme « un SDF enfermé ». Mara, à 18 ans, déployait l’énergie d’un jeune bien engagé dans une carrière de footballeur, avec des valeurs qu’il respectait. Enfermé, il s’est refusé de passer de l’état humain à celui d’animal. Sa famille l’a soutenu, des courriers et sa détermination. Dans la prison rouleau compresseur, il a observé durant un an. Puis il s’est mis à écrire sa vie au quotidien. D’où le livre actuel. Il était étiqueté Détenu Particulièrement Surveillé, DPS. Mara disposait de suffisamment de discernement et de perspicacité pour tenir bon. Même si au départ avec une peine de 15 ans requise par le procureur cela lui semblait équivaloir à de la perpétuité. Ecrire a été aussi une autothérapie. Il s’est demandé ce qu’il pouvait apporter à la République et ce que cette République pouvait lui apporter. Mara s’est assis pour écrire ce qu’il vivait et pensait avec d’abord : « On est des hommes ». Il a avancé, jour après jour, avec son sport, ses pompes, etc…Mara souligne encore la torture morale, la sensation d’être enterré vivant. Désireux de se reconstruire, il dit compliqué de se relancer même avec un casier judiciaire vierge : il faut rencontrer les bonnes personnes pour maintenant tracer sa route, trouver un travail. Son livre sort le 2 novembre sous le titre Préjugés coupables.

    Ces deux auteurs écrivent à la première personne.

    Quel futur en matière de prison ? La prison autrement ? Ou un monde sans prison ?

    Il semble que la majorité des présents ce soir là soient pour une prison autrement.

    Le mercredi 10 octobre au Gai Moulin à 20h00 il sera question des « corbeaux » ou anonymographie, un délit maintenant reconnu en criminologie.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr