Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • Sécurité : la loi qui fait grincer.

    Tel est le titre de l’émission C dans l’Air en direct sur la Cinq du mercredi 10 février 2010.

    Une émission un peu patchwork, comme le projet.

    Quatre participants : Eric de Caumont avocat spécialisé en droit de l’automobile, Jean-Pierre Dubois Président de la ligue des Droits de l’Homme française, Christophe Régnard Président de l’Union Syndicale des Magistrats (USM), Nicolas Comte Gardien de la paix et secrétaire général du Syndicat Général de la Police de Force Ouvrière (SGP-FO).

    L’atmosphère de l’émission est tout à fait correcte.

    En voici le résumé proposé par la Cinq :

    « Les députés examinent, depuis hier, le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. 46 articles qui touchent au Code pénal, au Code de la route, au sport... et règlent la question des inhumations en terres arctiques.

    Le Parlement a débuté, mardi 9 février 2010, l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite "Loppsi 2". Préparé par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, le texte qui a depuis été profondément remanié par son successeur, Brice Hortefeux, balaie des sujets aussi divers que le statut des policiers municipaux, les fichiers d’empreintes génétiques, la cybercriminalité, la vidéosurveillance, les cambriolages, les violences familiales ou la délinquance routière.

    Parmi les mesures-phares de ce vaste projet, composé de quarante-six articles : la création d’un délit d’usurpation d’identité sur Internet, le blocage de sites web publiant du contenu pédopornographique, l’expérimentation des scanners corporels dans certains aéroports, le développement des caméras de surveillance dans les villes ou encore de la visioconférence dans le cadre des procédures pénales, notamment lors des auditions de détenus.

    Sans oublier la création d’une possibilité de couvre-feu préfectoral pour les moins de 13 ans non-accompagnés - avec sanction possible des parents -, le durcissement des peines pour les vols "commis avec violence à l’encontre d’une personne vulnérable" et l’article 23, donnant aux autorités la possibilité d’installer des mouchards sur les ordinateurs de suspects dans la cadre d’une information judiciaire

    Enfin, en matière de délinquance routière, notamment pour les cas de conduite sans permis ou de récidive de conduite sous l’influence de l’alcool, le texte instaurerait une peine-plancher de confiscation du véhicule, si l’auteur du délit en est le propriétaire. Les juges pourraient toutefois décider de ne pas appliquer cette peine, mais devraient alors motiver leur décision.

    Considéré, par l’opposition, comme étant un texte "fourre-tout" de "circonstance électorale", à quelques semaines des élections régionales ; qualifié de "projet liberticide" par nombre de syndicats et d’associations, Loppsi 2 doit être débattu toute la semaine par les députés. L’Assemblée nationale devra se prononcer, mardi 16 février 2010, par un vote solennel sur l’ensemble du texte, avant son examen par le Sénat, en avril prochain. »

    Ce jour, jeudi 11 février, l’émission sera consacrée à la Violence à l’école.

    Chaque émission est visible durant 7 jours.

    Votre attention les jeunes, sur tous ces sujets.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • France, terre de violence ?

     

    balanceJustic.jpgVais-je regretter d’être française ? D’appartenir à une lignée de français ? La mise en garde à vue d’une collégienne de 14 ans dans le XX ème arrondissement de Paris m’interpelle car elle se produit après d’autres violences infligées à des mineurs qui n’ont rien fait, même pas séparer d’autres jeunes à l’occasion d’une bagarre.

    Sur le « Journal d’un avocat » - blog référencé de maître Eolas – il est donné le mardi 9 février 2010 le récit de la garde à vue d’une certaine Anne, collégienne de 14 ans, avec les commentaires de ce défenseur.

    Ayant écouté Anne – vrai prénom ou pas qu’importe – à la télévision ainsi que sa maman, j’ai entendu ce qui suit.

    Anne a été réveillée vers 10h00 par des coups très forts frappés à la porte. Elle était au lit car souffrante – ceci arrive même aux adultes quand une « gastro » les cloue chez eux - et en tenue de jogging. Ayant demandé à s’habiller – autant ne pas risquer d’attentat à la pudeur ! – cela lui a été refusé.

    Embarquée en jogging au saut du lit, elle raconte au poste qu’elle est intervenue dans une bagarre - pour laquelle les forces de l’ordre sont venues la quérir - afin de séparer d’autres jeunes, de 14 ans comme elle.

    Ce qu’elle exprime alors évoquerait plutôt un comportement de policiers adultes dans le cadre d’une garde à vue pour suspicion de meurtre que pour une bagarre qui n’a pas eu, semble-t-il, de conséquence.

    Anne raconte comment on lui parle. Je la cite : « Maintenant tu vas arrêter de te foutre de ma gueule. T’as intérêt à me dire la vérité. Sinon on va te prolonger de 24 heures». Elle est choquée. De tels propos sont maltraitants. La maltraitance est une violence.

    Il ne faut pas perdre de vue qu’une garde à vue, en principe, ne se déclenche pas sans éléments sérieux, sans faits assez graves nécessitant l’isolement de l’« individu », son éloignement pour la conservation des preuves, etc… La garde à vue est un peu un début de sanction et n’a guère à voir avec la présomption d’innocence que l'article 9-1 du Code Civil mentionne :"Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence".

    Anne évoque aussi le « menottage » pour se rendre à la visite médicale. Encore une fois pourquoi Anne inventerait-elle ?

    Alors, quand on entend la policière concernée déclarer à propos de « la mineure » que tout s’est bien passé, que la mineure n’a pas fait de réclamation, j’hallucine.

    Injuriée, stressée, accusée – sans doute à tort car si Anne dit vrai pourquoi ne pas la croire, elle ? – on voudrait qu’elle réagisse si elle est mécontente ?

    Mais, miss police, avez-vous été en garde à vue à son âge ? Maltraitée comme Anne l'a ressenti ?
    Vous rendez-vous compte de ce que cela représente pour une jeune fille qui serait accusée par erreur ?

    Il n’est pas pire injustice que d’être accusé à tort !

    A votre totale décharge et à celles de vos collègues, il semble qu’il soit dans l’air du temps que des consignes musclées soient données par qui de droit pour sévir. Il ne reste plus qu’à appliquer la loi de la manière la plus extrême. Et les forces de l’ordre placées en 1 ère ligne sont bloquées entre des ordres venus d’en haut et leurs concitoyens d’en bas.

    Il y avait, pour cette affaire de bagarre, une autre possibilité que la garde à vue. Cette voie était celle de la convocation des jeunes concernés, avec les parents, pour être entendus individuellement. Puis ensuite – pourquoi pas ? – être confrontés les uns aux autres.

    Ces jeunes n’étaient ni des criminels ni des délinquants, eu égard aux informations entendues.

    Le problème est que ce qui s’est produit pour ces jeunes parisiens peut arriver demain à des bretons, des marseillais, des landais, n’importe où en France.

    Le plus grave est pointé par l’écrit de Maître Eolas : « Sur ses aveux : 14 ans, réveillée par la police qui l’arrête conduite en pyjama-jogging au commissariat, entendue pendant huit heures, sans la possibilité d’être assistée par un avocat qui aurait accès au dossier. Ça c’est de la preuve solide et irréfutable, largement suffisante pour dès 14 ans lui coller un casier judiciaire. J’espère que mon confrère Jean-Yves Halimi qui est saisi de ce dossier obtiendra la nullité de cette garde à vue qui colle parfaitement à l’arrêt Dayanan. »

    Un casier judiciaire pour rien, ce serait très grave. Un pas vers l’avant glas d’une démocratie.

    La voie du tout sécuritaire fait peur. Elle est bizarre au pays des droits de l’homme, et pourrait amorcer le début d’un régime de peur où tout citoyen deviendrait dénonciateur.

    Que les partisans du tout sécuritaire soient vigilants : ce tout sécuritaire contre autrui, par un effet boomerang qui n’aurait rien de novateur, peut se retourner un jour contre ses propres promoteurs.

    A quoi sert de maltraiter ainsi, dans le cadre d’une garde à vue, des moins de 18 ans ?

    Contact : francoiseboisseauàwanadoo.fr (illustration : la balance de la justice)

     

  • Fanfare Piston Circus Paris 20 ème

     

    Fanfar6.2.10 005.jpgMusique de rue avec la fanfare de Piston Circus, 61 rue Planchat 20 ème qui m'a autorisée à diffuser cesFanfar6.2.10 003.jpg moments de convivialité.

    Trente ans que cette fanfare répète, en cave, sans problème de voisinage - oui !

    Pour en savoir davantage faites sur le Net Piston Circus, pistoncircus@pistoncircus.

    Ces musiciens proposent des extraits de leur CD - Le poinçonneur des Lilas par exemple - d'excellente qualité lui, et leur CD.

    Ils se produisent très officiellement à Paris et hors Paris.

    Cet enregistrement de rue, dans l'air du temps, n'a pas la prétention du bon son. Mais il est la vie des hommes d'un jour de février 2010.

    Voici les liens pour 2 moments en musqiiue :

    http://www.youtube.com/watch?v=xWjNvhcraCo

    http://www.youtube.com/watch?v=2Tks9ixgOwQ

    Je n'ai pas filmé les petits qui dansaient en rythme.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr photos archives personnelles : musiciens et instruments)