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Sully merrissage Hudson 2009

Le mardi 10 janvier 2017 j'ai pu aller voir « Sully », film relatant l'amerrissage réussi sur l'Hudson d'un avion transportant 156 personnes, équipage et passagers. C'est le vol Cactus 1549.

 

Ce vol intérieur du jeudi 15 janvier 2009 - soit il y a 8 ans - a décollé depuis peu de La Guardia à destination de Charlotte. A la manœuvre le commandant Chesley Sullenberger dit Sullly et Jeff Skiles comme copilote.

L'avion est brusquement mis en difficulté par des oiseaux qui s'engouffrent au niveau des deux moteurs, en telle quantité qu'ils sont tous les deux mis hors d'usage.

Que faire ?

« Sully » va suivre ce que vont lui dicter un professionnalisme certain allié à une intuition sûre, association qui va lui permettre de prendre la décision qui va permettre de sauver tout le monde. Observant et ressentant au plus intime les réactions de l'appareil, Sully ne suit pas les propositions de la tour de contrôle de faire demi-tour sur la Guardia ou d'atterrir sur un autre aérodrome proche. Il estime ne pas disposer d'assez de temps pour le faire.

Peu de temps après qu'une hôtesse leur ait rappelé les consignes de sécurité lors du décollage, les passagers entendent ceci : « Ici votre commandant de bord. Préparez-vous à l'impact, » Ce qu'ils font, tête baissée vers le siège avant. Deux bébés sont concernés, pris en charge par les parents.

L'amerrissage est réussi. Et aussitôt le commandant et l'équipage procèdent à l'évacuation d'urgence, vers l'avant au niveau des ailes. Les deux pilotes sont les derniers à quitter l'Airbus, ayant vérifié que tout le monde est sorti.

En même temps, le port de New York, immédiatement au courant, envoie des ferry et hélicoptère pour aider au sauvetage, Aucune seconde n'est perdue. Personne n'est oublié en ce jour où les eaux de l'Hudson sont froides ainsi que l'environnement. Il y a quelques blessures physiques qui seront réparées et des blessures émotionnelles.

Qui sont les pilotes ? Jeff, le copilote, vient de suivre un stage sur l'appareil concerné, un Airbus A 320, et connaît son travail. Quant au commandant Sully il a 42 ans de vols dans le corps et l'esprit, un million de personnes transportées et d'innombrables lectures de comptes rendus d'accidents dont il a assimilé les circonstances.

Pas de consommation de drogue, pas d'addiction à l'alcool, pas de problème conjugaux non plus. Une excellente forme physique et du bon sens.

Dans les mois qui suivent, les deux pilotes sont l'objet d'une enquête. Le bon choix a -t-il été fait ? Plus précisément, bien que tous aient été sauvés, Sully n'a-t-il pas mis en péril les passagers dont il avait la charge en ne suivant pas les suggestions de la tour de contrôle ? Cela le préoccupe. Le point important de désaccord concerne le moteur gauche que Sully a observé comme étant totalement hors service alors que l'enquête, a priori, indique qu'il fonctionnait encore ! Le commandant le rappelle : les ingénieurs ne sont pas des pilotes ; quant aux simulations faites a posteriori – un peu comme des jeux vidéo – elles ne tiennent pas compte du facteur humain.

La réputation de Sully - et la survie de sa famille – se joue sur 208 secondes de ce 15 janvier 2009.

Finalement, il s'avère que les simulations d'atterrissage, essayées 17 fois avant de réussir, étaient erronées. De plus, le moteur gauche, repêché et analysé, montre qu'il était vraiment hors service comme ne cessait de l'affirmer le commandant Sullenberger. L'enquête se termine à l'honneur des deux pilotes. Et, depuis lors, le commandant a pu prendre la retraite prévue.

Sully et Jeff ont fait leur travail. Et, comme le dit Sully dans le film, ce sauvetage à 100% est l'œuvre de tous : pilote et copilote, équipage, passagers et sauveteurs arrivés au plus vite, les conditions météorologiques étant défavorables en raison du froid de janvier. Il insiste encore sur le fait que se poser sur la rivière Hudson n'est pas un crash mais un amerrissage forcé… auquel les pilotes ne sont pas entraînés bien sûr.

Ce film rend hommage au ressenti humain, qui a raison, en 208 secondes, contre les analyses ou les théoriciens non présents dans le cockpit. Il n'y a pas que les passagers bienheureux de ce sauvetage, mais encore les familles dont ils font partie, leurs amis, leurs connaissances, beaucoup de monde.  

Je conseille d'aller voir ce film de Clint Eastwood, avec Tom Hanks – Sully, Aaron Eckert – Jeff et Laura Linney – Larrie la femme de Sully.

Ce film fait honneur, indirectement, à tous les grands de l'aéropostale: Mermoz, Guillaumet, Saint Exupéry, et tant d'autres qui ont initié le transport aérien.

Bonne séance !

Contact : f.boisseau@hotmail.com

 

 

 

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