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NOËL CLAUDEL, PETITFILS

 

sylvaine3janvier2012 009.jpgCroyant ou pas, en religion ou pas, en tant qu'être spirituel incarné, en tant qu'âme présente en chaque homme - l'âme étant une « plante délicate qui ne se passe pas de soin » comme l'indique Paul Claudel à son fils Henri - j'invite à lire ce diplomate poète ainsi que Jean-Christian Petitfils.

 

 

Monsieur Petitfils, chrétien amoureux du Christ, essaie, en effet, par ses écrits, d'approcher le plus possible des réalités historiques et archéologiques concernant la personne de Jésus se rendant sur place sur les pas du Christ.

A la veille de Noël fête de l'enfance, fête de la joie, fête d'un certain bonheur de vivre pour de nombreuses personnes, voici ce que dit monsieur Petitfils à l'occasion de cet événement commémorant la naissance du Christ, cela lors d'une émission radio écoutée le 21 décembre 2016. Ce jour est celui du solstice d'hiver, jour du retour de la clarté, retour d'une lumière qui va grandir six mois durant, jusqu'au prochain solstice d'été le 21 juin prochain.

D'entrée de parole, monsieur Petitfils précise que, lors d'un sondage récent, 15% des interrogés seulement relient Noël à une fête religieuse. Ces temps-ci les fêtes religieuses seraient vécues en fête de la consommation, ou, en absence de consommation, sans aucune transcendance divine. Qu'il s'agisse de Noël, de Pâques, de la Pentecôte ou de la Toussaint, la transmission du sens de la base de ces fêtes, de leur naissance, est souvent réduite à une transmission par les grands-parents. Et le supplément du Figaro du 13 décembre 2016 titre «  Noël est un spectacle ».

Revenons à Noël, naissance de Jésus, fait historique. Cette naissance n'a pas eu lieu le 25 décembre précisément. Mais on a fait coïncider le rappel de cet événement au plus près du retour du soleil lors du solstice.

Quant à l'année, il y a environ 4 à 7 ans d'erreur dans le calcul. Hérode étant décédé en l'an moins 4, en l'an moins 4 Jésus était déjà né.

Si l'on regarde du côté de l'étoile, on arrive à une différence de moins 7 ans, comme si l'an 2016 était 2023. Pourquoi ? Le 17 décembre 1603 Johannès Képler, mathématicien, physicien, astronome et astrologue, (27/12/1571-15/11/1630), observa, à Prague, une conjonction Jupiter Saturne dans la constellation des Poissons. Y regardant de plus près, il constate qu'une même conjonction Jupiter Saturne s'est produite en Poissons en l'an moins 7.

Or, il y a peu, on a trouvé dans des tablettes mésopotamiennes la mention, à trois reprises, de cette conjonction Jupiter Saturne en Poissons, cette année là. En 2016, par calcul astronomique, cette histoire d'étoile est vérifiée comme il suit : en mai et juin de l'année de naissance de Jésus, l'année moins 7, des mages - peut-être des hommes savants et sages observateurs du ciel et descendants de juifs restés volontairement à Babylone après la fin de l'exil – sont surpris par l'apparition d'une nouvelle étoile. Qui s'éclipse. Puis, au cours de la période du 26 septembre au 3 octobre de cette même année, cette étoile réapparaît une seconde fois convainquant les mages qu'un événement spécial s'annonce ; ils se mettent donc en route dans la direction indiquée : Jérusalem. L'étoile s'éclipse encore pour briller à nouveau, du 5 au 15 décembre de l'an moins 7. Ces cache-cache successifs de l'étoile correspondraient au récit de l'évangile de Matthieu. Quant au lieu de la naissance, c'est bien Bethléem en Judée qui est concernée.

L'enfance de Jésus à Nazareth en Galilée est très probable. Après le séjour forcé à Babylone, cette bourgade de Nazareth (Natzara, les nazaréens) est un des lieux où s'est installé un clan descendant du roi David au retour d'exil. Natzara, c'est le rejeton, Et le clan de Nazareth disposait d'une généalogie le faisant remonter au roi David. Il était aussi d'usage de se marier à l'intérieur du même clan, clan royal ici. D'où le mariage de Joseph et de Marie. Est toujours visible, à Nazareth un tombeau royal, avec une pierre roulée devant, laquelle pierre signe le prince ou le roi. Ce tombeau est dit du « juste », en l'occurrence Joseph, le père nourricier de Jésus.

Le lien clanique avec le roi David est évoqué dans les évangiles, par exemple lorsque l'aveugle-né s'exclame, à Jéricho : « Jésus, fils de David, ait pitié de moi ! »

Le vœu de virginité de Marie pouvait étonner. Pour monsieur Petitfils il surprend moins depuis la trouvaille, en 1967, par un archéologue israélien d'un texte provenant des manuscrits de la Mer Morte. Ce texte, appelé le rouleau du Temple, est révélateur de pratiques quant au vœu de virginité, y compris prononcé par une femme mariée. Marie a pu donc faire ce vœu et Joseph, son époux, a pu le respecter.

Concernant les marchands du Temple, ceux-ci étaient indispensables à deux niveaux : pour fournir sur place les animaux destinés à être sacrifiés, pour changer en monnaie valable pour le Temple les diverses monnaies provenant du monde entier connu à l'occasion de la grande fête de Pâques qui commémorait la sortie d'Egypte du peuple hébreux sous la houlette de Moïse.

Avant Jésus, d'autres personnes s'étaient présentées comme le Messie attendu par Israël. Dont un certain Judas le Galiléen, de Séphoris, lieu proche de Nazareth, crucifié avec 2.000 compagnons pour s'être révolté ; la ville de Séphoris ayant été détruite, il est possible que Jésus, âgé alors de treize ans, ait travaillé avec Joseph à la reconstruction de ce lieu en tant que charpentier et artisan du bois.

Si Séphoris n'est pas mentionnée dans les évangiles, il en va autrement de Capharnaüm où Jésus a fréquenté la maison de la belle-mère de Pierre et André et divers lieux. D'autres vestiges ont été retrouvé qui concernerait Magdala, au bord du lac, lieu de vie de Marie-Madeleine, délivrée par Jésus de plusieurs démons, présente au pied de la croix et dite la première à voir Jésus ressuscité.

Pour les non croyants en Jésus, Noël demeure la fête de l'enfance ou une fête tout court. Pour les croyants, Noël est une occasion d'être dans la primauté de l'amour selon le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » de Jésus. Jésus appelle Dieu « Abba ! » , « Père ! » ; il pardonne les péchés et fait sursauter aussi ses interlocuteurs en déclarant : « Moïse vous a dit ceci, et moi je vous dis cela. », semblant avancer par là une autorité supérieure à celle de Moïse.

On peut visiter en 3 D des lieux tels le saint Sépulcre et la basilique de la Nativité.

Jean-Christian Petitfils est l'auteur d'un « Jésus » (2011) existant en poche, d'un « Dictionnaire amoureux de Jésus » (2015). Et d'autres livres.

Il y a 130 ans, le 25 décembre 1886, Paul Claudel (6 août 1868-23 février 1955) se convertissait à Notre Dame de Paris au cours des vêpres. Certaines lectures accompagnèrent cette transformation, dont celle d'une Bible donnée par sa sœur Camille qu'il accompagna du mieux qu'il put tout au long de sa vie ; qu'il accompagna encore après le décès de cette sœur très aimée pour mettre en lumière sa magnifique œuvre de sculpteur inspiré, notamment en 1951 lors d'un hommage à Camille au musée Rodin où il est présent tous les jours à 82 ans pour recevoir les visiteurs. Paul Claudel, à un moment, hésite sur sa vocation. Il est devenu oblat de l'abbaye bénédictine de Ligugé dans la Vienne (près de Poitiers). Va-t-il devenir moine ? En 1900, ayant demandé l'avis du père abbé de cette abbaye, Claudel se voit conseiller d'être plutôt chrétien dans le monde ; ce qui se concrétisera pour lui par une double brillante carrière de diplomate et de poète avec une vie chrétienne sincère. Discipliné, organisé, Claudel est d'abord chrétien - ses journées commencent par l'assistance à une messe avec communion – puis il est diplomate et poète. Il écrit-il en substance à son fils Henri qu'il n'est guère chrétien de se contenter d'une messe le dimanche et de communier de temps en temps. Paul Claudel est aussi un auteur à connaître par la lecture ou par son œuvre théâtrale. Pour mémoire, « Le soulier de satin » a été joué dans la propriété de Claudel, à Brangues, en 1972 devant Léopold Sédar Senghor (9 octobre 1906-20 décembre 2001).

Chrétien ou pas, chers frères humains je vous souhaite un Noël de paix et de joie, si possible sans solitude pénible. Je pense à vous.

Contact : f. boisseau@hotmail.com

 

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