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ELCS 29 novembre 2016



jean-luc romero-michelLe mardi 29 novembre 2016 les 21èmes états généraux d'Elus Locaux Contre le Sida - ELCS - se sont déroulés à l'Hôtel de Lassay, 128 rue de l'Université, Paris 7ème. C'est Jean-Luc Romero-Michel, conseiller régional d'Ile de France et adjoint au maire du XII ème arrt, qui a fondé en 1995 cette association qui réunit toutes les tendances politiques.

Jean-Luc Romero-Michel a été le premier élu à dire sa sérologie et, 30 ans plus tard, en 2016, il publie « Survivant ». Tous ceux qui le côtoient peuvent témoigner que l'auteur de « Survivant » est bien vivant, et son énergie constante est justement soulignée par les intervenants.

 

Ce mardi 29 après-midi, l'ouverture de ces états généraux était faite par Claude Bartholone, Président de l'Assemblée Nationale. Puis plusieurs élus intervenaient, Jean-Luc Romero Michel concluant par les perspectives de l'ONU.

Que retenir d'essentiel ?

Le 23 novembre 2016 grâce à son maire, Anne Hidalgo, Paris a été qualifiée de Ville engagée contre le Sida.

De son côté la région Ile de France est aussi, avec Valérie Pécresse, engagée contre l'infection VIH/Sida.

Pour arriver à réduire au maximum cette infection, il faut poursuivre et intensifier l'information, la prévention, le dépistage, le traitement et la non discrimination des personnes touchées par la séropositivité. Lesquelles peuvent être des hommes, des femmes, des enfants ; les personnes les plus souvent touchées par la contamination sont d'abord des hommes en relation avec des hommes ainsi que les personnes d'origine subsaharienne, puis les prostitués et les transgenres. Il y a lieu également de veiller à la réduction des risques du côté de la consommation de drogues.

L'accent est mis sur le dépistage car nombre de contaminés ignorent encore à ce jour leur situation et sont des transmetteurs potentiels du VIH/Sida. Connaître sa séropositivité est déjà un acte de prévention.

Suite à cela, bénéficier d'un traitement permet à une personne séropositive de réduire la charge virale la concernant jusqu'à ce que cette charge devienne indétectable, rendant alors impossible une contamination.

Suite au président de l'Assemblée Nationale, intervient Annick Girardin, ministre de la fonction publique, soulignant la lutte à poursuivre contre la discrimination toujours vivace notamment en matière de logement. Puis Elisabeth Ramel, secrétaire générale adjointe d'ELCS, anime deux tables rondes.

La première avec l'intervention du Dr. Bernard Jomier, adjoint au maire de Paris, lequel rappelle l'engagement pris dès 2014 pour une capitale sans Sida. Il souligne la nécessité de ne laisser aucun groupe sur le côté ; évoquant le travail intervilles fait contre cette infection, il indique une conférence à Abidjan dans quelques mois. Suit l'intervention d'Alain Bonnineau, vice-président de l'association Aides, qui souligne l'action menée contre le VIH/Sida et contre l'hépatite. Il donne l'exemple des actions faites à Montpellier et celles, bien différentes, menées sur le fleuve Maroni en Guyane avec tests de dépistage puis prise en charge. Olivier Dussopt, député-maire d'Annonay, décrit ensuite le travail fait au niveau de ce département contre les Infections Sexuellement Transmissible - IST – et contre le Sida. A Anonnay un forum se tient chaque année en direction des lycéens et un lieu d'accueil et d'écoute anonyme fonctionne toute l'année ; de l'information est proposée en matière de contraception, ainsi que pour prévenir les addictions ; les agents municipaux sont formés ; des kits de prévention sont fournis. Les autres communes ne sont pas oubliées. La coopération avec les pharmaciens est à intensifier.

La seconde table ronde débute avec Estelle Grelier, secrétaire d'état aux collectivités territoriales, qui souligne que, si les subventions sont importantes, le besoin de visibilité l'est tout autant pour les associations en lutte contre le VIH/SIDA. Elle souligne que 17.000 élus sont engagés dans la lutte contre le VIH/Sida et l'hépatite C sur 500.000. Que si des subventions font défaut, le budget des collectivités territoriales n'est pas en baisse. L'auto test de dépistage (ndlr : vendu en pharmacie pour 25 à 30 euros, des informations étant disponibles à ce propos sur Sida Info Service) est important car les personnes l'utilisant n'auraient pas fait un test classique de dépistage. L'adjoint au maire de Grenoble, Emmanuel Carroz, enchaîne sur les subventions et la visibilité donnée aux associations, bien accueillies depuis le 1er décembre 2014 lors du marché de Noël. La visibilité des adresses des associations concernées par le VIH/Sida et autres est assurée. Et un tram capote géant a été innové en 2015. Jérôme André, directeur de l'association HF Prévention, présente ensuite le jeu Virus Wars, réalisé avec la participation de l'acteur Jean-Claude Dreyfus et de la cité des sciences. Ce jeu vise à modifier le comportement vis à vis du VIH. Dans ce jeu, par exemple, un tir laser équivaut à un tir de trithérapie. L'accent est mis sur l'emploi du préservatif et le dépistage. Et, 8 mois après la mise en route de ce jeu, le résultat est positif pour cet épisode n° 1, le n°2 étant prévu. Ce mode de jeu vient des USA où il a été mis en place en direction des enfants souffrant de cancers afin qu'ils acceptent la chimiothérapie. Virus Wars peut permettre de toucher des publics invisibles.

Elisabeth Ramel souligne l'intérêt de l'application TUP qui permet la plusieurs localisations, à savoir: où trouver des préservatifs ? où agir après un risque (TPE, Traitement Post Exposition) ? où trouver un lieu de dépistage ? où s'informer sur les Infections Sexuellement Transmissibles ?

Roselyne Bachelot-Narquin, marraine de l'association, ancienne ministre de la santé et des sports, retenue par ses activités a adressé un message dont est donné lecture. Dominiqur Gillot, autre marraine, sénatrice du val d'oise et ancienne secrétaire d'état à la santé, intervient ensuite.

Michelle Boccoz, ambassadrice française chargée de la lutte contre le VIH/Sida et les maladies transmissibles rappelle que « se protéger c'est prendre soin de soi, c'est prendre soin des autres ». Elle rappelle la décision des trois fois 90 de l'ONU, indique pour juillet 2017 une conférence internationale contre le Sida et qu'il est important de porter davantage la voix des francophones à l'international, la France finançant conjointement la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme.

Jean Spiri, successeur de Jean-Luc Romero-Michel comme président du CRIPS, représentant Valérie Pécresse souligne l'engagement de la présidente de région pour que l'Ile de France devienne un territoire sans Sida.

Jean-Luc Romero-Michel, Président d'Elus Locaux Contre le Sida, qui a construit cette association avec le fait que le Sida se combat aussi avec la politique, remercie le président de l'assemblée nationale pour son accueil, tous les présents, participants, ainsi que ses proches collaborateurs au sein d'ELCS.

Dans sa lettre ouverte du 20 novembre 2016, le Président d'ELCS lance un cri d'alerte, la situation financière de l'association étant encore uen fois très précaire. Il explique : « Car nous ne le rappellerons jamais assez, le sida se soigne et se combat aussi par la politique. Notre motivation, c'est l'action, la prévention et l'information. En cette fin d'année 2016, nous avons besoin de vous, élus, militants, dirigeants d'entreprises ou simples citoyens engagés dans l'information et la prévention.

Notre association est ouverte à toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'engager dans la lutte contre le sida et les hépatites virales, dans la réduction des risques liés à la toxicomanie et dans la lutte contre les discriminations. »

Jean-Luc Romero-Michel indique qu'il est plus difficile aujourd'hui de dire sa séropositivité qu'il y a une vingtaine d'années. Il souligne encore que 20% de séropositifs sont ignorants de leur état sérologique, et qu'un traitement rendrait inoffensive cette séropositivité. Un dépistage peut permettre l'apport d'un traitement dans la journée. Charlotte Valandréy, qui a dû lutter contre le Sida, est évoquée ainsi que le livre : « N'essuie jamais de larmes sans gants ». Le Président d'Elus Locaux Contre le Sida insiste sur les trois fois 90 de l'ONUSIDA : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, que 90% des personnes infectées par le VIH et dépistées reçoivent un traitement antiviral durable, que 90% des personnes recevant un traitement antiviral aient une charge virale indétectable.

Une prévention diversifiée avec préservatifs, dépistage et traitement dans la foulée, avec une lutte contre la sérophobie, l'homophobie, le racisme, permettront qu'à l'horizon 2030 la France soit un pays libéré du Sida.jean-luc romero-michel

Contact : f.boisseau@hotmail.com (clichés personnels : l'hôtel de Lassay avant les états généraux d'ELCS, l'hôtel de Lassay en quittant les lieux)

 

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