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  • Adieu Droopy !

    Droopy, labrador très âgé, nous a quitté à grande vitesse mercredi. Ce brave, ce gentil animal au cœur très ouvert, avait été délaissé sinon abandonné, ayant été confronté à des moments très difficiles au cours de son existence. Cela se sentait. Par hasard, il s'était trouvé récupéré par les anciens maîtres de la dalmatienne Orane, plusieurs mois après le décès de cette dernière (voir sur ce blog le billet « Adieu Orane ! » en date du 25/01/2011).

    J'ai bien connu Droopy, qui me faisait fête chaque fois que j'allais rencontrer le couple qui en prenait grand soin en Val d'Oise. Cet animal avait, entre autres choses, dû souffrir d'abandon car il vivait « collé », au sens propre, aux pieds de sa maîtresse dans la journée, la suivant de pièce en pièce, dormant dans sa chambre la nuit, partant en vacances avec le couple, etc...Il a eu des vacances très heureuse l'été 2014 au bord de la mer.

    Droopy aimait, par tous les temps, gambader dans le jardin, fort bien entretenu et de toute beauté, entourant la maison devenue son domicile. Et, lors d'un de mes derniers passages, il nous avait montré comment il savait intuitivement et intelligemment prendre soin de son physique. Ce jour là, il s'était mis sur le dos dans l'herbe, se frottant avec ardeur à l'énergie tellurique. Puis il avait pris sa balle, l'avait mise sous sa tête, se massant ainsi consciencieusement les vertèbres cervicales plusieurs minutes. Une situation que je n'ai pas pu photographier ni filmer et qui, j'en suis sûre, pourrait interpeller par son pragmatisme positif Marie-Lise Labonté, thérapeute bien connue du Québec, et que j'ai eu plaisir à écouter et rencontrer au dernier salon Zen à Paris le dimanche 5 octobre après-midi.

    Comment Droopy est-il passé de la terre au ciel ?

    Le dimanche 19 octobre 2014, Droopy fait une petite ballade hors du jardin avec Odile, la maîtresse qu'elle aime dont il recherche la présence et le contact. Cette demande d'affection était constante et caractérisait la personnalité de Droopy. Ce dimanche, fatigué par son arthrose, la promenade n'est pas très longue.

    Le lundi 20, il sort et joue au jardin comme d'habitude. Mais le soir il survient une paralysie de ses pattes arrière. Les vétérinaires ne se déplacent plus à domicile. Ni Odile ni son mari ne peuvent prendre à bras le corps cet animal de 45 kilogs pour le transporter jusqu'à une consultation. La souffrance augmente et Odile – médecin par ailleurs pour humains- ne sait quoi lui donner. Par téléphone un vétérinaire a conseillé un anti douleur mais Odile ne le ressent pas et Droopy le refuse tout net. Il n'a d'ailleurs ni faim, ni soif. Il vomit des espèces de boules blanchâtres. Il y avait, certes, des champignons dans le jardin mais de là à les consommer...

    Je sens, dès la première minute où Odile me parle de l'état de Droopy, que c'est la fin pour lui.

    Confrontée à la douleur persistante de Droopy Odile déniche un service d'urgence vétérinaire qui couvre Paris et l'Ile de France. Un jeune vétérinaire arrivera le mardi matin auprès du labrador, lui faisant l'injection de deux produits, l'un pour arrêter les vomissements et l'autre pour calmer la douleur. Droopy soufre et n'a pas faim. Ni soif, lui qui lapait l'eau claire avec vélocité et ardeur chaque fois que ce liquide lui était proposé. Odile essaie de le réhydrater avec un peu d'eau donnée avec l'aide d'une seringue sans aiguille. Droopy accepte, plus pour faire plaisir à Odile que par besoin personnel.

    Depuis qu'il ne va pas bien, il est collé plus encore à Odile, rampant jusqu'à elle au besoin sur le dallage de la pièce de séjour où un divan a permis à Odile de passer la nuit. Odile souffre de voir souffrir Droopy sans pouvoir le soulager. Le regard du labrador, communication non verbale, lui parle aussi bien que des paroles.

    Le mercredi matin, Droopy se met à souffrir de dyspnée. Il respire très difficilement. Intuitivement Odile prend de l'eau bénite et trace une croix sur le front de Droopy lui mettant une couverture sur le dos pour qu'il ait un peu de tiédeur. Puis, épuisée, elle se trouve comme plongée dans un profond sommeil hypnotique, environ vingt minutes, et s'éveille en entendant une respiration calmée.Ayant repris conscience, elle constate que Droopy a passé, s'étant littéralement vidé de son sang par la bouche, un sang rouge qui ne coagule pas. Peut-être un foie malade lui dira plus tard un vétérinaire.

    Odile a prié pour que son labrador, s'il devait passer, passe à la maison, chez lui, en un lieu familier pour lui et apaisant. On peut dire que Droopy a souffert quelques heures très fortement physiquement, mais a eu un minimum de souffrance psychique et morale.

    Très vite Droopy, depuis l'au-delà, sourit à Odile. Il lui dit « Merci pour ces années heureuses ! », parmi les meilleures de son existence je pense. Dans cet invisible où son esprit est maintenant il galope avec Orane, la dalmatienne venue l'accueillir. Ils jouent à faire la course. En reconnaissance, il est présenté à Odile un très beau bouquet de marguerites blanches.

    L'enveloppe physique du labrador est emporté par le vétérinaire, un remplaçant très humain. Le corps de Droopy sera incinéré, collectivement avec d'autres animaux, dans quelques jours.

    Il se trouve qu'un petit chat noir, très fin dans tous les sens du terme - je le connais aussi – vient de temps en temps profiter d'un peu de nourriture. Ce jour là il vient près d'Odile pour la consoler par les vibrations positives de ses ronrons. Les chats sont des médiums naturels qui savent apporter affection et assistance quand les humains en ont besoin. Ce petit chat a fait son travail.

    Ce petit voisin chat a recommencé vendredi. Et le fera tant qu'il le sentira nécessaire.Je le rappelle : un animal ne compte pas son amour. Il aime, sans condition aucune. Il est, à sa manière, un exemple.  

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Élie, combattant de 1914

    elie billaudTous les jeunes hommes appelés à être présents dans les combats de la première guerre mondiale, placés en face à face pour se battre, auraient assurément préféré, en août 1914, rester dans leurs campagnes, travaillant à leurs travaux habituels.

    Tel fut le cas d'un jeune de l'Ouest, Élie BILLAUD, décoré Chevalier de la Légion d'Honneur le 19 juillet 1964. Voici le discours ayant accompagné ce fait il y a cinquante ans.

    « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, mes Chers Camarades,

    Avant de vous remettre la Légion d'Honneur, qui vous a été attribuée par le Journal Officiel des 1er et 2 juin 1964 décret du 28 mars 1964, je tiens, mon Cher Camarade, à faire un retour en arrière et évoquer le courageux, dévoué et valeureux soldat de la grande guerre 14-18.

    De la classe 1908, incorporé au 114ème Régiment d'Infanterie à Saint Maixent le 10 octobre 1909, il est libéré le 1er octobre 1911.

    Rappelé le 2 août 1914 au 114ème Régiment d'Infanterie à Saint Maixent, il part au front avec ce régiment le 7 août 1914 dans le secteur de Chanteloup, ensuite la Marne où il est blessé le 8 septembre 1914, évacué à l'hôpital de Cahors. Après guérison de sa blessure « Plaie à la cuisse gauche par balle », il rejoint le dépôt de son régiment et repart au front le 11 février 1915. Il est affecté au 125ème Régiment d'Infanterie dans le secteur d'Ypres et Loos où il est blessé pour la deuxième fois le 8 octobre 1915 par éclats d'obus « Plaie région inguinale droite ». Évacué sur l'hôpital d'Evreux, puis au Mans, il rejoint après guérison le dépôt de son régiment, le 125ème Régiment d'Infanterie à Poitiers. En janvier 1916, il repart au front et est affecté au 54ème Régiment d'Infanterie le 19 juillet 1916 dans l'Aisne, puis en Belgique, Neuville Saint-Vasst où il est l'objet d'une Citation à l'ordre du Régiment N°44 du 31 août 1917 « Billaud Élie, mitrailleur « Excellent mitrailleur blessé deux fois aux cours de la campagne » ».

    Il est nommé Caporal le 16 novembre 1917.

    Il est l'objet d'une deuxième Citation à l'Ordre du Régiment le 1er août 1918 N° 157 « Billaud Élie, Caporal mitrailleur « Le 1er août 1918 a conduit sa pièce avec un bel entrain, sous le feu de l'ennemi. Chef de pièce dévoué et courageux » ».

    Il est à nouveau le 20 septembre 1918 l'objet d'une troisième Citation à l'Ordre du Régiment N°175. « Billaud Élie, Caporal mitrailleur « Chef de pièce brave et énergique, ayant le plus grand mépris du danger. A conduit sa pièce avec beaucoup d'initiative, malgré de violents tirs de barrage et a fait tomber par ses feux plusieurs élans de résistance. » »

    Il est blessé pour la troisième fois le 31 octobre 1918, par éclats d'obus « Plaies multiples jambe et hanche gauche », est évacué sur l'hôpital de Berck-Plage et rejoint après guérison le dépôt du 54ème Régiment d'Infanterie à Compiègne où il termine la guerre. Il est démobilisé en juin 1919 et retourne dans sa petite patrie à Treize-Vents (Vendée) puis Saint Amand sur Sèvre qu'il n'a pas quitté depuis.

    Par le Journal Officiel du 11 avril 1930 la Médaille Militaire lui est attribuée, digne récompense des blessures et citations obtenues de 1914-1918 et les deux mots qui sont inscrits sur cette médaille « Valeur et discipline » caractérisent bien le parfait combattant qu'il fut.

    Et nous arrivons maintenant au motif qui fait de vous le héros de ce jour, par la remise de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur, qui vous a été attribuée par le Journal Officiel des 1 et 2 juin dernier, et que créa Bonaparte, Premier Consul le 19 mai 1802, pour récompenser ceux qui avaient bien mérité de la Patrie.

    Aussi soyez fier de cette belle distinction sur laquelle figurent les mots « Honneur et Patrie » et dont le Ruban Rouge symbolise bien le sang versé pour le pays et pour que vive notre belle France.

    Ouvrez le Ban.

    Remise.

    Fermez le Ban ».

    Quand les guerres prendront-elles fin ?

    Quand les hommes le voudront bien. Une telle situation repose entre leurs mains.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (phare de Berck-Plage 2010 archive personnelle)

  • Pétition contre vaccins Gardasil et Cervarix

    Je viens de signer sur le site de L'institut pour la Protection de la Santé Naturelle la pétition contre les vaccins Gardasil et Cervarix.

    Le Professeur Joyeux exprime bien l'inutilité voire la dangerosité de ces deux vaccins.

    Et comme soignant, mère et grand-mère il n'est pas admissible d'envisager la vaccination de nos enfants par ces vaccins.

    La santé est un bien personnel très précieux. Elle est à garder et protéger. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr