Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • De la rue du Bac au Sacré Cœur de Montmartre

    sacré coeur,a de ratisbonneLa médaille miraculeuse de la rue du Bac, le 20 janvier 1842, était portée notamment par Alphonse de Ratisbonne (1/5/1814-6/5/1884), homme d'une bonne famille, détestant la religion catholique. Comme il était un esprit fort, il portait la médaille offerte par un ami. Lors d'un voyage en Italie, entrant à Rome dans l'église Saint André des Frères en compagnie de monsieur de Bussière, ce dernier - qui s'était absenté - le retrouva un peu plus tard réclamant un prêtre, agenouillé et sanglotant. Que s'était-il passé ? Ceci : « Je vis, ô mon Dieu, une seule chose ! Toute description, quelque sublime qu'elle soit, serait une profanation de l'ineffable Vérité. Je saisis la médaille de la Vierge rayonnante de grâces ! C'était Elle ! Comment dire ce que je ressentais...J'éprouvais un total changement, la joie la plus ardente, et moi qui ignorais tout de la religion, je savais tout ! » Après cela, il fit face à sa famille et à son entourage, devint prêtre, développa avec son frère Théodore la congrégation Notre Dame de Sion, se dévouant sans compter. Tel est évoquée la conversation d'Alphonse de Ratisbonne au chapitre 21 du livre d'Hélène Bouvier « Entre les mains de Dieu », éditions Le temps présent, novembre 2009.

    Ce livre s'achève par un chapitre 26 intitulé : Un haut lieu spirituel : le Sacré Cœur. En cet endroit se tient un adoration perpétuelle du divin, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Ce pic monumental spirituel, implanté sur une des collines de Paris, est une sorte de paratonnerre, pierre levée de notre époque. En ce lieu, la prière apporte à l'univers beaucoup de positivité. Cette affaire de Sacré Coeur remontait à Louis XIV auquel, par Marguerite Marie Alacoque, religieuse à Paray le Monial, le Christ le 27 décembre 1673 avait demandé que la France soit consacrée au Sacré Cœur et que soit bâtie une église consacrée au monde entier. Le roi ne reçut pas le message. Et c'est après la guerre de 1870 que « par Vœu national, la France fut consacrée. On bâtit rapidement la basilique grâce à l'aide matérielle de tous les Français. Il y eut cependant de nombreuses difficultés à résoudre. C'est une sainte femme, mariée et mère de famille, Mme Royer, qui avait eut elle-même des messages et des visions du Christ, qui fournit les indications nécessaires à l'élévation de la basilique. Elle désira toutefois demeurer dans l'anonymat et mourut en 1924, après avoir eu la joie de voir la basilique achevée. » A droite du maître autel se trouve une statue du Christ entre les mains duquel toutes les peines peuvent être remises.

    Parisien ou francilien, n'hésitez pas à « monter au Sacré Cœur ». Vous y trouverez la paix. Et vous pourrez demander aussi la paix pour vos proches, vos amis et le monde.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Catherine Labouré (2 mai 1806-31 décembre 1876)

    Voici, tiré du Net à partir de ce qu'a écrit l'abbé Laurentin, les messages principaux donnés à Catherine Labouré, Fille de la Charité du 140 rue du Bac à Paris.

    Catherine a trois visions principales, au cours d'une vie qui sera très silencieuse, humble et efficace dans le service aux autres.

    Le premier événement se situe le soir du 18 juillet 1830, en la veille de la fête de Monsieur Vincent – saint Vincent de Paul. La religieuse qui dirige cette soirée évoque la grande piété de ce fondateur envers la Vierge Marie. Catherine , simple novice, boit ses paroles. Plus jeune, elle a vu Monsieur Vincent en songe, puis l'a reconnu sur un tableau dans une église. Elle voudrait tant voir la Sainte Vierge qu'elle a pris pour maman, à 9 ans lors du décès de sa maman de la terre, lui déclarant : « Maintenant, tu seras toujours maman. ». Catherine est emportée par un nouvel élan : « Je me suis couchée avec la pensée que cette même nuit, je verrais ma Bonne Mère. il y avait si longtemps que je désirais la voir ! »

    Et c'est ce qui arrive :
    «Enfin, à 11 heures et demie du soir, je m'entendis appeler par mon nom :
    - Ma soeur, ma soeur!
    - M'éveillant, j'ai regardé du côté où j'entendais la voix qui était du côté du passage. Je tire le rideau. Je vois un enfant habillé de blanc, âgé à peu près de quatre à cinq ans, qui me dit : — Levez-vous en diligence et venez à la chapelle, la Sainte Vierge vous attend! - Aussitôt la pensée me vient - Mais on va m'entendre! — Cet enfant me répond : (il répond à sa pensée) — Soyez tranquille, il est 11 heures et demie, tout le monde dort bien. Venez, je vous attends. Je me suis dépêchée de m'habiller, et me suis dirigée du côté de cet enfant, qui était resté debout, sans avancer plus loin que la tête de mon lit. Il m'a suivie, ou plutôt je l'ai suivi, toujours sur ma gauche, portant des rayons de clarté partout où il passait. Les lumières étaient allumées partout où nous passions : ce qui m'étonnait beaucoup. Mais bien plus surprise, lorsque je suis entrée à la chapelle... la porte s'est ouverte, à peine l'enfant l'avait touchée du bout du doigt.»

    «Mais ma surprise a été encore bien plus complète, quand j'ai vu tous les cierges et flambeaux allumés : ce qui me rappelait la messe de minuit. Cependant je ne voyais point la Sainte Vierge. L'enfant me conduisit dans le sanctuaire, à côté du fauteuil de Monsieur le Directeur. Et là, je me suis mise à genoux, et l'enfant est resté debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si les veilleuses ne passaient pas par la tribune. Enfin, l'heure est arrivée, l'enfant me prévient. Il me dit : - Voici la Sainte Vierge. La voici. - J'entends comme un bruit... comme le frou-frou d'une robe de soie, qui venait du côté de la tribune, auprès du tableau de saint Joseph, qui venait se poser sur les marches de l'autel, du côté de l'Évangile, dans un fauteuil pareil à celui de sainte Anne. - Pourtant, ce n'était pas sainte Anne qui était dans ce fauteuil, mais la Sainte Vierge seulement... Ce n'était pas la même figure de sainte Anne... Je doutais si c'était la Sainte Vierge. Cependant l'enfant qui était là me dit : - Voici la Sainte Vierge. - A ce moment, il me serait impossible de dire ce que j'ai éprouvé, ce qui se passait au-dedans de moi. Il me semblait que je ne voyais pas la Sainte Vierge.»

    Tout ce début a les apparences d'un rêve, mais tissé de précisions réalistes qui cadrent mal avec un rêve. Catherine craint le passage des veilleuses qui circulent la nuit dans la tribune latérale. Elle doute de l'identité de la Vierge. Debout dans le choeur, elle observe attentivement le fauteuil où la visiteuse est assise en face d'elle, sur les marches de l'autel. Il est pareil à celui du tableau accroché au-dessus du reliquaire de Monsieur Vincent (celui où sainte Anne enseigne sa fille, la petite Vierge Marie).

    L'enfant répète : «Voici la Sainte Vierge. Mais Catherine ne réalise pas. Elle reste à distance, près du fauteuil de M. Richenais, placé là en vue de la grand-messe de saint Vincent. «C'est alors que cet enfant me parla, non plus comme un enfant, mais comme un homme : le plus fort et des paroles les plus fortes. Alors, regardant la Sainte Vierge, je n'ai fait qu'un saut auprès d'elle, à genoux sur les marches de l'autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge. " Là, il s'est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j'ai éprouvé. Elle me dit comment je devais me conduire envers mon directeur, et plusieurs autres choses que je ne dois pas dire; la manière de me conduire dans mes peines.»

    Je note un fait important : Catherine a les mains appuyées sur les genoux de la Vierge. Le contact physique, ici, est permis, ce qui est très rare.

    La Vierge lui montre «de la main gauche le pied de l'autel». C'est là que je dois venir «me jeter y répandre mon cœur», continue Catherine. «Je recevrai toutes les consolations dont j'aurai besoin. [... 1 Je lui ai demandé tout ce que signifiaient toutes ces choses que j'avais vues. Elle m'expliqua tout.»

    Quelles explications Catherine a-t-elle entendues, durant cette rencontre intime, au contact de NotreDame? Elle a tenté de le transcrire, à la fin de sa vie, quarante-six ans après l'apparition, le 30 octobre 1876, par deux fois. Nous établissons la version la plus complète possible en collationnant les deux rédactions (éditées en synopse dans CLM 1, p. 352-357).

    «Mon enfant, le Bon Dieu veut vous charger d'une mission. Vous aurez bien de la peine, mais vous vous surmonterez en pensant que vous le faites pour la gloire du Bon Dieu. Vous connaîtrez ce qui est du Bon Dieu. Vous en serez tourmentée, jusqu'à ce que vous l'ayez dit à celui qui est chargé de vous conduire. Vous serez contredite. Mais vous aurez la grâce. Ne craignez pas. Dites tout avec confiance et simplicité. Ayez confiance. Ne craignez pas. Vous verrez certaines choses. Rendez-en compte [c'est-à-dire :1 ce que vous verrez et entendrez.»

    Ce que Catherine devra dire, avec confiance, ce sont les visions et paroles qui lui seront données. Ce sera la Médaille qu'elle sera bientôt invitée à faire frapper. L'apparition conclut :
    «Vous serez inspirée dans vos oraisons, rendez-en compte.»

    Cette promesse d'assistance est suivie par l'annonce de malheurs :
    «Les temps seront mauvais. Les malheurs viendront fondre sur la France. Le trône sera renversé. Le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes (la Sainte Vierge avait l'air très peinée en disant cela)». Mais venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur : grands et petits. Des grâces seront répandues particulièrement [sur les] personnes qui les lui demanderont.
    «Mon enfant, j'aime à répandre les grâces sur la Communauté en particulier. Je l'aime beaucoup, heureusement. [Et pourtant] j'ai de la peine. Il y a de grands abus sur la régularité. Les règles ne sont pas observées. Il y a un grand relâchement dans les deux Communautés. Dites-le à celui qui est chargé de vous, quoiqu'il ne soit pas supérieur. Il sera chargé d'une manière particulière de la Communauté. Il doit faire tout son possible pour remettre la Règle en vigueur. Dites-lui de ma part, qu'il veille sur les mauvaises lectures, les pertes de temps, et les visites. «Lorsque la Règle sera [remise en vigueur, il y aura une Communauté qui viendra se réunir à la vôtre. Ce n'est pas l'habitude. Mais je l'aime... Dites qu'on la reçoive. Dieu les bénira, et elles y jouiront d'une grande paix.» C'est en 1850, que se réalisera cette prédiction deux Communautés entrèrent dans la famille de saint Vincent : celle des Soeurs de la Charité, fondée par Élisabeth-Ann Seton (devenue depuis lors, la première sainte canonisée des États-Unis), puis celle des Sœurs de Charité d'Autriche, fondée par Léopoldine de Brandis.
    «La communauté jouira d'une grande paix. Elle deviendra grande» conclut Notre-Dame.

    Mais c'est pour enchaîner sur l'annonce de troubles imminents. «De grands malheurs arriveront. Le danger -sera grand. Cependant, ne craignez point, dites de ne point craindre! La protection de Dieu est toujours là d'une manière toute particulière, et saint Vincent protégera la Communauté (la Sainte Vierge était toujours triste). Mais je serai moi-même avec vous. J'ai toujours veillé sur vous. Je vous accorderai beaucoup de grâces. Le moment viendra où le danger sera grand. On croira tout perdu. Là, je serai avec vous! «Ayez confiance, vous connaîtrez ma visite et la protection de Dieu, et celle de saint Vincent sur les deux Communautés. Ayez confiance! Ne vous découragez pas. Là je serai avec vous. Mais il n'en est pas de même des autres Communautés. Il y aura des victimes. (La Sainte Vierge avait les larmes aux yeux, en disant cela.) Pour le clergé de Paris, il y aura des victimes : Monseigneur l'Archevêque (à ce mot, des larmes à nouveau) mourra.»

    Cette prédiction n'aura pas de réalisation en 1830. Il ne s'agit pas non plus de la mort de Mgr Affre, tué sur les barricades de juin 1848. L'autographe de Catherine, précise le temps : quarante ans après la vision de 1830. Il s'agirait donc de la mort de Mgr Darboy en 1871. Catherine n'a malheureusement consigné cette interprétation qu'en 1876 : post factum, mais elle se souvient l'avoir dit à M. Aladel bien des années avant, précise-t-elle «A ces mots je pensai : Quand est-ce [que ce] sera? J'ai très bien compris quarante ans.» (La deuxième rédaction ajoute : «et, dix ans après la paix».) «A ce sujet, M. Aladel me répondit - Savons-nous si vous y serez et moi aussi ?» Je lui ai répondu «D'autres y seront, si nous n'y sommes pas.» L'apparition insistait sur les malheurs proches : «Mon enfant, la croix sera méprisée. On la mettra par terre. Le sang coulera. On ouvrira de nouveau le côté de Notre Seigneur. Les rues seront pleines de sang. Monseigneur l'Archevêque sera dépouillé de ses vêtements. (Ici la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage.) «Mon enfant, me disait-elle, le monde entier sera dans la tristesse.»

    Enfin la vision commence à communiquer à Catherine des projets qui se préciseront plus tard : la nouvelle Association d'Enfants de Marie que devra fonder son confesseur; on y célébrera «en grande pompe» le Mois de Marie, et celui de saint Joseph; «il y aura beaucoup de dévotion au Sacré-Coeur».

    Reprenons ici l'autographe de 1856 où Catherine raconte la fin de l'apparition.
    «Je suis restée je ne sais combien de temps. Tout ce que je sais, [c'est quel quand elle est partie, je n'ai aperçu que quelque chose qui s'éteignait, enfin plus qu'une ombre qui se dirigeait du côté de la [future] tribune [à droite], [par] le même chemin qu'elle était arrivée. Je me suis relevée de dessus les marches de l'autel, et j'ai aperçu l'enfant, [là] où je l'avais laissé.» Il me dit : «Elle est partie.»
    «Nous avons repris le même chemin, toujours tout allumé, et cet enfant était toujours sur ma gauche. Je crois que cet enfant était mon ange gardien, qui s'était rendu visible pour me faire voir la Sainte Vierge, parce que j'avais beaucoup prié pour qu'il m'obtienne cette faveur. Il était habillé de blanc, portant une lumière miraculeuse avec lui, c'est-à-dire qu'il était resplendissant de lumière : âgé à peu près de quatre à cinq ans. " Revenue à mon lit, il était 2 heures du matin [... 1. J'ai entendu sonner l'heure. Je ne me suis point rendormie.» L'équipée a donc duré deux heures et demie, et Catherine, très lucide jusqu'au matin, est sûre de n'avoir pas rêvé.
    Mais comment dire cela au confesseur si dissuasif. Elle en est tourmentée, mais finit par obéir. Sans succès. M. Aladel ne voit là qu'illusion et imagination. Ses préoccupations concordent pourtant avec le message. Il travaille au renouvellement de la «Compagnie». Mais il se dit : de quoi se mêle cette jeune soeur? Et la perspective d'être promu fondateur le choque. Flatterie déguisée sous les dehors d'une mission! Enfin cette prophétie de malheur sur une nouvelle révolution lui parait invraisemblable. Le transfert des reliques de Monsieur Vincent a manifesté une grande ferveur dans le peuple, et la rapide conquête de l'Algérie «promet à la France une grande prospérité», lui semble-t-il.

    Et voilà qu'éclate la révolution de 1830 : 27-29 juillet, les Trois Glorieuses, avec renversement du roi, et les troubles sanglants qui avaient été annoncés. «Même l'archevêque de Paris a été l'objet de la fureur de la populace, obligé de se travestir et de se cacher. On croit voir reparaître les mauvais jours de 1793» constate M. Étienne. Enfin, la protection des Lazaristes et Filles de la Charité s'est vérifiée. Les menaces de jeunes émeutiers se sont arrêtées à la porte de la Maison. Contrairement à toute vraisemblance, la parole de Catherine - «un évêque poursuivi trouvera abri chez les Lazaristes» — s'est réalisée en la personne de l'archevêque Frayssinous, ministre des cultes, qui vint demander l'hospitalité à M. Salhorgne, supérieur général. Aladel écoute donc Catherine avec plus d'intérêt, mais «sans lui donner à entendre qu'il attachât la moindre importance à ses visions». Catherine revient aux confessions normales, ordinaires. Le confesseur espère que ce sera durable.

    Mais non, quatre mois plus tard, la voici porteuse d'une consigne précise : Faire frapper une médaille à l'effigie de l'Immaculée, qu'elle a vue rayonnante des dons de Dieu. Le 27 novembre en effet, elle a été saisie à nouveau d'un «grand désir de voir la Sainte Vierge «Désir si fort que j'avais la conviction que je la verrai belle dans son plus beau.» «J'ai aperçu la Sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph [... 1 Debout, habillée de blanc, une taille moyenne, la figure si belle qu'il me serait impossible de dire sa beauté. Elle avait une robe de soie blanc aurore.» C'est à 5 heures et demie du soir, pendant l'oraison, «dans un profond silence». La Vierge n'apparaît plus à gauche, mais à droite, plus près du maître-autel. Catherine n'a pas eu à se déplacer. Elle a vu de sa place (en avant, à droite) où elle méditait dans les rangs serrés des sœurs. Et personne ne s'en est aperçu.

    Aladel l'accueille fort mal, et rien ne sera noté sur l'heure. Mais voici ce qu'il a retenu de la confidence de Catherine : «La novice a vu dans l'oraison un tableau représentant la Sainte Vierge telle qu'elle est ordinairement représentée sous le titre d'Immaculée Conception, en pied et tendant les bras. [Elle était] vêtue d'une robe blanche et d'un manteau de couleur bleu argenté, avec un voile aurore. Il sortait de ses mains comme par faisceaux, des rayons d'un éclat ravissant. [La soeur] entendit au même instant une voix qui disait : "Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux hommes."» Autour du tableau, elle lut, en caractères d'or, l'invocation suivante :
    «O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.» L,'autographe de Catherine précise ses sentiments d'alors : «Ici je ne sais m'exprimer sur ce que j'ai éprouvé, et ce que j'ai aperçu : la beauté et l'éclat, les rayons «Je répands [ces grâces] sur les personnes qui me les demandent [entendit Catherine. Elle me fit] comprendre combien il était agréable de prier la Sainte Vierge et combien elle était généreuse envers les personnes qui la prient. Que de grâces elle accordait aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.
    «A ce moment, on j'étais, ou je n'étais pas, je jouissais, je ne sais.» Aladel continue son récit en termes qui coïncident laconiquement avec ceux de Catherine : «Quelques moments après, ce tableau se retourne, et sur le revers, elle distingue la lettre M surmontée d'une petite croix, et, au bas, les saints Cœurs de Jésus et de Marie. Après que la sœur eût bien considéré tout cela, la voix lui dit :
    "Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle, et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété cette courte prière, jouiront d'une protection toute spéciale de la Mère de Dieu ".» Voilà comment Aladel racontera plus tard l'apparition. Mais sur le moment, il l'accueille fort mal. Ce retour des visions est mauvais signe : - Pure illusion ! rétorque-t-il. Si vous voulez honorer Notre Dame, «imitez ses vertus», et gardez-vous de l'imagination ! Catherine se retire, apparemment calme, «sans s'inquiéter davantage», constate le confesseur (n° 52, CLM 1, p. 220). Mais cela tient avant tout à sa maîtrise d'elle-même, et à la grâce promise, car le choc a été rude. Soulagée d'avoir osé parler, elle tente maintenant d'obéir. Aladel s'est si peu intéressé au message qu'il n'a jamais retenu la date de cette première apparition : 27 novembre. Catherine la rappellera beaucoup plus tard, en 1841. Il n'a pas davantage mesuré combien de jours après l'événement, Catherine vint lui en faire part. L'important pour lui, c'est de l'inviter fermement à ne point y revenir.

    Mais voici qu'en décembre 1830 Catherine revoit le «tableau». Elle rédigera plus tard le récit de cette troisième apparition de Notre Dame : deuxième de la médaille, troisième et dernière de la Vierge. Elle «n'a pas remarqué le temps», c'est-à-dire la date. Comme le 27 novembre, c'est à 5 heures et demie, après le point de la méditation. Et c'est le même signal : le frou-frou d'une robe de soie. Cette fois, elle vient de derrière l'autel, et la médaille se présente au centre, un peu en arrière du tabernacle. La Vierge a la même robe montante, couleur d'aurore, et le même voile bleu. Les «cheveux en bandeaux couvrent une espèce de serre-tête garni d'une petite dentelle de la longueur de deux travers de doigt», précise-t-elle minutieusement. Les rayons issus des mains «remplissaient tout le bas de manière qu'on ne voyait plus les pieds de la Sainte Vierge». Et cette fois encore, «une voix»se fait entendre, au fond du chœur : - Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui les lui demandent. L'apparition a le caractère d'un adieu. Catherine reçoit cet avis : Vous ne me verrez plus, mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons.

    Ces trois manifestations ont eu lieu à la chapelle de la rue du Bac. Seules, des communications ou inspirations intérieures les prolongeront.

    La médaille, dite « miraculeuse » par le peuple, est distribuée très tôt, notamment lors de l'épidémie de choléra de 1832 qui fait à Paris 20.000 morts. Le cap des 500 000 exemplaires est franchi à l'automne 1834. Dés lors, le mouvement se répand à l'échelle mondiale. Cette fulgurante expansion s'accompagne de conversions, guérisons, protections qui alimentent les conversations quotidiennes.
    La médaille est le signe d'une présence amie et puissante Celle de Marie dans la communion des Saints dans la lumière du Christ, à l'ombre de la croix, sous le signe du seul Amour figuré en forme de cœur sur le revers de la Médaille. Ce qui avait été demandé à Catherine se réalise.

    Ce 15 août 2014 au matin j'étais rue du Bac où il y avait foule, débordant sur le trottoir extérieur. Pour mémoire, à l'époque de Catherine, une autre religieuse sœur Rosalie Rendu (2 mai 1806-31 décembre 1876) œuvrait à Paris du côté de la rue Mouffetard. Sœur Rosalie est inhumée au cimetière Montparnasse. Sœur Catherine elle, se trouve dans la chapelle de la rue du Bac, ainsi que Louise de Marillac. Monsieur Vincent, décédé le 27 septembre 1660, est au 95 rue de Sèvres, son cœur reposant au 140 rue du Bac.

    Avant de partir, Catherine Labouré dit : « Je m'en vais au ciel... voir Notre Seigneur, sa Mère et saint Vincent. » Le 140 rue du Bac est pour Paris et l'Ile de France un lieu de grâces répandues où Marie est venue visiter la terre. Ouverture tous les jours à partir de 7 h 45 (8h15 les jours fériés) jusqu'à 19 h00. Pour les personnes éloignées géographiquement, la médaille est aussi source de faveurs divines. Il suffit de les demander avec la foi du cœur.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Conseils pour le bonheur

    Il s'agit de 10 conseils donnés par le Pape François le 7 juillet 2014, des propos de bon sens, ce pourquoi je les propose ici.

    « Vivre et laisser vivre. Les Romains ont un dicton qui dit « Allez et laisser les gens aller de l'avant. » Vivre et laisser vivre, c'est le premier pas vers la paix et le bonheur. 

    Se donner aux autres. Quelqu'un d'isolé court le risque de devenir égoïste. Et l'eau stagnante est la première à se corrompre.

    Se mouvoir avec bienveillance et humilité. Dans un roman argentin le héros raconte que, jeune, il était comme un torrent de montagne qui bousculait tout ; devenu adulte il était comme un fleuve qui allait de l'avant puis, devenu vieux, il avançait, mais lentement, endigué. J'aime cet adjectif, endigué : c'est la capacité à se mouvoir avec bienveillance et humilité. Les aînés ont cette sagesse, ils sont la mémoire d'un peuple. Et un peuple qui ne se soucie pas de ses personnes âgées n'a pas d'avenir.

    Jouer avec les enfants. La société de consommation nous a amené l'angoisse de perdre la saine culture du loisir : lire, profiter de l'art. J'aime demander aux jeunes mamans : « Combien avez-vous d'enfants ? Jouez-vous avec eux ? »  Les enfants sont la clé d'une culture saine. C'est difficile pour les parents qui vont travailler tôt et reviennent quand leurs enfants sont endormis. C'est difficile, mais il faut le faire.

    Passer ses dimanches en famille. L'autre jour j'ai rencontré le monde de l'université et celui du travail et, à chacun, j'ai rappelé qu'on ne travaille pas le dimanche. Le dimanche, c'est pour la famille.

    Aider les jeunes à trouver un emploi. Nous devons être créatifs avec les jeunes. Faute de travail, ils peuvent tomber dans la drogue ou se suicider. Et il ne suffit pas de les nourrir : il faudrait inventer pour eux des cours pour être plombier, électricien, couturier...La dignité permet de ramener du pain à la maison.

    Protéger la nature. Nous devons prendre soin de la création et nous ne le faisons pas. C'est un de nos plus grands défis.

    Oublier rapidement le négatif. Le besoin de dire du mal de l'autre est la marque d'une faible estime de soi. Cela veut dire que je me sens tellement mal que, au lieu de me relever, j'abaisse l'autre. Il est sain d'oublier rapidement le négatif.

    Respecter ceux qui pensent différemment. On peut aller jusqu'au témoignage avec l'autre, du moment que les deux progressent dans ce dialogue. Mais la pire chose est le prosélytisme religieux, celui qui paralyse : « Je dialogue avec toi pour tu convaincre. » Ça, non. Chacun dialogue depuis son identité. L'Église croît par l'attraction, non par le prosélytisme

    Rechercher activement la paix. Nous vivons dans une époque où les guerres sont nombreuses.(...) La guerre détruit. Et l'appel à la paix a besoin d'être crié. La paix évoque parfois le calme, mais la paix n'est jamais la quiétude : c'est toujours une paix active. »

    On peut oublier le prosélytisme religieux. Oublier aussi le dimanche en famille, pas toujours possible pour ceux qui travaillent en milieu hospitalier par exemple.

    Ces paroles de bons sens répondent à une question posée par un journaliste argentin « Quelle est la recette du bonheur ? », cela au milieu d'un groupe d'émigrés argentins à la Maison Sainte Marthe. Ceci a été relaté dans le journal La Croix du 27 juillet 2014 par Nicolas Senèze.

    Si quelques points de ces lignes peuvent vous aider au quotidien, j'en serai heureuse !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr