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  • Yvonne-Aimée de Jésus, Trinité, harmonie

    Ce dimanche 15 juin 2014 est fêtée la sainte Trinité. Le Trois en Un, la notion de Trinité, est fort ancienne. Chez les chrétiens, elle s'exprime par des échanges entre les trois personnes que sont le Père, le Fils et le Saint Esprit dont l'effusion sur le groupe des apôtres de Jésus a été fêtée dimanche dernier, 8 juin, lors de la fête de la Pentecôte. On peut décrypter ainsi cet évènement.

    Mère Yvonne-Aimée de Jésus, religieuse augustine hospitalière à Malestroit, rappelait à l'époque des jours difficiles du Front Populaire que la France était protégée par la Vierge Marie. Elle précisait, dans sa lettre annuelle de 1937 adressée aux autres monastères du même Ordre : « La France est son royaume. Elle en a été officiellement sacrée Reine par Louis XIII. Elle ne peut la laisser sombrer... »

    C'est dès 1637 que le roi Louis XIII a consacré sa personne et son royaume à Marie « dans le secret de son cœur ». Avec Anne d'Autriche il prie et pèlerine pour avoir un descendant … attendu depuis des années. La Vierge Marie apparaît en 1637 à un religieux de Notre Dame des Victoires, dont la première pierre a été posée par le roi le dimanche 9 décembre 1629. Marie demande trois neuvaines à faire respectivement dans les trois lieux suivants : Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Parie et Notre-Dame des Victoires. Le frère Fiacre achève ces neuvaines le 5 décembre 1637. Jour pour jour, neuf mois après, naît le 5 septembre 1638 Louis-Dieudonné, futur Louis XIV. Et c'est dès que la reine est sûre de sa grossesse que Louis XIII publie officiellement, le 10 février 1638, l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie (Encyclopédie Marie, tome IV, Beauchesne 1956 p 714). Le roi, en sa 28 ème année de règne, écrit notamment ceci : « A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre » (décoration qui sera achevée par Louis XIV)

    Alors qu'elle est en voyage en Espagne en septembre 1934, Mère Yvonne-Aimée prend la plume pour les novices de Malestroit développant « le thème de la joie en communauté :

    "… Ne soyons pas sensibles à l'appréciation d'autrui … Libérons-nous de toute cause d'énervement.... Mettons de l'ordre dans notre vie … Mettons notre âme et notre cœur à notre ouvrage... Prenons les dehors de la bonne humeur pour agir de l'intérieur... Travaillons à rendre heureuse nos Mères et nos Sœurs. Pour cela :

    1° S'adapter aux autres ;

    2° Calmer nos susceptibilités ;

    3° Créer, autour de soi, une atmosphère d'optimisme, de cordialité, de bonne humeur.

    Je crains de trop vous en dire, mais ce n'est pas moi qui vous le dis, j'ai été puiser à la Source de la Vérité, j'étais seule à la chapelle, je suis entrée dans le sanctuaire, je me suis assise sur la marche de l'autel et là, j'ai puisé en Lui, le Bon Dieu qui n'a pas d'autres désirs que de nous faire participer à sa joie.

    Donc, mes petites sœurs, communions à la joie intime de la Sainte Trinité qui vit en nous... » (p 461 du livre de Paul Labutte «Yvonne-Aimée de Jésus » chez François-Xavier de Guibert)

    Le texte de Paul Labutte continue ainsi : « A cette lettre était jointe une autre, d'un registre différent, car elle avait, pour destinataire … Malikoko, chat de la cuisine de la clinique, qui venait … de lui écrire, par la plume de la Mère Econome ». 'Yvonne-Aimée, avant le couvent, avait accueilli ce chat errant dans les rues de Paris. Lors de son entrée au couvent de Malestroit, n'ayant trouvé personne pour recueillir Malikoko, elle l'avait emmené. D'où ces échanges. Paul Labutte poursuit : « Mon cher petit Malikoko

    Ta longue lettre m'a fait un immense plaisir... Tu rassembleras, sous le bois, tes frères et sœurs, tes parents et tes amis, les chiens et les petits oiseaux, tous les animaux qui auront permission de sortir et tu leur diras à tous ma tendre affection de protectrice.

    … Il faut être aimable dans la vie, mon cher petit Malikoko. Je sais que tu l'es heureusement, mais entretiens cette qualité qui sied fort bien à un petit chat de couvent. Dis à Mère économe de te donner en mon honneur une petite tasse de lait... »

    Mère Yvonne-Aimée, à son ouverture spirituelle, joignait une ouverture humaine égale et très concrète qui allait des humains aux animaux , aux plantes, à tout le créé. J'admire de telles qualité réunies. Et je désirais, à l'occasion de la fête de la Trinité, lier le ciel et la terre, les trois conseils prodigués aux novices pouvant être mis en œuvre au quotidien par tout le monde pour un vivre ensemble plus harmonieux, les autres règnes étant associés à cette harmonie.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Christian Jacq : Le voyage initiatique

    Un livre à lire pour qui visite les cathédrales afin d'en comprendre mieux les messages initiatiques semés tout au long des sculptures par les maîtres bâtisseurs. Le sous titre de ce livre paru en 1996 est Les trente-trois degrés de la sagesse.

    La quatrième de couverture indique : « Les sculptures romanes proposent souvent à l'homme un message spirituel. Ainsi, celles de la cathédrale de Metz illustrent les trente-trois degrés de la sagesse conduisant l'homme à la connaissance. De la graine au fruit, de l'arbre sec à l'arbre fleuri, le chemin est long et parfois périlleux qui mène, d'épreuves en défis, à la connaissance de soi et à l'accomplissement. »

    « Ce que tu fais te fait »est la maxime favorite des bâtisseurs (p 14).

    Et un récit explicatif nous est fait, par un certain Pierre Delœuvre Maître d'œuvre du XXème siècle, des symboles sculptés dans la pierre de la cathédrale de Metz. Christian Jacq précise en bas de page 17 que « Il est sans intérêt d'entrer ici dans les querelles de datation des sculptures. L'important est de savoir que le sculpteur initié qui les a exécutées transmettait les clefs majeures de son initiation, quelles que soient l'époque exacte du premier achèvement de l'Oeuvre et celle de sa restauration. »Il ajoute en page 19 : « Tout part de l'Égypte pharaonique où les confréries formaient de véritables États dans l'État. »

    Il existe des obstacles à l'initiation. Sept sculptures les représentent, conduisant du 1er au 7ème degré de l'initiation.

    Puis viennent les petits mystères, du 8ème au 19ème degré, de l'arbre sec à la lune. Précisons.

    8ème degré : L'Arbre sec ou la première prise de conscience

    9ème : L'Aigle ou l'intuition de la lumière

    10ème : Le Taureau ou l'intuition de la création en l'esprit

    11ème : Les Masques ou la dualité

    12ème : Le Dragon ou l'éveil conscient de la foi

    13ème : Le Dauphin ou le salut toujours possible pour qui le désire

    14ème : La Colombe ou la pureté rénovatrice

    15ème : L'Éléphant ou l'intelligence réceptive

    16ème : Le Serpent ou l'intelligence agissante

    17ème : L'Épée ou la perception de l'axe de lumière

    18ème : La Lune ou la réceptivité consciente

    19ème : Le passage de la Lune au Soleil

    Arrivent les grands mystères, du 20ème au 33ème degré. Soit ceci.

    20ème degré : Le Soleil ou la création intemporelle

    21ème : La Tempérance

    22ème : L'Homme au bandeau ou la contemplation intérieure du sacré

    23ème : Le Pélican ou Foi, Espérance, Charité

    24ème : Le Phénix ou le Feu éternel

    25ème : L'Aigle ou la royauté céleste

    26ème : Le premier Lion ou la royauté terrestre

    27ème au 30ème degré : Les quatre personnages l'amphore

    31ème : Le Lion ailé ou la royauté flamboyante

    32ème : L'Ange ou l'Homme à l'image de Dieu

    33ème : L'arbre fleuri ou la communauté des bâtisseurs

    Pour saisir un peu du contenu de ce livre, regardons au 21ème degré, La Tempérance, ps 121-124, qui paraît après le Soleil et la Lune. Cette Tempérance là « n'est pas la sobriété des gens raisonnables. ». Elle te convie « à assurer le gouvernement de ta vie », elle te convie « à boire. A boire une pure liqueur, comme disaient les alchimistes, un breuvage issu des sources de la sagesse ».

    La Tempérance verse un liquide d'un vase en un autre. Qu'est-ce à dire ? Il s'agit d'harmoniser en soi le plus et le moins. Explication : « A ce qui est en haut, (…) on dit : descends. A ce qui est en bas, on dit : monte. Si tu es en bas et que je veuille habiter en toi, il faut que je descende vers toi. C'est ce que fait le Créateur. Si tu deviens humble, le Créateur descend de sa demeure et s'installe en toi. »

    On peut imaginer que Soleil, actif, et Lune, passive, sont les deux vases de la Tempérance. Cette dualité est dépassée par le Maître d'Oeuvre qui sait mettre « les lumières en proportion, selon la loi du Nombre d'Or qui te fut enseignée lors du passage par les masques. Comment, d'ailleurs, pourrais-tu rejeter le jour au profit de la nuit, ou la nuit au profit du jour ? »

    Bonne lecture et mise en pratique de ces leçons de vie gravées dans la pierre qui conduisent à la connaissance et à l'harmonie ; « à passer de la réalisation personnelle à la réalisation communautaire » . « Oui, aime par amour de l'Amour. Ta Foi donnera naissance à une intelligence du cœur, l'Espérance lui donnera réalité, la Charité la reconnaîtra en chaque créature. Deviens hier, aujourd'hui et demain dans le même instant. » On peut ajouter : « Et demeure humble, car rien n'est jamais achevé ».

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Pentecôte :Vive l'Esprit Saint !

    La divine essence créatrice du monde, essence qui anime toute chose, est le très Saint Esprit.

    Voici ce qui est nommée Séquence à l'Esprit Saint chantée ce jour :

     

    « Toi, l'Esprit de Dieu, créateur.

    Toi, l'Esprit de Jésus Sauveur.

    Toi, l'Amour du Père et du Fils.

    Viens, Esprit de Dieu.

    « Toi, Lumière dans notre nuit.

    Toi, l'ami de tous les petits.

    Toi, le baume des cœurs blessés.

    Viens, Esprit de Dieu.

    « Toi qui est notre défenseur.

    Toi, l'ami des pauvres de cœur.

    Toi, qui laves les cœurs souillés.

    Viens, Esprit de Dieu.

    « Toi, la force de nos combats.

    Toi, le souffle de notre foi.

    Toi, l'espoir des corps abattus.

    Viens, Esprit de Dieu.

    « Toi, qui es artisan de paix.

    Toi, qui es le lien d'unité.

    Toi, qui es l'amour dans nos cœurs.

    Viens, Esprit de Dieu.

    « Toi, le feu de la vérité.

    Toi, le vent de la liberté.

    Toi, la joie du don de la vie.

    Viens, Esprit de Dieu. »

    Unité, espoir, souffle de vie, liberté, amour, joie... Que du positif !

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr