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  • Semences Liberté : Kokopelli

    Le numéro 5 reliant 2012/2013 de l'association Kokopelli met l'accent sur une alliance planétaire pour la liberté des semences. Kokopelli est situé dans le sud de la France. On apprend bien des choses importantes sur www.kokopelli-semences.

    Je suis très inquiète sur l'essai de capture des semences par certains alors que durant des millénaires les semences, sources de vie, sont passées de génération en génération, de l'un à l'autre, assurant la survie et la vie de l'espèce humaine dans des conditions aussi adéquates de possible.

    Il est heureux que, de par le monde, un certaine forme de résistance s'organise pour contrer cette appropriation des semences qui ont été offertes à tous et à toutes par notre mère Terre.

    Quand j'habitais la campagne, mon père faisait son jardin avec bonheur par plaisir et par exercice. J'assistais à des échanges réciproques entre jardiniers de boutures, de graines ou de plants.

    Actuellement, à Paris, les balcons bénéficient des boutures ou graines régulièrement données par une famille amie du Val d'Oise qui dispose d'un terrain où rayonne beauté et harmonie. Ou encore de bulbes qui me sont offerts. Au sud, en Pyrénées Atlantiques, une compagne d'escalade en montagne déguste citrons, oranges, thés, cafés, piments d'Espelette, poireaux, artichauts, salades, pommes de terre, tomates, haricots, oignons, échalotes, persil, ciboulette, thym, menthe, laurier, groseilles, framboises, fraises, pommes, poires, noix, raisins, kiwis, etc... de sa production ; c'est une personne aux mains vertes. Je cite ici intégralement un témoignage mis en page 35 de ce numéro de Kokopelli, illustré par une photo de l'auteur et de son petit-fils tenant ensemble une magnifique gerbe de blé qui les relie, et une autre photo de la belle laitue Drunken Woman dont Marcel Héraud - auteur de l'article – est le parrain.

    « Les graines potagères et les boutures ont toujours été deux spécialités de mon papa, disparu il y a une vingtaine d'années. Je puis vous assurer qu'il en a distribué des graines et des boutures, et, comme lui, j'ai voulu être autonome, ne pas être tributaire des semenciers et avoir des légumes au goût généreux et endémiques (adaptés au terroir) un peu par atavisme. Mais surtout pour le plaisir de faire, de donner et transmettre ce savoir paysan. Je fais des conférences sur les thèmes : « Pourquoi et comment faire ses graines ? » et une conférence avec atelier pratique « Comment faire ses boutures ? », avec chaque fois près de quatre vingt personnes. C'est l'occasion de donner quelques graines et de faire du prosélytisme pour Kokopelli.

    Depuis plusieurs années, j'expédie à Kokopelli le surplus de mes graines potagères et florales. Je parraine la laitue Batavia « Drunken Woman ». C'est une batavia au goût généreux et lente à la montée en graine ; ce qui permet de ne laisser que le cœur et manger les autres feuilles. Je ne regrette pas ce parrainage et je la cultive, comme le reste de mon grand potager, en agroécologie. Depuis 1981, je n'utilise que des tisanes de plantes pour traiter et fortifier les plantes en plus, bien sûr, des engrais verts, compost et fumier de cheval qu'une amie me donne et les résultats sont plus qu'excellents.

    Je me suis aperçu, au fils des ans, que lorsque l'on donne beaucoup, on reçoit aussi beaucoup. Et puis à l'automne, il y a le plaisir suprême « mettre ces graines de vie en colis » et les expédier à Kokopelli. C'est une émotion qui est unique. Ces graines de vie qui vont nourrir des gens et donner un sens à ce geste. Une joie profonde nous irradie et nous relie aux autres, elle est intense et sereine, une sérénité qui s'inscrit dans la durée. »

    L'air est gracieusement offert par la Terre. Il en est de même pour l'eau et les aliments. La compagne d'escalade du Vignemale a coutume de dire « La terre est généreuse ! », une terre travaillée au quotidien avec amour et constance.

    Je fais le vœu que les générations actuelles et futures continuent le plaisir de donner, d'échanger graines, boutures et plants en totale liberté de par le monde.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Vivez dans le Présent

    Telle est la consigne de la leçon six du livre de Sonia Choquette présenté sur ce blog le 6 mars 2014 sous le titre « Joachim via Sonia Choquette : leçons et buts de l'âme ». On a prise sur le présent. Le passé est non modifiable. Le futur pas écrit. Seul l'instant présent nous appartient. Chaque jour est neuf, page blanche à écrire. Le soir, cette page est écrite ; il n'y a pas à revenir sur les heures passées.

    Que nous dit Sonia et les guides du rayon de l'amour universel à propos du présent ? Des consignes très concrètes, de bon sens.

    Voici.

    On crée seulement quand notre attention est centrée sur le présent, dans l'ici et maintenant, libérant alors l'énergie nécessaire pour réaliser ce que l'on désire. On ne crée ni au passé, ni au futur. Or l'ego a le défaut de vouloir nous tenir dans le passé ou le futur, prétendant ainsi nous préserver des déceptions, du négatif, etc...Sonia écrit que l'ego « doit être entraîné à vivre dans le moment présent » (p.71) Or, quand elle fait une lecture intuitive, elle voit les habitudes passées de la personne et celles de ses vies passées, « l'âme transportant les mêmes données de conscience d'une incarnation à l'autre » (p.71)

    Vivre au présent permet de guérir le passé, ce vivre au présent demandant courage et discipline. Sonia propose alors l'exemple de sa maman, enfant durant la deuxième guerre mondiale. Perdue lors d'une évacuation de la Roumanie son pays natal, elle se retrouve en Allemagne en camp de concentration. Libérée à quinze ans, elle se marie à un soldat américain et démarre aux USA une nouvelle vie. Là, elle a plusieurs enfants et de nombreuses activités, ne parlant jamais de son passé douloureux et non positif. Sonia, elle, désire en savoir plus pour mieux comprendre sa maman et suggère un voyage en Allemagne. Résultat, elle voit « l'anxiété, la peur et l'immense tourment du passé apparaître sur son visage » (p.75)Le quatrième jour est plus douloureux encore, Sonia sentant le cœur de sa maman « frapper pour sortir de sa poitrine » (p.75). En quittant ce lieu, à la barrière, malgré l'hiver, cette maman voit des petites fleurs à l'entrée, les regarde, prend la main de son mari disant : «  Regarde, Paul, il y a des fleurs ici ! », des larmes coulant de ses yeux. Puis, tournée vers sa fille : « Rien ne peut arrêter la vie, Sonia, rien ! » (p.75) ajoutant « C'est un rêve que je ne tiens pas à revisiter. Il n'y avait alors aucune vie pour moi ; il n'est donc pas nécessaire de retourner en arrière et de la recréer maintenant »En souriant, elle a continué :  « Allons voir ce qu'il y a de nouveau en ville. » (p.76)Ils ont couru les magasins et passé une des meilleures journées qu'il soit.

    Vivre le présent c'est sortir du passé. «  ne pas se perdre dans les pensées du futur » (p.76). La qualité du futur sera meilleure si on vit à fond dans le présent les expériences de la vie. C'est un défi pour Sonia, un peu trop investie dans le futur. Elle a réalisé cela alors que sa fille aînée Sonia (madame Choquette a deux filles) lui téléphonait alors qu'elle passait la porte pour aller bosser sur son « futur ». Elle a hésité puis répondu au téléphone comme son esprit le lui criait. C'était grave. Sa fille venait de voir sa meilleur amie, sous ses yeux, projetée sur la route par une voiture. Et Sonia fille avait été manquée de peu. Sonia mère est revenue au présent. Son ego s'est tu. Cet accident s'est bien conclu, l'amie gymnaste étant remise quelques jours plus tard. « Le choc était un cadeau livré à mon âme. La possibilité de perdre ma fille ou son amie a réorienté mon attention en quelques secondes. » (p.77) L'important était que j'étais en vie et ces deux jeunes aussi.

    Sonia a toujours eu des buts et aime créer. Suite à ce choc, elle vit davantage au présent. Depuis cette prise de conscience, elle a constaté que plus elle vit au moment présent, plus ses créations sont facile et plus il y a de place dans sa vie pour « répandre la bonté » (p.78) comme elle le désire.

    On a choisi notre famille, nos proches. Père et mère sont les « vaisseaux sacrés » (p.78) qui ont permis notre passage vers l'école de la Terre. Pour cela, ils sont à respecter et honorer pour avoir accepter de le faire. Ils nous donnent les « premiers outils pour naviguer dans le monde » (p.78). Eux et nos proches font partie de notre école de l'âme. « Ils nous servent plutôt bien en fait » . (p.78) Il ne faut pas rester « coincé dans des drames d'enfance non résolus » ; il faut « reconnaître les limites de votre famille et comment elle vous a blessé ; vous devez lui pardonner et continuer à avancer. » (p.78) La famille est à voir comme « une partie de votre curriculum de l'âme » ; ainsi vous aurez perspective, compassion et motivation pour oublier toute colère ou rancune contre elle. « Aimez ces gens et réalisez qu'ils fouillent gauchement à travers l'école de la Terre, comme vous le faites. » (p.79) Sur terre on est tous étudiants « apprenant ensemble et les uns des autres » ; avoir des « attentes réalistes » (p.79) vis-à-vis de sa famille et des autres aide à se libérer du passé et du futur et favorise le vivre au présent.

    Il importe de regarder ce qui est réel et vrai dans sa vie présente, même si c'est dur. Quand on se sent blessé, quand on souffre, cela vient beaucoup de la peur d'un tourment dans le futur. L'exemple de Michael est démonstratif de cela. Cet agent publicitaire avait envie d'écrire, de faire de la musique. Ces désirs de son âme créatrice lui faisaient peur. S'il écoutait son esprit et stoppait son emploi que se passerait-il ? Il risquait de tout perdre et sa femme voudrait divorcer emmenant les enfants ! Il ne créérait pas, serait SDF … Terrorisé par ces perspectives, il oubliait sa créativité artistique s'isolant de sa famille, les peurs de l'ego le dominant. C'est à ce moment, alors que femme et enfants allaient le quitter, que Michael rencontra Sonia. Elle put le convaincre d'oublier le futur pour être pendant un mois dans le présent. Pour être efficace Michael se mit un sifflet autour du cou ainsi qu'à chaque membre de la famille avec la consigne de « siffler chaque fois qu'on le surprendrait à vivre dans le futur ; il entendrait donc un cri aigu » (p.80) signalant son manque de vigilance. Cela a marché. Après trois semaines pour entraîner son esprit, la fatigue liée au sifflet le décide à « centrer son attention sur le présent...plutôt que de seulement « essayer » de le faire .» (p.80) Sitôt ce choix fait, tout s'ouvre. Michael reprend écriture et musique. Il lance deux groupes de musique : l'un avec ses amis et jouant le soir, l'autre avec des enfants jouant aux fêtes enfantines. Si on l'interroge aujourd'hui sur le futur il répondra : « Je n'ai pas le temps de penser au futur. Mais si j'arrive à trouver une minute pour y penser, il s'avère très prometteur. » (p.80)

    « Demeurer centré dans le temps présent exige de l'entraînement. Remarquez ce qu'il y a devant vous maintenant. Devenez conscient des couleurs, senteurs, lumières, textures, paysages, goûts, sons et énergies. » Plus on est longtemps dans le présent, plus nos sens « enregistrent intensément le monde » (p.80). Le pouvoir et la liberté sont dans l'instant.

    En fin de leçon, Sonia propose des conseils selon le niveau auquel chacun peut être, du débutant au plus avancé.

    Pour un étudiant : « cessez de parler du passé ; gardez vos conversations centrées sur ce qui se passe en ce moment ; évitez les discussions à propos du « futur » - spécialement celles qui sont remplies de malheur et de tristesse ; une fois par heure, arrêtez-vous et nommez tout haut quelque chose qui est juste en en face de vous dans « l'ici et le maintenant » - tel qu'un calendrier, une horloge, la température ou les gens avec qui vous êtes – puis dites « Je suis ici et tout est bien, » ; exercez-vous à respirer lentement ; concentrez-vous sur une chose pendant quelques minutes chaque heure : une bonne tasse de thé, la température, la chaise sur laquelle vous êtes assis ou la conversation que vous êtes en train d'entretenir. » (p.82)

    Pour un apprenti : « descendez du transport en commun ou garez votre voiture à quelques pâtés de maisons de votre emploi, et marchez durant le reste du chemin, remarquant ce qui se passe dans les rues ; gardez les conversations téléphoniques centrées sur le présent et interrompez-les si elles sont entraînées dans la déception passée ou dans un futur effrayant ; parlez seulement de ce qui existe aujourd'hui – peu importe à quel point cela peut paraître insignifiant face au futur intimidant ou au passé oppressif ; demandez à votre Créateur de vous aider à demeurer centré sur cette journée-ci ». (p.82/83)

    Pour un compagnon : « chaque fois que vous retournez dans le passé ou avancez dans le futur, riez et demandez à Dieu prendre la relève ; soyez totalement présent. Que faites-vous ? comment vous sentez-vous ? faites-en plus ; enregistrez une salutation sur votre répondeur ou votre téléphone cellulaire et dites : « Laissez-moi un cadeau en me disant quelque chose de merveilleux à propos d'aujourd'hui. Le passé et le futur sont priés de ne pas laisser de message » ; recherchez du soutien et de la compagnie dans les organisations dont la philosophie est de vivre une journée à la fois, et travaillez étroitement avec elles. » (p.83)

    Pour celui qui est sur la voie de maîtriser cette leçon : « prenez votre temps pour déjeuner et savourez votre début de journée ; déplacez-vous à travers votre journée à une douce allure, profitant des gens que vous rencontrez ; respirez profondément, lentement et souvent ; profitez du temps, de l'espace et de la paix intérieure qui viennent avec le fait d'être dans le moment présent ».(p.84/85)

    Bon courage ! On est tous des êtres spirituels incarnés. Et pour avancer on ne possède que le présent !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Daims secourus en Alaska, histoire vraie !

    Cette histoire vient de m'être transmise pas une amie. Elle montre bien la vraie réalité, à savoir que toute la création est reliée en un UN unique. Ce fait réel fait grand bien. Il en existe certainement d'autres aventures de cet ordre de par le monde. Je ne joins pas les photos bien parlantes.

    « Les histoires de pêche sont parfois difficiles à croire, mais ce VRAI pêcheur a des photos pour prouver son histoire ...

    Tom Satre a dit au journal Sitka qu'il était avec un groupe de pêcheurs sur un bateau  de 62 pieds quand 4 jeunes daims à la queue noire ont nagé directement vers son bateau. Il coupa les gaz et les attendit... juste pour voir !
    Dès  que les daims rattrapèrent le bateau, ils l'ont encerclé et nous ont regardé  directement... Visiblement, ils avaient besoin d'aide.

    J'ai ouvert le  portillon du plat-bord où on accroche habituellement la passerelle quand nous sommes à quai, et nous avons aidé les animaux craintifs à monter sur le bateau.

    Jamais de ma vie de  pêcheur je n'avais vu ou entendu parler d'une chose  pareille !!!

    Les  photos du sauvetage montrent bien les bêtes sur le pont arrière du  bateau.

    Nous étionsen route vers Taku Harbor (sur la rive ouest de  l'Alaska). Une fois arrivés au  dock, le premier daim que nous avions retiré de l'eau s'est retourné comme s'il voulait nous dire  «MERCI», puis il a disparu vers les bois situés pas loin derrière le  port.

    Après quelques  calins... et un peu d'aide, deux autres bêtes l'ont suivi... mais le plus petit a eu besoin d'un coup d'pouce !
    La, c’est moi qui l'ai chargé dans une brouette pour lui faire faire un bout  d'chemin...
    C'est  ma fille Anna et mon fils Tom qui ont aidé le petit daim à se mettre sur ses  pattes.

    Étrange histoire ! Nous n'avons jamais su depuis combien de temps les animaux étaient dans cette eau glaciale, ni ce qu'ils fuyaient. Nous n'avons pas su non plus si ils étaient accompagnés  d'autres animaux qui n'auraient pas survécu.

    Plus tard, ma fille m'a dit quelle n'oubliera jamais cette expérience. Tous les gars qui étaient à bord ne l'oublieront pas non plus !

    Et si les daims ont de la mémoire... ils s'en rappelleront eux aussi ! »

    Cette aventure nous appelle à ouvrir encore davantage les yeux, à avoir des sens encore plus attentifs. Car du vivant ayant besoin d'aide on en a sans doute autour de nous au quotidien : animal, fleur, personne de la rue aussi. N'oublions pas cette unité qui fait que quand du créé souffre ou a besoin, on est concerné, appelé à offrir notre aide selon nos possibilités. De même que quand nous souffrons ou avons besoin c'est le monde entier autour de nous qui est concerné et appelé à nous aider.

    Très bonne semaine à tous et toutes en terminant par ce juste propos d'Isaac le Syrien " Qu'est-ce qu'un coeur compatissant ? C'est un coeur qui brûle pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes...

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr