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  • Sénat, violences enfants 14 juin 2013

    Vendredi 14 juin vers 7h30 sur la radio Europe 1 étaient interviewées Valérie Trierweiler et Céline Raphaël avant leur participation au colloque qui se déroulait ce jour là au Sénat sur le thème des violences faites aux enfants.

    Je n’ai pas pu malheureusement y participer pour entendre en direct les propos échangés.

    Toutefois j’ai scruté le programme et noté certaines interventions. Sur Europe 1 précisément.

    Les paroles de Valérie Trierweiler sur le regard des enfants placés, regard que l’on n’oublie pas souligne-t-elle, m’ont laissé perplexe. En effet, madame Trierweiler indiquait avoir visité plusieurs foyers pour enfants placés. De ces foyers jamais ouverts au grand public car fermés comme des prisons.

    Par contre, j’ai rencontré avant placement et après sortie de placement de ces enfants et leurs parents qui, les uns et les autres, ont une toute autre opinion sur le sens de ces regards.

    Pour ces concernés au premier degré, ces regards sont ceux d’enfants frappés par la violence d’une double peine : celle d’être brutalement arrachés sans enquête préalable à leur famille aimante et à leurs copains d’avant, celle d’être enfermés dans une « prison » censée être protectrice ; une prison quand même !

    Quant l’Inserm paraît dire qu’environ 10% des enfants seraient à surveiller, une autre voix s’élève pour affirmer qu’au moins 50% des enfants placés ne devraient pas l’être.

    Qui a raison ?

    J’ai cherché, en vain, sur le programme du Sénat, des témoignages de familles d’enfants placés.

    Certes, Céline Raphaël était là pour raconter sa pénible histoire. Se présentant sur Europe 1 comme ayant été des deux côtés, autrefois maltraitée chez elle puis placée, ensuite du côté des médecins soignants.

    Mais où sont les familles des enfants arrachés à tort pour subir une violence institutionnelle qui inclut des viols et des maltraitances nombreuses ?

    Mais où sont les anciens enfants placés qui n’oublieront jamais ce qu’ils ont subi en placement ?

    La maltraitance institutionnelle semble avoir été la grande oubliée de ce colloque. Maltraitance institutionnelle montrée dans le livre à paraître « Voyage au bout d’un enfer. Le scandale de la « détention » des mineurs en foyer ou famille d’accueil », F. Boisseau, en lecture chez plusieurs éditeurs, dont voici un extrait.

    Claire Brisset, le 13 novembre 2001, avait évoquée cette maltraitance institutionnelle lors d’un entretien avec Sandra Rude. Alors défenseur des enfants, Claire Brisset soulignait ceci :

    « Au niveau institutionnel, la maltraitance vient du manque d’écoute de la parole des enfants, du manque de respect pour ses droits, du manque de prise en compte de ce qu’ils disent ». (…)

    Elle indiquait plus loin, en réponse à la question « Comment lutter contre cette forme de maltraitance ? »

    « Il faudrait avant tout, une révolution culturelle. Nous vivons encore dans une société napoléonienne qui induit que les parents savent toujours mieux que les enfants. Une société où les puissants imposent leur point de vue aux autres. Nous sommes en retard, par rapport aux pays nordiques en particulier, où le rôle des médiateurs est beaucoup plus répandu.
    Eduquer les parents est une nécessité, afin qu’ils se rendent compte qu’ils doivent écouter leurs enfants et non plus leur imposer leur vue.

    Malheureusement pour l’heure, il n’y a que deux voies d’éducation majoritaires : le « Tais-toi, tu as tort » ou le laxisme « Tu es bien assez grand, débrouille-toi tout seul. »

    C’est une éducation culturelle profonde qu’il faut faire, afin que l’on rappelle aux enfants qu’ils ont des droits, mais pas tous les droits. Fixer des limites est très importante aussi. »

    Et, à l’heure où un spot télévisé « anticlaque » enfant est diffusé, il serait judicieux que tout un chacun ait aussi en tête la violence ordinaire entre adultes, violence à stopper.

    Diffuser du calme, de la paix, de la tendresse est autrement plus nécessaire que d’élever la voix.

     

    Alors pour tous et toutes une journée de joie, sans claque physique ou morale.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

     

     

     

  • Régine Salvat, le combat de Rémy

     

     

    rémy salvat.jpgEn février 2011, Régine Salvat a publié aux éditions Jean-Claude Lattès « Une histoire à tenir debout », le récit de la vie de son fils Rémy (1984-2008) qui, atteint d’une maladie rare invalidante, a mis fin à ses jours dans la nuit du 9 au 10 août par une overdose médicamenteuse..

    Comme pour d’autres cas, un courrier avait été adressé au Président de la République pour demander l’autorisation d’un départ réclamé par ce jeune qui allait dans une invalidité de plus en plus grande.

    Les circonstances du quotidien ayant amené hier, dans ma boîte à lettres, un numéro spécial mai-juin 2013 de l’Ordre National des Médecins intitulé « Accompagner un patient en fin de vie », j’ai pensé vous parler de Rémy dont j’ai rencontré la maman dans la cadre d’une association liant Solidarité et Handicap. Pour faire le lien, le numéro spécial évoqué donne la position de l’Ordre des médecins au sujet de l’euthanasie et un rappel des dispositions de la loi du 22 avril 2005 dite loi Léonetti. Des éclairages plus personnels sont apportés. Pour Gaëtan Gorce : « A terme, reconnaître à chaque malade la liberté de choisir les conditions de sa mort », la loi Leonetti étant mal appliquée car elle est l’objet d’interprétations erronées. Pour le Pr Régis Aubry « Nous devons être clairs sur les mots. Une sédation terminale n’est pas une euthanasie ! » ; sur le fond, la loi Leonetti change les rapports soignants et soignés, la personne malade devenant le décideur de ce qui la concerne alors que ce n’était pas jusqu’ici la tradition médicale.

    Dans la lettre adressée en mai 2008 au Président de la République, Rémy Salvat soulignait « Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu’on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances. » ; et encore : « Je sais qu’en France, il n’y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l’euthanasie. Cela m’empêche de vivre en paix (…) Il faut que la loi change ! ».

    Le drame de Vincent Humbert, je l’ai évoqué ici le 4 décembre 2007 sous le titre « Vincent et Marie Humbert ».

    Le cas de Rémy est génétique. C’est le syndrome d’Alpers qui a commencé à s’exprimer alors que Rémy avait 6 ans, et a donné lieu à des années d’errance avant de mettre nu nom sur ce qui se passait. Rémy a demandé à sa maman d’écrire son histoire pour que cela n‘arrive pas à d’autres.

    Sur le net on trouve des commentaires intéressants sur le livre de Régine Salvat, ainsi qu’un partage vidéo de 2011 entre Christophe Mangelle et l’auteur, vidéo que je vous recommande. Il se trouve souligné, notamment, que ce livre a permis de libérer la parole, la parole de Rémy et de ses parents, la parole de lecteurs concernés par une situation identique.

    Il y a aussi un diaporama sympathique de photos de Rémy avec sa jeune sœur et ses parents. On voit Rémy actif malgré tout, croquant la vie à belles dents.

    Sa maman le souligne : Rémy a su donner un sens à sa vie, jusqu’à la fin.  

    Voici ce qui est mis en 4ème de couverture du livre sur le combat de Rémy Salvat pour le droit de mourir.

    « Le hasard a voulu que Rémy soit atteint d’une maladie mitochondriale. Le hasard encore a voulu que les maladies rares, héréditaires et évolutives soient justement l’objet d’étude de sa mère. Elle est donc la première à percevoir les failles infimes de son fils. Pourtant les médecins, eux, refusent d’y croire. Dans un corps à corps entre la folie qui guette et la raison qu’il faut garder, cherchant à abattre ce monstre qui assaille son fils, Régine Salvat traverse la France, hante les couloirs d’hôpitaux dont elle essaie d’enfoncer les portes… Mais les plus difficiles à ouvrir sont celles que Rémy a fermées. Celles qui verrouillent son labyrinthe mental, son « monde de Rémy », celles qui pourraient expliquer : J’ai bien réfléchi. Je dois partir. Rémy aimait l’aïkido, le parachutisme, la philosophie, et Laëtitia.

    Quant à l’auteur, la maman Régine Salvat est biologiste médicale. Elle se partage entre Valmondois (95) et un domaine viticole près de Carcassonne.  Depuis l’enfance de Rémy, elle fait partie d’associations de soutien aux malades et leurs proches. Aujourd’hui, elle milite avec ferveur pour le droit à l’euthanasie en France. Quand la douleur se fait plus douce, elle écrit… Ce récit aura mis douze ans à voir le jour.

    Les maladies rares touchent un certain nombre de moins de 18 ans. Ce pourquoi je vous invite à la lecture de ce livre par ailleurs très bien écrit.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Lisieux, Thérèse, miracle.

    Le 1er juin 2013, deux jumeaux de sept ans, frère et sœur étaient baptisés en Bretagne. Cérémonie suivie le 2 juin de leur première communion.

    Cinq enfants de cet âge étaient concernés, préparés comme il convenait durant deux années avec une retraite adaptée à leur âge.

    Une préoccupation agitait la grand-mère paternelle des jumeaux : la perspective pour ce jour de fête des enfants d’une altercation sévère père/fils, je veux dire entre grand-père et père des jumeaux.

    Pourquoi ?

    Parce que ces deux là, semblables à deux rhinocéros au combat, ne cessaient de s’affronter depuis toujours. Ne se supportant pas car …si semblables !

    A tel point que le fils avait fait dire à son père qu’il ne souhaitait pas sa présence à ce double baptême. Un papa qui accueillait pourtant généreusement ses petits-enfants lors des vacances.

    Entre grand-père et grand-mère le parrain, choisi par les parents des jumeaux, musicien très doué, organiste brillant outre des qualités humaines et intellectuelles nombreuses, priait.

    Pendant plus d’un mois, j’ai assisté au quotidien cette grand-mère qui espérait décider son mari à rester à la maison ce 1er juin, écarté.

    Elle a utilisé tous les stratagèmes. Demandant, insistant, suppliant. Sollicitant l’avis d’un prêtre ami de la famille qui, raisonnablement, l’assura de ses prières, lui conseillant aussi de prier.

    Arrive la veille du départ. « Evidemment, je viens à cette cérémonie ! » déclare sans broncher le grand-père, à nouveau interrogé par son épouse sur son intention qui n’avait jamais varié.

    Départ très tôt d’Ile de France le samedi 1er juin des grands-parents et du parrain qui tient le volant.

    Route sans histoire. Repos chez une amie et préparatifs vestimentaires pour la cérémonie.

    Eglise.

    La petite fille arrive, toute en blanc, recueillie, tenant entre ses mains une marguerite blanche aussi haute qu’elle. Son frère suit, plutôt embarrassé par une fleur identique.

    Cérémonie de baptême priante, belle, dans le calme le plus parfait.

    Suit la partie détente, avec photos où le père et le fils, côte à côte et en harmonie, ont plus ou moins les larmes aux yeux.

    La maman des jumeaux est, elle aussi, très émue. Bientôt son baptême ? Sans doute.

    Une atmosphère d’entente et de famille unie règne tout au long du jour jusqu’au départ dans l’après-midi des grands-parents et du parrain.

    Que s’est-il donc passé pour que s’arrête, ce jour, le combat incessant père/fils ?

    La prière de la grand-mère. Une prière confiante et incessante, la semaine précédent la cérémonie, vers Thérèse de Lisieux à la famille si unie, si soudée.

    Et Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face a offert ce miracle d’entente pour que, le jour de fête des jumeaux, soit un jour immaculé, de toute beauté. Une journée accompagnée aussi d’un grand soleil au bord de la mer où ces baptêmes avaient lieu.

    Ce même 1er juin, une amie proche avait fait avec sa famille le trajet Bretagne Lisieux pour se recueillir près de sainte Thérèse, m’envoyant une photo de la basilique où brûlaient de multiples cierges de neuvaine.

    Je devais vous conter cet événement positif, ce miracle, parmi tant d’autres, de Thérèse de Lisieux pour deux jeunes enfants au cœur pur, ayant foi dans le divin, grandissant au plan spirituel autant que charnel.

    N’hésitez pas ! Demander l’aide de Thérèse !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr