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  • "Voyage au bout d'un enfer" F. Boisseau

     

    Chers lecteurs et lectrices,

    A plusieurs reprises, j’ai évoqué sur ce blog les injustices commises envers des enfants placés, souvent injustement.

    Pour être plus efficace, j’ai écrit un livre actuellement en lecture chez plusieurs éditeurs. Et, en avant première, je vais vous livrer quelques extraits de cet ouvrage.

    Voici le premier extrait de « Voyage au bout d’un enfer. Le scandale de la « détention » des mineurs en foyer ou famille d’accueil. »

    N’hésitez pas à me faire part de vos réactions et commentaires divers aux quels je ne manquerai pas de répondre le plus utilement possible.

    « Avant tout suivi antérieur des services sociaux, il arrive que l’on place un nouveau-né. Tel le bébé de ce couple du Nord, joyeux de la venue de son premier enfant. La naissance a lieu, sans difficulté. Suivent quelques jours en maternité. Et là, le drame ! Une employée s’imagine que la maman étouffe sa petite en l’allaitant.

    Aux prises avec une imagination galopante - la « folle du logis » - cette jeune personne pense encore que la maman va noyer son bébé en le baignant. Rien n’est bon pour cette salariée.

     

    Un cercle infernal se met en place. L’employée signale. Sur la seule base de cette déclaration non vérifiée par ses supérieurs, la toute jeune Clémentine est enlevée à sa maman. EIle est emportée, confiée par la Justice et les Services sociaux - bras exécutif d’une justice indépendante - à une première famille agréée rémunérée pour ce travail, pour commencer. Puis à une autre.

     

    Choquant ! D’autant plus qu’aucun contrôle n’a lieu 24 heures sur 24 dans les familles qualifiées d’accueillantes où peut se passer le meilleur et le pire.

    S’il y a désastre pour les parents de l’enfant, c’est encore pire pour Clémentine privée avec brutalité du bénéfice d’un allaitement au sein. Tout aussi grave cette enfant est coupée, sans raison, de l’affection de sa famille, exilée de l’indispensable : les bras aimants de ses parents, tout spécialement l’odeur, la chaleur, le toucher de la peau de sa maman.

     

    Cela après neuf mois ininterrompus en contact intime avec elle, l’entendant parler, chanter, l’accompagnant dans ses déplacements, participant au moindre de ses mouvements, percevant ses humeurs. Une jeune maman heureuse et gaie de la venue de cette enfant. Clémentine connaît bien aussi les caresses de la main de son papa à travers le ventre de sa mère, bercée également par les paroles de cette voix au timbre plus grave.

     

    Dans les deuils qui sont imposés à Clémentine, celui de la non information est présente. Pas une parole pour expliquer ce qui arrive. Le mur du silence s’abat sur elle. L’accable d’effroi. Elle devient un enfant objet, en vie oui, mais censée être dépourvue d’émotion. Ce qui pourrait être applicable à tous les enfants placés.

     

    Violentée par cet enlèvement inexplicable et inexpliqué Clémentine va, dorénavant, être lavée, nourrie, blanchie, certes. Privée de l’essentiel : la sécurité et l’amour de son cocon familial.

     

    Au nom de quoi ? Serait-ce là une autre variété du principe de précaution alourdi du défaut, grave, d’entraver une vie qui commence ? De bloquer ce jaillissement naturel qui permet de bien grandir ?

     

    Il faudra des mois d’une procédure acharnée avec l’aide d’un avocat local qui a pris à cœur la cause de cette petite pour que les parents de Clémentine retrouvent leur fille. Avec des traces visibles et durables pour eux, constamment sur le qui vive depuis le retour à la maison. Quant au bébé personne - sauf ses parents et des amis - ne se préoccupe de ce qu’on lui a fait endurer par une négligence hâtive. Personne ne songe aux conséquences. Aucun des responsables fautifs ne présente la moindre excuse.

     

    Nul n’a pensé, au niveau des décideurs, que l’absence d’amour peut faire périr.

    Nul n’a pensé à la chance de ce bébé de démarrer sa vie avec ce qui ce fait de mieux pour un  nouveau-né d’homme : le lait de sa maman. Comme le lait de la vache convient à son petit veau. Celui de la chèvre à ses chevreaux.

     

    Le placement de Clémentine aurait pu s’appeler « tentative d’homicide par imprudence ». »

    Extrait de « Voyage au bout d’un enfer. Le scandale de la « détention » des mineurs en foyer ou famille d’accueil. », Françoise Boisseau, à paraître.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

     

     

  • Le Vatican et les autres religions

    Pour ceux qui sont intéressés par le Vatican et les autres religions, cette fois avec le C dans l’Air du vendredi 15 mars 2013 animé par Yves Calvi, des échanges clairs avec la participation de monseigneur Michel Dubost évêque d’Evry, Dounia Bouzar donnant un point de vue du côté de l’islam, Jean-François Colosimo institut orthodoxe saint serge, Raphaël Draï professeur à Aix en Provence avec l’apport de la parole du côté du monde juif.

    Si la politique reste présente dans le monde aux ôtés du religieux, dans nombre de pays la séparation entre religion et pouvoir politique a fait émerger une laïcité indépendante. Cette laïcité fait les lois.

    On n’est pas encore dans une liberté de conscience accessible à tous qui permettrait un « turn over » religieux.

    Mais un dialogue interreligieux bien réalisé a déjà permis de purger un passé négatif ; par exemple, la notion de juifs perfides a disparu du vocabulaire des chrétiens et de leur pensée.

    Dounia Bouzar rappelle que le Coran reprend le livre commun aux trois religions monothéistes à partir de Moïse. Elle insiste avec beaucoup de bon sens et de raison sur le rapport de la religion à la laïcité ainsi que sur la manière dont chaque homme réceptionne le message religieux qui vient à lui, avec la subjectivité qui lui est propre.

    Il est une réalité pour tous : le fait de prier Dieu quand on se réveille la nuit, du moins en ce qui concerne les pratiquants religieux. Cet autre qui prie, ou qui ne prie pas s’il se dit athée, est à respecter : il est signe de l’altérité de Dieu.

    Et j’ajouterais aux religions représentées lors de cette émission les courants très présents en Asie : Bouddha et tous les autres guides dans lesquels des millions de personnes se retrouvent. Sans oublier les peuples d'Amérique du Sud vivant encore au sein des forêts qu'on leur dispuste et qui prient eux aussi.  

    Il est rappelé que l’homme, animal social qui contemple les étoiles dans la nuit, a besoin de religion. L’homme sacralise les instants de sa vie : il sacralise le boire, le manger, le sexe, en bref toutes ses activités. Le besoin de foi est un besoin naturel, universel, tout autant que celui de respirer ou de se nourrir. L’homme est aussi un animal cultuel qui construit des temples pour honorer son Dieu. Je peux dire dès l’âge de pierre. Croire c’est, quelque part, faire confiance à Dieu. En cet Etre supérieur que les civilisations depuis la nuit des temps ont respecté et vénéré, sous les formes subjectives par lesquelles les hommes pouvaient alors se le représenter.

    Le dialogue interreligieux est à poursuivre pour en faire jaillir le meilleur pour tous au quotidien.

    La vidéo de C dans l’Air vous en apprendra bien davantage.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Un Pape sympa à C dans l'Air

    A voir, l’heure de vidéo de C dans l’Air du jeudi 14 mars 2013 sur le nouveau pape François enfant de l’Argentine, cela jusqu’au mercredi 20 mars.

    Autour d’Yves Calvi présentateur de l’émission interviennent Odon Vallet, Pascal Boniface, Jean-François Colosimo, Michel Cool et, depuis Rome, Isabelle de Gaulmyn.

    L’émission est titrée « Un pape sympa ».

    Pourquoi ?

    Descendant d’émigrés italiens du Piémont François, né Jorge Mario BERGOGLIO en 1936 à Buenos Aires, a fréquenté l’école publique, mêlé à tout le monde. Plus tard, il a appris la chimie. Plus tard encore, saisi par l’appel du Christ, il est devenu jésuite acquérant alors – la formation des jésuites est ainsi faite – des connaissances éclectiques ainsi qu’une large ouverture d’esprit sur l’humain. La compagnie des jésuites à été fondée à Paris à Montmartre par Ignace de Loyola. Et les jésuites s’engagent par un vœu supplémentaire, spécifique, à l’obéissance au Pape.

    Ceci est rappelé ainsi qu’est rappelé que, lors de la précédente élection papale en 2005, François était l’autre Pape possible face au futur Benoît XVI. Le contexte d’alors a conduit le futur François à se retirer pour que soit élu Benoît XVI.

    Maintenant les besoins de l’église – 1 milliard 200 millions de personnes aux aspirations différentes selon les continents et les pays – cadrent avec ce que peut lui apporter François.

    Le futur Pape habitait seul dans un petit appartement proche de l’évêché de Buenos Aires, au lieu de vivre dans les fastes du palais épiscopal. Il côtoyait tout le monde, croyants comme non croyants, prenant ses repas comme tout un chacun. Pas de chauffeur ; il se déplaçait en transports en commun.

    A Rome, tout juste élu Pape, il a pris le bus avec les autres cardinaux, allant régler lui-même sa note d’hôtel.

    Simplicité.

    Il est l’évêque de Rome.

    Au soir de son élection il a dit « Bonsoir » à la foule réunie place saint Pierre sollicitant la bénédiction des présents.

    Au lendemain de son élection, il s’est rendu à l’église Sainte Marie Majeure pour placer son pontificat sous la protection de la Vierge Marie.

    Un Pape pour les pauvres ? Pour la justice sociale ? Pour la venue de nouveaux modèles économiques ? Pourquoi pas ?

    Un Pape qui déléguerait davantage aux évêques ? Possible ?

    François ! Le nom de ce nouveau pape retentit comme un programme.

    François c’est saint François d’Assise en direct avec la mission alors reçu par ce fils de riche commerçant : « Reconstruis mon église. »

    François c’est la pauvreté vécue dans l’abandon à Dieu.

    François, c’est le saint parlant avec les animaux à qui il prêche la parole de Dieu. Animaux qui l’écoutent et l’entendent.

    François d’Assise c’est aussi le dialogue avec les fidèles de la foi musulmane.

    François c’est encore la prière et les stigmates.

    Recevoir un prénom à la naissance est un geste fort. Si, par exemple, tous les Jean ont quelque chose en commun ce n’est pas par hasard, chaque prénom apportant sa vibration propre à celui qui le reçoit. Avec, conséquence, une direction de vie qui s’y trouve associée.

    Ayant choisi François, le nouveau Pape aura la résonance du saint d’Assise.

    On verra bien la suite.

    Quelle qu’elle soit, il importe que les millions d’hommes et de femmes se réclamant de l’évêque de Rome – ce qu’est d’abord François – évoluent au mieux sur le plan spirituel. Et que ceux des autres religions tout comme les sans religion fassent de même chacun en son âme et conscience.

    Je ne cesserai pas de le répéter : l’homme est un être spirituel autant que charnel. Il a donc besoin de nourrir son esprit autant que sa chair. Bonne audition et visualisation de cette vidéo sur le Pape François.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr