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  • Reliés en Un !

    Le dimanche 27 janvier 2013 était lu, lors de la messe dans les paroisses catholiques, un passage de la 1ère lettre de saint Paul aux Corinthiens, les versets 12 à 30 du chapitre 12. Ce texte interpelle car il chante l’unité du corps physique qui est Un malgré la diversité de ses membres tous pourtant utiles.

    J’ai transposé ce texte à l’univers et à ses différents règnes : minéral, végétal, animal, humain ; j’y ai joint l’essentiel, au-delà des règnes, le spirituel indestructible ; j’ai ajouté encore des éléments tels que l’eau, le feu, l’air, la terre, la musique, la peinture, la danse, le chant, l’art des repas, toutes les créativités possibles porteuses de beauté, etc…

    Par le moyen du véhicule terrestre qu’est le corps, à respecter, à encourager, à complimenter pour ce qu’il est, pour son concours à cette existence sur notre belle planète bleue nourricière, on peut se reporter au début de La Bible, La Genèse, avec en son commencement, chapitre 1, versets 1 à 3, ceci : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. »

    Et relire aussi le début de l’évangile de Jean, chapitre 1, versets 1 à 5, avec : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres »

    Souffle, parole, lumière. Dieu, esprit créateur, est cela. Créés par lui, nous avons le spirituel, la parole créatrice et la lumière pour éclairer notre route.

    Cette lumière nous montre, comme à Paul aux Corinthiens, que le monde est Un – notre système solaire et tous les autres innombrables qui existent ainsi que tout ce qui les peuple – et que chacun de nous participe à ce Un. Comme chaque atome, chaque cellule du corps, chaque membre, participe au bon fonctionnement du corps entier.

    En conséquence, une pensée positive va diffuser sur le monde entier et l’espace stellaire, une pensée positive et créatrice va rayonner l’harmonie. Alors qu’une pensée négative, au contraire, s’étendra en semant le chaos.

    Et comme on attire ce qui nous est semblable, émettre du positif va attirer vers nous du positif. A l’inverse, le négatif pensé, agi ou exprimé, va faire venir à nous du négatif.

    Voici le texte de Paul :

    « Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps.

    Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l'unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul.

    Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L'oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l'oeil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps. Si, dans le corps, il n'y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S'il n'y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?

    Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l'a voulu. S'il n'y en avait qu'un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n'est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu'on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : il a voulu qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.

    Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie.

    Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps.

    Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l'Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d'assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses.

    Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. »

    En pratique, multiplier le positif, le créatif, la parole apaisante, la joie est une conduite à tenir gratuite et bénéfique à deux niveaux : pour soi-même et pour le monde. Cette réalité, facile à déployer, en pensée, en action, en parole ou en silence selon les circonstances, est bonne au plan individuel et au plan collectif ; il serait génial qu’elle tisse la fibre de chaque instant.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

  • Que nous enseignent les rois mages ?

    rois magesIntéressante conférence jeudi 10 janvier au soir par Frédéric Turbat à la paroisse saint Jean Bosco, Paris 20ème, sur « Que nous enseignent les mages ? », évangile de Matthieu chapitre 2 versets 1 à 12. Voici le texte suivi du commentaire.

    « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

    En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »

    Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent.

    Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint

     les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

    Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin»

    La mise en mouvement des mages, après avoir vu une étoile singulière à leurs yeux et questionnant leurs connaissances, est un fait majeur. Le conférencier insiste sur cette mobilité, importante pour qui souhaite aller à la rencontre du divin : Moïse montera sur le mont Horeb, Elie s’avancera à l’entrée de la grotte.

    Que dit cette étoile aux mages ? Qu’un nouveau roi des juifs est venu au monde. Qu’ils viennent l’honorer. C’est ce qu’ils déclarent à Hérode, roi des juifs en fonction, alors qu’ils sont loin de chez eux avec des richesses à offrir. Ces mages ne sont ni agressés, ni tués, ni volés. Hérode, roi en titre, convoque ses conseillers et experts qui, ayant scruté les écritures, indiquent que c’est à Bethléem qu’a dû avoir lieu cette naissance « d’un chef, qui sera le berger d’Israël ». Au contraire des mages, Hérode ne bouge pas, laissant ces étrangers aller aux nouvelles.

    L’étoile est importante, une façon pour Dieu d’être compris par tous, aussi bien par des bergers, sans doute peu entraînés à la lecture des textes sacrés, que par des mages instruits et savants. Dieu aurait pu envoyer un prophète. Il a préféré une étoile, manifestation de Dieu dans la nature, phénomène céleste qui se serait produit, semblerait-il, aux environs de l’an moins 7 avant Jésus Christ. Tout le monde voit, en plein jour, cette étoile particulière qui « marche » à l’inverse des autres astres, guidant jusqu’à cet enfant roi. L’étoile dans le ciel est comme une autre Pentecôte, en ce sens que ce signe universel, identifiable par tous, est compris quelles que soient les langues et les cultures de ceux qui le remarquent.

    La royauté de Jésus est cadrée à deux extrémités de sa vie, deux moments où il est particulièrement vulnérable : la situation de nouveau-né fragile avec la question des mages à Hérode : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2, 2), et, plus tard, la position d’un adulte de 33 ans, arrêté, qui à la question de Pilate : «  Vous êtes le roi des Juifs ? » répond : « Oui, je le suis. » (Matthieu 27, 11). Cette royauté, toutefois, n’est pas de ce monde.

    La rencontre a lieu. Les mages se prosternent, ouvrent leurs coffres… et ne s’attardent pas après leur contact avec ce bébé et sa mère, après cette rencontre en face à face avec cette concrétisation de la « promesse de Dieu » en laquelle ils ont eu foi puisqu’ils sont venus découvrir l’objet de leur recherche et se prosterner devant. Se prosterner, un mouvement que d’autres que les mages feront au cours de la vie de Jésus : un lépreux pour être guéri, un chef militaire pour la guérison de sa fille.

    Après cette expérience forte, Dieu intervient, en songe, pour qu’ils retournent à leur lieu de vie ordinaire, à leur quotidien habituel, chacun chez soi. A la différence que tout est changé : ils rentrent chez eux avec un autre état du cœur, outre l’autre chemin géographique pour éviter Hérode. En songe Dieu parle au cœur : « Tu as vécu Dieu. Maintenant tu vas vivre vraiment. »

    Les mages sont venus jusqu’en Judée, ils ont vu, ils ont crû, ils sont repartis pour continuer leur vie là où ils doivent être, retrouvant leur quotidien et « ses galères » qu’ils vont affronter désormais autrement.

    Le reste, l’à venir de ce bébé roi, ne leur appartient pas, ne les concerne pas.

    Ce qui les concerne, par contre, c’est leur manière différente d’être, leur façon modifiée de vivre par ce qu’ils ont accompli : le voyage entrepris depuis l’Orient pour chercher et trouver ce qu’indiquait l’étoile, leur joie en voyant l’astre s’arrêter à l’endroit où est l’enfant, leur retour après ce pèlerinage accompli.

    Les mages savaient qu’il allait se passer quelque chose. L’à venir apporte Dieu. Et saint Ignace invite à voir dans nos vies les signes les plus infimes de la présence de Dieu, du divin, du spirituel. Dieu est présent dans la vie. Dieu intervient.

    Dieu a « transfiguré » les mages par la rencontre avec le bébé de Bethléem, promesse que l’intervention de Dieu va se réaliser, que la capacité à une vie nouvelle  par la Foi existe.

    Les mages ont fait comme Marie à qui sa cousine Elisabeth a dit : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du Seigneur ! ». (Luc 1, 45)

    Le voyage des mages n’est pas un déplacement ordinaire : c’est un voyage initiatique qui est aussi une quête, une recherche qui aboutit à son but, rien de moins que la rencontre avec le divin, le spirituel, Dieu.

    Les mages sont des clés pour rencontrer la nativité, rejoindre notre partie spirituelle.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Geneviève, patronne de Paris

    Fêtée chaque année le 3 janvier, sainte Geneviève est née à Nanterre vers l’an 420. Contemporaine de Clovis, de Clotilde, de l’évêque d’Auxerre futur saint Germain, d’Attila, elle mena jusque vers 500 une vie à la fois contemplative et active.

    Contemplative. Désireuse de se consacrer à Dieu dès le plus jeune âge, ce souhait fut réalisé sous la bénédiction de l’évêque d’Auxerre. Vierge consacrée elle vit dans le monde, d’abord chez ses parents à Nanterre puis à Lutèce – futur Paris – chez sa marraine après la mort de ses parents. Geneviève prie, jeûne, guérit les malades, lit dans les cœurs comme le fera le curé d’Ars.

    Active, en "politique" avisée, elle tient tête à Attila en 451, à force de prières collectives et d’un bon sens courageux qui ne lui vaut pas que des amis ; la suite lui donne raison car Attila renonce à l’invasion de la ville. Plus tard, alors que cette fois les francs assiègent Lutèce en 475, Geneviève prend la direction des opérations pour faire venir et rentrer dans la ville les vivres qui manquent, cela par bateaux à partir de la campagne.

    Elle meurt le 3 janvier.

    On lui doit la première église édifiée sur sur le lieu du martyr de l’évêque Denis.

    Geneviève est la patronne de Paris.

    Une grande statue de Paul Landowski existe dans l’île Saint Louis sur le pont de la Tournelle ; elle montre Geneviève veillant sur la ville.

    J'ai pu contempler dans l'église saint Germain de Charonne une grande toile attribuée à J-B Suvée montrant saint germain en train de bénir Geneviève. Il se pourrait que vers 429-431 l'évêque Germain ait rencontré à cet endroit Geneviève, d'où une première construction en mémoire de l'événement. 

    Au Panthéon, Puvis de Chavannes a peint la vie de Sainte Geneviève. Tout près, dans l'égllise Saint Etienne du Mont, qui abrite sa châsse avec quelques reliques, Genviève est beaucoup priée durant toute l'année avec un buisson de cierges. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr