Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Fabrice, maladie orpheline, est parti !

    elfefabrice.jpgFabrice – dont j’ai précédemment parlé ici – a cessé le vendredi 19 octobre de lutter contre la maladie dont il était atteint.

    Grâce à l’amour de sa famille, d’un entourage amical et de nombreuses autres personnes, il a pu être un enfant joyeux, malgré tout.

    Sa maman a tout fait – j’en suis témoin – pour qu’il reçoive un traitement. D’abord l’enzyme

    qu’il ne pouvait fabriquer. Las ! Une fois l’autorisation exceptionnelle obtenue, Fabrice était trop vieux… d’un mois !

    Il y a peu, Fabrice avait séjourné aux Etats Unis pour y recevoir un traitement - en l’espèce une greffe (essai clinique). De retour à la maison, l’espoir était permis. Mais, et je cite une proche de Fabrice, présidente de l’association ELFE qui soutenait Fabrice tout au long de l’année avec une journée phare en septembre : « La maladie était très avancée et l’intervention a été trop tardive et si les résultats ont été positifs, son corps avait trop soufferts pendant des années, ses organes étaient trop affectés. Son état s’est tout à coup dégradé ces derniers jours, et malgré tous les soins dont il a bénéficié, son cœur a lâché. »

    Ce propos est extrait de l’article que La Dépêche a consacré à Fabrice le 21 octobre 2012 : voir www.ladepeche.fr./ Mirepoix le petit Fabrice a cessé son combat.

    Le combat de Fabrice a été évoqué plusieurs fois sur ce blog. Le 21/03/2009 « Fabrice maladie orpheline traitable », le 29/03/2009 « Leucodystrophie métachromatique avec ELA le 28.03.2009 », le 31/03/2009 « Leucodystrophie métachromatique : garder l’espérance », le 28/10/2009 : « Fabrice, on le soigne ou pas ? », le 24/08/2010 « Thierry Dusautoir, Patricio Albacete à Mirepoix le 12 septembre ».

    Hier j’ai prié dans une église et mis une bougie pour prolonger cette prière d’aide à Fabrice là où son esprit est maintenant et d’aide à ceux qu’il laisse sur terre.

    C’est ce jour, lundi 22 octobre 2012, à 15 heures à la cathédrale de Mirepoix qu’a lieu la cérémonie d’obsèques de Fabrice.

    Que ceux et celles qui le peuvent aient une pensée de soutien et, pourquoi pas ? d’amour pour ce courageux Fabrice.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Don Bosco, paroisse saint Jean Bosco

    Don Bosco sera parmi nous les samedi 24 novembre et dimanche 25 novembre 2012. En effet, la paroisse saint Jean Bosco située 79 rue Alexandre Dumas à Paris 20ème, accueillera durant ces deux jours les reliques de Don Bosco (1815-1888).

    Avant ces journées, une conférence du père Jean-Marie Petitclerc le jeudi 25 octobre 2012 à 20h30 au 75 rue Alexandre Dumas "Sur les pas de Don Bosco". Jean-Marie Petitclerc est salésien - une congrégation fondée par Don Bosco en 1859 au service des jeunes. Prêtre, éducateur, il est au service des jeunes à Lyon et en région parisienne, pour leur permettre une insertion après formation. Il est auteur de plusieurs livres.

    Une conférence du père Jean Monnier aura lieu le vendredi 9 novembre 2012 au 79 rue Alexandre Dumas concernant le voyage de Don Bosco à Paris en 1883 à l'âge de 67 ans.

    Pour les jeunes, pour ceux qui sont soucieux des jeunes, ces événements peuvent être intéressants. On peut aller voir les sites ci-après : www.don-bosco.net et http://saintjeanboscoparis-catholique.fr

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Les « corbeaux » ou l’anonymographie par Thierry Toutin

    anne marie englerMercredi 10 octobre, au Gai Moulin rue Saint Merri à Paris, c’est la 4ème  fois que Thierry Toutin, commandant de police en région parisienne, auteur d’un ouvrage sur le profilage criminel paru à la Documentation française, intervient lors d’un café sociétal d’Anne-Marie Engler.

    Thierry Toutin est intervenant en criminologie et victimologie depuis une quinzaine d’années, parallèlement à son métier, auprès d’universités, d’écoles de Police et de Gendarmerie, auprès de l’école de la magistrature et auprès d’associations d’aide aux victimes. Intéressé par l’étude des comportements criminels, Thierry Toutin est diplômé de psychiatrie légale, de victimologie et de criminologie.

    A signaler un article bien documenté sur le viol en France, signé Thierry Toutin, Michel Bénézech et Marie de Jouvencel, paru en éditorial en septembre 2012 dans le Journal de Médecine Légale Droit Médical, vol. 55, n°3-4, pages 131 à 138.

    Les «  corbeaux » ou anonymographes sont apparus, sous le nom de « corbeaux » avec une certaine Angèle Laval, à Tulle. Cette personne, vêtue de noir, d’aspect rigide, fut alors qualifiée par la presse de l’époque comme ressemblant à un « corbeau » sur sa branche quand elle fut identifiée. A partir de 1917 ; elle fut l’auteur de lettres anonymes qui entraînèrent deux suicides et un décès par crise cardiaque.

    Ce n’était certainement pas la première personne auteur de lettres anonymes. Et, par la suite, on sait que ce type de courrier fut et reste abondant. Sans pouvoir toutefois, aujourd’hui, en dire l’exacte ampleur. En effet, nombre de ces plis finissent leur existence en classement vertical autrement dit à la poubelle sans autre examen.

    Thierry Toutin indique que les auteurs de lettres anonymes sont présents dans tous les circuits officiels : Caf, sécurité sociale, impôts, etc…Il cite des cas connus : anthrax, cellule 34, par exemple, avec un effet de contagion sur le moment.

    Le style de ces missives est plutôt de mauvais goût. L’écriture est souvent une cursive courante, ou en bâtons, ou encore en utilisant un normographe.

    L’emploi du « Tu » fait peur, ainsi que celle du « on » ; qui connaît si bien la vie de la personne évoquée dans ces lettres ? Qui  et combien d’individus se dissimulent-ils derrière de « on » ? Il y a de quoi prendre peur, fût-on chef d’Etat !

    L’anonymographe peut, alors qu’il est droitier, choisir d’écrire de la main gauche. En général il fait des fautes d’orthographe, plus ou moins volontaires : l’important est le fond, non la forme.

    Le dépôt des missives est habile. Et l’anonymographe s’envoie aussi à lui-même des lettres anonymes.

    Quand il est démasqué, souvent, l’auteur est saisi de honte ; parfois aussi soulagé.

    En restant en dehors de tout étiquetage pathologique, il est important de distinguer deux issues différentes à la suite de lettres anonymes. Il y a, en effet, deux catégories de lettres anonymes : les lettres qui sont des délits – il s’agit d’insultes, injures, allégations mensongères, chantage, menaces, etc…- avec suite judiciaire, et les lettres de dénonciation ou de signalement qui n’ont pas de suite judiciaire. Ces dernières, au contraire, se situent dans le cadre de l’article 434-1 du code pénal qui encourage à dénoncer ; ainsi avoir la connaissance d’un projet d’empoisonnement et le dénoncer, par sursaut civique par exemple, n’entraîne aucune peine. Un médecin dénonçant des sévices sexuels sur un mineur n’encourt dans ce cas aucune peine par non respect du secret médical.

    La non dénonciation de crime est un délit.

    En matière de délinquance, les hommes sont les plus représentés, sauf en matière d’infanticide et d’homicide par empoisonnement où les femmes sont présentes.

    Les anonymographes ont un profil psychologique dit « fragile » à tout le moins.

    En conclusion Thierry Toutin a fort bien présenté cette question peu connue des « corbeaux ». Pour lui, quand on en tient un, la répression reste la méthode adéquate de prévention pour dissuader les autres candidats à l’anonymographie. Cette conférence sur les « corbeaux » s’est révélée très instructive.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr