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  • Patrick Misse, précocité avec "Les parias d’Aubenas"

    Les Parias d’Aubenas de Patrick Misse est un 1er roman ayant pour héros des enfants dits « surdoués «  ou « précoces ». Il est préfacé par Sophie Côte, fondatrice de l’Association Française pour les Enfants Précoces (AFEP).

     

    Interpellée depuis une décennie par ces enfants encore dits HPI, j’espère que ce roman permettra de mieux connaître ces enfants grâce à leurs témoignages. De montrer comment ils peuvent s’épanouir et comment les aimer.

    Le lieu, l’Immaculée Conception d’Aubenas, est réel.

     

    Voici ce que nous révèle la 4ème de couverture :

    « La fiction débute avec l’arrivée d’un nouveau directeur arrive à l’Immac d’Aubenas. Il va bouleverser le quotidien des élèves et en particulier celui des « Frères de sang » qui vont entrer en résistance avec humour et panache contre l’autorité de ce véritable dictateur. Au moment où la partie semble gagnée pour eux, apparaît un mystérieux homme en noir…L’auteur nous entraîne dans une fiction passionnante inspirée des histoires vraies, souvent extraordinaires, de professeurs, de parents et surtout d’enfants dénommés imparfaitement surdoués, précoces ou à hauts potentiels et devenus de véritables Parias. Pourquoi viennent-ils de la France entière se réfugier en Terre Ardéchoise ? Et surtout, que se passe-t-il entre les murs clos de ce collège ? »

     

    Ce livre repose sur les témoignages de 15 collégiens, garons et filles.

    Il a été validé par des enseignants dont l’ancien directeur de l’Immaculée Conception, ainsi que par des parents d’enfants, précoces ou non, métropolitains ou d’outre mer.

     

    Patrick Misse est né en 1956. Il se passionne dès l’enfance pour la lecture et la narration d’anecdotes humoristiques. Interne des hôpitaux, Médecin ophtalmologiste, lauréat de la Faculté de Montpellier, Prix de thèse Fontaine et Midi Libre, il s’est installé à Sète, sa ville de cœur. Les circonstances de la vie l’ont amené à s’intéresser à des enfants incompris, souvent en souffrance, injustement rejetés. Intervenant dans des congrès, il a recueilli des témoignages poignants à l’origine des « Parias d’Aubenas » dont les héros sont ces enfants « précoces ».

     

    PIEM, dessinateur débordant d’humour et de douceur, toujours présents au côté de ces enfants a réalisé la couverture.

     

    Pierre Lasne, éditeur de la dynamique maison d’Edition de la Mouette, www.editionlamouette.com,  a accepté avec enthousiasme le manuscrit.

     

    Je suis heureuse de cette 1ère fiction réalisée avec des enfants directement concernés.

    Plus largement que la « précocité », ce livre devrait permettre d’édifier une maison où chaque enfant, quel qu’il soit, pourrait grandir dans la joie de sa « normalité personnelle ».

     

    J’ai pu suivre l’aventure de ce bébé qui arrive en librairie. L’essentiel, à mon esprit et à mon cœur était que ce livre sorte, traçant la voie… et la voix. Merci Patrick Misse d’avoir osé !

     

    Contact ; francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Pearl Buck, Nobel littérature 1992

     

    pearl buckLa Chine s’est déployée, dans l’axe dynamique des existences tissées par Pearl Buck (1892-1973) dans ses nombreux romans. Un mouvement qui a grandi en prenant racine dans la Chine de Confucius, s’est développé par les bouleversements que l’on sait pour arriver à la situation de 2012.

     

    Le 1er roman de Pearl Buck, Vent d’Est, vent d’ouest, paru en 1930 permet déjà de découvrir des visages de cette Chine en mutation. Un livre qui se lit facilement et est suivi de La terre chinoise en 1931 ce qui vaut à l’auteur le prix Pulitzer.

     

    Qui est Pearl Buck ?

    Une américaine de Virginie, fille de missionnaires, immergée en Chine à 3 mois et qui sera parfaitement biculturelle, chinoise tout autant qu’anglo-saxonne. Mariée en 1917, elle vit en Chine où elle produit en 1925, à 33 ans, un 1er récit qui donne la parole à une femme chinoise.

    A son décès, à 81 ans, c’est plus de 70 livres vendus avec de forts tirages et d’abondantes traductions.

     

    Qu’a-t-elle apporté ? pearl buck

    Une vision de l’intérieur de la réalité de ce vaste pays. Avec Pearl Buck, on est dans le quotidien des familles chinoises.

     

    Mais Pearl Buck ne s’est pas contentée de nous donner des livres de qualité devenus depuis quelque temps « sources historiques » pour des universitaires chinois. Elle a agi aussi à différents niveaux, après un retour aux Etats Unis en 1934.

    Ainsi, en 1940, avec son 2ème mari, elle fait campagne pour l’abrogation des lois d’exclusion des chinois qui sont alors interdits de s’installer aux USA. Elle s’occupe également d’enfants, amérasiens ou asiatiques, qu’il s’agisse d’adoption, d’instruction ou d’assistance médicale. Elle s’engage à propos des droits civiques, lutte pour l’égalité hommes/femmes, asiatiques/occidentaux.

     

    Pearl Buck a connu une période de purgatoire après la seconde guerre mondiale, qui semble s’achever dans les années 2000 indique Peter Conn qui a permis ces lignes. Peter Conn, professeur à l’université de Pennsylvanie, a préfacé en 1997 une édition de La terre chinoise où il précise que dans ce livre, en arrière plan des réussites et des échecs d’un fermier chinois « se dessine la rencontre de la Chine traditionnelle et de son avenir révolutionnaire ». (préface de Peter Conn)

     

    Pour les vacances qui arrivent, vous trouverez, j’en suis sûr, des livres de Pearl Buck en bibliothèque. N’hésitez pas !

     

    Contact francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Brassens, par Jacques Vassal

    georges brassens,jean-claude blahat,jacques vassalUn excellent livre pour mieux connaître Georges Brassens est celui écrit par Jacques Vassal Brassens, homme libre publié aux éditions Le Cherche Midi en mars 2011, prix 22 euros. Sur environ 630 pages organisées en 14 chapitres suivis d’annexes, il y a de quoi arpenter et le créateur - auteur compositeur interprète, et ses œuvres et sa méthode et ses sources.

     

    Les titres des chapitres qui vont des pages 17 à 484 sont 14 verbes, tous à l’infinitif. Il faut donc plonger dans le texte pour découvrir, au chapitre 4 intitulé Mûrir comment Brassens a fini par débuter et être connu.

     

    Né à Sète le 22 octobre 1921 à 18 heures, Brassens aura, comme son père, le souci du beau, de l’harmonie.

    En 1946, récupérant le piano de tante Antoinette qui est décédée, Georges teste ses mélodies au piano avant de les passer à la guitare.

    De 1948 à 1951 les auditions de Brassens au cabaret ne donnent rien. Il a 30 ans. Ces refus ne sont pas du mieux pour le moral. Pourtant Georges tient bon.

     

    Et un concours de circonstances finit par se produire. Un militant anarchiste par ailleurs fleuriste avenue de la République a, parmi ses clients, Jacques Grello chansonnier au Caveau de la République. Grello entend Georges chez lui, tout simplement et est séduit. C’est un premier pas. Un autre copain, Victor Laville, conduit Georges à une audition décisive avec Patachou. Patachou, née Henriette Ragon, chante chez elle 15 rue du Mont Cenis à Montmartre où elle fait se produire d’autres artistes. Le 15 Mont Cenis est l’annexe de la pâtisserie de son mari qui a eu l’idée du pseudonyme Patachou.

    Le 24 janvier 1952, après le tour de chant de Patachou, Georges est poussé sur scène. Et c’est Au village sans prétention suivi de Brave Margot, Les amoureux sur les bancs publics, Le gorille (p 135). C’est gagné ! Merci Patachou !

    Aux amis d’Europe 1, vingt ans après, Georges dira :

    « Je n’ai jamais connu ni l’incompréhension des critiques ni l’incompréhension du public : dès que j’ai eu mis le pied sur une scène, j‘ai eu immédiatement parmi les critiques une forte majorité de gens qui aimaient mes chansons et qui le clamaient, et une forte majorité du public qui me témoignait son attachement, son intérêt. Je ne me suis jamais aperçu que des gens ne m’aimaient pas ; je le sais très bien, que des gens ne m’aiment pas, mais enfin je n’en ai jamais souffert, je n’ai jamais eu la prétention de plaire à tout le monde. » (p 139)

    Jacques Vassal, page 142, insiste sur le « son Brassens » qui entre dans l’oreille, la réussite des textes venant en prime.

    Des textes qui ont permis, souvent, de découvrir ou redécouvrir des poètes.

    Le 20 avril 1953, Brassens entre à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique.

    En 1954 c’est un grand prix de l’Académie Charles-Cros.

    Et le 23 février 1954 son premier récital à l’Olympia.

     

    Au chapitre 5, Ecrire, on découvre ce que dit Eric Battista 2 novembre 1990 « quand il est arrivé sur scène, c’était déjà Brassens, ses chansons étaient faites et il a très peu varié. » (p 155)

    Et encore il « avait peur et même horreur de faire de la peine aux gens » (p 157)

     

    Je vous laisse chercher ce livre, l’emprunter, le déguster, chanter avec.

    Les annexes sont aussi passionnantes, dont un entretien avec un ami d’enfance Robert Barrès (p 521 à 530). Cet ami, devenu prêtre, témoigne que la Bible était un des livres de chevet de Georges. Un également avec Alain Souchon (p 561 à 565) qui dit de Georges « pour moi, il incarnait la liberté intelligente ». Autre entretien avec Serge Gainsbourg (p567 à 570) ; parlant du style de Brassens, Gainsbourg nous dit : « Son style, c’est un tout, un triangle équilatéral. Le rythme, la mélodie et les harmonies. »

     

    J’ai entendu Jean-Claude Blahat chanter Brassens : c’était génial ! Merci !

    Merci à Sète d’avoir donné Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, et d’autres.

    Merci à Jacques Vassal qui nous conte au mieux Georges Brassens, environné d’autres chanteurs tels Jacques Brel, Léo Ferré, etc…Bonne lecture !

     

    Contact francoiseboisseau@wanadoo.fr