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  • Françoise Bourdon : des Ardennes à la Provence

     

    françoise bourdon,ardennes,provence,jb clémentJ’ai d’abord découvert Françoise Bourdon par ses écrits sur les Ardennes dont ellefrançoise bourdon,ardennes,provence,jb clément est originaire. Une région méconnue pour moi. Dans La forge au loup, des années 1870 à 1918, où est développée la vie d’une usine de boulonnerie, Jean-Baptiste Clément se trouve évoqué particulièrement au chapitre 19. Ce « rouge », fut condamné à mort par contumace en 1874 avant d’être amnistié en 1879. Dans La forge au loup Clément est alors à Charleville, dénonçant dans le journal L’Emancipation la manière dont sont alors traités les ouvriers. C’est ce même Jean-Baptiste Clément qui est l’auteur de la chanson Le temps des cerises, et il repose au cimetière parisien du Père Lachaise.

    A côté de La forge au loup, La cour aux paons, Le bois de lune, Le maître ardoisier témoignent des Ardennes.

     

    Mais maintenant, Françoise Bourdon écrit sur la Provence où elle vit. Le Moulin des Sources conte Fontaine de Vaucluse, la Sorgue, Pétrarque amoureux de ce coin de Provence et qui y vécut ; Le Moulin des sources nous décrit le mode de fabrication par ce moulin d’un beau papier de qualité avec inclusions florales. La nuit de l’amandier, de 1890 à 1945, nous peint les arbres en fleurs jusqu’à la récolte des amandes et leur emploi, le nougat, le mont Ventoux, et exalte la lavande « la belle bleue ».

     

    Les romans cités et d’autres, accessibles en bibliothèque, permettent par le talent de Françoise Bourdon de mieux comprendre et goûter ces régions et leurs habitants. La Provence, que je connaissais et appréciais,  a été rendue encore plus belle à mon cœur par Françoise Bourdon. N’hésitez pas à la lire !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

  • Lisieux : Thérèse et Marie sa marraine

     

    lisieuxJ’ai découvert Marie, une âme libre, sous la plume du Père Stéphane Joseph Piat dont l’ouvrage a été publié en 1967 par l’office central de Lisieux.

    Cette Marie est la sœur aînée de Thérèse, et aussi sa marraine.

     

    Le Père Piat propose la vie de Marie Martin en 9 chapitres : les études, l’apprentissage de la vie, les Buissonnets avec une partie « Au service de Thérèse » (pages 70 à 84) où la maladie de Thérèse à 10 ans est relatée ainsi que sa guérison en contemplant une statue de la Sainte Vierge. Après quoi, alors que Céline, une des sœurs, a droit à des leçons de peinture, Marie n’accorde pas cette joie à Thérèse moins douée que Céline. Ce faisant Marie – qui fait ce qu’elle peut leur maman étant décédée – prive sa petite sœur. Et d’autres privations surviennent pour cette jeune sœur.

     

    Marie est une indépendante, quelqu’un qui refuse des formalités qu’elle juge inutile. C’est une indocile, une rebelle intelligente, une originale énergique dotée d’une foi inébranlable qui se choisit Saint Joseph pour avocat. Marie est attachante et étonnante quelque part quand elle entre au Carmel le 15 octobre 1886 jour de la fête de sainte Thérèse d’Avila. Marie qui clamait jadis : « Je suis bien libre, moi » entre en clôture et s’abandonne à Dieu.

     

    Les premiers pas au Carmel de Marie ne sont pas décrits avec lyrisme, au contraire de ceux, plus tard, de Thérèse. Mais bon ! Marie, devenue sœur Marie du Sacré Cœur, s’est engagée à fond, y compris pour les mille petites souffrances du quotidien, les heurts, les frottements inévitables dans un lieu clos d’où on ne s’évade que par en haut. Il est rappelé à Marie ce mot d’ordre de saint François de Sales : « Je ferai de tout mon cœur ce que de tout mon cœur je voudrais ne pas faire » (p 105) ; par exemple laisser là la cour de récréation où elle se détend pour aller tenir compagnie aux malades dont elle est responsable. La grande affaite est d’aimer le cœur de Jésus - le Sacré Cœur - par de petits efforts banaux, par la charité envers autrui, par la patience et la charité envers soi-même, en ne cédant pas au découragement (p 107) « Ce sont les petites vertus qui font les grands saints » (p 107)

     

    Le 9 avril 1888, Marie accueille Thérèse au Carmel. Très vite, la plus jeune va être le guide spirituel de l’aînée. Ainsi, 3 semaines après son entrée, Thérèse indique « je serais heureuse de rester avec vous, mai il faut que je m’en prive car nous ne sommes plus chez nous » (p 115) ; alors Marie, éconduite, rationnée de moments agréables pourtant autorisés, pleure en secret. Une autre fois, Thérèse souligne l’importance de l’obéissance : on arrête un mot à écrire dès que la cloche appelle pour l’office.

    Marie est très humaine. Elle ne court pas après la souffrance. Elle apporte sa touche personnelle, sa fantaisie naturelle à ce qu’elle fait. Cette sauvageonne est-elle à sa place dans un couvent de contemplatives ? Oui.

     

    Le chapitre V « Au Carmel avec Thérèse » court de la page 119 à 171. Marie et Thérèse sont sur deux longueurs d’onde différentes : « Entre héroïsme et famille, il y a conflit » (p 124). Thérèse n’est pas privilégiée et entend suivre toute la Règle, sauf le jeûne dont son âge la dispense. Marie supporte mal que Thérèse ne recherche pas ses proches ou refuse une  heure de repos. Et quand du mobilier des Buissonnets arrive au Carmel, Marie souffre ; pourtant, cette fin de « félicité humaine fait mieux comprendre le prix de l’appel à la perfection » (129)

    Si Thérèse se montre toujours « la petite fille » Marie est bouleversée par « la montée en flèche » de l’âme de sa sœur, notant : « Il y a en elle une sorte de majesté et, pour tout dire, un air de sainteté qui impressionne » (p 132). Et Marie passe, peu à peu, du rôle d’ainée à celui de disciple de Thérèse. Elle observe et remarque la sainteté de sa petite sœur qui a 20 ans. Thérèse ayant reçu la mission délicate de servir de conseillère à ses compagnes de noviciat, elle mûrit et diffuse son message de « la petite voie ».

     

    Après le décès du papa, Céline rejoint au Carmel ses sœurs le 14 septembre 1894. L’avancée de Thérèse à grands pas effraie Marie : la petite n’est-elle pas de ces « privilégiés dont Dieu consomme en peu de temps la sainteté ? » (p 144). L’intuition de Marie nous vaut la « commande » passée à Thérèse de L’Histoire d’une âme, avec une échéance fixée au 21 janvier 1896. L’aînée a raison. La petite a un premier crachement de sang peu de temps plus tard, la nuit du jeudi au vendredi saint 1896.

    La nuit du 10 mai 1896 Thérèse a un songe où la vénérable Anne de Jésus l’assure « que Dieu était content d’elle et ne lui demandait pas autre chose que ses pauvres « petites actions » et ses désirs. La suite ne s’analyse pas. C’est l’explosion d’un cœur qui aspire aux plus hautes ferveurs malgré la certitude de sa faiblesse… » (p 152) Thérèse a trouvé sa place dans l’Eglise : elle y sera l’Amour.

    Thérèse ne se veut pas aigle, seulement un « petit oiseau frêle, transi, distrait, abreuvé de pluie, parfois somnolent, mais fidèle à fixer l’Aigle Divin, et finalement emporté par lui au « foyer brûlant de l’Amour », telle est l’âme-enfant promise aux ascensions les plus vertigineuses, dans la mesure même de son humilité, de sa confiance et de son abandon. Carrière ouverte à tous. » (p 153). Et quand Thérèse s’épuise par une promenade, c’est qu’elle marche pour un missionnaire. (p 156)

     

    On apprend que Thérèse respecte les oiseaux. Elle rejette les pièges destinés aux merles qui dévorent les fraises « « Ne leur faites pas de mal, ils n’ont que la vie pour jouir. Quand je serai au Ciel, je vous promets de vous envoyer des fruits, si vous ne détruisez pas les petits oiseaux ». Et il vint des fruits chaque année après sa mort. » (p 165) On ne doit pas arracher ce qui dépérit : « « Pour moi qui vais mourir, je vous en supplie, laissez-lui la vie à ce pauvre rhododendron. » Ce qui vaut à celui-ci de fleurir encore dans le préau du Carmel. » (p 166) On est alors en 1966, soit 70 ans plus tard.

     

    Thérèse trépasse le jeudi 30 septembre 1897. Dès le lendemain, elle visite Marie, spirituellement, d’où pour la grande sœur et marraine « un tel sentiment d’allégresse que je ne puis l’exprimer. » (p 171)

     

    Les chapitres qui suivent sont : Dans le sillage d’une sainte, L’ascension d’une âme, Les suprêmes étapes.

    Ayant quitté la terre, Thérèse guide sa sœur sans apparition, sans miracle ; tout au plus des effluves de parfum, une dizaine de fois en 42 ans. C’est le réconfort surnaturel qui domine. (p 174) Marie lit et relit L’Histoire d’une âme qui sort le 30 septembre 1898, disant à Thérèse  « les rôles sont changés et je te demande d’être ma petite mère. Je serai ton petit enfant à toi, tu m’instruiras, tu m’aideras à pratiquer la vertu. » (175) A partir de cette publication de 1898, les demandes d’images et de souvenirs affluent. (p 177) Léonie, autre sœur Martin, retourne définitivement au couvent de la Visitation de Caen en janvier 1899.

     

    Marie ne se refuse pas les douceurs de la vie de famille. (p 180) Son bon sens est important, ainsi que sa simplicité, son côté vif et taquin. (p 184) Féconde en contrastes, on chérit cette personne sympathique, rarement à l’heure et qui dit son besoin à la fois  de paix et de se disperser. (p 186)

     

    Marie ne se sent pas du tout au niveau de Thérèse. Entendant parler d’un sujet difficile elle déclare : « Tout cela, c’est trop haut pour moi. Arrêtez ! je n’en puis plus ! » (p 184) Et ce niveau moins élevé met Marie proche d’un niveau humain plus habituel, plus accessible. D’ailleurs la sœur aînée prend un soin particulier des « petites gens : employés de la maison, jardinier, sacristain, servante de l’aumônier, ouvriers de passage, et leur famille à tous. Pour eux elle prend toujours le temps. » (p 191)

     

    Quand ce qui est nommé « la pluie de roses » conduit à penser à une béatification, Marie se met au travail pour copier les écrits de sa filleule. Parlant de Thérèse qui n’a eu de cesse d’aimer le bon Dieu de toutes ses forces, ce Dieu fait petit enfant et mort pour les hommes, elle ajoute : « Et je crois que ce qui a touché le bon Dieu,  et ce qu’il récompense surtout, c’est le total désintéressement de cet amour d’une âme peu consolée et vivant de foi. ». Et encore : « Je pense qu’il s’est servi d’une enfant pour montrer aux grands et aux sages de ce monde le vrai chemin du Ciel. Il s’était d’abord fait petit enfant pour nous le montrer lui-même, mais nous l’avions oublié, alors il recommence la leçon par le moyen de notre petite Thérèse. » (p 202)

     

    Marie déplore son « impuissance à l’oraison ». Elle se traite de « bûche », endormie et sans sentiment. « Mon cœur est plein de repentir, et cette douleur de mes péchés vaut peut-être mieux que si j’avais été un modèle de perfection. Je ne puis m’appuyer sur moi-même et je donne au bon Dieu le plaisir d’exercer sa miséricorde envers moi. Alors je puis être heureuse d’être imparfaite. Ma richesse à moi, c’est ma misère. » (p 205)

    A propos de laVierge, mère de Jésus, Marie écrit : « Elle vivait autant que nous dans la nuit de la foi. Il n’y a pas d’autres chemins pour aller au Ciel. » (p 207)

     

    Le 14 décembre 1927 Pie XI proclame Thérèse patronne des missions.

    Le corps de Marie est douloureux, devient limité dans ses mouvements. Elle n’en peut plus. Elle pense à Thérèse qui « souriait quand même dans la souffrance, elle était mignonne. Je voudrais bien sourire, moi aussi, mais, mon Dieu ! que j’ai de mal ! » (p 217) Elle comprend « la plus pure intuition thérésienne : se servir de tout, joies, chagrins, travaux, succès, échecs, pour faire plaisir à Jésus. » Et elle écrit : « Faut-il que nos petites choses, faites avec amour, vous soient précieuses ! » (p 224)

     

    Marie médite la parole de Jésus à ses apôtres : « Mes petits enfants aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Elle s’applique à être « charitable » avec ses sœurs, « à les aimer comme Jésus les aime, à voir leurs qualités plutôt que leurs défauts. Ne font-elles pas tout ce qu’elles peuvent pour plaire au bon Dieu ? Et lui les aime d’un amour infini. Est-ce que je serais plus difficile que lui, qui est infiniment parfait et qui supporte nos imperfections et nos misères de toutes sortes ?... Et moi qui suis l’imperfection même, et qui exige des autres la perfection ! Quelle aberration d’esprit. » ;

    Elle mime son arrivée au Paradis, « toute caparaçonnée de défauts, mais défendue par Thérèse, qui répliquera … « Moi qui la connais bien, je vous dis qu’elle est très gentille, ma marraine. » - « Alors les anges s’inclineront, et je serai au Ciel. » (p 225)

    La sœur aînée reste « Une gaie compagne, en un mot, toujours originale et si vivante, dont on est obligé de dire qu’elle est tout à fait hors série. » (p 226)

     

    Elle sait parler de l’amour miséricordieux de Dieu : « Ne vous imaginez pas un Dieu armé pour vous de sa justice lorsque vous paraîtrez devant Lui, cela lui fait de la peine, ce n’est pas être dans la vérité. Etre dans la vérité, c’est reconnaître qu’on n’est rien, qu’on n’a rien fait pour mériter le Ciel, qu’il nous est donné par grâce, et que le Seigneur infiniment miséricordieux nous le donnera pour rien, ou plutôt à cause de Celui qui l’a gagné pour nous. ». Marie précise ceci : Thérèse « n’avait pas de consolations sensibles…Nous n’avons que plus de mérites à ne rien sentir ». (p231)

     

    La sœur aînée pratique cet « art exquis du second rang », sa grâce, son talent propre. (p 242)

    Jusqu’à la fin elle saura manier l’humour, « anti-pharisienne », se moquant de l’opinion d’autrui : « Quand je serai morte, je sais tout ce qu’on dira de moi. On dira, par exemple, qu’à la fin de ma vie j’avais des rhumatismes qui m’empêchaient de marcher et que je ne les supportais pas trop mal. On dira sans doute aussi que j’avais une belle âme, et puis on ajoutera quelques spiritualités que j’aurais dites dans quelques coins, et puis aussi que j’étais un peu originale, et puis on terminera en disant que la petite Thérèse est venue me chercher, et je pense que ce sera la vérité parce que je le lui demande tous les jours, et aussi à la Sainte Vierge et à saint Joseph. » (p 248)

     

    Pensant à payer la place au Ciel de nombreuses personnes, elle précise «  Et encore, je n’arriverais pas à payer leur place ni la mienne si Jésus ne mettais dans la balance tous ses mérites ». (p 251)

    Le chanoine Travert, aumônier, aimé « cette âme fraîche et pure comme une fleur de montagne, avec ses jugements à l’emporte-pièce et ses trouvailles verbales. Il appréciait surtout la sincérité et l’humilité qui la rendaient trop sévère pour elle-même. « Ah ! la chère marraine, disait-il ! Sans s’en douter, c’est elle qui me dirige. » Recevant ses regrets sur ses misères passées, il l’avait rassurée : « Ne craignez pas, votre lampe est bien allumée. » (p 251)

    Marie décède le 19 janvier 1940. et elle est inhumée le 23 janvier « dans un caveau aménagé sous la Châsse de sa glorieuse filleule. » (p 253)

     

    Le« procès » en béatification de Thérèse s’était ouvert à Bayeux le 3 août 1910. Le 26 mars 1923 le corps de Thérèse passe du cimetière de Lisieux à la chapelle du Carmel. Et le 23 avril 1923, au Vatican, c’est la Béatification, suivie en 1925 de la canonisation. Pour cette événement Padre Pio est présent à la basilique saint Pierre de Rome alors qu’il est aussi dans le couvent de San Giovanni de Rotondo en Italie ; une bilocation pour fêter la « Petite Fleur » de Lisieux.

    En octobre 1997 Jean-Paul II nomme Thérèse Docteur de l’église ; elle rejoint à cette occasion Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne devenues docteur de l’Eglise en 1970.

             Les époux Martin, les parents de Thérèse, Marie et les autres, Louis et Zélie, ils ont été       béatifiés à Lisieux le 19  oC   octobre 2008.

    Une suggestion : si vous passez près de Lisieux, faites un détour pour allez quelque temps à la rencontre de Thérèse et de sa sœur Marie. Et puis, visite à Lisieux ou pas, lisez L'Histoire d'une âme.  Et Marie, une âme libre.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

     

  • Lire en CP, Luc Ferry

    Hier tantôt, dimanche 20 mai 2012, Europe 1 accueillait le philosophe et ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry.

    Interrogé quant à l’école, il a rappelé l’importance de l’acquisition de la lecture en CP. Pour, ensuite, être en situation d’aller plus loin.

    Il a répété que les 20% d’enfants quittant le CP sans avoir appris à lire seraient les mêmes 20% d’enfants qui aborderaient le CM2 puis la 6ème en ne maîtrisant toujours pas la lecture.

    Je ne fais que répéter les propos de Luc Ferry.

     

    En dehors des propos de cet invité, je note qu’il n’est pas interdit de savoir lire avant le CP. Certains enfants apprennent tous seuls.

    Mais si un effort majeur doit être fait au niveau scolaire ce serait, à mon sens, pour donner le coup de pouce nécessaire et indispensable aux 20%  évoqués plus haut. Lesquels ont besoin sans doute d’une autre approche, peut-être d’une méthode plus ludique.

    On est en même temps tous pareils et tous différents. Et quand les différences s’éloignent trop d’une méthode d’enseignement qui reste appropriée seulement pour « le gros de la troupe », il convient d’aller repêcher les uns et les autres de ces 20% là où ils se sont perdus, entre consonnes, voyelles, syllabes et mots.

    Mon primaire s’est déroulé dans une petite commune rurale de l’Ouest. Les enseignants ne lâchaient personne. Et le pourcentage « à la traîne » n’était pas de 20%. De 2% à 5% peut-être ? Et encore.

     

    Je me demande ceci : désire-t-on que les 20% actuellement défaillants acquièrent la lecture ? Ou estime-t-on « normal » d’abandonner, déjà, 20% d’enfants dès le CP ?

    On peut méditer là-dessus.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr