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  • Jeanne Bourin : 3 siècles de lumière au Moyen Age

    jeanne bourin,moyen âgeOn oublie trop souvent 3 siècles lumineux de l’histoire de France, ceux que Jeanne Bourin a su si bien faire vivre dans ses Chroniques médiévales : les XIème, XIIème et XIIIème siècles.

     

    A l’occasion des vacances, ce peut être un bon plan de « plonger » dans une lecture de ces chroniques, parues en 2003 chez Omnibus. Ce livre regroupe 4 ouvrages de madame Bourin : Le Grand Feu, Très sage Héloïse, La chambre des Dames, Le Jeu de la Tentation. Prix 23,60 euros. On peut aussi trouver ces ouvrages de manière séparée. Et Jeanne Bourin est l’auteur d’autres livres, tous écrits avec une plume inspirée et agréable.

     

    Pourquoi insister sur ces 3 siècles ?

    Parce qu’ils sont une plage qui illumine un Moyen Age de 1.000 ans trop souvent décrit comme réceptacle de l’obscurantisme.

     

    Or, en ces 3 siècles là, on construit ou reconstruit " villes, villages, hôpitaux, châteaux, ponts, églises ou cathédrales ", on crée " des circuits de foires qui fixèrent la vie économique de bien des régions. Surtout  ils " ( nos ancêtres)  " inventaient la civilisation courtoise, véritable révolution des mœurs qui changea les rapports hommes-femmes durant plusieurs siècles." (4ème de couverture)

     

    A cette époque, les femmes ont l’avantage que le droit romain – misogyne - soit abandonné. En raison de " la reprise d’un Droit coutumier d’origine celtique, elles bénéficient alors d’avantages, de pouvoirs, de possibilités immenses. Majeures à douze ans (les garçons le sont à quatorze), elles peuvent gérer leur fortune, tester, hériter sans avoir à demander l’avis du père ni du mari "… " les petites filles reçoivent le même enseignement que les garçons et, une fois en âge de travailler, les femmes exercent les mêmes métiers que les hommes "… "médecins, chirurgiens, juges, écrivains publics, apothicaires, avouées, changeresses, usurières, orfèvres, drapières, épicières, tavernières, fileresses, passementières, tisserandes, et même armateurs !

    Pour tout dire, femmes et hommes se trouvent alors parfaitement égaux devant la loi. " (page IV de la Préface de Jeanne Bourin de juillet (1994).

     

    On retrouve la vie au quotidien au long des 1.200 pages de ces Chroniques. Un quotidien comme celui de maintenant. Avec, bien fouillé, un emploi détaille des plantes pour soigner.

     

    Certes Jeanne Bourin, comme elle le dit, écrit un « roman dans l’histoire » (page VI de sa Préface) mais ces pages sont nourries par les archives de Paris ou de province. Et, Régine Pernoud (1909-1998), médiéviste, ne s’y est pas trompée qui a préfacé la première édition de La Chambre des dames. En cette Préface Régine Pernoud salue « une œuvre dans laquelle les personnages sont bien ceux qu’elle rencontre aussi à travers les chartes et les chroniques, les actes de donation et les rôles des comptes – bref les documents de l’Histoire. » (page 1236)

     

    Jeanne Bourin, née en 1922, nous a quittés en 2003. Si sa manière de voir a pu être jugée parfois comme trop embellissante, il n’en reste pas moins qu’elle a contribué à faire retrouver ces 3 siècles importants de notre passé dont « on nous a « frustré » pour reprendre l’expression de Régine Pernoud dans la Préface de La Chambre des dames.

     

    Garçons et filles, ces 3 siècles « lumineux, positifs, dynamiques » que furent les XIème, XIIème et XIIIème sont à connaître. Jeanne Bourin est un guide à suivre en profitant des vacances. 

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr