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  • Hélène Bouvier, Alfred Bassette,

    hélène bouvier,alfred bassetteHélène Bouvier est décédée en 1999. Cette femme d’exception, née en 1901, insista sur la survie de l’âme qu’elle évoque dans son livre Entre les mains de Dieu, publié en 2009 aux Editions Le temps présent, jmg-editions@wanadoo.fr.

     

    Souvent confrontée dans son travail de médium à des questions très terre à terre, elle alla voir de 1963 jusqu’à sa mort Padre Pio, moine italien au rayonnement exceptionnel. En quelque sorte elle se ressourçait près de ce grand spirituel.

     

    Hélène Bouvier est elle-même pétrie d’une profonde spiritualité qui s’exprime au long des pages d’Entre les mains de Dieu, ouvrage décliné en 26 chapitres, le dernier étant consacré à la basilique du Sacré Cœur, haut lieu spirituel protégeant Paris qu’il domine.

     

    Il se trouve que le chapitre 1 est intitulé, lui aussi, Entre les mains de Dieu. Il y est proposé des exemples concrets de personnes dans cette situation d’entre les mains d’une puissance supérieure. Au passage, l’auteur rappelle le libre arbitre dont l’homme dispose et la nécessité « d’aider et d’aimer son  prochain ».

     

    La réincarnation est abordée avec, notamment, au chapitre 7, le cas du général Patton, homme de guerre dans des existences antérieures dont il se rappelait – aux côtés d’Alexandre, à Crécy, etc…

    Au chapitre 6, Hélène Bouvier souligne que la réincarnation est affirmée dans divers écrits des Pères de l’Eglise. Elle cite, en plus récent, le cardinal Mercier qui, à une question au sujet de la réincarnation, a répondu : «  La Réincarnation n’a jamais été déclarée anathème ; vous pouvez y croire, si vous voulez ». (page 53).

     

    La survie animale est l’objet du chapitre 4 avec une référence faite en page 42 au pape Jean-Paul II qui a dit lors d’un discours de nouvel an que « les animaux avaient une âme et qu’il ne fallait pas les faire souffrir ».

     

    J’ignorais tout du voyage astral de Thomas d’Aquin, l’auteur de la Somme théologique, évoqué au chapitre 10.

     

    Du sage indien Ramakrishna, né au Bengale en 1836 et décédé en 1886, il est indiqué au chapitre 11 qu’il « réalisa en lui toutes les religions. Il savait que l’Unique était en tout ». Pour lui, Jésus était « le symbole de l’amour incarné ». Hélène Bouvier ajoute « Il n’y a pas de religion vraie ou de religion fausse ; elles sont toutes des voies qui mènent au Seigneur ».

     

    Le chapitre 24 que j’ai lu en premier est consacré à un canadien, le frère André (1845-1937) né Alfred Bassette, un être exceptionnel par son humilité. Orphelin de père, il adopte saint Joseph, père nourricier du Christ, comme papa de substitution.

    Pourquoi mon intérêt pour ce frère André ?

    Parce que j’ai eu dès mon plus jeune âge son image sous les yeux, communiqué par un cousin religieux, un français appartenant à la même communauté créée en France. Ayant lu un livre tout entier consacré à ce frère André, j’ai retrouvé dans ce chapitre une approche  très juste le concernant. Ce frère a réalisé bien des choses, dont des guérisons miraculeuses par l’intercession de saint Joseph. Grand travailleur, aimant les animaux, frère André était une personne joyeuse et débordait d’indulgence. A Montréal, sur le Mont Royal, une basilique a été construite avec le soutien de ce frère modeste.

     

    Hélène Bouvier nous parle encore de personnalités aussi variées que le créateur de l’homéopathie Hahnemann, Jean Henri Fabre le savant et naturaliste bien connu, Thérèse d’Avila, Ratisbonne. Pour ne mentionner que ceux-là.

    Elle conclut Entre les mains de Dieu ainsi, proposition valable pour les parisiens ou tous les passants par Paris qui sont invités à rejoindre, à droite du maître autel, une statue du Christ : «  Mais lorsque vous êtes accablés de soucis et d’épreuves, n’hésitez pas ! Montez au Sacré Cœur, et, devant la statue du Christ, remettez tout entre ses mains ». (page 146)

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

  • Respecter la terre notre hôte.

    Les va-et-vient climatiques ? Ils ont été de toutes les époques, sans pour autant que l’action humaine en ait été responsable systématiquement.

    Il demeure important que nous, les hommes, hôtes de la terre, pensions à la respecter. Réellement.

    Un respect qui passe par la production de déchets biodégradables – ce qui fut le cas des années durant pour la majorité d’entre eux.

    Ce qui est bien moins la réalité de ces temps-ci. Avec des plastiques en dérive d’un continent à l’autre, les fumées toxiques de nos rebuts industriels endommageant les poumons de jeunes loin de notre regard, etc…

     

    Que faire ?

    Privilégier les sacs papiers. Réhabiliter le panier non jetable. Privilégier ce qui convient à la terre.

    Privilégier, par exemple, un équilibre forestier, un parc forestier terrien, un entretien harmonieux des arbres. De par toute la planète ils sont indispensables pour continuer à nous offrir une atmosphère respirable.

    Privilégier les rencontres mer terre, les échanges terre mer en respectant une beauté naturelle qui souvent préexiste.

    Certes, au long des millénaires, les lieux ont changé. Des îles de maintenant ne le furent pas toujours. Et inversement.

    Face à des bouleversements qui ont pu être brutaux – tremblement de terre, éruption volcanique – ou très progressifs, l’homme est beaucoup plus en situation d’hôte toléré par la planète terre que son obligé.

    On peut imaginer, chacun à son niveau, comment accompagner la terre, comment la respecter. La respecter c’est-à-dire cesser de l’utiliser comme si elle était un être inerte et inépuisable.

     

    La terre vit au rythme de cycles qui lui permettent de se régénérer au fil du temps. Il est essentiel de ne pas perturber ces cycles.

    La terre est vivante. Il existe un esprit de la terre prêt à coopérer à tous les efforts que nous faisons pour aider à sa bonne santé et à sa beauté. Un tel beau et bon état participe intimement au maintien en bonne santé et beauté des humains.

    Si ces humains le veulent bien.

    Ecoutons la terre ! Elle nous dit ce dont elle a besoin, ici et maintenant. Entendons là ! Servons là ! En retour, elle nous servira au centuple. Sûr !

     

    francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

  • Bienheureuses Marie de l'Incarnation

    Il existe ce jour deux femmes, deux françaises, déclarées « bienheureuses », l’une et l’autre ayant choisi pour une vie religieuse succédant à une vie d’épouse le nom de « Marie de l’Incarnation ».

     

    L’une, Barbe Avrillot, a élevé six enfants nés de son mariage avec Pierre Acarie. Devenue veuve, elle entre comme simple sœur au carmel d’Amiens puis vient au carmel de Pontoise où elle décèdera en 1618.

    Que dire de Madame Acarie ?

    Bien que sujette à des extases, elle n’a rien d’une mystique échevelée. Tout au contraire. Si elle pratique la prière, l’oraison qu’elle recommande, elle conseille tout autant le discernement, la sagesse, une vie où se pratiquent les vertus humaines, une vie où les humbles tâches du quotidien ne sont en aucun cas délaissées ni mal traitées.

    C’est dans un tel contexte que celle qui fut une excellente épouse et mère applique également des dons de gestionnaire dans ce carmel de Pontoise où elle rayonne d’une vie spirituelle inspirée de Thérèse d’Avila. Madame Acarie a laissé des écrits.

    Anne de Saint Barthélemy, compagne de Thérèse d’Avila, assure en premier la direction du carmel de Pontoise, second carmel fondé en France. Ce lieu, toujours vivant et vibrant de spiritualité, a gardé l’essentiel de ses origines. Il a été d’ailleurs inscrit en 1986 à l’ISMH – Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques – ce qui est significatif en soi. Née le 1 er février 1566, Berthe Avrillot épouse Acarie est décédée au carmel de Pontoise le 18 avril 1618 où elle est inhumée dans la chapelle. Ses restes humains ont traversé sans aucun souci les révolutions et elle a été béatifiée – déclarée « bienheureuse » stade avant d’être déclarée sainte – dès le 5 juin 1791.

    Madame Acarie, en tant que bienheureuse Marie de l’Incarnation, se révèle généralement très efficace « pour les futures mamans et les naissances difficiles ». Situé en Val d’Oise, le carmel de Pontoise et sa chapelle, accessible à tous au 55 rue Pierre Butin, n’est qu’à 5 minutes à pieds de la gare de Pontoise. Ce lieu est rayonnant d'une paix qu'il infuse en ses visiteurs.

     

    L’autre, Marie Guyart, est née à Tours le 28 octobre 1599, l’année suivant l’édit de Nantes, édit de tolérance qui autorise en 1598 aux protestants la pratique de leur religion. A 7 ans, la jeune Marie connaît une expérience mystique. Plus tard, elle se marie, est mère d’un garçon prénommé Claude, puis veuve à 19 ans. C’est une femme qui a les pieds sur terre, et des qualités d’excellente gestionnaire.

    L’appel du divin s’étant poursuivi, en 1631 elle entre chez les Ursulines de Tours sous le nom de Marie de l’Incarnation, confiant son fils encore bien jeune à Dieu et aux soins des humains. Cloîtrée, elle reçoit en rêve un appel pour aller à Québec, au Canada. De fait, ce projet étonnant se concrétise. Marie de l’Incarnation est autorisée à sortir de sa clôture, à embarquer avec la personne – une femme – qui a offert tous ses biens pour cette aventure vers le bout du monde qui prendra corps et est toujours actuelle en 2012.

    A Québec, alors petite bourgade de quelques centaines d’âmes, Marie de l’Incarnation fonde en 1639 un couvent des Ursulines. Elle enseigne, en les respectant, les jeunes demoiselles de plusieurs tribus amérindiennes. Elle crée des dictionnaires, pensant aux personnes venant après elle. Elle écrit abondamment à son fils, un courrier qui attend chaque année la fonte des glaces pour que les bateaux puissent accéder de part et d’autre. Ce fils, devenu bénédictin, contribuera à la diffusion de l’œuvre de sa mère. Marie de l’Incarnation conjugue une vie mystique extatique à un quotidien très concret. Elle relate, certaine fois, le plus fort tremblement de terre que Québec est connu.

    Marie Guyart ne reverra jamais ni son fils ni la France. Cette aventurière de Dieu meurt à Québec le 30 avril 1672. Et Jean-Paul II l’a béatifiée le 22 juin 1980. Ces temps-ci, nos amis canadiens mettent très en lumière cette mystique si respectueuse de la richesse constituée par les différences de culture, à son époque les différentes cultures amérindiennes qui étaient sous son regard. Le film récent de 2008 « Folle de Dieu » est d’ailleurs visible sur le net grâce au National Film Board of Canada, au talent de Jean-Daniel Lafond le réalisateur, à la foi et aux compétences des acteurs avec Marie Tifo dans le rôle de Marie Guyart. Je conseille de le voir. Une pièce, « La déraison d’amour », basée sur les lettres de Marie Guyart à son fils Claude Martin, a été interprétée aussi par Marie Tifo.

     

    Ces deux femmes disposent l’une et l’autre d’une association pour faire vivre leur action qui est loin d’être achevée.

    J’ai tenu à parler d’elles en raison de leurs qualités exercées autant sur le plan matériel d’une vie ordinaire bien conduite de tous les jours que sur un plan spirituel intense et pas toujours facile.

    Si ces deux femmes vivaient en 2012, quels modèles de vie montreraient-elle ? quelles suggestions feraient-elles ?

    On peut y réfléchir.

    francoiseboisseau@wanadoo.fr