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  • Avignon Knock

    J'avais mal regardé le programme de ce théâtre avignonais, le seul à donner Knock.

    J'attendais un Knock classique.

    Ce fut un Knock avec des personnages masqués, beaucoup de montées et descentes d'échelles, d'entrées et de sorties de portes malles ou coffres, des costumes élargis à outrance. 

    On apprécie ou pas.

    Au début, j'ai bien retrouvé Jules Romains, l'auteur. Puis, la logique qui tient toute cette pièce a été estompée par une mise en scène qui introduisait, par exemple, de la chanson contemporaine d'un goût...passable. Ainsi le "Tomber la chemise" qui a fait rire la salle mais pas moi.

    Certains spectateurs avaient vu cette pièce ailleurs et en redemandaient.  

    Qu'en aurait pensé Jules Romains ? 

    Du point de vue de la compréhension complète de l'argument et de la philosophie de la pièce, il était préférable de l'avoir lu au préalable avant d'assister à la représentation de cette version. Sinon, le côté trop bouffon retirait une réalité qu'avait voulu monter Jules Romains.

    Pour retrouver cette réalité, j'appelle à lire Knock !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Avignon : Femmes de Prêtres

    Ce sujet n'est jamais épuisé.

    D'autant plus que, selon les lieux et les situations, la mariage des prêtres, ces serviteurs de Dieu, est permis ici et interdit là.

    Alors, quand la solitude domine là où le mariage est interdit, tout peut zrriver. Et même un enfant, gardé ou pas.

    Avec beaucoup de sobriété, de simplicité, de sentiments et de clarté, la compagnie suisse Paradoxe, créée en 2008, met en scène cette question qui devrait avoir cessé d'être tabou.

    Les 3 acteurs - Nathalie Pfeiffer, Carole Guignard, Christophe Gorlier - illustrent parfaitement la vie qui peut être, parfois, au fil de tous les jours dans le secret d'une cure.

    Voué au service du spirituel, un prêtre est d'abord un être humain.  

    Cette bonne pièce est jouée jusqu'à la fin juilllet. Allez-y ! Le temps file en un éclair.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Avignon, Arne Lygre, la famille Pedersen

    La pièce Maman et moi et les hommes raconte 3 générations de 1943 à quelques années après l'an 2000.

    Il nous est annoncé dans le programme que "Ce sont les maris qui blessent les femmes mais que ce sont les mères qui blessent les filles ! Des femmes singulières, mais héritières de leur mère, de leur grand-mère."

    En effet, toute la pièce brasse et rebrasse des tics d'habitudes, des phrases coutumières, avec des ruptures entre les intentions et ce qui est finakement réalisé. Une tristesse au long cours imprègne ces 6 vies  - 3 hommes et 3 femmes - jouées par 3 acteurs.

    Ces vies paraissent, sinon ratées, en quelque sorte inabouties, engluées dans une routine qui se perpétue sous le regard d'Arne Lygre.

    Cet auteur, norvégien, est né à Bergen en 1968. Il sera joué la saison prochaine au théâtre national de la colline à Paris.

    Hélène Babu, Constance Larrieu et Adrien Michaux se donnent à fond - et très bien - pour une pièce servie comme il convient par la mise en scène, le son, les lumières, le décor.  

    Un regret : la longueur. Après 60 minutes, on a compris. Et 2 heures, vraiment, c'est trop et cela s'est senti dans la salle.

    Dommage pour les acteurs, brillants.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr