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Schizophrène ? Une terrible souffrance

9782849411001.gifJe pourrais dire, comme quantités de personnes au niveau des médias, que la société est schizophrène, exaltant l’enfant roi trop gâté en le brandissant, d’un côté, pour, d’un autre côté, le jauger avec peu de bienveillance.

Je pourrais mais j’aurais tort.

Aussi est-ce la première et dernière fois que j’utilise ce mot de « schizophrène  » en dehors de l’expression clinique qui justifie seule ce terme. Car souffrir d’une schizophrénie, une maladie classée à ce jour psychose dissociative, manifestée à l’âge adulte et non dans l’enfance cela concerne beaucoup de monde.

Environ 1% d’une population tout venant dont un certain nombre ne sont pas dépistées.

Souffrir de schizophrénie est bien différent de l’utilisation détournée, en mal, de ce terme. Etre schizophrène n’est pas précisément disposer d’une double vie, d’une double pensée. C’est autrement sérieux. Autrement grave.

Se découvrir un jour schizophrène – il y a plus d’homme touchés que de femmes - c’est être confronté à un déraillement qui n’a rien de commun avec la légèreté excessive dont ce mot est malmené par les politiques souvent, les journalistes parfois, et le grand public contaminé par le mauvais exemple donné sur lequel cet usage abusif déteint.

Se déclarer « schizophrène » ou non - à propos de n’importe quoi hors du champ d’une atteinte par cette maladie - c’est abuser de la situation de souffrance des schizophrènes et de leur entourage familial et amical.

En quelque sorte se moquer d’eux, ce qui est honteux.

Je devais le dire.

Pour approcher un peu la vie d’un jeune schizophrène, je vous rappelle le livre de Dominique Laporte : « Mon fils schizophrène » paru chez Bourin éditeur en septembre 2008, 200 pages, 16 euros. On estime à 1 % les personnes touchées par la schizophrénie, dont nombre d’entre elles ne sont pas diagnostiquées.

Ce fils, si normal durant des années, est décédé à 33 ans, seul, dans une chambre d’hôtel, faute d’une prise en charge appropriée alors que sa maman venait l’y voir tous les jours.

La couverture du livre est, d’ailleurs, un autoportrait réalisé par lui.

Vous disposez également d’une vidéo explicite lors d’un café sociétal d’Anne-Marie Engler réalisée par son équipe, dans le cadre des cafés sociétaux d’Anne-Marie. Dominique Laporte était, ce jeudi 17 décembre 2009, l’invitée d’Anne-Marie pour présenter le chemin de son fils et de la famille qui n’a cessé d’être présente avec lui, s’efforçant de repousser la maladie.

Voici le lien pour y accéder au niveau de Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/user/engleram

Si vous ne connaissez pas les Cafés d’Anne-Marie Engler, les cafés d’AnneCom, présente sur Facebook, c’est le moment d’aller à leur découverte.

Si vous avez envie d’y participer, vous serez accueilli chaleureusement par Anne-Marie Engler avec le concours du restaurant le Gai Moulin rue saint Merri à Paris où se déroulent ces soirées.

Ce que j’ai dit à propos de la schizophrénie pourrait aussi être repris à propos de l’autisme.

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : couverture du livre de Dominique Laporte)

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