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  • Arash Derambarsh et le livre numérique

    Que ce soit chez Fogiel ou dans les colonnes du journal Le Monde Arash Derambarsh a le mérite d’exprimer clairement saIMG_1697.JPG

    pensée. Une pensée ouverte, dynamique, qui marche dans le sens de l’Histoire.

    Le Monde du samedi 31 octobre 2009, accessible partout et à tous, a publié aux pages 18 et 19, rubrique Horizons Débats, une enquête conduite auprès de personnalités vivant et travaillant à partir du livre à donner leur avis sur : « Le livre survivra-t-il à Internet ? »

    Apparaissent ainsi, soutenus par une illustration débordante de Nicolas Vial, les propos d’Antoine Gallimard PDG des Editions Gallimard, de Bruno Racine Président de la Bibliothèque Nationale de France, de Rémy Toulouse Directeur des éditions Les prairies ordinaires, d’Arnaud Nourry PDG d’Hachette Livre, et d’Arash Derambarsh Directeur du département politique et personnalités publiques au Cherche Midi.

    Voici le lien :

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/30/cette-revolution-est-une-chance-par-arash-derambarsh_1260638_3232.html

    Et le texte papier.

    Sous le titre « Cette révolution est une chance », Arash nous indique ceci :

    « Nous voici dans un tournant historique en matière de support pour l’écriture. Mais le conservatisme et le pessimisme demeurent.

    Pourtant, dans ce virage unique, voici un bras de fer inédit entre le conservatisme et le modernisme. Ce modernisme, des sociétés telles que Google ou Amazon veulent l’imposer pour certains, le proposer pour d’autres.

    Car, en effet, il s’agit de 200 000 titres en anglais et de journaux dans plusieurs langues. Voilà ce que propose le vendeur américain de livres sur Internet Amazon. Quant à Google, ce dernier ne fait pas les choses à moitié. Le géant de la recherche sur Internet va lancer sa librairie numérique au premier semestre 2010, en Europe, en proposant d’emblée quelque 500 000 titres aux internautes. Des partenariats avec des éditeurs sont, par ailleurs, signés pour deux millions d’ouvrages.

    En France, la grande majorité des éditeurs contestent le comportement de Google. Le Syndicat national des éditeurs français (SNE) et le groupe La Martinière, appuyé par Gallimard et Flammarion, poursuivent actuellement le géant de l’Internet pour contrefaçon. De surcroît la chancelière allemande, Angela Merkel, a condamné Google Editions. Elle défend, à juste titre, la protection des droits d’auteur sur Internet. Elle rejette, par ailleurs, la numérisation des ouvrages de bibliothèque si on ne tient pas compte de cette protection, comme le fait Google.

    Le tsunami Internet

    Il s’agit donc de protéger la propriété littéraire, car sans auteurs, pas de livres. Les éditeurs français exigent de Google le respect de la loi, et ils ont raison. Toutefois, le livre électronique est une chance. Il apporte une réponse pratique. En effet, le Kindle, livre électronique d’Amazon, peut télécharger 1 500 ouvrages. Pour le cartable des étudiants, c’est une réponse exceptionnelle. De plus, la nouvelle génération pourra beaucoup plus facilement se familiariser avec les classiques.

    Par ailleurs, ce marché est rentable pour un secteur d’activité qui est à bout de souffle. Cependant, il s’agit de sauvegarder les libraires et les points de vente. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas les adapter rapidement au numérique ? En France, après une longue période d’immobilisme, les choses commencent à évoluer. La Fnac, par exemple, a annoncé avoir vendu 40 000 livres au format numérique, et propose désormais 30 000 titres sur son site. Mais c’est tout le secteur de la distribution qu’il va falloir réformer et adapter.

    L’Union européenne et le G 20 doivent donc se saisir de cette question. Le téléchargement est mondial et n’a pas de frontières. De même que les Etats doivent contrôler la mondialisation et non pas la subir. Le secteur musical n’avait pas vu venir le tsunami Internet, et son économie a vacillé. Il faut donc développer une offre légale , payante, et ne pas subir ce qu’a connu le monde du disque. Le politique doit jouer son rôle et imposer un prix unique du livre numérique afin de sauver les acquis des auteurs.

    Enfin, on se trompe si l’on considère le livre papier comme sacré. Le papier et le livre électronique cohabiteront un temps, mais, à l’heure du numérique, les générations futures s’en passeront sans problème. Aux éditeurs de prendre leur destin en main afin de prévoir l’avenir. »

    Un témoignage qui soutient la vie du livre.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photograhie : Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)

  • Crise et toyotisme

    Peu stimulant ce menu. A chacun cependant d’espérer en découvrant et scrutant ses moyens personnels pour faire face à un monde qui se complexifie.

    La crise d’aujourd’hui peut être revue à la lumière de celle de 1929.

    Un documentaire diffusé le mercredi 28 octobre sur Arte à 20h45 a déroulé ce grave et durable événement. Son démarrage est semblable à celui de la crise actuelle.

    Sauf qu’en 1929 la crise est locale, aux USA. Elle va être exportée en Allemagne en exigeant de ce pays vaincu de l’argent à rembourser. Puis, de là, à la France.

    Face à une misère qui touche des millions d’américains Théodore Roosevelt, éclairé par sa femme qui va sur le terrain de la pauvreté, se présente à la présidence. Elu, il lance le « new deal » pour redonner du travail, des salaires, et faire ainsi reprendre la consommation, ce qui remet en marche les usines. C’est l’époque de la création de grandes routes. Chacun retrouve son utilité et sa dignité par son travail.

    Il nous est dit que cette crise a facilité l’extrême droite, la montée du facisme, du nazisme, avec des réunions pro Hitler en Amérique même.

    C’est seulement avec la décision de fabriquer des armes de guerre en quantité, la guerre étant venue outre Atlantique, que la sortie totale de la grande dépression se fera.

    Alors, avec cette fois une crise mondiale d’emblée, quelles perspectives ?

    Avec ou sans crise, quelles solutions pour un milliard d’affamés ?

    Cela alors que l’on va débattre à Copenhague à un tout autre niveau.

    Il y aurait là un chantier à l’échelle du monde.

    Le toyotisme est le dernier « must » pour travailler. La dernière mode pour « se réaliser »

    Qu’est-ce donc ?

    Pour moi une forme d’esclavage moderne pour exécuter un travail enrubanné du superlatif d’excellence.

    Un boulot pour robot, sans le moindre temps mort, avec un seul objectif : augmenter toujours e profit cela en traquant, sur les chaînes de travail manuel tous les temps ou gestes dits improductifs. L’exemple pour illustrer cette tendance est celui d’un atelier de montage Fenwick. Ce travail sans pause, sans respiration, sous pression constante entraîne, indique le reportage, un nombre croissant et important d’Accidents du Travail.

    Du côté du versant des commerciaux de Fenwick, même situation. A grands coups de consultants, de coachs, de confrontation, de récupération des manières des meilleurs vendeurs, la stratégie constante est d’éliminer les maillons les plus faibles, à tous les niveaux.

    Pourquoi ?

    D’un côté il est observé un possesseur d’usines et autres qui pousse au profit encore et encore, de l’autre des exécutants, leurs employés – manuels ou vendeurs en col blanc. Entre ces deux rives, un gouffre.

    Le gouffre qui sépare ceux qui profitent de ceux qui mènent au quotidien une vie de travail dans la logique des Leverage By Out, LBO. Autrement dit : Reprise avec Effet de Levier.

    La logique de la LBO est simpliste : acheter des usines ou des sociétés avec seulement 20 % de capitaux propres et – c’est le plus important – 80 % de prêts. Après quoi le tout est revendu 3 à 5 ans plus tard avec profit, ces quelques années ayant été mises à profit pour rembourser les 80 % de dettes. Pas par miracle mais par un travail des employés qui doit se faire à flux de plus en plus tendu. Travail sous pression et accompagné, au passage, de réductions d’effectifs.

    On est à des années lumière du capitalisme à l’ancienne où le profit n’était qu’un outil de développement parmi d’autres.

    Les commentateurs - psychiatre, sociologue, économiste…. – expliquent les mécanismes de cette prise d’otages volontaires. L’un d’eux explique que ce qui est exigé est à la limite de ce qui est requis d’un sportif de haut niveau. A la différence qu’un tel sportif est encadré, surveillé, materné,

    toyota.jpgUn livre est cité : « Toyota, l’usine du désespoir » publié en 1973, œuvre de Satoshi Kamata, journaliste japonais infiltré en usine Toyota durant 6 mois. Il se trouve toujours. Aujourd’hui, rien de changé. La pression physique est toujours là conduisant à la pression morale et à cette mise en laisse assez fantastique de la personne par elle-même. En effet, le travailleur participe et aggrave, par ses suggestions personnelles, son enfermement.

    A un bout de la chaîne, un multimillionnaire qui achète et revend.

    A l’autre bout, des centaines de milliers de travailleurs au service du profit.

    C’est ce qui est ressorti de cette émission de mercredi 28 octobre 2009 à 23h05 sur France 3.

    Aucune envie de vous voir, moins de 18 ans, sombrer avec la crise d’aujourd’hui. Aucune envie non plus de vous voir vous attarder – sauf si vous le supporter bien – dans un système de travail vouant au toyotisme. Juste un question toutefois : avec la mondialisation, jusqu’à quel point pourrons-nous continuer à faire des choix ? Affaire à suivre !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: livre Toyota, l'usine du désespoir)

  • Barbara chantée par Julie

    Sur scène à l’Olympia, il y a peu, Julie a le chant dans la peau depuis des années.

    Elle est un rayon de soleil de Toulouse. Toute en finesse, en fluidité, en harmonie.

    Julie est douceur et souplesse. Julie est tendresse. Elle est bien l’élève de son professeur de chant, laquelle a connu, notamment, le succès d’une Eurovision.

    Il y a quelques semaines à Paris, les présents de cette fin de matinée, un samedi, se sont régalés avec 3 airs que Julie nous a offert. J’en étais !

    Après 2 chants a capella, voici « Il pleut sur Nantes » de Barbara pour lequel l’un de nous disposait d’une bande son sous la main. En quelque sorte nous tenions impromptu chez cette amie commune, à deux pas de l’avenue de Wagram, un salon musical !

    J’aurais mieux œuvré en me positionnant plus près de Julie. En contrepartie, sa gestuelle souligne parfaitement toutes les émotions accompagnant le récit de cette ultime rencontre, sous un ciel nantais perlant de cette pluie fine qui lui est propre.

    Julie m’a autorisée à vous faire partager ces minutes intenses.

    Voici le lien à partir de Google : http://www.youtube.com/watch?v=9CstFMkxnK4

    Bonne écoute !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr