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Enfants placés, des « produits » bons pour l’adoption ?

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

 

 

Gadot09.06.03 007.jpgVoici l’esentiel d’un article d’Anne Marie Illera, paru en mai 2009 dans le numéro 285 de JDJ- RAJS, intitulé « Adoption : vers où allons-nous ? ». Ce teste était joint au dossier de presse remis aux journalistes présents le 3 juin 2009 à l’écoute de Catherine Gadot, de Jean-Pierre Rosenczveig et de Pierre Verdier. Madame Illera  est une psychologue clinicienne branchée sur l’intérêt vrai des enfants, celui des enfants « placés » notamment.

 

Avant cette note, 2 billets sur ce blog à propos de la conférence de presse du 3 juin 2009. L’un du 11 juin intitulé  «  Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » introduisant à ce qui a été dit ce 3 juin sur le thème : 29 000 familles en attente, 29 000 enfants en magasin, suite au Projet de Loi relatif à l’adoption déposé au Sénat le 2 avril 2009. L’autre du  24 juillet 2009 « Enfants « placés » à saisir ! » avec le résumé et l’intervention en vidéo de Catherine Gadot à ce sujet

 

Anne-Marie Illera est claire : « Et voilà que revient, encore une fois, le projet de « faire adopter » les enfants de l’ASE  (…) Sait-on encore que l’adoption c’est trouver une famille pour un enfant qui n’en a pas ? Et non l’inverse ! ».

 

Tout est là.

Pour des raisons diverses, il faut trouver des enfants à adopter pour satisfaire - non pas les enfants de l’ASE - mais des familles en mal d’enfants.

 

Il y a d’emblée un hic, et de taille ! Car si des adultes demandent à adopter, il est très rare que les enfants, eux, souhaitent être adoptés. C’est même carrément exceptionnel !

Ce n’est pas moi qui invente cela mais Cécile Delannoy qui l’écrit, une personne dont l’avis compte pour l’avocat Pierre Verdier qui n’est pas un imbécile.

 

Madame Illera poursuit : « La ministre nous dit qu’ils « ont besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir. »

« Un enfant quoi qu’on en pense » poursuit plus loin Anne-Marie « est inscrit dans sa filiation de naissance et attaché à ses parents, sauf dans de rares exceptions…même lorsqu’il y a maltraitance. »

 

La maltraitance, ça va ça vient. Il fut une époque où, en cas d’alcoolisme d’un parent, on arrachait systématiquement les enfants à leur famille même sans maltraitance. Et Dieu sait si les personnes touchées par l’acool sont des parents affectueux, attachés à leurs enfants !

 

La ministre déclare encore joliment quant à ces adoptions curieusement organisées : « Ce sera au cas par cas, il n’y a pas d’objectifs chiffrés ».

A quoi Anne-Marie Illera rétorque :

« Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai du mal à le croire ça dans le contexte actuel où tout n’est plus que chiffres et performances.Gadot09.06.03 016.jpg

Bien sûr que si ! Demain il faudra satisfaire les candidats à l’adoption (qui sont aussi des électeurs) et il faudra « faire du chiffre », avec l’adoption des enfants délaissés comme avec le reste … »

 

Madame Illera pose ensuite la question « Pourquoi faire une loi par-dessus celle qui existe déjà ? »

Facile.

Alors qu’aujourd’hui on peut déjà, après un an de délaissement, prononcer officiellemnt un abandon pour rendre un enfant adoptable, il sera possible avec cette loi miracle – si on ne réagit pas – de faciliter le circuit abandon-adoption, sans penser un instant à l’intérêt vrai de ces enfants.

Et Anne-Marie poursuit :

«Püis, nous pourrons passer à six mois car le temps presse : le séjour en famille d’accueil sera enfin déclaré néfaste pour les enfants. Cela permettra, de surcroît, de réelles économies pour le budget de l’ASE.

Comme cela, discrètement, rapidement, en toute légalité, et presque sans faire exprès, « la machine » ASE pourrait enfin rendre « ses » enfants adoptables.

Le rapport Colombani, à l’origine de cette réforme, ne serait-il pas le reflet du positionnement de certains « gens de terrain » ? (…)

Le risque de dérive est grand car nous voyons bien qu’il sera plus facile de « laisser couler » une situation que de se battre jour après jour, semaine après semaine, souvent sans reconnaissance, pour que des parents en difficulté relèvent la tête et reprennent une vie plus ou moins « ordinaire » avec leurs enfants. Ceci, pour que leurs enfants reviennent à leur côté, sous le toit familial ou qu’ils soient, juste à côté d’eux, le temps qu’il faudra à chacun, chez une assistante familiale bienveillante et bien accompagnée.

Pouvons-nous encore leur laisser le temps de la différence, le droit à la différence ? »

 

En principe, un enfant devrait être placé de manière très provisoire et non durable. Certainement pas jusqu’à 18 ans, comme c’est très souvent le cas. Force est de constater qu’en général la bienveillance qui devrait être la règle vis-à-vis des enfants placés et de leurs familles « cabossés » par la vie se situe aux abonnés absents.

Tout est axé sur la mise à l’écart quasi systématique des familles, une surveillance malveillante des rencontres entre parents et enfants quand elles sont autorisées façon peau de chagrin, rencontres « maquillées » sous le nom de visites médiatisées. En fait de médiation il y a erreur sur le terme.

 

Je cherche dans le ciel, sur terre et sur la mer comment l’adoption forcée du côté des enfants, telle qu’envisagée par le projet Colombani-Morano, comblerait  le « besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir » de ces jeunes.

 

De qui se moque-t-on ?

On a déjà bien secoué ces enfants avec des placements impensables et brutaux. On a continué en les isolant au maximum de leurs parents et de leur environnement habituel. Et on s’imagine qu’ils ne seront pas conscients qu’on les utilise comme des machines à faire plaisir au profit de familles autres que la leur ?

Ces enfants là sont des êtres humains. Ils observent, réfléchissent, pensent, jugent.

 

Gadot09.06.03 017.jpgD’ailleurs Anne-Marie Illera continue ainsi :

« Et la personne dans tout cela ?

Qu’en est-il de l’écoute et du respect du positionnement psychique de l’individu ?

Qui va aller regarder où en est le parent qui « délaisse » ?

Délaisse-t-il « vraiment » où est-il rongé par ses propres problèmes au point de ne pouvoir exercer, d’une manière que nous estimerions appropriée, son rôle de parent ?

Qu’en est-il de ces enfants « délaissés » que l’on conduira vers une décision d’abandon et qui ne seront pas psychiquement dans une position d’enfants abandonnés ? (…)

Il faut absolument comprendre qu’une déclaration d’abandon n’a rien à voir avec une adoption.

Ce systématismre : délaissement = déclaration d’abandon = adoption, est dangereux. »

 

Je le répète : ces enfants marchandises ne sont pas des enfants orphelins.

 

Et il est fort dommage pour les enfants de l’ASE que l’on va destiner  à l’adoption si rien n’est fait que monsieur Colombani n’ait pas vécu de près un placement d’enfant au sein de sa propre famille. Confronté au réel, sur le tas du concret, il eut raisonné – fort probablement – très différemment !

 

Ce qui me fait frémir, les jeunes, c’est qu’on ne sait pas qui peut se trouver demain dans ces « cabossés » de la vie ? Au sein de ceux-là pour qui une demande d’aide faite à l’ASE peut se métamorphoser en « placement » non justifié d’un ou plusieurs enfants.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles du 3 juin 2009: en haut à gauche Pierre Verdier, plus bas à droite Jean-Pierre Rosenczveig, tout en bas à gauche Catherine Gadot)

Commentaires

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    COMMUNIQUE DE PRESSE







    L’ENLEVEMENT DU JEUNE HUBERT DE ROLLAND-DALON :



    Dénonciation du scandale des pratiques

    de l’Aide Sociale à l’Enfance





    Contact Presse – Association SOS FAMILLE

    Mme Catherine LAFITTE

    9 boulevard Anatole-France

    921OO Boulogne-Billancourt

    Tel : 06 15 10 39 31

    e-mail : catherine.lafitte@yahoo.fr




    Association SOS FAMILLES

    (association loi 1901)

    23 rue de Rocroy

    75010 Paris

    Tel : 01 48 78 08 80

    Fax : 01 40 82 93 05























    Paris, le 28 juin 2010



    · Les faits : l’enlèvement d’Hubert de Rolland-Dalon par les services sociaux



    Le 15 avril 2010, Hubert de Rolland-Dalon, 11 ans était enlevé dans son établissement scolaire.

    Ce matin-là il y avait composition et il s’était levé très tôt pour être sûr d’être à l’heure.

    Vers 10 heures, deux fonctionnaires de la brigade des mineurs se présentaient au directeur et emmenaient Hubert qui n’a jamais reparu depuis.



    On va aussitôt penser qu’il s’agit d’un enfant maltraité, arraché à une famille indigne.

    Pas du tout, Hubert a été enlevé brutalement et mis au secret parce que sa mère, ainsi qu’une association de défense des familles qui l’aidait ont osé dénoncer les pratiques de certains services sociaux, en l’occurrence une association chargée des « milieux ouverts », l’association JEAN COTXET 7 boulevard Magenta 75010 Paris. Ils ont saisi le Médiateur de la République et immédiatement l’association COTXET a demandé le placement de l’enfant.



    Hubert a été mis au secret de façon totalement illégale par une ordonnance d’une juge pour enfants qui était incompétente pour le faire, mais en représailles d’avoir dénoncé les pratiques des services sociaux visant à « capturer » un maximum d’enfants afin de justifier un budget totalement colossal mais méconnu du grand public.



    Hubert n’a commis aucun délit, il était connu pour sa disponibilité aux autres, il aimait par dessus tout la nature et les fleurs, il voulait être jardinier.

    Est-ce que la vie doit s’arrêter ainsi à 11 ans?



    Hubert est séquestré depuis plus de deux mois, sans avoir eu la possibilité de contacter sa famille, et sans avocat. Il est otage de l’Aide Sociale à l’Enfance qui refuse de donner la moindre information sur lui. Est-il toujours en vie ?

    Sa mère sait qu’il n’a pas été soigné, alors que des rendez-vous médicaux avaient été pris de longue date par sa pédiatre à l’hôpital Trousseau. Personne ne l’a amené aux rendez-vous.

    Qu’est-il devenu ?





    · Contexte : abus des placements d’enfants



    Les Chiffres :

    A une époque où on ne cesse de parler de restriction budgétaire, notamment dans l’enseignement, la dépense nette d’aide sociale à l’enfance connaît une croissance de 210 millions d’euros par an, soit une hausse de 5% par an en moyenne. (Chiffres publiés par l’Observatoire national de l’Action Sociale décentralisée).

    Notamment, toujours selon cet Observatoire, « la dépense de placement familial continue à augmenter à un rythme soutenu et représente 80% de ce total ».



    Hubert fait partie des enfants kidnappés à la demande des services sociaux afin de justifier le budget colossal qui leur est alloué. En effet, en 2010 on compte UN MILLION CENT CINQUANTE MILLE FONCTIONNAIRES TERRITORIAUX D'ACTION SOCIALE avalant un budget de fonctionnement de CINQUANTE SIX MILLIARDS D'EUROS.

    Par comparaison, en 1993, on comptait 300 000 fonctionnaires territoriaux d'action sociale, soit en 17 ans un quasi-quadruplement (2002: 600 000; 2007: 900 000).



    CE BUDGET DE FONCTIONNEMENT EQUIVAUT QUASIMENT AU MONTANT NATIONAL DE L'IMPOT SUR LE REVENU.


    Sans compter les associations « satellite » chargées d’établir des « rapports », des « expertises » à la demande des services sociaux ou des services judiciaires. Il y a aussi les associations chargées "d'accueillir" les enfants placés. Ces associations sont privées, mais chargées d’une mission de service public.

    Leur personnel est composé, pour la plupart de contractuels ou vacataires.

    Là aussi les chiffres sont colossaux...







    - Les méthodes de L’Aide Sociale à l’Enfance :

    Il faut donc « capturer » des enfants pour nourrir cet ogre. D’où la mise en place de nombreux moyens de « signalement » (n° vert téléphonique, campagne auprès des enseignants dans les établissements scolaires, dans les centres médicaux etc…)

    Et il faut toujours de nouvelles proies, de nouvelles victimes!

    Quelles sont ces proies?

    Pour 50%, des femmes seules élevant leurs enfants ; 20% seulement, des hommes seuls ; 30% des couples.

    Or les chiffres officiels publiés par la Direction de la Recherche , des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES) du Ministère de la Santé indiquent eux-mêmes que seuls 20% des enfants placés sont maltraités...

    Comment font ces acteurs sociaux pour parvenir à leurs fins sans qu'il y ait de motif de placement?



    Et bien en fabriquer de toutes pièces au moyen de rapports et d'expertises faits d'avance où l'on retrouve TOUJOURS les mêmes termes du vocabulaire pseudo-psychiatrique: "Enfants en souffrance", "emprise psychologique", "thérapie familiale", etc... , suffisamment imprécis et vagues pour donner lieu à toutes sortes d'interprétations, mais qui aboutissent toujours à la même conclusion: IL FAUT PLACER L'ENFANT.

    Et voilà, par ce merveilleux stratagème, on place des enfants qui, non seulement n'ont jamais subi la moindre maltraitance mais vivent en pleine santé, parfaitement épanouis et heureux dans leur famille.

    Mais il faut bien remplir les 1870 établissements d'accueil représentant une capacité de 54 350 enfants.

    143 500 enfants ont fait l'objet en 2009 d'une mesure de placement.

    En outre, plus de 144 000 enfants ont fait l'objet d'actions éducatives, administratives ou judiciaires en 2009, (statistiques de l'Observatoire national De l'Action Sociale décentralisée – lettre de l'ODAS .







    Une copie du dossier complet peut vous être adressé, à titre d’exemple illustrant ces enlèvements d'enfants SANS MALTRAITANCE, pour alimenter ce marché.

    L’association SOS FAMILLE se tient à votre disposition pour de plus amples informations sur ce sujet.

    Comme vous le verrez, tout est mis en oeuvre à différents stades pour justifier le budget des organismes étatiques ainsi que des associations théoriquement chargées d'une mission de service public et recevant des subventions pour cela.

  • Je vous applaudis pour votre exercice. c'est un vrai charge d'écriture. Continuez .

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