30.06.2009
Les univers virtuels avec Eric Seulliet
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Grâce à Eric Seulliet, je suis au courant de ce qui se passe au niveau des univers virtuels. Vivant à fond dans le réel, je
regarde de près le virtuel, outil à la disposition de tous, auxquels certains d’entre vous peuvent s’intéresser. Je vous transmets le texte communiqué le 22.6.2009.
Eric Seulliet est consultant (société E-Mergences), président du think tank "La Fabrique du Futur", et initiateur du living lab "3D Living Innovation".
Le 14 mai 2008 j'avais mis un billet suite à une réunion tenue à Paris sous le titre: "Silicon Valley v/ Paris".
« L’innovation ascendante grâce aux univers virtuels.
Les univers virtuels trouvent de plus en plus d’applications dans les entreprises et celles-ci provoquent une véritable révolution dans le management. Les univers virtuels sont désormais adoptés par toutes les fonctions. Ce mouvement est rapide et irréversible. Ainsi, selon le Groupe Gartner, en 2012 50 % des grandes entreprises auront un univers virtuel de type Second Life. Et d’après la dernière étude du cabinet américain Forrester, ils devraient avoir autant d’importance que l’internet aujourd’hui.
En ce qui concerne l’innovation, les univers virtuels sont particulièrement appelés à prendre une place prépondérante. Et cela est notamment dû au fait qu’ils sont des leviers puissants en matière d’innovation ascendante (1).
Selon Thomas Kohler, chercheur de l’université d’Innsbrück qui a consacré une thèse à ce sujet, l’innovation grâce aux univers virtuels répond à trois types de problématique :
1/ Identification de besoins et génération d’idées :
Thomas Kohler cite en exemple :
- Coca-Cola qui a lancé l’initiative “Coke Virtual Thirst” pour recueillir des idées en vue de la conception d’un nouveau distributeur automatique portatif de boissons.
- Steelcase qui a invité des “builders” de Second Life à concevoir un nouveau siège de bureau avec la perspective pour le gagnant de cette compétition de voir ses idées incorporées dans de futurs nouveaux modèles.
- le fabricant d’appareils d’éclairage Osram qui a sollicité la créativité d’avatars pour imaginer de nouvelles idées autour du thème de la lumière.
2/ Création et conception de produits :
Les entreprises de cette catégorie poussent plus loin le processus de co-innovation en mettant à disposition des consommateurs des boîtes à outils (toolkits), qui sont d’ailleurs préexistantes dans ces univers virtuels, pour leur permettre d’être coproducteurs. C’est le cas de Toyota qui, pour son modèle Scion, a fourni à ses clients des toolkits pour personnaliser leur voiture. Ces options de personnalisation peuvent paraître assez banales mais là où Toyota se distingue - et ce qui fait la différence entre customisation de masse et co-création - c’est que quasiment tout est personnalisable, y compris certains composants. C’est de l’étendue de ces possibilités d’expérimentation que naissent de vraies innovations. Ce qui ressort de cet exemple, c’est que la co-innovation est largement fondée sur la possibilité de manipuler des objets.
3/ Test et lancement commercial
Une fois le produit conçu, il faut le tester puis le mettre sur le marché. Là encore, les mondes virtuels constituent des atouts considérables. Ils permettent notamment de faire des prototypes virtuels de façon plus rapide et plus économique que de vrais prototypes. Et ces prototypes virtuels procurent aussi de vrais avantages grâce aux informations marketing qu’ils révèlent. Un exemple intéressant est celui de l’hôtel Aloft, un nouveau concept de la chaîne Starwood Hotels. Avant de le construire en vrai, une maquette virtuelle en fut réalisée dans Second Life ce qui permit d’en affiner le concept.
Les univers virtuels offrent un certain nombre d’avantages tout à fait déterminants pour faire de la co-création. Le premier avantage reconnu est que les univers virtuels libèrent complètement l’imagination et la créativité. Cela s’explique par plusieurs facteurs : notamment l’anonymat qu’offre un fonctionnement par avatar interposé, et les capacités “magiques” que procure un monde à la fois réaliste et imaginaire où tout est possible (voler, se téléporter, changer facilement d’apparence et d’identité). Cela favorise l’implication des individus et la génération de pistes d’innovation qui peuvent être en rupture. Dans le même temps, les univers virtuels facilitent l’expérimentation. Cela permet de valider la viabilité des idées émises à un stade précoce, évitant ainsi d’engager des moyens importants pour poursuivre des développements.
Un autre avantage des univers virtuels est qu’ils encouragent des processus de collaboration et d’interaction intenses entre usagers- concepteurs, ce qui permet d’enrichir les connaissances des entreprises vis-à-vis des attentes exprimées ou latentes de leurs futurs clients. Un autre point fort à mentionner est que les univers virtuels permettent de garantir aux entreprises un haut niveau de confidentialité. Dans un contexte très concurrentiel, cet avantage est capital. Et cette confidentialité bénéficie bien sûr également aux expérimentateurs-testeurs grâce à l’anonymat des avatars. Cela va complètement dans le sens d’une exigence accrue de respect des données personnelles privées.
Naturellement, tout l’intérêt de cette co-création dans les univers virtuels réside dans la possibilité de la transposer dans le monde réel. Les premiers exemples concernent des stylistes et designers amateurs ou même professionnels qui ont conçu des lignes de vêtements, des accessoires de mode et du mobilier et qui ont été approchés par des fabricants pour que leurs créations soient reprises en réel. Ces transpositions du monde virtuel au monde réel sont d’autant plus facilitées que le monde virtuel reconstitue de vrais contextes d’utilisation. C’est avant tout cette mise en situation des innovations virtuelles dans des environnements réalistes (centres commerciaux, boutiques, maisons, lieux de loisirs, etc.), suscitant un désir d’appropriation, qui incite à leur passage dans le monde réel.
Les Prix IntraVerse qui récompensent les meilleures utilisations d’univers virtuels par des entreprises ou autres organisations témoignent que la co-innovation à travers ces derniers se développe. Lors de l’édition de 2009 qui s’est déroulée dans le cadre du salon Imagina à Monaco, l’exemple le plus illustratif a certainement été celui exposé par la société Repères, pionnier des instituts d’études sur Second Life pour son client l’ITFL. Si on prend aussi en compte les promesses qu’apporteront des technologies innovantes comme les imprimantes 3D, le potentiel des univers virtuels pour faire de la co- création sont véritablement immenses.
(1) Cette expression d’innovation ascendante caractérise l’innovation venant des usagers-consommateurs.
Pour en savoir plus sur les activités de La Fabrique du Futur : http://www.lafabriquedufutur.org
Le blog d’E-Mergences : http://blog.e-mergences.net
Allez voir, cela peut être passionnant !
Contcat : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : éric Seuillet)
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29.06.2009
Lycéens de Mâcon : acquittés en Appel !
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Le 13 janvier 2009, j’avais parlé de 6 lycéens de Mâcon pour lesquels une pétition intitulée "quand la justice s'en contre 
balance". circulait.
Ils criaient leur innocence et un appel à l’aide vers les citoyens avait été mis en ligne par la sœur de l’un d’eux, juriste.
L’Appel leur a donné raison. Justice a été enfin faite. Ils ont été acquittés le 9 avril de la fausse accusation de viol retenue contre eux.
« DIJON (AFP) — Six lycéens de Mâcon, condamnés en première instance pour le viol d'une femme de service de leur établissement en 2004, ont été acquittés en appel par la cour d'assises des mineurs de Dijon.
"En première instance, c'était une erreur judiciaire. Une nouvelle erreur judiciaire a été évitée", alors que l'avocat général avait requis huit à douze ans contre eux, s'est félicité Me Grégoire Lafarge, interrogé par l'AFP vendredi, au lendemain du verdict.
"Ils ont été victimes d'un système d'enquête complètement fou!", s'est-il offusqué, dénonçant "la façon dont ont été obtenus les aveux" de son client, qui ont été diffusés à sa demande devant les assises de Dijon.
"Quand un gosse de 17 ans est en garde à vue pendant 24 heures et qu'une enquêtrice lui crie dessus, lui disant +Tu vas aller en prison si tu n'avoues pas!+", on peut s'interroger sur les "méthodes" au commissariat de Mâcon, a-t-il ajouté, disant s'apprêter à "saisir la Chancellerie" dans ce dossier.
"Le cauchemar est enfin terminé pour moi et pour nous. Je vais pouvoir faire ma vie, car à cause du précédent jugement, j'avais perdu mon emploi et je vivais très mal cette situation, tout comme ma famille", a quant à lui déclaré Anis Snatah, l'un des acquittés, à l'issue du procès.
Les acquittés n'attaqueront pas leur accusatrice en justice en retour, a précisé Me Lafarge.
Les six accusés, mineurs au moment des faits, avaient été reconnus coupables en première instance par la cour d'assises de Chalon-sur-Saône du viol en réunion en janvier 2004 d'une femme de service de leur lycée professionnel de Mâcon (Saône-et-Loire).
Les six jeunes, qui ont toujours clamé leur innocence, avaient fait appel.
Leur acquittement tient à la mise en cause du témoignage de leur accusatrice. Elle a été déboutée dans un autre dossier de viol, a-t-on appris de source judiciaire.
Cette affaire avait entraîné la mise en détention provisoire d'un enseignant pendant deux ans, avant que son innocence ne soit reconnue, rapporte France Info qui a révélé l'information vendredi.
La cour a en revanche retenu l'extorsion de fonds pour deux d'entre eux, condamnés à six mois de prison avec sursis. Fin AFP ».
Concernant l’extorsion de fonds, les deux concernés n’ont pas baissé les bras contestant cette décision.
Pour l’essentiel, un emprisonnement pour rien pour un viol pas fait, force est de constater encore un procès bâclé, trop appuyé sur le dire d’une personne qui se disait victime. Or, la parole d’une prétendue victime ne saurait être une preuve absolue. Ce n’est pas parce que l’on se déclare vvictime que cela constitue la preuve.
Une telle affirmation n’est qu’un élément de preuve. Qui demande à être confirmé ou infirmé. La charge ne doit pas faire oublier la décharge !
Je me demande toujours quelles curieuses pensées ont eu des adultes décideurs à propos de lycéens pour les imaginer pratiquant le viol brandi par celle qui se déclarait victime.
Il y a beaucoup à dire sur des gardes à vue qui aboutissent à des « aveux », sous la pression de conditions qui peuvent – je le suppose- être indécentes, voire inhumaines en raison de la pression exercée pour absolument faire avouer ceux qui sont considérés, déjà à ce stade, comme coupables.
Pas étonnant qu’ensuite, au niveau du juge d’instruction, ceux qui ont avoué, par la force d’une extrême pression psychologique sinon physique, se rétractent puisqu’ils n’ont rien fait de ce dont ils sont accusés.
Il n’empêche que, selon les tribunaux, les jurés, l’avocat général, etc, etc…ce peut être les premiers soi-disants « aveux » qui restent montrés du doigt. Et signent, dès le stade de la police, la future condamnation.
Marc Machin en a fait lui aussi la triste expérience. Avouant en garde à vue ce qu’il n’avait pas fait – un meurtre - se rétractant devant le juge ensuite, pour finalement être condamné aux assises, récoltant en Appel une peine aggravée. Toujours pour un meurtre jamais commis. Le tout grâce à l’intime conviction des jurés.
Michèle Bernard-Requin, magistrat honoraire, définit ainsi l’intime conviction qui prévaut à tout instant dans les cours d’assises : « L’intime conviction c’est quelle impression est faite sur votre raison. C’est la question qu’on pose aux jurés – les preuves rapportées par l’accusation et les moyens de la défense. Il y a donc un faisceau de moyens, à charge et à décharge. »
Je n’aime pas cette intime conviction à cause de sa subjectivité.
Bien que n’ayant aucune expérience en ce domaine, à partir de ce que j’entends, de ce que je lis et des erreurs commises, il me semblerait raisonnable que les avocats soient présents dès la garde à vue. J’espère que cela se fera très vite
Car escorté moralement, psychologiquement et physiquement par un juriste, le plus jeune des 6 de Mâcon n’aurait, sans aucun doute, jamais avoué un viol non pratiqué.
Comme me l’indiquait cette juriste qui s’est démenée : « Il faut continuer à se battre pour que les innocents soient reconnus en tant que tels. C'est une grande victoire, mais combien restent en prison pour rien ? »
Je comprends que la fatigue et l’épuisement puissent faire craquer en garde à vue. Que des personnes dans cette situation lâchent n’importe quoi – ce qui est attendu d’eux – pour en finir, pour enfin se reposer, dormir, ne plus avoir la lumière dans les yeux, ne plus être harcelé en tous sens.
Le 4 mars 2009 j’avais relayé « Marc Machin chez Fogiel ». Le 4 avril 2009 sous le titre « Arash Derambarsh, Marc Machin et Seul contre tous » j’avais rapporté le contenu du livre de Marc paru aux éditions Pascal Galodé www.pascalgalodeediteurs.com sous le titre «Seul contre tous ».
Moins de 18 ans, allez lire ou relire la garde à vue de Marc Machin et ses faux aveux au chapitre 7. Cela éclairera mon souhait de la présence d’un avocat dès la garde à vue.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : la balance de la justice pour illustrer l'acquittement des jeunes de Mâcon à gauche; couverture du livre de Marc Machin à droite)
23:59 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lycéens, mâcon, acquittement
28.06.2009
Alimentation : 20 000 € pour un prix
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Appartenant à la SFN, Société Française de Nutrtion, je suis destinataire d’informations concernant le domaine
alimentaire. Voici ce qui est proposé, à relayer autour de vous.
Comme l’an passé la Société LU France, en partenariat avec la Société Française de Nutrtion ou SFN. propose pour 2009 le soutien d'un projet de recherche sur les axes ci-après :
= Alimentation, nutrition et comportement.
= Céréales et nutrition : effets métaboliques, fibres, fermentation colique.
"Ces thèmes visent à améliorer les connaissances sur les comportements et les typologies des consommateurs, les liens entre les différents composants d’un aliment, et leur impact sur les mécanismes physiologiques et physio-pathologiques, ceci dans un but d’amélioration nutritionnelle et de prévention.
D'un montant de 20 000 €, la dotation de ce prix sera versée à toute association (type loi de 1901) ou tout autre organisme (Universités, CNRS,INRA, INSERM, IRD, etc...) chargé de la gérer et de faire les retenues légales.
Le prix sera remis au cours duprochain oncongrè de la SFN à Montpellier du 10 au 12 décembre 2009"
Le courrier communiquant cette information est de Rungis en date du 26 juin. Il est signé d'Agnès MIGNONAC Responsable Communication Nutrition chez LU France: 3 rue Saarinen, 94628 Rungis Cedex France, Tél. 01 56 34 40 00.
Deux points importants : la date limite de réception des dossiers le 15 septembre 2009 minuit sur le site www.sf-nutrition.org
Avec dossier de candidature et règlement à télécharger sur le même site : www.sf-nutrition.org.
A titre d’information voici les sujets dotés lors des 4 précédentes années :
* en 2005 : Impact des circuits d’approvisionnement sur la consommation alimentaire dans un contexte de transition nutritionnelle, Sophie Tessier, IRD Montpellier.
* en 2006 : Evaluation d’un nouveau procédé (préfermentation de farines intégrales) pour accroître la densité du pain et des produits céréaliers, Fany Leenhardt, INRA Clermont-Ferrand.
* en 2007 : Augmentation de la teneur en fibres solubles des farines de blé. Comprendre les mécanismes de biosynthèse des fibres par la sélection de nouvelles variétés, Pierre Etienne Sado, INRA Nantes.
* en 2008 : Relation entre les polymorphismes des gènes impliqués dans le métabolisme des groupes méthyles et le poids corporel chez des adolescents, Szylvia Bokor, INSERM Lille.
Pas à négliger si on peut les décrocher ces 20 000 € donnés par le binôme LU France/SFN.
Ceci depuis 5 ans.
Voilà. C’est un peu technique mais les candidats potentiels comprendront.
Je vous confie cette information pour la transmettre si vous avez autour de vous des personnes concernées. .
Un grand merci.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
22:48 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, dotation, prix, lu, sfn
27.06.2009
Quatre écoles en France
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J’ai pu regarder en début de jour, après L’Odyssée de la vie, une émission proposée sur 4 établissements scolaires. J’avais pu regarder la 1 ère.
L’idée de présentation venait du très mauvais classement de la France au sein de l’Europe quant à l’école. En particulier du fait que la moitié de nos enfants – c’est énorme quand même ! -n’ont plus envie d’aller à l’école. De là à perdre le goût d’apprendre, il n’y a qu’un pas.
A partir de ce constat, attristant, 4 écoles ont été présentées en 4 étapes. La première avec la rentrée de septembre, la dernière et quatrième à la veille des grandes vacances estivales.
Est mis en avant le fait qu’une méthode ou un système ne peut fonctionner que si l’élève y adhère, se l’approprie en quelque sorte. C’est une évidence basique, du moins cela devrait l’être ! En regardant de près, il semble que cela ne soit pas toujours le cas. Dommage pour les enfants !
Voici rapidement les façons de faire présentées.
L’école militaire d’Autun. La première année de collège en internat en 6 ème.
J’y craignais une discipline disons un peu stupide.
Quel étonnement ai-je eu en voyant, à côté d’une discipline « normale » dans ce lieu où les élèves sont formés pour commander, et si possible intégrer l’école militaire de Saint Cyr que ces jeunes étaient - d’une certaine façon intelligemment choyés.
Discipline, rigueur, ordre, élan collectif… Une nécessité. Mais aussi la présence aidante de tuteurs pour chacun, un certain nombre ayant leurs parents au loin pour un an ou plus.Tel ce jeune Manuel, boute en train apprécié de ces condisciples et des chefs à la rentrée, qui finit par sombrer dans une tristesse liée à l’absence de ses parents en Afrique.
Il est bien soutenu. Et même, lors d’un essai de fugue sans bagage, il est compris.
Nombre de ces élèves ont d’ailleurs des parents eux-mêmes militaires.
Pour un certain nombre, une majorité, il y a donc une adhésion à ce système d’éducation qui, au final, transmet au mieux les valeurs militaires. Même le jeune Manuel est laissé libre de rester ou de partir. A lui de voir avec ses parents. L’important est qu’il lui est toujours renvoyé du positif.
Ce qui est essentiel, à cet âge de 11/12 ans. De même pour les adultes d’ailleurs.
Le positif envoyé à tous les élèves – garçons ou filles- de cette école militaire d’Autun est une valeur qui ne coûte rien et peut être mise en œuvre partout.
Une école Montessori à Paris.
Une école pour qui en a les moyens. Financiers et aussi intellectuels.
Ce système et d’autres d’une veine identique laissent à chaque enfant la possibilité de développer sa créativité au mieux. Créativité qui est poussée à son maximum.
En gros la pensée qui prévaut est qu’un créatif sera capable de faire face à toutes les situstions possibles dans sa vie future.
Car l’école est là pour, certes, acquérir des connaissances mais tout autant pour apprendre à faire face par rapport au quotidien de la vie.
Un quotidien qui se déroule dès l’entrée à l’école.
Tous les élèves et les parents adhèrent au système à environ 300 euros pas mois.
Sans doute, comme les militaires, les Montessori et les autres s’en sortiront-ils correctement.
Domont, Val d’Oise, CM1 en école publique. Pas défavorisé, pas surfavorisé mais plutôt la moyenne côté revenus.
50% des enfants de l’école présentée sont des enfants du divorce averc la contrainte – pour le matériel scolaire - de fréquenter deux lieux ainsi que des enfants de familles monoparentales.
La discipline, les règles sont en tête de ligne. Sans nuance. Beaucoup moins d’écoute que dans l’armée à Autun.
A tel point que l’on voit une petite Lola, extrêmement sympathique, qui aide à l’école qui peut en avoir besoin, est débrouillarde entre ses deux parents – le papa chez qui elle vit au cours de la semaine et la maman chez qui elle se rend le week-end, Lola sur qui la maîtresse « tombe » de plus en plus au cours de l’année. Jusqu’à une horrible journée où; lors de la venue d’un poète, Lola est stigamtisée négativement devant toute la classe. C’est elle qui est choisie pour faire le « bouc émissaire » quelque part. Le poète, en accord avec la maîtresse bien sûr, entraîne la classe à faire avec des mots une Lola très bien et une Lola dégueulasse. Ainsi manipulée par autrui, Lola voit son image détruite aux yeux des autres et à ses yeux. C’est là le coup de grâce infligé à Lola qui lui ôte – pour longtemps c’est à craindre – sa confiance en elle.
Scandaleux pour cette jeune Lola.
Comme sont pénibles, tout au long de l’année, les récriminations constantes infligées aux enfants de la classe sur leur comportement.
Du négatif à 90% pour 10% de positif. En fait c’est sans doute 75/25.
Mais on n’est plus dans les années 1900 où c’étair la même règle pour tous et où tout le monde marche du même pas, aucune tête ne dépassant.
En tous cas, même si cette tactique est souhaitée par la majorité des parents qui ont souvent baissé les bras, ce n’est pas en radotant, à force de répétition, qu’il faut être concentré, qu’il faut avoir l’attitude du bon élève, qu’il n’est pas question de se substituer au maître pour aider un camarade – c’est Lola qui se le prend en pleine face ! -, qu’il faut dormir… Bref ce n’est pas à cause de ces litanies - que plus personne n’entend plus car elles sont redites mille fois au quotidien - que l’on peut faire aimer l’école.
Les parents aimeaient cette méthode qui les rassure. Ils désirent que leur enfant soit le bon élève, tous les autres pouvant etre mauvais, peu leur importe. Telle est l’atmosphère. Dans laquelle Lola qui n’a pas son matériel scolaire en double dans ses deux lieux de vie se fait réprimender faute de n’avoir pas exactement le bon texte de poésie. Elle beau tenter de s’expliquer, la maîtresse refuse de l’entendre et prétend qu’elle est dans son monde, qu’elle n’écoute pas, pire qu’elle se moque des autres
La maîtresse a tout faux. Lola est cassée. Qu’importe la maîtresse a le droit de mener sa classe comme elle désire, comme elle le juge bon, de faire ce qu’elle veut du moment que le programme est respecté.
Certains élèves peuvent – dans ce cadre et par hasard - adhérer au système, d’autres pas du tout.
La maîtresse le clame : pas question de supporter la moindre dispersion !
Tout le contraire de ce qui est pratiqué en secteur public toujours, à Montpellier, en milieu défavorisé. Ici, à l’opposé de la classe présentée à Domont, la dispersion est un élément moteur et utilisé pour apprendre. La dispersion n’est pas du tout hors la loi.
Il peut être fier de la réussite de ses élèves Sylvain, leur professeur, libre comme à Domont de mener sa classe comme il le veut du moment que le programme est respecté et assimilé. Ce qui ^parfaitement réussi avec un contexte bien plus défavorisé que celui du Val d ‘Oise. Cette école primaire est en Zep et les parents ne sont pas en capacité d’apporter de l’aide à leurs enfants en matière scolaire.
Sylvain arrive à ce que tous les élèves qui apprennent avec lui sont bons.
Objectivement ils se situent dans la bonne moyenne par rapport aux tests pratiqués au plan national. A coup sûr, en sortant de la classe de CM1, ils sont armés pour l’entrée en 6 ème et, plus largement, pour s’en sortir ensuite, quoiqu’ils fassent.
Sylvain prend ses élèves comme ils sont, les fait bénéficier des technologies nouvelles, le tout dans une classe unique du CP au CM2. Sylvain pratique le tutorat des plus grands vis-à-vis des plus petits, des séances collectives de corrections d’orthographe, des initiatives de création de textes évaluées par les élèves eux-mêmes et publiés dans le journal de l’école pour les meilleurs. Il fait vivre une foule de pratiques concrètes avec lesquelles les élèves sont mis en situation de vie de tous les jours, comme plus tard, appelés à stimuler leur imagnation, leur créativité, à prendre des intitiatives, dans une bonne humeur collective, encadrée par les jeunes eux-mêmes avec le super tutorat de Sylvain. Un maître qui respecte l‘assimilation du programme pour chaque classe.
Tous prennent la parole.
Toutes les aptitudes sont développées.
Mine de rien Sylvin fournit à ces jeunes tout le bagage de base dont ils auront besoin pour se débrouiller maintenant et plus tard, avec des parents qui ne peuvent rien leur apporter à la maison.
Dans la classe de Sylvain tous les élèves adhèrent au système proposé, lequel s’appuie sur leur vie au quotidien en dehors de l’école. Et ça marche !
Il est possible dès le départ d’un enseignement de disposer, vis-à-vis des jeunes, de ce plus qui sévit positivment en Finlande : la bienveillance envers chacun. Quel que soit ses résultats. Sinon on n’arrive qu’à une chose : décourager !
Une arttitude qui ne côute pas un centime que je sache. Qu’il faut absolument commencer à appliquer, tout de suite. Cette bienveillance que j’ai observée à Autun, en Montessori et à Montpellier. Egalement à Domont mais en situation de rareté.
Ensuite faire adhérer autant que possible l’élève au circuit dans lequel il se trouve scolarisé, le plus souvent l’école la plus proche.
Réagissez les jeunes et les parents, faites savoir ce que vous en penser. C’est important pour l’avenir des jeunes dans un monde qui n’est pas tendre et risque de demeurer dur.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
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26.06.2009
Anne-Marie Engler : ses cafés sociétaux
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Pour ceux qui le peuvent des extraits vidéo des cafés sociétaux d’Anne-Marie-Engler sont accessibles sur Dailymotion par
le lien ci-après : Anne Marie Engler - engleram on Dailymotion .
A ce jour vous avez à disposition 6 cafés, soit en remontant le fil du temps :
* Les jeux dangereux avec Marie-France Le Heuzey dont j’ai fait sur ce blog un compte rendu le vendredi 12 juin sous le titre : "Anne-Marie Engler, Marie-France Le Heuzey et les Jeux Dangereux".
* Les tabous de la police qui ont eu lieu le 28.5.09.
Je n’ai pas pu en parler étant au même moments à une réunion de Femmes 3000 dans le XV ème. Aussi voici ce qu’en disant Anne-Marie Engler :.
« Les policiers sont mal connus .Diplômé de sciences politiques , Mohamed Douhane , Commandant de police décrypte et dénonce les principaux tabous .
Il n'hésite pas à aborder les sujets sensibles qui touchent le coeur de notre société en crise : la délinquance des mineurs , les violences urbaines , la prévention de la criminalité , et les limites de l'action policière ...
Avec humilité , mais sans complaisance , il livre un témoignage à"coeur ouvert", bien loin des postures politiciennes habituelles .
"LES TABOUS DE LA POLICE". Aux Editions BOURIN »
* Les enfants maltraités le jeudi 30.5.09.
J’y étais mais j’ai préféré n’en rien rapporter.
Invitée Valérie Giron-Bazan, qui vécut le calvaire d'une enfant. Le dit dans son livre : Vols, Viols, Violences et Vérités : "en écrivant quelques pages de ma misérable vie, en espérant que cela atténue mes souffrances"... A la sortie de son CD : "Pourquoi Valérie Giron-Bazan, devient Valérie Phoenixia..."
"Comment peut-on se faire prendre malgré soi dans un cercle de terreur, puis tout supporter dans la douleur, la souffrance, sans espoir que cela prenne fin un jour ?".
* KARIMA INSOUMISE ET DEVOILEE le 12.2.09 rapportée sur mon blog le 15.2.2009 sous le titre : "Karima, de Vervier, Insoumise et Dévoilée".
Elle est présentée ainsi par Anne-Marie Engler : « Dans son livre, Karima raconte son histoire : elle est obligée de porter le voile à 9 ans et mariée de force. Karima est musulmane pratiquante. Au travers de l’Islam, elle a appris à connaître un Dieu d’amour et de pardon. Pourtant, c’est au nom de ce même Dieu qu’elle a été brimée, insultée, maltraitée une bonne partie de sa vie et est devenue esclave de sa famille. Mais Karima a eu le courage et la force de s’en sortir. Malgré les menaces, elle veut témoigner. Sans jamais renier l’Islam ou sa famille, elle nous confie avec pudeur sa propre expérience, pour que plus jamais, sous le couvert de préceptes religieux, des filles, des mères, des femmes ne soient bafouées. PRIX CONDORCET-ARON 2008 . Sortie du livre : 19 février 2009 »
* Latifa Bennari et son association l’Ange Bleu.le 26.01.09 : rapportée sur mon blog le 8.12.2008 sous le titre : "Pédophilie ? L'approche différente de Latifa BENNARI"
« 'L'ange Bleu' est la première et la seule association qui, jusqu'à présent, lutte contre la pédophilie en prêtant une oreille attentive aux pédophiles.
Tout comme un père incestueux n’est pas forcément un pédophile. Un pédophile n'est pas obligatoirement un agresseur, il peut aussi être ce qu'on appelle un pédophile abstinent. Un certain nombre de ces Hommes ne demandent qu’à être aidés et soutenus. Conscients de leur attirance sexuelle pour les enfants, ils s'en sont remis à l'Ange Bleu pour les aider à sortir de leur silence et de leurs souffrances.
Latifa Bennari, criminologue et fondatrice de l'association, est venue nous parler de son action, de la façon dont elle a réussi à tirer profit de son douloureux passé personnel pour se projeter vers l’avenir. »
* Sandrine Dupont et La Rose Bleue le 8 janvier 2009 rapportée sur mon blog le 15.1.2009 sous le titre: "Sandrine Dupont et la Rose Bleue contre la violence conjugale". Car La Rose Bleue c’est la violence conjugale. "Il fut question de la création de La Rose bleue , association avec une ligne d’écoute : le 06 69 44 85 40 … l’occasion de parler , de la violence conjugale (Psychologique , physique , sexuelle , économique ou sociale )…
Du cycle de la violence ...Aidons la rose bleue , par dons , en adhérant , en achetant les créations de Sandrine Dupont , : gravures sur verre …· http://larosebleue.unblog.fr · Pour contacter l'Association : "La Rose Bleue"·Tél: 06.69.44.85.40 · Emal: la_rose_bleue@orange.fr »
Vidéos et billets sur blog, du choix !
Contact francoiseboiseseau@wanadoo.fr (un peu de détente dans le Val d'Oise avec la cuillette d'excellentes mérises)
16:42 Publié dans au quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : anne-marie engler, café sociétal
La vie : une odyssée !
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Chacun agit comme il veut. Pour ma part, ayant revu avec plaisir hier soir le documentaire réalisé sur les
débuts de la vie – de la conception à la naissance – ce sera un cadeau de prochain Noël pour deux jeunes de 10 ans autour de moi, une fille et un garçon, avec en commentaire : « On a tous vécu ça ! ». Je les connnais assez pour savoir que ce DVD leur plaira.’
Avant la découverte d’un monde où l’on va respirer par les poumons après une vie dans l’eau de neuf mois, quand tout se passe bien – une majorité de cas -, les échographies donnent en quelque sorte naissance visuellement bien avant la venue à l’air libre quelques mois plus tard.
La première échographie devient la première photo en quelque sorte de l’abum du bébé attendu. Aujourd’hui les échographies à 12, 22 et 32 semaines de grossesse sont prises en charge.
En dehors de toute grossesse, L’Odyssée de la vie nous montre ce que l’on a vécu et nos parents aussi.
C’est le professeur Frydman lui-même, le père du premier bébé-éprouvette français, qui a supervisé la réalisation de ce document.
En combinant prises de vue en réel et images de sythèse un excellent film a été obtenu que les enseignants ou responsables de centres de loisirs, etc…peuvent parfaitement utiliser.
Je tiens à rassurer par rapport à ce qui arrive à la maman du film : devoir rester allongé quelque temps ne concerne que très peu de femmes.
Au total une histoire exacte, sympathique et positive. Avec toutes les acquisitions d’un petit d’homme pendant neuf mois, auxquelles on peut ajouter neuf mois après la naissance pour arriver ou presque à la réalité des premiers pas. Que de chemin accompli en 18 mois !
Comme d’habitude les jeunes pour ce document de Nils Tavernier en 3 D qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie en DVD en 2006 : ou on se le fait prêter ce en médiathèque, ou on se le fait offrir.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : à gauche le DVD de L’odyssée de la vie ; à droite, nous, à travers un cliché de Google images)
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Tempête pour un verre d’eau
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La question de la qualité de l’eau n’est pas une nouveauté.
De même que le débat eau du robinet, eaux embouteillées.
L’émission de C dans l’Air d’hier, surgie après les déclarations du Docteur David Servan-Schreiber associé au WWF visant à protéger mieux certains malades atteints de cancer et reprises par le journal Le Parisien, peut vous intéresser. Précision : WWF initialement World Wildlife Fund (= Fonds mondial pour la vie sauvage ) est simplement maintenant WWF, une ONG visant à protéger nature et environnement illustré par un Panda.
L’émission de C dans l’Air, animée par Yves Calvi, intitulée « Boire de l’eau du robinet tue ? ! » est visible intégralement jusqu’à jeudi prochain et peut permettre « d’éclairer sa lanterne ». En exerçant au passage son esprit critique.
Dans les points à changer absolument – le fera-t-on ? – notre « gavage » en pesticides. Qui se retrouvent forcément ensuite disséminés partout. Pour longtemps.
Egalement, suite à un autre excès, celui du « gavage » en médicaments, le fait que les métabolites rejetés suite à ces thérapies sont présents dans l’eau. Dont l’eau des rivières, qui peuvent ensuite alimenter nos réseaux d’eau potable.
Peu de personnes, en dehors des pêcheurs en eau douce parfois interdits de pêche, se sont émues des conséquences de ces rejets. A moins d’être touché directement, il est rare que l’on monte au créneau. Attitude très humaine.
Je suis, comme l’une des intervenantes de l’émission, souvent partie vivre dans l’Eure et Loir où j’ai de la famille. Et les céréaliers dont il est question, avec le système actuel, sont pratiquement mis en demeure d’ajouter des produits de traitement sur leur culture. Dont des pesticides.
Je ne vois pas demain la cessation de cette pratique. Aussi la piste indiquée de protéger plus au large les zones de prises d’eau me semble plus réaliste.
Du côté des toxicologues, ces « pauvres » spécialistes ne peuvent rien dire sur les actions combinées de
produits indésirables. Leurs études se font généralement produit par produit et ils ne peuvent rien dire sur ce qu’ils ne conaissent pas.
Mais on ne peut pas être naïf et ignorer les effets non positifs de ces produits sur la santé. On peut déjà éviter de les utiliser dans son jardin ou sur son balcon, comme en principe le fait l’agriculture biologique.
Des contrôles étant faits partout en matière d’eau du robinet, chacun peut aller consulter à la porte de sa mairie les résultats des analyses d’eau et leurs dates. L’affichage est obligatoire.
Faites-vous votre opinion au travers des échanges des 4 participants :
Barah Mikaïl est Chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)
Bernard Barraqué est Directeur de recherches CNRS au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés (LATTS
Monique Chotard est Directrice du Centre d’Information sur l’Eau
Bernard Cressens est Directeur des programmes scientifiques de WWF-France
Hier, l’un privilégiait l’importance de la contamination bactériologique, pour lui plus important car à l’effet assez immédiat qu’une contamination d’origine chimique aux effets plus lointains. Je ne suis pas d’accord. Ces deux contaminations sont toutes deux importantes. Un autre nous embarquait sur la route des emballages d’eau en bouteille me laissant assez perplexe. En effet, il n’y a pas si longtemps, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France veillait à ce que chaque variété d’eau mise en bouteille le soit dans un composant pastique approprié. D’où la nécessité pour les particuliers – vous, moi - de ne pas utiliser ces bouteilles ensuite pour y mettre de l’eau du robinet mais de préférer un récipient en verre, nettement plus inerte.
Que ceux qui se sont sentis concernés par les propos du Docteur David Servan-Schreiber décident pour eux-mêmes. Que les autres se fassent leur opinion. Cette émission apporte un éclairage. Que tous nous évitions de polluer davantage, en général l’eau, indispensable à la vie. Celle des fleuves, celle des nappes souterraines. Notre bonne santé est à ce prix.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: en haut à gauche Barah Mikaïl, à droite Bernard Barraqué; plus bas à gauche Monique Chotard, à droite Bernard Cressens )
11:44 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, c dans l’air, pesticides
23.06.2009
Nouveauté à Khéops ? avec Jean-Pierre Houdin
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Hier soir, lundi 22 juin 2009 sur France 2, intéressantes interrogations sur l’Histoire et nos histoires familiales. De la 
seconde guerre mondiale au site de la bataille d’Alésia avec, à la fin, une remontée jusqu’à l’édification de la pyramide de Khéops en Egypte.
Pour le site d’Alésia, actuellement, je n’ai rien à dire sur la bataille de 52 avant Jésus Christ qui semble faire rage autrement entre le site officiel d’Alise Sainte Reine en Côte d’Or et un autre suggéré dans le Jura à Chaux des Crotenay, conforme à la description de Jules César dans La guerre des Gaules - récit écrit en latin.
A propos de la construction de la majestueuse pyramide de Khéops, là, je n’hésite pas à envoyer vers le DVD en 3 D réalisé par Jean-Pierre Houdin et les personnes de Dassault Système pour découvrir l’hypothèse mise en avant par cet architecte pour cette 7 ème merveille du monde toujours parmi nous. Haute de 146 mètres, constituée de 5 millions et demi de tonnes de pierre, elle a été construite en 20 ans.
Comment ?
Jusqu’en 1999 le concours d’une rampe externe était imaginé par les égyptologues.
Mais la famille Houdin s’en est mêlée avec ses deux architectes, le père et son fils. Car Jean-Pierre Houdin, comme son père architecte, est « tombé » dans Khéops en janvier 1999 lorsque le papa, à la suite d’une émission de François de Closet sur les pyramides de Khéops, a déclaré que s’il avait à contruire une telle pyramide il la ferait de l’intérieur.
Une intuition qui a fait « tilt » dans l’esprit du fils car son père, concepteur de ponts, barrages et autres grands chantiers, baignait dans des réalisations à chaque fois énormes et exceptionnelles.
Evidemment, ce propos est venu butter sur la pensée unique de nombreux égyptologues, attachés à une construction par une rampe extérieure depuis … toujours.
Il y a 4.500 ans, le fer n’était pas utilisé ni la roue.
Or Jean-Pierre Houdin pense qu’après une rampe extérieurre pour édifier le tiers en hauteur de la pyramide – soit les deux tiers en volume – les deux tiers suivant l’auraient été grâce à une rampe intérieure, une sorte de colimaçon d’une longueur de 1 kilomètre 600 pour arriver au sommet. Car construire de l’intérieur est le plus simple.
Le problème est que l'architecte « n’est pas du sérail », autrement dit qu’il ne fait pas partie de ces égyptologues, baptisés et estampillés par des cursus universitaires connus, mais peu portés en général sur les dérogations.
D’où l’absence de reconnaissance officielle de l’idée de Jean-Pierre Houdin qui a travaillé depuis 1999 et a utilisé tout son argent pour mettre en avant son hypothèse.
Avec quand même des soutiens de mécènes – Dassault, Thalès – et celui d’un égyptologue américainain, sommité mondiale spécialiste des momies, qui s’est rendu sur place avec l’architecte pour vérifier l’idée envisagée.
Du côté des autorités égyptiennes, les rapports sont corrects. Et Jean-Pierre Houdin attend l’autorisation qui lui permettrait d’aller ausculter avec les radars de Thalès, par exemple, et depuis l’extérieur les flancs de la pyramide. Un petit scannage, sans dégrader la pyramide, ou encore l’utilisation d’infra rouge donnerait en principe la réponse.
Où est le risque ?
De toutes façons, les progrès technologiques sont constants. Et, je pose la question : « Qui sait si dans quelque temps il ne sera pas possible de savoir ce qui se cache sous les pierres visibles de la pyramide ? ». Peut-être d’ailleurs, à l’heure où j’écris, est-il possible à partir d’un satellite correctement équipé pour cela d‘aller jeter un coup d’œil à l’intérieur ?
« On ne nous dir pas tout ! » répète Anne Roumanoff dans ses sketchs. C’est un fait que « les spécialistes » gardent pour eux des connaissances qui ne sont pas jugées encore bonnes pour le grand public et ne seront, pour nombre d’entre elles, jamais dites.
Mais, pour être correct vis-à-vis de tous, il convient d’attendre une autorisation en bonne forme du côté de l’Egypte.
Espérons qu’elle viendra sans trop tarder.
Ou bien, Jean-Pierre Houdin a raison. Et à quoi bon le mépriser ?
Ou bien il a tort et dans ce cas ce serait le triomphe des égyptologues agréés.
Je vois mal à qui cette confirmation ou infirmation de l’hypothèse de Jean-Pierre Houdin pourrait nuire.
Et si l’architecte a raison avec sa nouvelle hypothèse, ce serait quand même agréable de savoir que les architectes concepteurs de la pyramide de Khéops raisonnaient au plus simple et au mieux il y a 4.500 ans.
En attendant la suite les jeunes, on peut se plonger dans « Le secret de la grande pyramide » dont Jean-Pierre Houdin est l’auteur aux éditions Le Linteau, le livre étant préfacé par le responsable du côté égyptien. On peut aussi plonger dans le DVD pour se faire une idée.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (couvertures du livre à gauche et du DVD à droite)
14:02 Publié dans apprendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : khéops, jean-pierre houdin, dassault
21.06.2009
Eté, grippe, lapins
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Pas de liste à la Prévert. Trois pensées passant par là : le jour le plus long, l’état de la nouvelle grippe et deux lapins géants.
Le solstice d’été accueille une lumière large qui s’étale, langoureusement, paisiblement, sur une durée d’heures maximales, là où je vis habituellement. Jour unique de l’année, qui ne repassera jamais. Comme les autres jours, certes, mais avec cette petite touche d’avant les migrations de certains pour les vacances d’été. Qui n’ont rien d’obligatoire d’ailleurs. Qui peuvent aussi être une halte bienheureuse pour ceux qui sont enfermés entre les murs d’appartements bruyants au long de ‘lannée.
Ce jour 2009, hasard de calendrier, est aussi celui de la fête des pères.
Et celui de la fête de la musique. Cette année, coïncée chez moi par des obligations personnelles, je me contenterai de pianoter des œuvres connues ou des « compo perso », ou encore de déguster des musiques que j’aime entre deux séances de travail.
L’état de la grippe A(H1N1) suit son cours normal. Pas très grave. Avec de nouveaux cas en France - et il y en aura forcément d’autres. Une routine s’intalle avec l'antiviral Tamiflu donné aux contacts et pas d’hospitalisation systématique.
Et aussi l’information que j’ai entendue à Paris tant à la Gare du Nord le 17 qu’à la gare de Lyon le 20 juin : « Il est demandé aux
voyageurs de retour d’un pays ou circule le virus de la grippe, en cas de survenue de fièvre, fatigue, toux, ou difficultés respiratoires, de consulter un médecin ou d’appeler le 15 ».
Côté circulation, le virus se « balade » aussi en France maintenant, la diffusion se faisant par des porteurs sains, autrement dit par des personnes qui ne sont pas et ne seront jamais malades. Rien d’original. Et comme ce nouveau virus est pour le moment peu virulent, on peut aborder tranquillement l’été.
Ces deux lapins géants - lapins gênants ? sans doute pas – trônaient à l’angle du boulevard Haussmann, face au magasin du Printemps, où je les ai photographiés au retour du vote dans mon 17 ème arrt pour les européennes. Nombreux étaient ceux et celles à se faire "tirer le portrait" devant ces monumentaux lapins, rose et orange. J’ai dû attendre un moment pour qu’ils soient rendus à leur solitude. Sur la droite du cliché, on voit la taille d'un humain à l'intérieur d'une cabine téléphonique. A quelques dizaines de mètres seulement de l’Opéra Garnier, ces animauxd'un nouveau genre tranchent !
Je souhaite à tous une excellente journée de solstice d’été heureux, en musique !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: piano de toujours chez moi, lapins de grand air)
10:27 Publié dans au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solstice été, musique, grippe, lapin
20.06.2009
Hémochromatose: 1 habitant sur 300
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En juin 2008, le 3, j'écrivais ici le billet " Hémachromatose ? Alerte ! ". Rien de nouveau en 2009 où, ce samedi 20 juin, la Journée Nationale de
l'Hémochromatose, la 6 ème du genre, est présente pour sensibiliser tous les Français à cette maladie avec une action plus approfondie dans 30 villes de France.
Rien de changé en un an à popos de cette maladie génétique, la plus fréquente, qui touche 1 personne sur 300 et reste encore insuffisamment connue et dépistée.
Ce que l’on peut nommer « empoisonnement » par un excès de fer est une maladie sournoise et grave, cependant facile à traiter par des saignées.
Cette pathologie liée au gène HFE1 concerne au moins 200.000 personnes en France, avec une personne soignée sur 5. Très insuffisant pour les touchés non identifiés.
D’autant plus que l’hémochromatose est facile à diagnostiquer.
En cas d’absence de signes par des dosages de fer dans le sang, avec tests génétiques si l’on appartient à une famille concernée par cette maladie.
En cas de signes visibles - attention ! pas au début ! l’accumulation en excès de fer dans le sang en raison de la mutation du gène HFE1 se fait d’abord en silence - en les repérant et les reliant à leur vraie cause. En effet, pour créer les dommages causés par l’excès de fer, il faut une nuisance durable. A la suite de laquelle vont se manifester fatigue générale, teint bronzé anormalement, diabète, gros foie, douleurs articulaires, troubles cardiaques, impuissance sexuelle pour les plus grands… Devant ces signes – chez des hommes, des femmes, des enfants - il faut penser à une hémochromatose. Qui se recherche par une simple prise de sang pour y mesurer la quantité de fer. Dans le contexte des signes évoqués, l’excès de fer conduit à l’hémochromatose dont le gène a été découvert en 1996.
L’hémochromatose est facile à traiter.
Par des saignées régulières, qui éliminent le fer contenu dans les globules rouges. Ce traitement est facile pour une maladie qui peut être mortelle.
Des recherches se font pour proposer un traitement oral : par apport d’hepcidine régulateur de fer – un peu comme l’insuline est donnée dans le diabète où elle manque, ou encore peut-être par utilisation de l’Exjade un médicament utilisé dans des pathologies pour capter le fer.
Le médecin saura.
Bien sûr si la découverte est tardive et que des complications sont installées il faut aussi traiter ces dernières.
Il y a lieu d’éviter certains médicaments apportant du fer, ou encore la vitamine C qui augmente l’absorption intestinale du fer.
Cette maladie a un excellent "retour sur investissement".
Car, avec un diagnostic fait assez tôt, un traitement entrepris derechef, il y a retour à une quantité normale de fer dans le sang, donc retour à un statut physiologique correct. Et, sur le long terme, un retour à une espérance de vie normale si le diagnostic est fait entre 20 et 35 ans.
Donc face à fatigue générale, teint bronzé anormalement, diabète, gros foie, douleurs articulaires, troubles cardiaques,etc …penser à l’hémochromatose. Et plus généralement penser à y penser ! Souvent les premiers symptômes sont diagnostiqués comme sans rapport direct avec une hémochromatose.
L’AFH (Association Hémochromatose France) est à la disposition du public au 04 66 64 52 22, dispose d’un site : www.hemochromatose.fr, et se joint à: contact@hemochromatose.fr.
Ce peut être un bon plan, ce samedi 20 juin, pour les moins de 18 ans que de devenir pour un temps détective ! D'enquêter ! Ou encore de relayer cette information autour d'eux. D'être les ambassadeurs d’un savoir finalement assez sympathique puisque le diagnostic n’entraîne que du très positif !
Contact : françoiseboisseau@wanadoo.fr (dans le Val d'Oise le 17 juin 2009 en savourant des mérises)
00:05 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hémochromatose, maladie génétique



