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Quatre écoles en France

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

J’ai pu regarder en début de jour, après L’Odyssée de la vie, une émission proposée sur 4 établissements scolaires. J’avais pu regarder la 1 ère.

L’idée de présentation venait du très mauvais classement de la France au sein de l’Europe quant à l’école. En particulier du fait que la moitié de nos enfants – c’est énorme quand même ! -n’ont plus envie d’aller à l’école. De là à perdre le goût d’apprendre, il n’y a qu’un pas.

 

A partir de ce constat, attristant, 4 écoles ont été présentées en 4 étapes. La première avec la rentrée de septembre, la dernière et quatrième à la veille des grandes vacances estivales.

 

Est mis en avant le fait qu’une méthode ou un système ne peut fonctionner que si l’élève y adhère, se l’approprie en quelque sorte. C’est une évidence basique, du moins cela devrait l’être ! En regardant de près, il semble que cela ne soit pas toujours le cas. Dommage pour les enfants !

Voici rapidement les façons de faire présentées.

 

L’école militaire d’Autun. La première année de collège en internat en 6 ème.

J’y craignais une discipline disons un peu stupide.

Quel étonnement ai-je eu en voyant, à côté d’une discipline « normale » dans ce lieu où les élèves sont formés pour commander, et si possible intégrer l’école militaire de  Saint Cyr que ces jeunes étaient - d’une certaine façon intelligemment choyés.

Discipline, rigueur, ordre, élan collectif… Une nécessité. Mais aussi la présence aidante de tuteurs pour chacun, un certain nombre ayant leurs parents au loin pour un an ou plus.Tel ce jeune Manuel, boute en train apprécié de ces condisciples et des chefs à la rentrée, qui finit par sombrer dans une tristesse liée à l’absence de ses parents en Afrique.

Il est bien soutenu. Et même, lors d’un essai de fugue sans bagage, il est compris.

Nombre de ces élèves ont d’ailleurs des parents eux-mêmes militaires.

Pour un certain nombre, une majorité, il y a donc une adhésion à ce système d’éducation qui, au final, transmet au mieux les valeurs militaires. Même le jeune Manuel est laissé libre de rester ou de partir. A lui de voir avec ses parents. L’important est qu’il lui est toujours renvoyé du positif.

Ce qui est essentiel, à cet âge de 11/12 ans. De même pour les adultes d’ailleurs.

Le positif envoyé à tous les élèves – garçons ou filles- de cette école militaire d’Autun est une valeur qui ne coûte rien et peut être mise en œuvre partout.

 

Une école Montessori à Paris.

Une école pour qui en a les moyens. Financiers et aussi intellectuels.

Ce système et d’autres d’une veine identique laissent à chaque enfant la possibilité de développer sa créativité au mieux. Créativité qui est poussée à son maximum.

En gros la pensée qui prévaut est qu’un créatif sera capable de faire face à toutes les situstions possibles dans sa vie future.

Car l’école est là pour, certes, acquérir des connaissances mais tout autant pour  apprendre à faire face par rapport au quotidien de la vie.

Un quotidien qui se déroule dès l’entrée à l’école.

Tous les élèves et les parents adhèrent au système à environ 300 euros pas mois.

Sans doute, comme les militaires, les Montessori et les autres s’en sortiront-ils correctement.

 

Domont, Val d’Oise, CM1 en école publique. Pas défavorisé, pas surfavorisé mais plutôt la moyenne côté revenus.

50% des enfants de l’école présentée sont des enfants du divorce averc la contrainte – pour le matériel scolaire - de fréquenter deux lieux ainsi que des enfants de familles monoparentales.

La discipline, les règles sont en tête de ligne. Sans nuance. Beaucoup moins d’écoute que dans l’armée à Autun.

A tel point que l’on voit une petite Lola, extrêmement sympathique, qui aide à l’école qui peut en avoir besoin, est débrouillarde entre ses deux parents – le papa chez qui elle vit au cours de la semaine et la maman chez qui elle se rend le week-end, Lola sur qui la maîtresse « tombe » de plus en plus au cours de l’année. Jusqu’à une horrible journée où; lors de la venue d’un poète, Lola est stigamtisée négativement devant toute la classe. C’est elle qui est choisie pour faire le « bouc émissaire » quelque part. Le poète, en accord avec la maîtresse bien sûr, entraîne la classe à faire avec des mots une Lola très bien et une Lola dégueulasse. Ainsi manipulée par autrui, Lola voit son image détruite aux yeux des autres et à ses yeux. C’est là le coup de grâce infligé à Lola qui lui ôte – pour longtemps c’est à craindre – sa confiance en elle.

Scandaleux pour cette jeune Lola.

Comme sont pénibles, tout au long de l’année, les récriminations constantes infligées aux enfants de la classe sur leur comportement.

Du négatif à 90% pour 10% de positif. En fait c’est sans doute 75/25.

Mais on n’est plus dans les années 1900 où c’étair la même règle pour tous et où tout le monde marche du même pas, aucune tête ne dépassant.

En tous cas, même si cette tactique est souhaitée par la majorité des parents qui ont souvent baissé les bras, ce n’est pas en radotant, à force de répétition, qu’il faut être concentré, qu’il faut avoir l’attitude du bon élève, qu’il n’est pas question de se substituer au maître pour aider un camarade – c’est Lola qui se le prend en pleine face ! -, qu’il faut dormir… Bref ce n’est pas à cause de ces litanies - que plus personne n’entend plus car elles sont redites mille fois au quotidien - que l’on peut faire aimer l’école.

Les parents aimeaient cette méthode qui les rassure. Ils désirent que leur enfant soit le bon élève, tous les autres pouvant etre mauvais, peu leur importe. Telle est l’atmosphère. Dans laquelle Lola qui n’a pas son matériel scolaire en double dans ses deux lieux de vie se fait réprimender faute de n’avoir pas exactement le bon texte de poésie. Elle beau tenter de s’expliquer, la maîtresse refuse de l’entendre et prétend qu’elle est dans son monde, qu’elle n’écoute pas, pire qu’elle se moque des autres

La maîtresse a tout faux. Lola est cassée. Qu’importe la maîtresse a le droit de mener sa classe comme elle désire, comme elle le juge bon, de faire ce qu’elle veut du moment que le programme est respecté.

Certains élèves peuvent – dans ce cadre et par hasard - adhérer au système, d’autres pas du tout.

La maîtresse le clame : pas question de supporter la moindre dispersion !

 

Tout le contraire de ce qui est pratiqué en secteur public toujours, à Montpellier, en milieu défavorisé. Ici, à l’opposé de la classe présentée à Domont, la dispersion est un élément moteur et utilisé pour apprendre. La dispersion n’est pas du tout hors la loi.

Il peut être fier de la réussite de ses élèves Sylvain, leur professeur, libre comme à Domont de mener sa classe comme il le veut du moment que le programme est respecté et assimilé. Ce qui ^parfaitement réussi avec un contexte bien plus défavorisé que celui du Val d ‘Oise. Cette école primaire est en Zep et les parents ne sont pas en capacité d’apporter de l’aide à leurs enfants en matière scolaire.

Sylvain arrive à ce que tous les élèves qui apprennent avec lui sont bons.

Objectivement ils se situent dans la bonne moyenne par rapport aux tests pratiqués au plan national. A coup sûr, en sortant de la classe de CM1, ils sont armés pour l’entrée en 6 ème et, plus largement, pour s’en sortir ensuite, quoiqu’ils fassent.

Sylvain prend ses élèves comme ils sont, les fait bénéficier des technologies nouvelles, le tout dans une classe unique du CP au CM2. Sylvain pratique le tutorat des plus grands vis-à-vis des plus petits, des séances collectives de corrections d’orthographe, des initiatives de création de textes évaluées par les élèves eux-mêmes et publiés dans le journal de l’école pour les meilleurs. Il fait vivre une foule de pratiques concrètes avec lesquelles les élèves sont mis en situation de vie de tous les jours, comme plus tard, appelés à stimuler leur imagnation, leur créativité, à prendre des intitiatives, dans une bonne humeur collective, encadrée par les jeunes eux-mêmes avec le super tutorat de Sylvain. Un maître qui respecte l‘assimilation du programme pour chaque classe.

Tous prennent la parole.

Toutes les aptitudes sont développées.

Mine de rien Sylvin fournit à ces jeunes tout le bagage de base dont ils auront besoin pour se débrouiller maintenant et plus tard, avec des parents qui ne peuvent rien leur apporter à la maison.

Dans la classe de Sylvain tous les élèves adhèrent au système proposé, lequel s’appuie sur leur vie au quotidien en dehors de l’école. Et ça marche !

 

Il est possible dès le départ d’un enseignement de disposer, vis-à-vis des jeunes, de ce  plus qui sévit positivment en Finlande : la bienveillance envers chacun. Quel que soit ses résultats. Sinon on n’arrive qu’à une chose : décourager !

Une arttitude qui ne côute pas un centime que je sache. Qu’il faut absolument commencer à appliquer, tout de suite. Cette bienveillance que j’ai observée à Autun, en Montessori et à Montpellier. Egalement à Domont mais en situation de rareté.

 

Ensuite faire adhérer autant que possible l’élève au circuit dans lequel il se trouve scolarisé, le plus souvent l’école la plus proche.

 

Réagissez les jeunes et les parents, faites savoir ce que vous en penser. C’est important pour l’avenir des jeunes dans un monde qui n’est pas tendre et risque de demeurer dur.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

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