31.03.2009
Rachida DATI chez Mireille DUMAS
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Hier soir j’ai été attentive à la prestation du Garde des Sceaux, passée en position 3 dans la soirée, après un Patrick
Sébastien émouvant, un Roland Giraud attachant avec son épouse. Le ton de cette soirée était fort tranquille.
On a pu découvrir la famille nombreuse du Ministre de la Justice, dont le papa n’a jamais délégué son autorité. La maman s‘en est allée, une douleur. Depuis toujours la grande soeur, Rachida, a veillé sur les plus jeunes - continuant maintenant. Elle a travaillé dès qu’elle l’a pu. Premiers petits boulots à 14 ans. Transcendée par sa petite fille, elle a indiqué se rendre chaque mois retrouver les siens. Et elle insiste sur le travail, encore et encore.
Hier elle a su, chaque fois qu’une question ne nécessitait pas de réponse de son point de vue, tourner l’affaire en renvoyant en quelque sorte l’interrogation vers Mirelle Dumas. Hyper habile.
Pour le reste, tout le reste, le parcours classique d’une demoiselle bien intégrée dans son quartier populaire de grande ville de France. La ville permet les petits boulots, absents totalement des lieux de pleine campagne. Où certes il est possible de travailler mais sans être payé.
Il est évident qu’un garçon ou une fille qui réussit en milieu non favorisé est toujours vue et ressentie comme quelqu’un qui, par sa réussite, tire dans son sillage outre toute sa famille, le quartier où il ou elle vit, les amis, les connaissances. Tout ce monde se réjouit d’un premier succès, puis d’un autre. Et ainsi de suite. Qu’il s’agisse d’issu de l’immigration ou non.
Rachida DATI est un symbole de réussite important pour tous les issus de l’immigration. Sa super promotion de Garde de Sceaux par un Nicolas Sarkozy qui l’a faite en lui faisant confiance sur la scène publique, lui donnant déjà de la visibilité comme responsable de sa Communication lors de sa campagne électorale pour les élections présidentielles, ne peut que donner du cœur au ventre à plein d’originaires du Maghreb, français et françaises. Avec maintenant en vue une élection de député européen pour le Maire du VII ème arrondissement de Paris, élection vraie par la population et que Mireille Dumas oubliait encore hier !.
Si j’écris ces lignes, c’est pour féliciter Rachida DATI, évoquée plusieurs fois ici.
C’est aussi pour que les non maghrébins ne soit pas tristes par l’exemple exemplaire montrée hier. Les français originaire de l’hexagone sur des générations, les portugais, les italiens, et bien d’autres ayant atterris en bidonvilles à l’époque où ils étaient encore présents en Ile de France ont fait comme Rachida DATI avant elle. Ils ne sont pas devenus Garde des Sceaux. Ils ne sont pas passés sur le plateau de Mireille Dumas mais, comme le Ministre de la Justice, à force de travail – de jour comme de nuit et parfois plus – sont devenus des responsables d’entreprises, à la force du poignet et guidés par une volonté farouche de réussir.
Pas de mystère, les jeunes. Quelque soit votre niveau de départ – la famille de naissance relève du hasard – le travail, parfois avec du temps, est toujours payant. N’oubliez pas !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: à droite Rachida Dati le 8.12.2008 rue Clerc avec ses administrés dans le 7 ème arrt de Paris le jour du Téléthon, à gauche le 7.3.2009 à Maisons Alfort intervenant pour les européennes, en bas écoutant Michel Barnier même lieu même jour)
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Leucodystrophies métachromatiques : garder l’espérance !
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Retour sur une intervention que j’ai estimée malheureuse, en dissonance totale avec
ce qui fait exister l’Association Européenne
contre les Leucodystrophies (ELA), créée en 1992, d’utilité publique en 1996. ELA est préoccupée par les leucodystrophies métachromatiques, autrement dit des affections congénitales qui rendent malade la myéline. La myéline est cette substance qui emballe, enveloppe, nos circuits nerveux – comme une gaine autour d’un fil électrique - leur permettant de fonctionner sans souci.
Cette intervention s’est faite à la suite de questions, encore et encore, de personnes concernées – pour leur enfant, pour elles-mêmes – et qui se résumaient à une seule attente : « Et nous ?
Quand allons-nous cesser d’être traités en exclus ? Quand va-t-on nous proposer un traitement puisque nous sommes loin du début de la maladie ? Puisque nous avons tous trop de signes cliniques ? Puisque vous ne voulez dans vos essais que des débutants, le plus possibles asymptomatiques ? »
Préoccupation humaine naturelle qui se positionnait après la présentation italienne d’Alessandra BIFFI.
Suite à ce flot de questions tournant toutes autour de l’attente d’une vraie thérapeutique, d’une même préoccupation pour autre chose que des soins d’accompagnement – j’allais écrire palliatifs, mais ici on n’est pas du tout en fin de vie – un homme s’est levé depuis le fond de la salle et est venu se placer aux côtés des chercheurs présentant leur job.
Grand et bel homme, 50/60 ans, professeur compétent et reconnu, j’attendais tout autre chose que la douche froide qu’il a assenée à une assistance qui en a été blessée.
Que son savoir indéniable lui fasse dire l’état actuel de ses connaissances, d’accord.
Qu’il en rajoute dans le négatif, presque du sordide, en faisant couler sur des malades blessés sensibles et leurs familles de la désespérance, je n’ai pas aimé.
J’ai été carrément choquée par un tel discours ! Pourtant à ce jour je n’ai personne autour de moi concerné par « cette sale maladie ».
Choquée car aucun médecin, si brillant et compétent soit-il, n’est maître de la vie.
Choquée car les connaissances évoluent, changent même. Quand j’étais jeune étudiant en médecine le dogme était que l’on naissait avec son stock de cellules cérébrales et qu’on allait passer sa vie à les perdre – pas très agréable à entendre ! Après quoi c’est l’inverse qui a été observé.
Choquée car visiblement il y a plus qu’un gouffre entre les malades ou leur entourage - parents, frère, sœur - et les chercheurs ou soignants. Ayant travaillé quelque temps en milieu hospitalier à proximité d’un service de Diabétologie, j’ai pu constater que l’état d’esprit était bien différent - dans le bon sens - quand le chef de service en personne souffrait depuis son enfance de la même pathologie que les patients qu’il accueillait pour bilan et soins appropriés dans son service. Dans un cas de cet ordre, il est bon pour une fois d’être juge et partie, malade et soignant dans le même corps.
Ce samedi tantôt, les parents présents dont les enfants, parfois de grands adultes, ne marchent plus se sentent rejetés en matière thérapeutique. Ils ont bien entendu que les résultats espérés seraient plus nets avant atteinte physique sévère par la présence de la maladie. Et que, sans parler pour l’instant de retour sur investissement, les divers fournisseurs de fond seront plus sensibles à des résultats bien visibles plutôt qu’à des résultats difficiles à montrer chez des enfants déjà bien atteints.
Alors étant bouleversée, moi qui ne suis pas agressée par la MLD, vous pouvez imaginer l’état d’esprit, l’état de cœur de parents qui se sentaient laissés sur le bord de la route. A qui il était confirmé qu’ils allaient le rester. Que la maladie avait fait son œuvre. Que c’était fichu ! Détruit. Que les traitements en train de se mettre au point n’étaient pas pour eux. Ce professeur en rajoutait lourdement en précisant : « Je sais que c’est très dur à entendre ! »
Ce divorce total avec les motivations du regroupement d’un jour de 200 personnes le samedi 28 mars au Novotel de Saint Cloud à la recherche d’un traitement – enfin ! – pour eux ou un de leur proche parent faisait exploser la journée.
Les chercheurs ont cherché à rattraper le coup. Les bailleurs de fonds, les fournisseurs d’argent pour la recherche sont plus sensibles, pour poursuivre leurs dons, quand les résultats sont très démonstratifs, sans l’ombre d’un doute. Résultats qui ont plus de chance d’être obtenus avec des malades nouveaux, enfants ou adultes, avec des sujets d’expérience tout neufs très récemment diagnostiqués et encore sans signe ou avec peu de signes. Le sans signe est rarissime, le diagnostic ayant lieu, au mieux, 6 mois après le début de signes qui vont en faire rechercher la cause.


En conclusion, nous disent-ils, dans l’état actuel de nos connaissances, on ne peut pas s’atteler maintenant en parallèle au traitement des « vieux » malades. Il faut attendre des résultats très révélateurs de non développement de maladie avec des malades juste connus, récents, neufs, des résultats très positifs de grand retard à son développement ou même d’arrêt de développement, avant de pouvoir s’occuper des « vieux ». Mais quand les preuves auront été faites de l’action de l’un ou l’autre des 3 traitements présentés, de l’action même de tous les 3, alors il sera possible de penser à proposer un traitement, peut-être plusieurs associés, à ces « vieux » patients.
Ndlr : c’est moi qui rédige qui utilise cet adjectif « vieux » ; certains de ces malades ont pu voir le développement de leur maladie retardé par une greffe de moelle – le cas d’un des adultes présents dont le développement de la leucodystrophie métachromatique a été fortement freiné. Que les lecteurs n’aillent pas imaginer que l’obtention de cette greffe fut facile ! Non ce fut déjà un combat à tous niveaux : médical, politique, etc…
Trop tard les chercheurs. De nombreux parents s’expriment en partant. « On nous a déjà dit cela l’an passé ! » ou encore « C’est démoralisant d’entendre cela. On ne reviendra pas la prochaine fois ! ». J’entends que certains ne veulent pas consulter ce professeur à cause de son côté tranchant, dur. Il n’a pas mâché ses mots. Il a déversé son trop plein de réalisme. Il a infligé une douche froide à des parents qui se raccrochent, comme tout humain en de telles circonstances, à la petite fille espérance dont parle si bien Péguy. Cette petite espérance qui fait avancer les choses, fait avancer la recherche. Justement.
Cette ignorance de l’espérance est maladroite, dévastatrice pour les parents et les malades adultes, tous présents et lucides.
Qui aime être laissé pour compte ? Qui aime se voir exclu d’un traitement à portée de mains ?
La vraie question est : « Quand nous les malades en fauteuil, quand nos enfants aussi en fauteuil cesseront-ils d’être exclus des projets de traitements ? Quand cela va-t-il cesser ? Est-ce dans un an ? deux ans ? trois ans ? »
Fabrice s’accroche depuis 6 ans que la maladie s’est montrée.
Olivier s’accroche depuis plus de 15 ans.
Ils ont l’espoir en eux. Leurs proches aussi.
Et, par ailleurs, que de fois en médecine n’a-t-on pas vu des vérités d’hier devenir des erreurs de demain ?
De toute manière, ôter l’espérance est une mauvaise action. Quel que soit votre âge les moins de 18 ans, ne vous faites jamais voler l’espérance ! L’espérance est une force ! Votre force !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo archives personnelles : le Novotel côté restaurant, les convives d’un repas sympathique; plus bas 3 chercheurs : de gauche à droite Caroline SEVIN, Christine DALI, Alessandra BIFFI et aussi en-dessous avec une étudiante qui traduit au fur et à mesure à droite)
11:10 Publié dans Téléthon et autre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mld, espérance, leucodystrophies métachromatiques, fabrice, olivier, ela, thérapie génique
30.03.2009
Arash Derambarsh: Humour Noir de Mouss DIOUF
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Sous la direction éditoriale d’Arash Derambarsh un livre - léger en poids mais important en
réflexion - signé Mouss DIOUF est paru à la maison d’édition Le Cherche Midi.
On connaît l’humour belge, l’humour juif, l’humour écossais…
Pour les encore ignorants de l’humour noir voici, par brassées, des lignes pour rire et sourire que nous propose l’acteur qui se fait auteur avec cet écrit.
Sous le titre « Humour noir » cet ouvrage, facile à emporter quand on se déplace, préfacé intelligemment par Bruno GACCIO qui évoque les pensées profondes qui s’y trouvent, nous fait voyager au long de 120 pages à travers un espace de sagesse que Mouss DIOUF connaît plus que par cœur. Plus d'informations sur lui par www.moussdiouf.com
Ce comédien, humoriste, né à Dakar, Sénégal, était bien placé pour concocter ce premier livre d’humour noir !
Transmis au dépôt légal en janvier 2009 il peut être – moyennant un prix unique de 12 euros - un cadeau facile pouvant égayer tous les âges.
Je ne résiste pas à ce qui est reste, sans doute, une réalité mise en 4 ème page de couverture :
« Tous les Blancs ont une montre,
Mais ils n’ont jamais le temps ! »
Au début on trouve en page 10 la lettre favorite qui circule abondamment sur MSN entre mes jeunes correspondants et moi :
« Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
(….)
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge
(…)
Et, malgré cela, tu oses m’appeler
« homme de couleur » !
Je crois que si j’étais responsable d’une école, je proposerais aux enseignants de Grande Section de Maternelle ou de Cours Préparatoire d’entraîner les jeunes mémoires à l’école avec ce texte évocateur des couleurs. Au passage on en vérifierait la connaissance, celle des couleurs mentionnées dans le texte et d’autres. Puis on pourrait en venir à examiner le pourquoi des différences de pigmentation de peau, etc…Cela donnerait peut-être des heures intéressante pour tous.
Qu’en dites-vous les plus jeunes ?
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos : en haut à gauche Arash Derambarsh; à droite Mouss Diouf en haut et la couverture du livre Humour noir en bas)
23:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : mouss diouf, humour, arash derambarsh, cherche midi
29.03.2009
MLD = leucodystrophies métachromatiques avec ELA le 28.3.2009
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Il fallait bien un tour à La Java, rue du Faubourg du Temple à Paris hier soir, avec une musique électro sympa pour 
retrouver une route moins morose que celle du reste de la journée.
J’ai évoqué ici le cas du jeune Fabrice de 8 ans, cloué dans un fauteuil par une maladie orpheline qui lui a retiré beaucoup d’acquis dont la marche et la parole après ses 2 ans, quand sa maladie - leucodystrophie métachromatique (MLD) a démarré. Or hier se tenait l’Assemblée générale de l’association ELA dont Fabrice est membre avec sa famille, Zinédine Zidane en étant le parrain. Une foule de personne de tous âges, plus de 200, De nombreux valides et des handicapés – moins de 18 ans ou adultes. Avec une atmosphère de joie de vivre malgré tout, bien visible sur les photos prises lors du déjeuner. 
A la table où je suis installée avec la
maman de Fabrice venue pour la circonstance de son Ariège, un grand adulte de plus de 30 ans, Olivier
, regard malicieux et sourire vrai, pleinement conscient et que la maladie a attrapé vers 20 ans. Il est là accompagné de ses parents, atteint de cette même leucodystrophie métachromatique dont souffre Fabrice. Olivier vit en campagne, une très belle campagne près de Charleville Mézières. Bien qu’en fauteuil il sait jouer avec les 3 jeunes garçons de sa sœur. Un autre, Bernard, moins participatif car sa maladie l’a rendu partiellement sourd, pige tout lui aussi comme Olivier et a appris beaucoup même si pour certaines choses cela a été plus long que pour un non malade. Accompagné par sa sœur, il souffre d’une autre maladie orpheline que Fabrice et Olivier, atteint de la rare maladie de Refsum - 50 malades connus en France et 300 pour le monde. Un peu plus âgé qu’Olivier il vit en foyer adapté à Lyon, accueilli quand il le désire par sa famille très présente du côté de Roanne. Pour information cette fratrie de 12 compte 10 atteints, et dans les descendants 2 jeunes filles sont porteuses saines mais seront bien avisées en faisant des tests avec les pères d’enfants éventuels pour ne pas fabriquer des enfants qui seraient malades. Pas romantique mais raisonnable.
Après le repas, Bernard et sa sœur ont rejoint le groupe de travail traitant de la maladie de ce garçon, alors que nous allions - Olivier, ses parents, la maman de Fabrice, son papa qui était arrivé et moi - dans la salle Chopin où l’état des recherches était précisé durant l’après-midi.
Trois pistes, trois femmes ont communiqué sur leurs avancées respectives.
En France le Docteur Caroline SEVIN a parlé du sujet suivant : « Vers un essai de thérapie génique par transfert intracérébral du gène ». Le titre est évocateur de la méthode : introduire le gène thérapeutique dans un vecteur convenable, injecter l’ensemble dans le cerveau pour qu’à la suite de leur entrée dans les cellules l’enzyme déficiente puisse être fabriquée.
A ce stade, les essais sur singes au cerveau plus gros que celui des souris ont montré une tolérance correcte, d’une part, et une augmentation de l’activité de l’enzyme dans la moitié des hémisphères cérébraux injectés, d’autre part.
L’objectif est maintenant d’obtenir un dossier d’autorisation de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) courant 2010 pour passer au traitement des enfants malades eux-mêmes. Cela en proposant des injections dans le cerveau des 2 côtés durant 2 ans pour des enfants touchés à un stade pas trop tardif.
Puis Alessandra BIFFI, italienne, a traité de la question ci-après : « Vers une thérapie génétique par autogreffes de cellules de moelle osseuse ». Là encore cela semble aisé. On prend des cellules souches hématopoïétiques, on leur ajoute le gène corrigé et on réinjecte au patient ses propres cellules. Il n’y a donc pas de risque de rejet.
Il existe des difficultés à franchir : une préparation correcte préalable, destinée à faire de la place pour les cellules souches utilisées afin que leur surexpression soit efficace L’ensemble du processus prenant un mois et comporte des risques (infection, hémorragie …).
Pour le choix des malades le comté d’éthique a conclu que le but de l’étude devait être de prévenir le plus possible les symptômes de la maladie chez les patients. Et non pas de chercher à agir sur l’évolution de la maladie à ce stade de la recherche.
C’est en août 2010 que les premiers patients seraient ainsi traités à l’hôpital Saint Raphaël à Milan qui dispose d’un service spécialisé en thérapie génique Les enfants retenus seront en tout début de maladie. Pré-symptomatiques ou en tout début de symptômes.
Après l’intervention d’un professeur qui fait plus que jeter un froid sur l’assistance, le Docteur Christine DALI parle de l’ »Essai d’enzymothérapie » fait au Danemark, cela en présence des représentants du laboratoire Shire.
Cette fois on utilise l’ADN qui code l’enzyme qui est introduit de telle façon que la production de l’enzyme se fasse dans différentes cellules. Cela semble simple mais c’est plus compliqué qu’il n’y paraît.
13 enfants - 8 filles et 5 garçons - ont été inclus dans l’essai à propos duquel le jeune Fabrice d’aujourd’hui 8 ans, mentionné plus haut, était trop vieux de 2 mois pour avoir le droit d’y participer. Pendant 1 an tous les 15 jours, venant par avion, ils ont reçu le traitement. Côté tolérance il n’y a pas eu d’effets secondaires graves, donc la tolérance est bonne.
A partir de cet été, les études vont s’atteler à préciser l’efficacité de l’enzymothérapie en en faisant bénéficier 30 enfants, concernés par la maladie mais qui marchent encore, qui seront traités ; ces enfants seront d’Amérique du Sud, d’Europe et des USA. Il y aura aussi emploi de placebo.
Tout se termine très vite. On sent les présents encore démoralisés par les propos négatifs du professeur. Aucune question n’est posée. Et la salle se vide d’un coup.
La journée a été endeuillée par le décès d’un petit garçon de 7 ans, dans sa province, par arrêt cardiaque alors que sa maman était présente à cette réunion. Maman qui est reparti en urgence et en larmes.
Je vais revenir sur la situation de Fabrice.
Voilà les jeunes un petit éclairage sur les avancées en thérapie génique dans un secteur très particulier.
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo : archives personnelles : des tables joyeuses; plus bas la maman de Fabrice lors d'une pause, Olivier très concerné et attentif l'après-midi à ce qui est dit)
23:11 Publié dans Téléthon et autre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mld, fabrice, olivier, ela, thérapie génique
Préservatif et Pape
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Il se trouve que l’autre jour, j’ai entendu la phrase intégrale du Pape Benoît XVI,
interviewé dans l’avion l’emmenant en Afrique. Son propos, dûment raccourci, avait déclenché un tumulte fou. Je me suis dit qu’une fois de plus, en ne remontant pas aux sources, on déformait les propos. Pas très portée sur la défense d’un Pape un peu rétro, j’ai laissé filer.
Et puis un message d'un curé, tout prêt, m’est arrivé, transmis par une amie. Le curé en question je le connais bien. Une vocation très tardive. Durant des années il a bossé à la météo d’Eure et Loir, département où je séjournais très souvent. Et j’écoutais très souvent les prévisions du temps présentées par Alain Pessac, actuellement curé d’une paroisse du Perche. Cet homme est au fait des réalités et des contraintes liées au VIH/Sida. Ce n’est pas lui qui tiendrait des propos anti-préservatifs.
Donc pas suspect, à mes yeux de professionnel de santé, je transmets l’article qui a retenu son attention, et dont le fond proposé permet la réflexion.
Rassurez-vous je ne connais pas Sant’Egidio ni les Camilliens évoqués dans l’article. Je ne connais pas davantage Guillaume de Prémare.
« Le Pape et le Sida - Petit exercice pratique
Simples fidèles catholiques, nous prenons l’initiative d’agir dans l’urgence pour
faire entendre une parole de raison au coeur de la tourmente médiatique.
Puisqu’il est dit que la parole du pape est incompréhensible, voici un exercice
pédagogique et non polémique qui permet de mieux la comprendre.
ETAPE 1 : LISEZ CETTE PHRASE
“ (…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire,
cela risque d’augmenter le problème. ”
ETAPE 2 : LISEZ CE TEXTE
Benoît XVI : Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les soeurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement,
donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.
Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)
ETAPE 3 : REPONDEZ A 2 QUESTIONS
1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après la 1ère étape
et après la 2ème étape?
2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?
ETAPE 4 : QUESTION FINALE
Sachant que :
- L’Eglise catholique connaît la réalité du Sida sur le terrain (25% des structures s’occupant des sidéens sont catholiques).
- Le pape est un homme de très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida.
Répondez à la question suivante :
Finalement, les propos du pape ne méritent-ils pas qu’on leur accorde un
minimum de considération et de réflexion ?
NCE PAPE - SIDA
Document rédigé par Guillaume de Prémare
L’Eglise n’est pas isolée
« L’Eglise n’a pas le monopole de l’abstinence ! En tant que chef de l’Etat, j’ai pris des engagements dans ce sens depuis 2002 dans le cadre de la campagne «C’est ma vie». L’objectif était de mettre les gens devant leurs responsabilités.
Parmi les engagements proposés, certains faisaient directement appel à l’abstinence. »
La position de l’Eglise est reconnue en Afrique
« Les Français aiment la polémique, c’est leur côté gaulois ! Certains critiquent la position de l’Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n’ont jamais mis les pieds chez nous ! Je leur conseille de venir faire un séjour au Burkina. Chez nous, l’imam, le prêtre et le chef coutumier travaillent de concert : tous ont l’ambition d’affronter le même mal. Se focaliser sur le préservatif, c’est passer à côté du problème du sida. »
L’action de l’Eglise est reconnue en Afrique
« Beaucoup de gens ignorent le travail de l’Eglise en Afrique. En France, l’intelligentsia ne comprend pas cette proximité avec les responsables catholiques. Chez nous, l’Eglise est d’abord synonyme d’écoles et de dispensaires. Le débat sur le sida n’est pas théorique, il est pratique. L’Eglise apporte sa contribution. Si l’abstinence est un moyen de prévention, nous n’allons pas nous en priver ! »
Résister aux organismes internationaux
« Face aux organismes internationaux, il faut savoir résister. On peut nous conseiller, mais pas faire à notre place. [...]
Les Européens n’éprouvent pas le danger du sida de la même manière que nous. Pour les Burkinabés, le danger est immédiat. La pandémie est une réalité visible, elle frappe votre famille, vos amis les plus proches. En Europe, vous avez peut-être le loisir de faire des thèses pour ou contre la morale. Au Burkina, nous n’avons pas le temps. »
Décalage entre les médias et la réalité
« Il y a souvent un gouffre entre ce que disent les médias et ce qui se passe sur le terrain. En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. »
Source : Famille Chrétienne - 12/02/2005
L’Eglise contribue à la prévention du Sida
« Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l’abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida. » Source : Famille Chrétienne
Encourager la fidélité dans le mariage
« L’Ouganda a été le premier pays à combattre résolument l’épidémie du SIDA au début des années 90. La position forte et claire du président Museveni a constitué l’élément décisif qui a ralenti la diffusion du SIDA, faisant passer le taux de personnes affectées de plus de 25% à 6% en 2002. Il a prêché le bon sens et non le préservatif, encourageant l’abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, comme des valeurs culturelles. » Source : Famille Chrétienne
Même remise dans son contexte, je peux dire que la phrase du Pape n’était pas très heureuse : « S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. ». Ce risque d’augmentation de problème par distribution de préservatifs venait fort mal. Les médias n’ont pas manqué de s’en emparer. Ceci étant, chrétiens ou pas, croyants ou pas, voilà des questions humaines propice à déclencher une réflexion sur des sujets qui nous concernent tous à un moment ou l’autre de notre vie. Pas besoin d’avoir 18 ans pour y penser !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
22:35 Publié dans Sida | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : préservatif, vihsida, benoît xvi, pape
27.03.2009
Fan de « gale » électronique ?
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Des années durant on a combattu la gale. Dire de quelqu’un : « Il a la gale ! » était une injure, qu’il s’agisse du sens propre
ou figuré.
Cette gale existe toujours. Etant contagieuse, un serrement de mains peut parfois suffire pour que ce parasite, un acarien nommé Sarcoptes scabiei hominis, passe d’une personne à une autre. Découvrant de nouveaux horizons dans l’épiderme de ce partenaire tout neuf, la femelle y creuse un « sillon » visible pour y pondre ses œufs, déclenchant sur lui ou elle un furieux besoin de se gratter. La gale se voit si on y regarde bien à cause de son cheminement. Elle se soigne aussi. Qu’il s’agisse de personnes placées en maison dites de retraite ou encore d’enfant à l’école primaire. Il n’y a pas si longtemps, un confrère médecin parti exercer dans les Alpes s’était ému en retrouvant ce qu’il avait pensé abandonner derrière lui, par la découverte en consultation d’une jeune francilienne de milieu défavorisé, séjournant en colo, qui lui était adressée pour traitement car porteuse de gale… et de poux.
La « gale » électronique n’est pas contagieuse. Elle ne se promène pas sous la peau. Elle n’est pas censée provoquer des démangeaisons déclenchant des lésions de grattage.
Ce qu’ironiquement j’ai nomme « gale » est en fait la petite puce électronique dont on équipe déjà les animaux familiers à 4 pattes quand ils ne sont pas tatoués. D’ailleurs la puce est déjà indispensable pour certains pays : Angleterre, Suisse. Et dès 2011 elle se fait obligatoire pour tous les chiens de l’Union Européenne, y vivant ou y pénétrant.
Puce sous-cutanée, de plus en plus ^petite, dont certains hollandais, des humains cette fois, aiment à bénéficier en boîte de nuit. Ainsi équipés, ils règlent leurs consommations qui sont bien évidemment mémorisées. Soumission à un pistage volontaire. Idem à Barcelone.
Certains estiment que puisqu’il y a le choix de dire « Non » aucun péril n’existe de se voir imposer la pose de ce fil à la patte d’un nouveau genre. Inconscience ?
Certes, le contenu de la puce peut être variable. Elle peut aussi renvoyer à une base de données, médicale ou autre. On peut se mettre à
implanter cette puce RFID (= Radio Frequency Identification) ou puce d'identification par radiofréquence) chez des SDF pour les suivre. En France, pourquoi ne pas imaginer de proposer d’abord aux gens du dernier âge, d’imposer ensuite la puce électronique à la place du bracelet électronique ? Etc, etc…
Certes tout est toujours dans l’usage que l’on fait des choses. Se contenter de moucharder un petit écolier japonais par une puce RFID placée dans son sac à dos semble correct pour ses parents côté sécurité. Implanter en douce une de ces puces sans que la personne ciblée qui la reçoit le sache, cela ne va plus !
Moi, je n’aime pas cela du tout. Après la mise en fiche dès la naissance par l’attribution du numéro utilisé pour la sécurité sociale, après la carte de transport qui trace tous les déplacements de son possesseur, après les fichiers non tenus à jour et utilisés par la police, après les caméras d’observation multipliées à Londres, après les surveillances par satellites dont les auxiliaires deviennent de plus en plus performants, voici la puce sous-cutanée, nouvelle chaîne esclavagiste du 21ème siècle.
Rendez-vous compte ! On « puce » un enfant et il est suivi tout le temps ! Sécurité ? Ou viol constant d’intimité ?
Il y a déjà 3 ans, les puces étaient réduites à 0.15 mm de long sur 7.5 microns d'épaisseur, quasi inhalables. L’illustration mise ici date de 2003 et est à diviser par deux dit-on.
Je ne suis pas prête, personnellement, et je pense ne l’être jamais à rentrer dans cet enfermement, au départ laissé volontaire mais qui risque fort de devenir obligatoire ensuite. Le bénéfice par rapport à la privation de liberté est très insuffisant en ce qui me concerne.
Mais vous êtes peut-être d’un tout autre avis ?
Déjà il existe des chirurgiens spécialisés pour aller à la recherche de puces erratiques à retirer.
Réfléchissez les jeunes à ce sujet. Allez voir de plus près les infos à ce sujet si vous avez un ordi sous la main. Ce n’est pas pour demain : c’est déjà là !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration Net: en haut à droite le sarcopte de la gale et gauche un "sillon" ; plus bas micropuce RFID Hitachi présente sur World Economic Forum 2006 à Davos)
12:02 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté, gale, puce sous-cutanée, davos
Electro La Java Paris avec FTW le 28
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Les amis de FTW, par un message de Kanthos, informent de cette soirée en boîte ce samedi 28 mars à partir de 00h00 – on 
devrait dire 23h59 pour être toujours sur le 28 – jusqu’à 6h00.
« FTW est partenaire de la soirée USELESS ce samedi à la Java.
Nous on y sera c'est sûr.
RSVP : http://www.facebook.com/event.php?eid=55907356397&ref...
/// USELESS #6 ///
Quel est le point commun entre Genève, Tel Aviv et Paris ? Apparemment, il n’y en a pas. Hormis un amour inconsidéré pour une Electro sans concession, singulière et festive... C’est en tout cas dans cet esprit que le line up de Useless 6 a été conçu.
Au programme: DatA, Terry Poison et ToNY SNaKE.
> DatA est un jeune parisien signé sur Ekler’o’shoK (Leonard de Leonard, Xerak...) qui a depuis longtemps mis tout le monde d’accord sur ses capacités à signer des prods efficaces, pop et dancefloor à la fois. Ses sets sont appréciés pour leur éclectisme et un certain jusqu’au-boutisme musical.
http://myspace.com/0data0
> Terry Poison sont des furies ! Trop rares en France, ces jeunes demoiselles originaires de Tel Aviv feront une escale LIVE par La Java pour y insuffler leur fraicheur et l’esprit de leur electro band : entre morceaux originaux, covers et surtout, chorégraphies improvisées et look improbables ...
http://myspace.com/terrypoison
> Tony Snake : Génial producteur suisse, sorte de savant fou électro, véritable trublion de la scène locale genevoise uniquement passionnée par la minimale. Ce fidèle disciple de Mr Oizo, pourfendeur d’une musique électronique complexe aux mélodies déstructurées mais résolument orientée vers le dancefloor, vient de publier son premier disque Rendez Vous Chez le Dentiste, enregistré dans un célèbre studio londonien. Adulé par la blogosphère et complètement imprévisible en dj set, de Moroder à Justice, le magazine Street Tease a sélectionné son track Bulldozer sur sa compilation Laptop.
http://myspace.com/tonysnake
/// LA JAVA ///
105 rue du Faubourg du Temple
75010 PARIS
Métros : Belleville / Goncourt
Soft / bières : 3 euros
Vodka / Whisky et le reste : entre 5 et 7 euros
http://myspace.com/uselessparty »
Je pense faire un saut à La Java, après une journée consacrée à un jeune de 8 ans atteint de leucodystrophie. Vous savez, ces maladies contre lesquelles lutte l’association ELA - Association Européenne contre les Leucodystrophies – dont Zinédine Zidane est le parrain.
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photos archives personnelles: Kanthos aux manettes au Memphis Belle à Angers le 14 novembre 2008)
07:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, la java, ftw, kanthos
26.03.2009
Sauver un cœur !
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Un des points forts, rappelé lors de l’émission grand public Spéciale santé du lundi 23 mars 2009 à 20h35 sur France 3 :
le massage cardiaque.
Pourquoi ce massage ?
Parce que le cœur est un muscle, irrigué par les artères coronaires. Quand celles-ci se bouchent parce que leurs parois sont rétrécies par des plaques d’athérome, elles-mêmes produites par le « mauvais » cholestérol dont on entend parler au quotidien, le cœur est privé du sang qui lui permet de fonctionner. Il tremble, il fibrille, la personne a le thorax comme serré dans un étau, ou des douleurs thoraciques qui persistent ou encore elles souffrent du côté de l’estomac.
On appelle le 15. Les secours d’urgence arrivent et font le nécessaire. Ici la personne concernée est restée consciente car l’infarctus n’est pas massif les artères n’étant pas totalement bouchées.
D’ailleurs le Professeur Jean-Noël FABIANI, Hôpital Européen George Pompidou à Paris, rappelait qu’il peut exister un infarctus sans signe. Il est moins important généralement.
Mais lorsque la circulation du sang dans les coronaires est totalement interrompue, l’infarctus est massif, la personne qui fait un malaise s’effondre à terre.
Et immédiatement, selon le lieu, on fait rapidement le point en s’assurant dans la foulée de plusieurs faits :
La personne à terre est-elle consciente ? Pour le savoir on la questionne : «Vous m’entendez ? Monsieur, Madame. Si oui, serrez-moi la main. ». Sans réaction, on poursuit.
La personne à terre respire-t-elle ?
Comme elle n’a pas réagi, pour le savoir on s’en approche pour sentir son souffle et regarder si le thorax se soulève ou pas. Si le souffle n’est pas perceptible, si le thorax-abdomen est immobile, c’est que la personne ne respire plus.
Inconscience avec absence de respiration font estimer qu’il y a arrêt cardiaque. Il faut donc relancer le coeur.
Si l’on n’est pas seul on demande à l’autre de joindre le 15 en urgence.
Si l’on est seul on se débrouille au mieux ou au moins mal pour donner l’alerte. A moins d’être isolés avec la personne concernée, sans moyen de prévenir – situation qui se faire rare mais peut exister – il ne reste plus qu’à se lancer dans un massage cardiaque qui sera peut-être positif. Pas question de ne rien faire.
Le plus souvent, même seul ou seule avec une personne en arrêt cardiaque, on a le moyen de prévenir. Et on attaque le massage cardiaque - ne rien faire est pire que s’abstenir ! - pour que soit relayé jusqu’à l’arrivée des secours, le travail qu’assure la pompe qu’est le cœur en fonctionnement normal. Un cœur bat pour la majorité de la population à 80 battements à la minute.
Placé à genoux, près de la personne inconsciente, les mains positionnées bien à plat l’une sur l’autre au niveau du cœur, un balancement du corps donnant l’impulsion énergique nécessaire, c’est parti au rythme de 100 pressions par minutes, un peu plus d’une par seconde.
Et ne pas faiblir !
Grâce au massage manuel, direct, le sang qui contient assez d’oxygène va continuer à l’apporter aux cellules, à tous les organes dont le plus fragile, le cerveau, qui ne supporte guère le manque d’oxygène plus de 5 minutes.
Courage, persistez ! Les secours arrivent et vont prendre le relai. Pas d’arrêt quand ils arrivent mais seulement quand les personnes assurant les secours d’urgence vous le demandent.
Parfois on se trouve en un lieu qui dispose d’un défibrillateur.
Fini le temps où certains redoutaient leur utilisation par peur de mal faire. Aujourd’hui, les défibrillateurs sont sur la place publique. Par exemple à Deauville il y en a un positionné sur un mur extérieur sur le trottoir de la longue avenue de la République, prêt à l’emploi. Un maire de choc, André SANTINI, pour les personnes habitant ou circulant sur le territoire de la ville d’Issy les Moulineaux, a toujours été un élu fonceur, allant de l’avant et qui a fait le nécessaire depuis longtemps pour installer des défibrillateurs dans sa commune.
En pratique l’emploi d’un défibrillateur est facile.
Lors de cette soirée de lundi ceux qui ont regardé ont eu droit à une démonstration en direct – sur mannequin – de l’usage d’un défibrillateur.
La conduite à tenir est indiquée au fur et à mesure de la manœuvre, dès l’ouverture de l’appareil, qui fait ensuite tout seul le bilan cardiaque nécessaire. Selon le résultat de son analyse, il donne ou pas le choc indispensable, l’assistant étant prié de se tenir à distance. Après 2’30 environ le défibrillateur procède à une nouvelle analyse, suivie souvent d’un 2 ème choc pour relancer la pompe cardiaque. .
Autrement dit : aucun risque d’erreur. On s’en remet à l’appareil ! Tant pis si en appuyant fort quand la voix de la machine le requiert une côte est cassée ou deux. Une fracture se répare. On ne se remet pas d’un manque prolongé d’oxygène.
Qu’est donc devenu le bouche à bouche ? On en est maintenant dispensé, sauf formation reçue et s’il s’agit d’un enfant.
Alors, informez-vous autour de vous, si vous n’êtes pas assez au clair. Déjà vous avez une vidéo de démonstration de défibrillateur proposée sur le Net. Et puis, vous avez forcément un secouriste ou un pompier dans votre entourage, ou encore quelqu’un travaillant dans le domaine de la santé.
Un geste aussi simple que le massage cardiaque pourrait être amplement diffusé à l’école. Pour appartenir à une famille de navigateurs au long cours, je peux affirmer que sur les navires, il y a 40 à 50 ans, tout le monde à bord était capable de pratiquer le bouche à bouche et le massage cardiaque. En cas d’urgence, sans médecin à bord, c’est le commandant qui faisait par la force des choses office de chirurgien pour, par exemple, opérer une appendicite, guide en mains avec assistance téléphonique. Question de survie.
Facile de se renseigner pour une formation, souvent gratuite ou à participation symbolique, et toujours bien faite. Certains iront peut-être plus loin, devenant secouristes ?
Mieux vaut savoir que laisser périr par ignorance ou périr soi-même en raison de l’ignorance de son entourage. Un massage cardiaque pour relancer le cœur c’est simple à faire sans défibrillateur - au sommet d’une montagne – ou à l’aide de cet auxiliaire - en centre urbain équipé. C'et à vous les plus jeunes, toujours disposés à acquérir des connaissances qui servent.Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo André Santini, un promoteur des défibrillateurs)
12:03 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, massage cardiaque, défibrillateur, andré santini, j n fabiani
25.03.2009
Q.I. ETES-VOUS ?
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Drôle de titre pour un livre qui peut intéresser de par toute la France, la fin de ce billet s'adressant à tous les enfants.
Ce livre est le résultat d’une enquête faite auprès de 1 000 personnes, des NAT, Normaux Atypiques (on accède en cherchant par
l'index à "Enfants "précoces" = NAT" les billets antérieurs écrits à ce sujet), dont le QI (Quotient Intellectuel) est supérieur à 130. Soit 2,3% d’une population générale. 1 pour 50 implique que vousavez un de ces enfants dans votre entourage, si ce n'est pas vous-même.
De l’enfance à l’âge adulte cette enquête, faite notamment auprès d’adhérents de MENSA, permet de mieux comprendre à qui on a à faire quand il est question de précocité – la Normalité Atypique - et surtout à quelles lourdes difficulté sont souvent confrontés ceux et celles qui naissent ainsi fabriqués. Purs produits de la génétique.
Grosso modo tout se passe bien quand ils sont bébés. Les premiers orages apparaissent à l’occasion de l’école, parfois en maternelle. Pour l’avoir vu de mes yeux écrit sur un bulletin d’un élève de grande section, ce garçon était prié, sur son bulletin scolaire, d’être « plus attentif sous peine d’avoir des problèmes en CP ».
Une première bataille peut s’engager lors du CP, Cours Préparatoire. Saut de classe ? ou pas ? Je connais de ces enfants qui ont appris à lire tout seul, par exemple. Et le saut de classe n’est pas par orgueil ou pou se démarquer des autres. C’est parce que, intégrant tout au quart de tour, ces enfants s’ennuient profondément dans un système scolaire où l’enseignement est répétitif, s’évadent, parfois en faisant du chahut en classe ce qui ne convient pas. Ce qui se comprend. Au prix d’échanges parents enseignants parfois ardus – les enseignants ne sont pas toujours au courant d’autant plus que des groupes d’influence divers essayent de nier l’existence de cette particularité génétique – l’enfant va devoir rester en CP ou être changé d’école ou, chance ! sauter une classe. Q.I. ETES-VOUS ? indique : « Aucun mode d’emploi, aucune note explicative, il faut chercher, se poser le cas de conscience, savoir exiger…Certains parents ont même menacé d’aller en justice…Une fois cette première bataille réglée, l’école primaire apporte souvent une nourriture suffisante à condition de suivre à la maison. ». Je précise : suivre c’est-à-dire regarder si le travail scolaire est fait, suivre aussi en répondant à la demande de nourriture extra scolaire qui est constante.
Au collège tout se gâte, cette fois pour de bon, avec une suite par meilleure en lycée et un accès en classe prépa qui est un défi ! Je cite sur ces points la présentation de Q.I. ETES-VOUS ?: « La lutte devient serrée. Il s’ennuie, regarde les professeurs d’une drôle de façon et ces derniers ne supportent pas. Ils le trouvent insolent ou dérangeant ou alors dans la lune ce qui laisserait présager une mauvaise scolarité qu’il vaudrait mieux orienter vers quelque chose de concret : un CAP ou un BEP par exemple…Re –bataille et re-re bataille au lycée, à l’entrée en seconde ou alors quand il faut un dossier en béton (ce qu’i n’a pas évidemment , pour choisir sa classe préparatoire. »
Rien que d’exact ! J’ai sous les yeux – enfin façon de parler ! – car c’est dans le grand Sud et je suis à Paris un de ces enfants, dont les enseignants pas informés ou plutôt refusant de l’être ont dirigé d’autorité un de ces enfants sur une voie où il gâche ses aptitudes. Cet élève a été obligé d’intégrer – par incompétence du conseiller d’orientation qui refusait à tous ses élèves de 3 ème l’entrée en circuit général - un circuit professionnel électro-techno ! Je n’ai rien contre un travail manuel que l’on aime et pour lequel on est compétent. Ainsi ce jeune né en 1993, en seconde, sans retard ni avance, aurait pu être heureux en formation horticole ou entretien de propriétés – activité qu’il pratique depuis qu’il sait marcher, qu’il aime et où il a acquis des compétences. Mais une telle orientation n’est quasiment jamais proposée alors qu’il existe de la demande. J’espère que le stage pratique d’un mois, obligé en fin de seconde, ouvrira les yeux à ce garçon qui serait bien plus à sa place en se formant en sociologie pour travailler ensuite sur le terrain, à l’extérieur ce qui lui plairait, je le sais. Alors que l’extérieur pour faire des saignées dans le plâtre et vivre dans la poussière au long des jours m’échappe !
Précision à propos de MENSA dont je mets la définition que vous trouvez sur le Net à partir de www.mensa.fr : « Mensa est une association (fondée en Angleterre en 1946) qui regroupe environ 110 000 membres, en majorité dans les pays anglo-saxons, et dont les résultats à au moins un test dit d'intelligence et homologué se situent dans les 2% supérieurs. Cela ne signifie pas exactement un Q.I. égal ou supérieur à 132, comme il est souvent dit à tort. Une des caractéristiques communes à la plupart des membres, c'est une très grande curiosité d'esprit ». La curiosité d’esprit est l’essentiel à souligner !
Arielle ADDA dont j’ai précédemment parlé ici a été la psychologue de Mensa durant des années. Cette française, connue des médias, est à mon sens celle qui connaît le mieux les enfants « doués ». On peut la consulter à Paris, 6 ème, au 3 Rue Régis Tél et Fax 01 42 22 01 09. C’est une personne dont j’admire l’humilité et l’humanité – ce n’est pas si fréquent - autant que les compétences.
Pour être pratique, voici ce qu’Arielle – on se connaît bien - recommande à la fin d’une intervention sur « L'échec ordinaire des adolescents précoces non reconnus »
Arielle ADDA - Août 1989 - Eurotalent Barcelone URL : www.douance.org/psycho/adda89.htm
« En conclusion, il convient de se montrer extrêmement vigilant sur les points suivants :
- Donner le sens de l'effort dès le primaire.
- Favoriser les techniques d'apprentissage telles que l'exercice de la mémoire, les méthodes de travail et d'organisation.
- Analyser en profondeur les raisons de l'échec dès qu'il apparaît sans le qualifier d'accidentel en pensant qu'il s'agit d'un passage délicat, facile à surmonter.
Cette démarche, conduisant à l'identification de ces enfants, devrait être systématique. Elle demande un changement en profondeur, mais c'est le prix de leur équilibre et la promesse d'une vie adulte harmonieuse »
Consignes pratiques qui sont bonnes pour tous les enfants, à 100 % , quel que soit leur âge et leur Q.I. ! Effort et apprendre à apprendre sont 2 piliers d’une vie réussie.
Que je n’omette pas les coordonnées du livre présenté, 160 pages en format poche: « Q.I. ETES-VOUS ? » Micheline ABERGEL et Huguette HOSTYN, www.editions-creaxion.com, au prix de 25 euros l’unité frais de port compris, Editions CREAXION 21, avenue des Puits 78170 La Celle Saint Cloud.
Une bonne journée à tous ce mercredi ! A la grande majorité des Normaux Typiques (NT) comme à la minorité des Normaux Atypiques (NAT) !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo Arielle ADDA sur le Net)
10:01 Publié dans apprendre, droits de l'enfant, NAT="précoces", travail jeunes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : qi, arielle adda, m abergel, mensa, nat, nt, précoces, scolaires
24.03.2009
UMP France Primaires Régionales
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J’ai utilisé beaucoup d’espace pour évoquer l’Ile de France, dont les résultats ont validé Valérie Pécresse comme 
candidate pour les élections 2010. C’est avec 59,9% des voix que le ministre de l'Enseignement supérieur est passé devant le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement qui a bénéficié de 40,1% des votes. www.pecresseidf2010.fr
contact@valerie-pecresse.fr
Très déçu mais courageux - il vaut mieux en politique comme ailleurs - Roger Karoutchi va maintenant faire campagne avec Valérie Pécresse, étant le numéro 2 sur la liste qu’elle va conduire. Roger Karoutchi sera leader pour la liste du départemental des Hauts-de-Seine, son département.
Bien sûr Yves Jego jouera lui aussi un rôle important.
La France n’est pas que l’Ile de France, heureusement ! De nombreux habitants de la région rayonnant autour de la capitale n’y sont pas nés, et une majorité a de la famille et des racines dans les autres régions de la France.
Si la région Paca, l’Outre Mer, l’Auvergne vont attendre septembre pour voter, les autres régions ont les résultats ci-après :
Xavier Darcos pour l’Aquitaine, Alain Lambert en Basse Normandie, Alain Suguenot en Bourgogne, Jacques Le Guen pour la Bretagne, Hervé Novelli dans le Centre, Jean-Luc Warsmann en Champagne-Ardennes, Alain Joyandet pour la Franche Comté, Bruno Le Maire en Haute Normandie, Raymond Couderc en Languedoc Roussillon, Raymond Archer pour le Limousin, Laurent Henart pour la Lorraine, Brigitte Barèges en Midi Pyrénées, Thierry Lazaro pour le Nord Pas de Calais, Roselyne Bachelot-Narquin en Pays de Loire, Caroline Cayeux en Picardie, Henri de Richemont en Poitou Charentes, Françoise Grossetete pour la région Rhône Alpes.
Selon les régions il y avait un candidat ou plusieurs. La participation a été variable.
Moins de 18 ans, informez-vous ! Découvrez les parcours des candidats désireux d’assurer la vie de votre région !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photos archives personnelles : Valérie Pécresse au Saint Fargeau, 108 avenue Gambetta dans le 20 ème arrt le 10.2.2009 à côté d'Anne Biraben)
09:42 Publié dans politique: élections | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, v pécresse, r karoutchi, y jégo, primaires, régionales, france



