28.02.2009

William Nahum,Christian Honoré: médiation-crédit

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Une excellente soirée d’information le jeudi 26 février à 20h00 au Terrass Hôtel, 12 rue Joseph de Maistre Paris 18 ème, à quelques mètres de la Place Clichy, sur les actions du médiateur-crédit. Cela grâce à l’initiative de Christian Honoré, élu du christianHonoré.jpg18 ème, responsable du Parti Radical Valoisien, aidé dans l’organisation de cette soirée par williamNahum.jpgOlivier Rouchon habitant du quartier et à l’accueil dans de parfaites conditions de la directrice du Terrass Hôtel, un lieu parisien que je recommande à proximité de la Butte  Montmartre, du Moulin Rouge et de nombreux autres lieux attractifs.

Après quelques mots de Monsieur Honoré qui rappelle son souci de faire se rencontrer porteurs de problèmes et porteurs de solutions pour trouver des issues positives, c’est William Nahum, médiateur-crédit  délégué auprès de René Ricol, qui prend la parole. Monsieur Nahum est par ailleurs Président de Conseil Supérieur de l’ordre des experts comptables.

La présentation qu’il nous fait est claire et accessible à tous. Il est assez vite indiqué que sur 3 recours faits auprès du médiateur-crédit,  2 obtiennent le crédit refusé, ce qui n’est pas rien. Sur une durée de 3 mois c’est l’équivalent de 35.000 emplois qui ont été sauvegardés.

Le Président Nicolas Sarkozy a vu juste en décidant de la création d’un médiateur-crédit par une lettre missionnant René Nicol. René Nicol et William  Nahum travaillent bénévolement comme médiateurs-crédit. René Nicol n’a pas de moyens financiers particuliers. Placé sous l’autorité du Ministre de l'Economie Christine Lagarde, il use d’un talent de persuasion éclairé, appuyé sur ses compétences en micro-économie et le réseau de tiers de confiance sur lequel il a décidé d’appuyer sa mission. Au niveau départemental les tiers de confiance sont des directeurs de Banque de France, habitués à lire de bilan et impossibles à duper. A côtés de ces directeurs existent d’autres tiers de confiance au niveau des chambres de commerce et autres lieux de conseils.

En pratique, pour qui a un soucie de crédit au niveau de son activité professionnelle, voici comment les choses se passent. C’est facile, en quelques étapes.

1.      Un chef d’entreprise ou un commerçant  a un problème de prêt ou de renouvellement de crédit car sa demande vient d’être refusée par sa banque. Il faut impérativement ce refus avant que les services du médiateur-crédit puissent intervenir. Avant de saisir ce médiateur il est possible de solliciter l’échelon supérieur à celui de la personne présente au guichet qui a notifié le refus; ou encore de tenter un changement de banque. En cas d’insuccès retour à la case du médiateur-crédit.

2.      On trouve le médiateur-crédit sur le Net avec un dossier à remplir. Mais si l’entrepreneur à la recherche d’un crédit éprouve le besoin d’être soutenu, il peut choisir de prendre rendez-vous avec un interlocuteur dans son département. Autrement dit avec un  tiers de confiance. Pour trouver le bon tiers il suffit d’appeler le 0810 00 12 10, puis taper 1 pour accéder aux coordonnées du médiateur-crédit à proximité afin de prendre rendez-vous.

3.      A partir du rendez-vous et quand le dossier, comme il faut côté présentation, est entre les mains des services du médiateur les délais de réponse sont variables, allant de 24 heures  à 3 semaines. Il arrive qu’un mail du médiateur soit adressé au banquier qui a refusé l’octroi d’un  crédit, par exemple par excès de frilosité. Et je le répète sur 100 dossiers remis au médiateur-crédit 66 méritent finalement le prêt sollicité qui est alors obtenu. Encourageant n’est-ce pas ?

4.      D’autant que sont concernés non seulement les entrepreneurs bénéficiant antérieurement de crédit, mais aussi les nouveaux venus créateurs d’entreprise e sans crédit antérieur. Les tiers de confiance intervenant pour le médiateur du crédit aident à la mise en place d’un projet viable.

Des questions sont ensuite posées, générales ou individuelles. Au nombre de ces dernières, les plus concrètes ressortent : les difficultés liées aux assureurs-crédit; les facilités de caisse; l’obtention de délais de paiement sans pénalités pour des dettes fiscales ou sociales; les distorsions constatées en interne pour un même dossier  – refusé au guichet et accepté après réclamation par le directeur général – cas personnel d’un crédit immobilier; les difficultés liés aux baux commerciaux et aux loyers qui explosent ; etc…

L’intervention d’un directeur de banque du 18ème est écoutée avec intérêt. Il mentionne des prêts d’un total élevé pratiqué annuellement. D’ailleurs leMinistre de l'Economie, Christine Lagarde, était venu visiter son agence pour monter que des banques continuaient à prêter. Evidemment comme souvent, on ne s’attarde pas sur ce qui marche.

Autre intervention qui interpelle : celle du pharmacien président des commerçants de la Place du Tertre qui évoque la gêne des personnes concernées à dire leurs difficultés.

Personnellement, je rebondis  propos du surendettement en pointant du doigt les facilités de crédit proposées aux particuliers dès l’âge de 18 ans par des circuits non bancaires, lesquels ne demandent pas de garantie. Cet argent facile - qui va souvent conduire à des catastrophes  - est souvent fourni à des conditions qui finissent par flirter avec des taux usuraires d’où le surendettement. Je prévois de faire sur ce blog une alerte vers les moins de 18 ans à ce sujet. Ce sujet est repris ensuite par un participants qui souligne, non sans raison, le gouffre entre ces prêts aux particuliers pour consommer proposés en abondance et les réserves quant au crédit envers les entreprises. Je remercie pour l’apport. Et le numéro général 0810 00 12 10 que je vais relayer vers un jeune couple dont l’entreprise cheval/enfant/santé qu’ils veulent développer car ils ont de la demande a été l’objet d’un refus de crédit par leur banque.

Monsieur William Nahum conclut positivement. Pour lui la triade des ingrédients nécessaires à une reprise est présente : argent disponible, besoins des personnes, innovations technologiques. Reste une situation macro-économique qui se situe à un niveau autre que celui du médiateur-crédit.

Le devenir de Paris sur le plan économique est évoqué. Et avant que l’on se quitte, la directrice du Terrass Hôtel remet à chacun des participants un document papier récapitulant les étapes d’intervention d’un demandeur vers le médiateur-crédit.

Moins de 18 ans avec envie d’entreprendre, voilà une facilité qui peut vous être utile dans quelque temps. Qui sait ?  En attendant vos 18 ans, bâtissez bien votre projet.

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr ( illustrations : clichés photographiques de William Nahum à gauche et Christian Honoré à droite)

27.02.2009

Maltraitance institutionnelle : le retour !

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C’était trop beau. Trop normal pour l’équilibre psychologique et affectif d’Hugo et Garance (voir billets ci-après : Noël chez soi: un bonheur ! 23.12.2008, Enfin Noël pour Hugo et Garance ! 25.12.2008, L'après Noël d'Hugo et Garance 05.01.2009).  

Ces jeunes enfants, frère et sœur, avaient été heureux de remplir leur cœur à Noël  de l’affection de leur famille. Pensez donc ! Ils avaient eu  la chance de rentrer chez eux pour y vivre le 25 décembre ainsi que les deux nuits encadrant ce jour, assez  unique pour tous, de Noël. Ce pour la première fois après presque trois années d’un placement injustifié.

Aujourd’hui, vendredi, les parents avaient obtenu un retour pour quelques heures chez eux, dans leur cadre familier durant presque 2 ans de vie avant « enlèvement légal ».

Patatras ! Les employés-mercenaires du service gardien – habituellement d’avis opposés entre eux  – sont pour une fois tombés d’accord. Dans le centre de la France où se déroulent ces tristes faits ils se sont précipités à l’unanimité pour annuler cette visite et toutes les autres possibles, alertant le juge des enfants.

Il faut savoir que généralement les juges des enfants laissent faire, ayant d’autres chats à fouetter que de se soucier de l’organisation pratique de la vie des moins de 18 ans qu’ils ont préféré garder placés dans l’intérêt – paraît-il  – de ces jeunes. Les juges des enfants font grande confiance aux services gardiens.

Il faut encore savoir qu’il existe de longue date des tiraillements entre justice des enfants et services sociaux gardiens. Le livre de Pierre Verdier et Fabienne Noé « Guide de l'aide sociale à l'enfance », Dunod, collection Guides d'action sociale, paru en Février 2008 qui décrypte fort bien la dernière réforme de la protection de l'enfance générée par la loi du 5 mars 2007, est  une sorte de Bible dans ce domaine, qui évoque aussi ces oppositions.

Il faut savoir que souvent des éducateurs dits spécialisés se permettent de contrer carrément les décisions des juges, estimant qu’ils ont raison et que les juges ont tort. Les enfants n’étant jamais consultés en dehors de tout circuit de contrainte – y compris quand ils bénéficient d’un avocat qui les prend pour des « petits » et ne fait rien pour les sortir de placement - et leurs parents passant pour des nuls ou des moins que rien. Quant aux services gardiens ils ne sont quasiment jamais contrôlés et, quand ils le sont, tout est trouvé bien et approuvé. Les juges des enfants, eux, bénéficient d’une toute puissance non soumise à des contrôles. D’ailleurs qui se permettrait d’écrire au procureur général – lequel peut agir sur ses troupes - pour signaler un éventuel désordre dans un de ses services ? A peu près personne, l’information n’étant pas connue et les majeurs des familles spoliées de leurs enfants ayant la trouille. 

Le service gardien a convoqué les parents d’Hugo et Garance pour leur dire jeudi : « Les enfants vont très mal. » Et c’est tout. Aucun détail.

Une telle phrase « Les enfants vont très mal » ne veut rien dire. Les malheureux parents ont seulement pu savoir que les enfants n’étaient pas hospitalisés !

Mais, manque de chance pour les institutions, ces enfants ont été vus par leur médecin de famille le mercredi, avec accord du service gardien évidemment, la veille de ce propos insensé. Certes le médecin n’est pas expert auprès des tribunaux. Il est cependant un médecin compétent et sans parti pris. Sans doute le service gardien se mord-il aujourd’hui les doigts d’avoir autorisé ce suivi à la demande des parents car Hugo et Garance étaient négligés par ce même service quant au suivi standard conseillé pour les jeunes.

Ce médecin ayant examiné comme il convient ces jeunes, connus de lui depuis leur naissance, les a trouvés en excellent état, notamment psychologique.

Dans cette affaire quelqu’un déraille.

Qui ?

N’est-il pas normal que des enfants, jamais maltraités chez eux où ils ont vécu près de deux ans avec leurs parents, souhaitent rentrer chez eux définitivement ?

Ils vont à l’école où cela se passe bien. Où ils voient leurs copains et copines de classe avec leurs vrais parents. Qui rentrent chez eux pour y pratiquer des activités qu’ils aiment. Or Hugo, musicien, n’a pas droit à entendre les mélodies et concerts que sa maman, également  musicienne, lui enregistre. Garance, fervente goûteuse de livres et amateur de dessins et peinture, n’a pas droit à cela non plus. En plus du désastre affectif qui leur est infligé on fabrique deux enfants sous cultivés, alors que cela serait évitable en les rendant à leur famille.

Pourquoi cet acharnement négatif pour ces jeunes ? Les enseignants, portés à signaler à tort autant qu’à raison si quelque chose ne semble pas aller, trouvent normal  le comportement d’Hugo et de Garance.

La famille d’accueil est en tort, allant à 100% contre la loi, avec la complicité du service gardien. Non seulement l’assistante maternelle, par ailleurs mère de famille, ose se faire appeler « maman »  par ces deux jeunes - j’en ai été le témoin en 2007 -  mais aussi son mari qui bénéficie du nom de « papa ». C’est la découverte faite la semaine passée par les parents d’Hugo et Garance. Ce qui leur a serré le cœur. On les comprend ! Ce constat n’avait jamais été fait avant mais cette fois  c’est l’époux de l’assistante maternelle qui conduisait les jeunes – et non l’habituel chauffeur non partie prenante – à l’endroit de la visite médiatisée, surveillée, hebdomadaire.

Quoi encore ?

Toujours contre la loi et apparemment pour les vacances scolaires le frère et sa petite sœur ont été expédiés dans une autre famille. Les parents ignorent chez qui, dans quel département, alors que cela est illégal, une fois de plus. Car ce genre de non information n’a pas été prévu par le juge des enfants concerné.

C’est merveilleux – j’ironise bien que trouvant cela très triste ! - d’être des gardiens d’enfants et de pouvoir aller contre la loi sans être inquiétés, ni simplement blâmés. Pourtant le juge des enfants est alerté. Et semble couvrir ces malfaçons. Ainsi que tout ce qui peut se cacher derrière.

Comment ces enfants devenus grands – ils grandissent tous les jours et tous les jours, car ce sont des enfants intelligents, ne peuvent qu’être effarés davantage par les comportements aberrants de ces adultes ! – pourraient-ils croire une seconde en la justice tout court ? Pas besoin d’avoir dix ans pour y voir clair. Comment ces enfants, après le constat de dénis de justice multiples par ceux-là même qui ont pour mission  d’en être les serviteurs objectifs et zélés, seraient-ils simplement respectueux de cette justice injuste qui aura préservé les adultes gardiens au lieu d’agir dans l’intérêt des jeunes ?

Le placement est fait soi-disant dans l’intérêt des enfants. Il serait bon que cela soit démontré.

A l’heure où l’on semble s’orienter encore plus vers une surveillance – pas forcément bienveillante mais plutôt autoritaire, sans nuance et peu portée sur la vraie écoute des moins de 18 ans – vigilance, les jeunes ! Vigilance !

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

26.02.2009

FTW Electro Angers 28 février

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Ultime avis de Kanthos de FTW avec le line up de la soirée. Je cite : FTW14.11.08 012.jpg

 « Yo tout le monde !
Angers ville electro ? Of course ! Entre une Modern et une Ice party et en plein festival FACE, GYMTONIC c'est ce samedi !!

>> Préventes ------------------------------------------------------------------
Si vous ne l'avez pas encore fait, on vous conseille (pour éviter les mauvaises surprises) de prendre vos préventes soit au Chabada directement, à la Fnac ou ici en ligne :
http://www.digitick.com/ext/billetterie3/index.php4?site=...
>> Line Up ----------------------------------------------------------------------
- 22h à 00h : lives dans le club
I'M Fresh! You'Re Pretty! : le trio aux airs de Klaxons qui a déjà écumé la Flèche d'or de Paris ou encore la scène des Inrocks lors de la dernière Apple expo de Paris !
Flairs : ce mois-ci, le lads qui transpire sous les bras est partout dans la presse avec la sortie de son album Sweet Symphony sur lequel ont collaboré De Crecy et Gopher
-
00h à 04h : dj sets dans la grande salle
Young P 3018
: de l'electro 80's au big beat et aux sons bien trash, plus rapide qu'une DeLorean. On dit de lui que 3018 vient du nombre de ses conquêtes...
Don Rimini : est-il encore nécessaire de présenter le booty shaker qui a déjà fait le tour de la planète (USA, canada, japon, Australie...) ?
Kanthos : FTW quoi

>> Places à gagner ----------------------------------------------------------
Dans TRAX magazine ce mois-ci : 5 places
Sur Shoes Up.com : 3 places
Sur radio Nova : 6 places
Sur Radio Campus Angers : 2 places
>> Goodies
si toi aussi parfois tu aimes dire "Fu**", plutôt que de filer des bonbons, 200 badges FTW seront balancés à la foule en furie...
Be There

FTW
http://www.fuckthatworld.com
scoop : le 8 mai vient sur Paris, on sera à la Flèche d'Or avec nos potes de Street Tease magazine !"

Allez l’Ouest ! Au Chabada samedi !

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: Kanthos à gauche et Young P 3018 à droite au Memphis Belle le 14.11.2008 à Angers)  

25.02.2009

A propos de Facebook, My Space, etc…

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Les objets, les outils sont positifs ou négatifs selon l’usage que l’on en fait. Impossible de les qualifier en tant que tel de bons ou mauvais ou encore indifférents. Facebook, My Space et les autres sont de ces outils là.

Un copain de 19 ans, il y a une semaine, en bavardant en instantané d’un bout à l’autre de la planète, me disait : « C’est dangereux Facebook. C’est dangereux le Net ». On se connaît très bien sur pieds ayant bossé ensemble quelques mois à Paris. Mon interlocuteur, après avoir été hyper présent sur les réseaux sociaux, venait de tout arrêter. Devenu volontairement quasi injoignable, il reste quand même pour se parler msn/Windows Live quand il s'y connecte et une adresse mail. En réponse à ce propos accompagné d'autres rermarques, je lui avais rétorqué : « Non. C’est fonction de ce que tu confies sur ces supports. »

On nous a saoulé ces temps-ci sur les employeurs qui allaient voir les fausses maladies de leurs employés, ou à propos de futurs candidats à un travail rattrapés par des iconographies pas forcément dans le bon sens. Etc…

Mais pourquoi se plaindre ? Ce Net entré dans les vies quotidiennes n’expose aux yeux de tous que ce que chacun choisit d’y mettre. Plus besoin d’aller passer à la radio ou à la télé, d’être l’objet d’un article dans la presse écrite : le Net est là et chacun peut exposer tout ce qu’il veut de sa vie, se mettre en scène, dire ce qu’il fait en ce moment , comment il passe ses journées et des soirées tardives « au ministère »  pour les parisiens, étaler ses sorties, ses vacances, ses réactions sur l’actualité, des vidéos, des photos, des articles,…Avec tous les amis qui peuvent mettre des tags, des marques, des commentaires, des « j’aime bien » à l’infini. Les liens sociaux sont instantanés, multiples dans la minute. On se poke. On écrit sur les murs. La vie de chacun des 150 millions à ce jour, en gros, de facebookiens de par le monde s’étale ainsi, comme on ne l’eut pas fait pas dans les circuits journalistiques traditionnels. Il ne faut pas s’étonner que toutes les informations fournies spontanément, gratuitement et sans la moindre pression soient capturées au passage, mémorisées, analysées, criblées, ressorties au besoin.

Certains ont pu lever des boucliers individuels pour que facebook ne s’accapare pas des données passées et ont obtenu gain de cause. Gare aux illusions ! Bon nombre de vos interlocuteurs auront attrapé et archivé au passage ceci ou cela. Pas besoin ensuite d’aller incriminer le créateur de Facebook. Commençons par nous discipliner si nous ne voulons pas avoir des surprises demain ou plus tard. Sinon soyons prêts à assumer les imprévus qui peuvent découler de toutes ces informations mises sur la place publique. Ceci pour le négatif possible.

Car il n’y a pas que du négatif. Comme n’importe quel outil, le Net apporte autant - sinon plus - de positif que de négatif. Certains utilisent Face book pour lancer des groupes aussi divers que variés. Ainsi je signale ici des cafés organisés par une certaine Anne-Marie sur des faits de société. Deux belges ont eu l’idée récemment de lancer  des regroupements – chacun à sa place – en utilisant la pensée à une heure donnée durant quelques minutes pour lancer de l’énergie positive pour tel ou tel fait; si l’on n’y croit pas, du moins cela ne peut pas faire de mal en aidant à positiver. Car positiver est bon pour la santé, c’est un fait observé. On peut aussi lancer des SOS pour sauver une entreprise familiale mise en péril par le décès imprévisible de son responsable. Ou pour aider à la remise à un petit garçon de 8 ans qui en a besoin d’un médicament qui existe et dont il est privé en raison d’un changement inattendu de propriétaire du laboratoire fabricant.

Les politiques sont aussi en plein dedans. Dominique Paillé, UMP proche du Président – j’en parle car il  est de mon secteur électoral en province – annonce sur facebook un café politique à la Mairie de Montreuil le 4 mars prochain de 19h00 à 21h00, thème : le travail dominical. Avis aux intéressés.

Demain, jeudi 26, c’est le médiateur crédit – René Ricol – et le médiateur crédit délégué – William Nahun – qui sont présents à 20h00 au Terrass Hôtel 12 rue Joseph de Maistre, Paris, 18ème . Important pour tous ceux et celle qui ont des

soucis d’obtention de crédit par leurs banques. Je pense aller aux renseignements pour de jeunes amis du Sud pouvant développer des actions cheval/jeunes et qui ont été pour l’instant « recalés » par le circuit bancaire.

Myspace est fréquenté par toutes sortes de personnes. Je m’y rends pour suivre et écouter des amis musiciens. Je me suis retrouvé involontairement sur Dailymotion ayant été filmée lors d’un café public à thème. Les blogs sont multiples.

Au milieu de cette surabondance, il est possible de se lancer. Et rien n’empêche des liens établis virtuellement de devenir plus concrets en se voyant ensuite sur pieds. Là je parle de centres d’intérêt – autour de la nature, des animaux, de circuits de découvertes – sans doute plus  importants en dehors de Paris qu’à Paris dont je vous parle beaucoup, y vivant actuellement. Il est clair que si je vous écrivais de Patagonie ou du Groeland les sujets seraient sans doute très terre à terre, très portés sur notre mère nourricière la terre.

Bien de nos ancêtres auraient aimé disposer du pouvoir de l’outil qu’est le Net. Puisque nous sommes les vivants de 2009, à nous d’y aller et de faire pour le mieux. A chacun d’user du  Net selon ce qu’il ou elle pense le mieux pour soi-même, sa famille et  son entourage. Le Net peut être un outil fabuleux ! avec un minimum de sagesse et de prudence.

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (      )

 

24.02.2009

Europe, journalistes,télévision

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J’ai commencé à dire le peu de connaissance des Français à propos de l’Europe, à propos des centres d’intérêt des députés qui ne consiste pas seulement à mesurer les variétés de chocolat mais aussi à se pencher sur des questions de santé, de respect des droits des enfants, etc…

Cet article très documenté du 16 février 2009 paru dans Questions d’Europe n°128, Fondation Robert Schuman, évoque le sous intérêt général des journalistes face à l’Europe. Comme nous sommes plus ou moins conditionnés par les têtes de chapitre déversés lors des informations, peu d’infos sur l’Europe entraînent peu de connaissances et encore moins d’intérêt. Voilà un article de fond pour ceux que cela intéressent.

Les Français et la télévision face à l'Europe : le grand malentendu?


Auteur : Eddy Fougier : Politologue, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales(Ifri).

Introduction :
 
Au mois de juin 2008, soit quelques jours avant le début de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) publiait une étude [1] sur les sujets traités dans les journaux du soir diffusés en 2007 par les six chaînes nationales hertziennes [2]. Or, les sujets classés par thèmes par l'Ina faisaient apparaître un très faible intérêt de la télévision française pour les questions européennes. Ces résultats paraissent d'autant plus importants que, selon une enquête menée par la Commission européenne en 2007 [3], " pour une majorité écrasante de citoyens [en Europe] le journal télévisé constitue "le" rendez-vous télévisuel par excellence, immanquable. [...] C'est, massivement, "la" source principale d'information sur l'actualité nationale et internationale ". Les rédactions tendent généralement à justifier cette faible couverture de l'actualité européenne par le fait que le public ne serait pas intéressé par l'Europe. En même temps, dans un document consacré à " La construction européenne vue par les Français [4] " publié en mars 2006 par la Commission européenne, on pouvait lire comme intertitre : " Un déficit chronique d'information sur l'Union européenne et une soif d'information européenne : 80% des Français souhaitent une plus ample couverture de l'Union européenne par les médias ". Alors, qui doit-on croire ? Les rédactions qui affirment que le public n'est pas intéressé par l'Europe ou les Français interrogés dans les enquêtes d'opinion qui réclament plus d'Europe dans les médias ?
 
La soif d'information des Français sur l'Europe
 
Les enquêtes d'opinion menées auprès des Français consacrées à l'information sur l'Europe tendent à révéler, en effet, l'existence chez eux d'une soif d'information qui ne paraît pas satisfaite. Ceux-ci affirment en premier lieu qu'il est important d'être informé sur l'Europe. 85% des Français interrogés dans une enquête de la Commission européenne de 2006 [5] considèrent qu'il est important d'être informé sur la politique et les affaires européennes, contre 14% qui pensent le contraire. Ce résultat est l'un des plus élevés de l'Union et, en tout cas, supérieur à la moyenne européenne (81%).
 
Une information insuffisante et peu compréhensible
 
Les Français ne s'estiment pas pour autant suffisamment et bien informés sur les enjeux européens, quelle que soit la source d'information. En 2006, ils étaient d'ailleurs les plus nombreux parmi les Etats membres à estimer que la quantité d'informations fournies par les médias de leur pays sur l'Union était insuffisante [6]. Ils étaient 72% à défendre cette position, contre 68% des Allemands interrogés, 59% des Britanniques ou 51% des Espagnols. Ce constat est également partagé par un certain nombre de " décideurs " à qui l'on a posé les mêmes questions [7]. Les " décideurs " français interrogés étaient 77,3% à estimer que la quantité d'informations fournies par les médias au sujet de l'Union était insuffisante, contre une moyenne de 71,9%. Ce reproche vise tout autant l'information d'origine gouvernementale. En 2006, les Européens interrogés étaient 36,4% à considérer que la responsabilité de l'information des citoyens sur ce que l'Union fait et comment ceci affecte leur vie quotidienne incombait d'abord aux gouvernements nationaux et seulement 18,5% aux médias [8]. Dans cette enquête, les Français étaient encore plus sceptiques sur la responsabilité des médias en la matière puisqu'ils étaient 30,5% à privilégier le rôle des gouvernements nationaux, 22,2% celui du Parlement européen et seulement 15,5% celui des médias. Ils étaient d'ailleurs les plus nombreux à considérer que les gouvernements nationaux ne fournissent pas suffisamment d'informations sur l'Union (79%) [9]. Une autre enquête déjà citée de la Commission indiquait qu'en 2006, une très large majorité des Français interrogés estimaient que les hommes politiques français (87%) et les médias (80%) devraient davantage leur parler de l'Union car seuls 36% d'entre eux se sentiraient bien informés (contre, par exemple, 56% qui se sentiraient bien informés sur la vie politique française) [10].
 
Pour les Français, le premier symptôme de cette " mal-information " sur l'Europe serait son caractère difficilement compréhensible. En 2006, les Français sondés étaient, avec les Finlandais, ceux qui étaient les moins nombreux à considérer que les informations qu'ils obtiennent sur l'Europe sont compréhensibles : 43,1%, contre 51,1% en moyenne. Les " décideurs " français sondés étaient également les plus nombreux avec les Italiens, à estimer que les informations sur l'Europe étaient peu compréhensibles [11]. En revanche, les Français interrogés se situaient au-dessus de la moyenne européenne pour considérer que les informations étaient intéressantes et utiles [12]. Les Français interrogés s'estiment ainsi plutôt mal informés des mesures prises à l'échelle de l'Union. Ils sont une large majorité à partager ce point de vue, et ce, sur tous les thèmes figurant dans la liste qui leur était soumise [13]. C'est tout particulièrement le cas pour le soutien aux régions en difficulté, la protection des consommateurs, la lutte contre le chômage, les impôts, la concurrence ou la recherche scientifique et technologique, où le sentiment d'être mal informés concerne plus de 75% des personnes interrogées.
 
Le rôle central de l'information télévisée sur l'Europe
 
La télévision représente la première source d'information des Français. En témoignent les taux d'audience des journaux télévisés des grandes chaînes hertziennes. Au 1er semestre 2008, le journal télévisé de 20 heures de TF1 réalisait, par exemple, une audience moyenne de 8 millions de téléspectateurs [14], tandis que le JT de 20 heures de France 2 a rassemblé en moyenne chaque soir 4,7 millions de téléspectateurs en 2008 [15]. Le Baromètre politique français (2006-2007) [16] indiquait d'ailleurs que, pour les Français interrogés, la télévision était le média qu'ils utilisaient le plus pour être informés en matière politique (59%), très largement devant la radio (17%), la presse écrite nationale (10%) et régionale (7%). En outre, dans cette même enquête, 55% des personnes interrogées disaient regarder les informations à la télévision tous les jours et 72% au moins 5 jours par semaine. Le journal télévisé qu'ils regardaient le plus régulièrement était le 20h de TF1 (40%), devant le 20h de France 2 (20%), le 13h de TF1 (14%) et le 19-20 de France 3 (8%). Le journal télévisé d'Arte, Arte Info, était seulement classé en 11e position avec 1%. La télévision est par conséquent pour les Français, comme pour les autres Européens d'ailleurs, la première source d'information médiatique sur l'Union européenne. L'enquête Eurobaromètre indiquait en 2007 [17] que, lorsque les Français interrogés veulent obtenir des informations sur l'Union européenne, ses politiques et ses institutions, ils privilégient comme première source la télévision (55%), et seulement ensuite les journaux quotidiens (37%), internet (36%), puis la radio (29%), les discussions entre amis (23%) et les magazines (21%) [18].
 
En même temps, si la télévision constitue leur première source d'information médiatique sur l'Europe, leur degré de confiance envers ce média apparaît plutôt mesuré. L'Eurobaromètre de 2008 [19] indiquait ainsi que, si les Français interrogés font plutôt confiance à la radio (60%, contre 35% d'un avis contraire), ce n'est pas le cas pour la presse écrite (46%, contre 49%) et surtout pour la télévision (38%, contre 59%). Ces résultats ne font que confirmer les résultats des enquêtes annuelles menées depuis 1987 par TNSofres sur la confiance des Français dans les médias. Depuis 2003, le nombre de personnes interrogées qui ne font pas confiance à la télévision tend, en effet, à dépasser le nombre de personnes qui lui font confiance.
 
Le faible intérêt de la télévision française pour l'Europe
 
En France, ainsi que le mentionne le rapport du député Michel Herbillon remis au Premier ministre et publié en 2005 [20], les médias qui semblent le mieux couvrir l'actualité européenne sont la presse quotidienne nationale et les radios publiques. La plupart des quotidiens nationaux ont ainsi un ou plusieurs correspondants permanents à Bruxelles. En revanche, la télévision, et plus particulièrement les chaînes de télévision privées, est le média qui paraît le moins enclin à s'intéresser à l'Europe. L'un des meilleurs symptômes de ce désintérêt global réside dans le fait que TF1, la première chaîne française en termes d'audience, n'a pas de correspondant à Bruxelles [21]. Notons que le projet de cahier des charges de France Télévisions du 20 octobre 2008 contient des dispositions concernant l'Europe dans son article 14. Il incombe ainsi à France Télévisions d'intégrer la dimension européenne dans l'ensemble de ses programmes, dans des émissions spécifiquement consacrées à l'Europe et dans les journaux et magazines d'information. La société doit veiller en particulier à " la sensibilisation de ses journalistes aux questions européennes, notamment par la formation ". On peut supposer que l'ajout de ces éléments qui n'existent pas dans les chartes qui régissent actuellement les chaînes France 2, France 3 et France 5 part du constat établi par le ministère de la Culture et de la Communication selon lequel la part consacrée à l'Europe sur les chaînes publiques est insuffisante.
Cette situation ne paraît cependant pas spécifique à la France [22]. En 2006, le Livre blanc sur une politique de communication européenne présenté par la Commission européenne notait, en effet, qu'" en dépit de ces efforts [efforts des institutions européennes afin d'améliorer leur mode d'interaction avec les médias], et de la compétence professionnelle des correspondants à Bruxelles, la couverture médiatique des questions européennes reste limitée [23] et fragmentée. Si les journaux nationaux couvrent les grands événements survenant à intervalles réguliers, comme les réunions du Conseil européen, aucune couverture globale des affaires européennes n'est assurée entre ces événements. Les journaux régionaux et locaux atteignent un grand nombre de lecteurs, mais n'accordent en général qu'une place limitée aux questions européennes. La télévision et la radio ayant modifié leurs grilles de programmation, le temps dévolu à l'information politique et aux questions européennes s'est encore réduit ".
 
Des JT où l'Europe est le parent pauvre
 
Ce désintérêt manifeste de la télévision française pour l'Europe est tout d'abord visible dans les journaux télévisés, qui représentent la principale source d'information, notamment politique, des Français. Les données divulguées par l'Ina en juin 2008 sont assez édifiantes de ce point de vue. En effet, si, en 2007, l'information internationale [24] a représenté en moyenne annuelle 17% du nombre de sujets traités dans les journaux du soir, les sujets liés aux institutions européennes à proprement parler n'ont constitué que 2,3% de l'offre totale (soit au total 716 sujets) et même 1,8% si l'on enlève les sujets diffusés par Arte. Le nombre de sujets diffusés sur l'Europe correspond à peu près au cumul des sujets consacrés au Moyen Orient et à la guerre en Irak (soit 724 sujets). On ne peut considérer pour autant qu'en 2007, l'actualité européenne ait été totalement dépourvue d'intérêt. On peut citer, en effet, comme actualité importante cette année-là l'adoption de l'euro par la Slovénie, l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne, le 50e anniversaire des traités de Rome, l'élargissement de l'espace Schengen à 9 Etats et surtout le processus ayant conduit à la signature du traité modificatif lors du Conseil européen de Lisbonne.
 
Ce désintérêt semble assez constant puisque, en 2000, les sujets consacrés à l'Europe ne représentaient déjà que 2,7% du total des sujets diffusés cette année-là (soit 737 sujets). Or, cette année-là, l'actualité européenne était loin d'être négligeable puisque le Conseil européen adoptait la stratégie dite " de Lisbonne " visant à faire de l'Union l'économie la plus compétitive au monde, la France présidait le Conseil de l'Union européenne au 2e semestre et le traité de Nice était signé. L'année 2005, année des référendums sur le traité constitutionnel européen et de l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, a été bien entendu exceptionnelle avec 5% des sujets diffusés (soit 1 487 sujets). Ce chiffre reste néanmoins globalement très modeste et les résultats de l'année 2007 montrent que l'intérêt pour les enjeux européens est revenu à sa tendance " structurelle " basse. Parmi les sujets traités par les chaînes hertziennes, en 2007, l'Union européenne en général représente 62% des sujets européens et la Commission est l'institution la plus couverte avec 13% des sujets.
Source : INA.

 
Arte a été la chaîne qui a diffusé le plus grand nombre de sujets sur l'Europe en 2007 (213), devant TF1 (172 sujets), France 2 (127) et France 3 (119). Alors que la chaîne franco-allemande diffusait 11% de l'ensemble des sujets des chaînes hertziennes françaises en 2007, elle a diffusé 34% des sujets internationaux et 30% des sujets européens (voir tableau 3). Arte a consacré 50% des sujets traités dans ses JT à l'international, contre 12% pour TF1 ou France 2. En même temps, la part d'audience moyenne d'Arte en 2007 a été de 3,2%, contre 30,7% pour TF1 [25]. En pourcentage du nombre total de sujets diffusés par chaîne, les résultats globaux pour le traitement des sujets européens restent cependant très modestes : 6% pour Arte, 2,3% pour France 3, 1,9% pour TF1 et 1,6% pour France 2 (voir tableau 4). 
 
Source : INA.


 Parmi les 30 premières personnalités répertoriées en fonction du nombre de passage dans les JT [26], on ne compte aucune personnalité appartenant aux institutions européennes. Cependant, la part des Etats membres qui ont fait l'objet de sujets de JT [27] en 2007 dans l'ensemble des sujets consacrés à des pays ou territoires étrangers apparaît comme la plus importante puisqu'ils représentent 29% du total, contre 23% pour la zone Afrique du Nord-Moyen-Orient-Afghanistan, 13% pour l'Asie et 11% pour l'Amérique du Nord. Les JT des chaînes hertziennes françaises accordent ainsi une place notable aux pays européens frontaliers ou proches du territoire français : Royaume-Uni (2e position), Allemagne (3e), Italie (5e), Espagne (8e) et Belgique (19e). Ces cinq pays représentent à eux seuls 22% des sujets traités.
 
On peut néanmoins se demander si la présidence française de l'Union européenne au cours du 2e semestre de 2008 a eu un effet quelconque sur la couverture de l'actualité européenne par les JT français. On a pu voir qu'en 2000, cela n'avait pas été véritablement le cas. Même si les données cumulées pour 2008 ne sont pas encore disponibles, les premières données pour le 3e trimestre 2008 [28] ne permettent pas de déceler un véritable infléchissement dans la couverture par les JT de l'actualité européenne. En effet, si l'actualité internationale couverte par les JT au mois de juin 2008 a été dominée par les questions européennes, notamment avec le " non " irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne avec 86 sujets, ce ne fut pas le cas lors du début de la Présidence française. En juillet 2008, l'actualité internationale a été ainsi dominée par la libération d'Ingrid Bétancourt (205 sujets), et en août par le conflit entre la Géorgie et la Russie (204), l'attentat contre des soldats français en Afghanistan (107) et la campagne présidentielle aux Etats-Unis (83).
 
Ce désintérêt global des JT français pour les questions européennes est cependant loin d'être une spécificité nationale [29]. En 2003, le politologue Claes De Vreese indiquait ainsi que, depuis les premières études menées à l'occasion des élections européennes de 1979, l'intérêt de l'information télévisée pour l'Union européenne était globalement faible sur l'ensemble du continent [30]. Il notait l'existence d'un intérêt cyclique des médias pour les sujets européens. Leur intérêt apparaît vif tout particulièrement lors des périodes électorales, mais retombe vite à un niveau plutôt faible une fois cette période passée. Cette tendance avait été également identifiée dans le rapport Herbillon : " l'offre, peu visible en temps "ordinaire", croît sensiblement en période électorale, pour de nouveau s'effacer au lendemain des échéances ". M. De Vreese estime ainsi qu'en dehors de certaines périodes (élections au Parlement européen, référendum, Conseils européens), seuls 2 à 5% des sujets télévisés des chaînes en Europe seraient consacrés aux sujets européens.
 
Un public malgré tout peu intéressé par l'Europe
 
Alors comment comprendre cette contradiction entre des médias qui couvrent peu l'actualité européenne et la soif d'information exprimée par les Français. Un certain nombre d'éléments tendent à accréditer l'idée que l'Europe n'intéresse pas vraiment le grand public. Le rapport Herbillon notait, en 2005, la modestie des taux d'audience des quelques émissions spécifiquement consacrées à l'Europe. Ainsi, par exemple, Zoom Europa, qui est l'une des seules émissions sur l'Europe diffusées régulièrement par une chaîne hertzienne (Arte), avait en 2007 une audience moyenne de 463 000 téléspectateurs par émission pour une part de marché de 2,3% [31]. Cette vision est également partagée par un certain nombre d'acteurs des médias qui connaissent très bien les questions européennes. C'est le cas notamment de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, animateur du blog Les coulisses de Bruxelles et président de l'Association des journalistes européens (AJE), et de Jean Labib, ancien documentariste et directeur de la société de production La compagnie des Phares&Balises, qui a produit pour Arte le Forum des Européens et qui y produit actuellement Zoom Europa. Le premier estime que, " en dehors des périodes de crise comme au moment des référendums, les gens se désintéressent de l'Europe [32] ". Dans la vidéo de présentation de Zoom Europa, le second explique que " faire une émission sur l'Europe, c'est difficile car on ne rencontre pas forcément le public, du moins en France. [...] On ne peut pas dire qu'aujourd'hui faire des programmes sur l'Europe ou qui ont trait à l'Europe soit une chose facile [...]. Faire une émission ayant trait à l'Europe sur Arte, cela fait partie du cahier des charges général d'une chaîne européenne et particulièrement d'une chaîne franco-allemande [...], mais ça n'est pas une chose facile parce que, clairement, on ne va pas dans le sens du poil du spectateur qui aurait plutôt tendance, si on le laissait faire à se retrouver dans une rétention nationale tempérée telle qu'il la connaît sur les autres antennes [33] ".
 
La " fait-diversification " de l'actualité internationale à la télévision
 
Mais l'un des symptômes les plus nets du désintérêt global du public pour les questions européennes, en particulier institutionnelles, est la façon dont les médias français ont modifié leur traitement de l'actualité à l'étranger justement dans le dessein d'attirer ce même public. Ce qui a été appelé la " fait-diversification " de l'actualité internationale à la télévision a bien été décrit par le sociologue Dominique Marchetti [34]. Celui-ci considère, en effet, que l'on assiste depuis la seconde moitié des années 1980 à une baisse de la " médiatisation des activités politiques étrangères ou diplomatiques les plus institutionnelles (sommets internationaux, élections européennes ou nationales, activité des partis politiques, politiques publiques, etc.) ", activités qui " n'attirent ni audience ni publicité ", au profit des faits divers ou de ce qu'il appelle des " menaces ou événements "spectaculaires" ", à savoir les guerres, les accidents, les risques naturels ou de santé, les enlèvements, les actes terroristes ou les famines. L'information politique institutionnelle étrangère serait perçue dans les rédactions des médias généralistes comme " nécessaire mais ennuyeuse " pour reprendre l'expression de la journaliste Louise Prothery citée par Marchetti. Les rédactions tendraient donc à privilégier dans leur traitement de l'actualité internationale " la description de situations concrètes et d' "histoires humaines" qui constitue la trame de la plupart des sujets ou reportages, la psychologisation et la personnalisation étant une manière de susciter des identifications des téléspectateurs [35] ". Cela s'est traduit également par une réorganisation des rédactions des grandes chaînes hertziennes avec la fermeture de nombreux bureaux à l'étranger et la suppression des services de politique étrangère de TF1 en 1996 et de France 2 en 2003, l'actualité internationale étant désormais traitée comme une information générale.
 
Cette analyse est confirmée par Jean Quatremer qui explique que " face à une demande en chute libre, les rédactions ont décrété qu'il ne fallait pas parler de choses ennuyeuses, qui risquaient de faire fuir les gens. On a donc petit à petit privilégié le fait divers sur l'analyse et, plus généralement, l'information diplomatique. On assiste actuellement à une véritable course à la "fait-diversification" de la politique intérieure mais aussi de la politique internationale. Cette tendance est apparue aux Etats-Unis il y a plus de 30 ans et est arrivée en Europe au début des années 1990 [36] ". Or, pour lui, la spécificité de l'actualité européenne est qu'elle peut être difficilement transformée en " fait-divers " ou en information " spectaculaire " : " Le problème est que l'information européenne ne se prête pas à cette "fait-diversification", sauf rares exceptions. Bref, les médias, pour répondre à une crise de la demande, ont modifié leur offre : puisqu'ils vendent de moins en moins, ils ont de plus en plus privilégié le simple, le spectaculaire, le reportage et, surtout, le court. Et l'information européenne étant forcément complexe, pauvre en mise en scène et longue à expliquer, elle a été une victime collatérale de cette fait-diversification de la couverture rédactionnelle. L'actualité européenne, alors qu'elle s'enrichissait, a bénéficié de moins de place dans les journaux et a quasiment été rayée du paysage audiovisuel ! ".
 
L'Europe largement absente des " conversations " des Français
 
Bien entendu, on ne peut nier la sincérité des Français qui affirment vouloir obtenir davantage d'informations sur l'Europe, mais force est de constater que leur pratique n'est pas toujours conforme à ces vœux. Les enquêtes réalisées à la sortie des urnes lors du 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, par exemple, n'indiquaient pas que l'Europe figurait parmi les priorités des Français. Par ailleurs, lorsque l'on consulte les " conversations " des Français, on peut percevoir le peu d'intérêt manifesté par eux pour les questions européennes. L'Ifop réalise, en effet, une enquête mensuelle pour Paris Match sur les conversations des Français en demandant à un échantillon représentatif si, durant la semaine écoulée, un certain nombre de sujets a animé leurs conversations avec leurs proches ou au travail. On peut dès lors supposer que s'ils abordent un sujet, c'est qu'ils éprouvent un certain intérêt pour celui-ci, tandis qu'à l'inverse, s'ils n'en parlent pas, c'est que ce sujet suscite au mieux leur indifférence. Or, du début de cette enquête, en novembre 2003, jusqu'au mois de décembre 2008, 397 sujets ont fait l'objet d'une conversation d'au moins 50 % des personnes interrogées. Sur ces 397 sujets, on peut en dénombrer seulement 10 qui soient en lien avec l'Union européenne, soit 2,5% du total, dont 6 sujets pour la seule année 2005 (voir Tableau 5). Cela représente moins de sujets de conversation que le décès ou l'état de santé de personnalités publiques (15 sujets) ou le sort d'otages (otages français en Irak ou autour d'Ingrid Betancourt, avec 15 sujets). Les deux sujets de conversation européens qui semblent avoir dominé depuis le début de ces enquêtes sont les enjeux autour de l'élargissement, notamment à la Turquie (4 sujets dépassant 40 %), et le processus d'élaboration et d'adoption de la Constitution européenne (8 sujets dépassant 30 %). Les autres thèmes ont trait à l'économie et à ses conséquences sociales – TVA de 5,5% dans le bâtiment, ouverture du marché de l'électricité à la concurrence, euro fort face au dollar, directive sur les services, délocalisations – ou à des thèmes qui apparaissent assez " politisés " – tensions avec le Royaume-Uni en 2005, proposition de traité simplifié par Nicolas Sarkozy, présidence français de 2008.

Source : Ifop. * Sujet lié à une décision de l'UE mais qui n'est pas explicite dans l'énoncé.


Au vu de ces données, les Français ne semblent pas véritablement se passionner pour les questions européennes, du moins dans leurs conversations quotidiennes. On doit néanmoins remarquer que, au-delà de l'Europe, il existe un faible intérêt global des Français interrogés pour les sujets politiques et, tout particulièrement, pour les sujets liés aux questions institutionnelles, tant à l'échelle européenne, qu'internationale ou même française. On peut observer, en effet, un nombre relativement faible de sujets de conversations liés à la politique française (élections, activités des partis et des responsables politiques). Mis à part les trois sujets liés au référendum sur la Constitution européenne, de novembre 2003 à décembre 2008, on compte 25 sujets proprement politiques, soit 6,3% des sujets, dont 12 liés à l'élection présidentielle. A l'instar de l'Europe, l'intérêt global pour la politique apparaît plutôt faible et seulement ponctuel au moment des grands rendez-vous (élection présidentielle, référendum de 2005). Ceci est confirmé par les sujets de conversation liés à l'étranger. En soi, ces sujets sont très nombreux. Entre novembre 2003 et décembre 2008, on peut en dénombrer pas moins de 97, soit 24,4%. Les sujets internationaux politiques ou institutionnels semblent néanmoins très peu intéresser les Français sondés. Outre les 10 sujets liés à l'Union, on compte seulement 4 sujets liés à la politique étrangère et de défense de la France et 5 sujets relatifs à la vie politique à l'étranger. On peut aussi noter le très faible intérêt pour les questions économiques internationales (7 sujets au total). En réalité, les sujets de conversation qui dominent ont trait à la violence au sens large (guerre en Irak, terrorisme-antiterrorisme, violences internes à l'étranger, 21 sujets, soit 22% des sujets de conversation liés à l'étranger), aux catastrophes au sens large (catastrophes naturelles, accidents, épidémies, avec 20 sujets et 21% du total), aux " faits divers " (notamment aux otages, 21 sujets et 22% du total) ou encore 5 sujets liés à l'état de santé de personnalités étrangères. Or, cela correspond largement aux thèmes internationaux qui sont désormais traités par la télévision française.
 
Conclusion
 
L'information européenne semble être à l'origine d'une certaine schizophrénie en France. Les Français reprochent aux médias de ne pas suffisamment parler d'Europe. En même temps, ils ne semblent pas manifester eux-mêmes un grand intérêt pour l'actualité européenne. Du côté des médias, on peut supposer, comme Dominique Marchetti, que " faute de mesure très précise des attentes supposées du "public", les journalistes ont parfois tendance à prêter leurs propres catégories de perception à ceux qui les écoutent, les regardent ou les lisent [37] ". Une partie de l'opinion peut avoir la tentation de considérer qu'en la matière, tout est de la faute du gouvernement et des médias, d'autant qu'elle tend à n'accorder sa confiance ni à l'un, ni à l'autre. Alors comment sortir de ce dilemme ? L'enjeu de l'information des citoyens sur l'Europe apparaît fondamental. Il a d'ailleurs fait l'objet d'un livre blanc de la Commission européenne [38], du rapport Herbillon qui contient " 40 propositions concrètes pour mieux informer les Français sur l'Europe ", et, en 2007, d'un dossier spécial d'Horizons stratégiques réalisé à l'instigation du Centre d'analyse stratégique et de la Fondation Robert Schuman.
 
Cela passe, entre autres, très certainement par une amélioration de la connaissance des Français, mais aussi des journalistes [39], sur l'Europe et par une autre façon d'aborder les questions européennes, qui soit davantage en lien avec les préoccupations de l'opinion, donc moins institutionnelle, et en rupture avec le réflexe traditionnel consistant à " nationaliser les réussites et européaniser les échecs " de l'Union. Il convient aussi tout simplement de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe de ce point de vue et tout particulièrement en Allemagne où l'intérêt du public et des médias pour l'Union européenne semble plus important [40].
 
[1]. Ina Stat, " L'Europe loin des projecteurs ", La lettre trimestrielle n° 9, juin 2008.
2. TF1, France 2, France 3, Canal plus, Arte, M6.
3. Commission européenne, " L'information relative à l'Europe et la télévision ". Etude qualitative auprès de téléspectateurs dans les 27 Etats-membres de l'Union européenne, Optem-Eurobaromètre, Etude qualitative, avril 2007.
[4]. Commission européenne, " Quelle Europe ? La construction européenne vue par les Français ", Flash Eurobaromètre 178, enquête réalisée en janvier 2006.
[5]. Commission, " La communication de l'Union européenne et les citoyens. Sondage auprès du grand public. Rapport analytique ", Flash Eurobaromètre 189a, enquête réalisée en septembre 2006.
[6]. Ibid.
[7]. Commission, " La communication de l'Union européenne et les citoyens. Sondage auprès des décideurs. Rapport analytique ", Flash Eurobaromètre 189b, enquête réalisée en octobre 2006. Les " décideurs " en question sont un échantillon de directeurs généraux de grandes entreprises, de membres des parlements nationaux, de hauts fonctionnaires des administrations nationales et de responsables de syndicats et d'associations professionnelles.
[8]. Flash Eurobaromètre 189a, op. cit.
[9]. Ibid.
[10]. Flash Eurobaromètre 178, op. cit.
[11]. Flash Eurobaromètre 189b, op. cit.
[12]. Flash Eurobaromètre 189a, op. cit.
[13].. Commission, " L'opinion publique dans l'Union européenne. Rapport national France ", Eurobaromètre Standard 67, printemps 2007.
[14]. AFP, 26 août 2008.
15. Communiqué de France 2, 31 décembre 2008.
[16]. CEVIPOF-ministère de l'Intérieur, 4ème vague, enquête réalisée du 5 au 19 février 2007.
[17].. Eurobaromètre Standard 67, op. cit.
[18]. On observe néanmoins depuis quelques années une montée régulière de l'importance d'internet de ce point de vue, tout particulièrement chez les 15-24 ans où internet dépasse désormais la télévision comme source d'information sur l'Europe.
[19]. Commission, " L'opinion publique dans l'Union européenne. Rapport national France ", Eurobaromètre Standard 69, printemps 2008.
[20]. La Fracture européenne. 40 propositions concrètes pour mieux informer les Français sur l'Europe, rapport au Premier ministre, coll. des Rapports officiels, La Documentation française, 2005.
[21]. En fait, TF1 recourt aux services d'Hugues Beaudoin, correspondant à Bruxelles de LCI, qui appartient au groupe TF1.
[22]. Il semble que l'intérêt de la presse et des médias pour l'Europe semble moins grand en France qu'il ne l'est en Allemagne par exemple. La journaliste Catherine Verger, journaliste à l'émission " Zoom Europa " sur Arte, notait ainsi en 2007 qu'il y aurait 85 journalistes permanents représentant la presse et les médias français accrédités à Bruxelles, contre 150 pour l'Allemagne (données citées dans " Europe et médias, ça passe ou ça casse... ", 13 septembre 2007, www.taurillon.org/.). Michel Herbillon mentionnait, dans son rapport qu'il existait des émissions régulières consacrées à l'Europe sur les chaînes de télévision publique allemande. ZDF, la seconde chaîne publique, diffuse ainsi quotidiennement en semaine une émission de 15 minutes sur l'actualité européenne, " Heute in Europa " (de 16h00 à 16h15), tandis qu'ARD, la première chaîne publique, diffuse tous les samedi après-midi de 16h30 à 17h00 " Europamagazin ", un magazine sur l'Europe. Michel Herbillon signale qu'en 2005, ce dernier magazine attirait quelque deux millions de téléspectateurs. Tant en termes de régularité que d'audience, il n'y a bien entendu pas d'équivalent en France. Il est à noter que l'émission " Zoom Europa " diffusée par Arte, qui se présente comme le seul magazine européen hebdomadaire d'une chaîne hertzienne en France, est aussi réalisée avec la collaboration de ZDF et ARD.
[23]. En gras dans le texte d'origine.
[24]. L'INA classe notamment dans cette rubrique les conflits, le terrorisme, ce qu'il appelle la " géopolitique ", l'Union européenne, mais aussi la vie politique intérieure des pays étrangers.
[25]. Médiamétrie, Mediamat Annuel 2007. Ce chiffre de 3,2 % correspond à l'audience de la chaîne aux horaires de diffusion en hertzien analogique, soit après 19 heures. Pour l'audience globale, la part d'audience moyenne de la chaîne est ramenée à 1,8 %. Cette part s'est encore réduite en 2008 puisque le Mediamat Annuel 2008 de Médiamétrie lui accorde une part d'audience moyenne de 2,8 % après 19h et de 1,7 % d'un point de vue global. En termes d'audience, Arte est désormais dépassée par certaines chaînes de la TNT telles que TMC et W9.
[26]. Personnalités présentes par l'image et par la parole.
[27]. Nombre de sujets où un pays est objet principal ou acteur secondaire d'un événement.
28. Ina Stat, La lettre trimestrielle n° 11, décembre 2008.
29. Une étude de Fritz Groothues (" Television News and the European Public Sphere: A Preliminary Investigation ", European Political Communication Working Paper Series, Issue 6/04, Centre for European Political Communications) tend tout de même à quelque peu nuancer ce jugement. Cette étude réalisée en 2003 a consisté à comparer la façon dont l'information européenne était abordée dans des chaînes de télévision en France (JT de 20h de France 2), en Allemagne (JT de 20h de l'ARD) et au Royaume-Uni (BBC News at 10 o'clock) entre le 28 juin et le 11 juillet dans une situation de routine où aucun événement européen majeur n'était planifié. 529 thèmes y ont été abordés, dont seulement 3% consacrés aux enjeux de l'UE (15 sujets). On doit néanmoins remarquer que la couverture par la chaîne française de l'actualité européenne apparaît moins importante en nombre de sujets par rapport à la couverture des chaînes britannique et allemande : 2 % pour France 2, contre 3% pour BBC1 et 4% pour ARD. Plus largement, France 2 a consacré durant cette période 75 % des sujets aux questions intérieures, contre 67 % pour BBC1 et 57  % pour ARD.
30. 
" Communicating Europe ", Next Generation Democracy, British Council & Weber Shandwick Public Affairs, avril 2003.
31. Données fournies par Arte France. Parmi les émissions consacrées à l'Europe sur les chaînes hertziennes, on doit signaler également " Avenue de l'Europe " diffusée sur France 3 tous les samedi à 18h30. Parmi les chaînes diffusées par réseaux câblés, satellite et télévision ADSL, la chaîne d'information européenne Euronews, qui présente " l'actualité internationale d'un point de vue européen ", consacre bien évidemment plusieurs émissions à l'Europe. La Fondation Robert Schuman a soutenu et coproduit plusieurs émissions de télévision ces dernières années afin de pallier la carence informative sur l'Europe, et notamment Le Journal des Européens sur LCI (2003-2004) http://www.robert-schuman.org/archives_medias.php, Champions d'Europe sur France 3 (2005) et Europinion sur l'Euronews (2005-2007) http://www.robert-schuman.org/archives_medias.php
[32]. " Information sur l'Europe en France : crise de l'offre, crise de la demande ? ", débat avec Sylvie Goulard et Pierre Lequiller, Horizons stratégiques, N° 6, octobre 2007.
[33]. " Une émission sur l'Europe, un pari osé ? ", www.arte.tv/fr.
[34]. " Le déclin de l'information politique internationale à la télévision française ", dans Eveline Pinto (dir.), Pour une analyse critique des médias. Le débat public en danger, Editions du croquant, 2007.
[35]. Op. cit.
[36]. Op. cit.
[37]. Op. cit.
[38]. Op. cit.
39.Il faut noter à ce propos l'important travail réalisé par l'Association des journalistes européens (AJE, www.ajefrance.com) dans les écoles de journalisme ou à travers des modules de formation pour les journalistes en poste.
40. Le rapport Herbillon fournit des données intéressantes de ce point de vue. C'est aussi la position défendue par Fabrice Pozzoli-Montenay, le secrétaire général de la section française de l'AJE (entretien réalisé avec lui le 24 juillet 2008).

Directeur de la publication : Pascale JOANNIN

La Fondation Robert Schuman, créée en 1991 et reconnue d'utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l'organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI

 

En conclusion, je reprends les lignes de départ de cet article : « le journal télévisé constitue "le" rendez-vous télévisuel par excellence, immanquable. [...] C'est, massivement, "la" source principale d'information sur l'actualité nationale et internationale ". Les rédactions tendent généralement à justifier cette faible couverture de l'actualité européenne par le fait que le public ne serait pas intéressé par l'Europe. En même temps, dans un document consacré à " La construction européenne vue par les Français [4] " publié en mars 2006 par la Commission européenne, on pouvait lire comme intertitre : " Un déficit chronique d'information sur l'Union européenne et une soif d'information européenne : 80% des Français souhaitent une plus ample couverture de l'Union européenne par les médias ". Alors, qui doit-on croire ? Les rédactions qui affirment que le public n'est pas intéressé par l'Europe ou les Français interrogés dans les enquêtes d'opinion qui réclament plus d'Europe dans les médias ? »

Les moins de 18 ans, faites-vous votre opinion en enquêtant autour de vous !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

23.02.2009

David, enfant-bulle, otage de la science ?

Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

Hier 22 février était le jour évocateur du décès du jeune David Setter, il y a 25 ans, en 1984.davidSetter.png

J’avais pu voir le film du parcours de celui qui a été surnommé « l’enfant-bulle », avec les paroles des médecins qui ont été présents auprès de lui. J’avais été très émue par cette histoire qui s’achevait par le décès de David à 12 ans après des années d’une certaine forme d’enfermement. Et j’en reste bouleversée comme humain, médecin, mère et grand-mère.

 

Pourquoi cela ?

 

David est né le 21 septembre 1971, à Houston, Texas, atteint de DICS (Déficit immunitaire combiné sévère). Il est condamné à mourir dans sa 1 ère année d’infections multiples  en raison de son grave défaut immunitaire. Que faire ? Le maintenir provisoirement dans une bulle stérile car les médecins sont convaincus de trouver rapidement un traitement adéquat.     

En accord avec les parents, mais comment peuvent décider des parents dans une pareille circonstance sinon en se reposant sur les paroles affirmatives des médecins ? – le bébé David est placé dans une bulle stérile.

 

Dsetter2 001.jpgCe qui devait durer 1 à 3 ans se prolonge. L’enfant grandit dans une « cage » transparente de 2 m3 d’abord et qui croît  avec lui avec un espace  pour jouer et se dégourdir les jambes, si j’ose dire !

Dans l’attente d’un traitement, il devient involontairement  une sorte de cobaye sous le regard impassible des caméras du monde entier. Vient le jour où cet enfant intelligent qui comprend bien des choses ne supporte plus de vivre enfermé. Une contribution de la NASA lui permet de disposer d’une combinaison isolante pour marcher hors de sa bulle, découvrir presque pour de vrai la nature, les nuages, les arbres, les maisons, l’extérieur,  … au travers de son scaphandre stérile. Ce qui le rend heureux et aussi malheureux. Lui seul est ainsi « vêtu » et empêché.

 

David  n’en peut plus. Et très normalement ni les psychologues ni les psychiatres n’y peuvent rien. Le bla bla ne saurait remplacer une vie avec les exercices des 5 sens à fond.

On essaie une greffe de moelle osseuse pour David. Pas de chance ! le greffon est infecté et la fin est tragique, avec un décès le 22 février 1984.

 

Quelques mots sur le DICS.
Le déficit immunitaire combiné sévère (DICS) est rare, dû à diverses erreurs génétiques. En gros ce qui caractérise le DICS est la non fonction des lymphocytes T et B. Sans lymphocytes, l’organisme est dénué de défense contre les infections. On est arrivé à traiter ce déficit par transplantation de moelle osseuse – frère ou sœur compatible (succès de plus de 85%) ou parent. Les résultats des quelques centaines de greffes lors des 30 années passées ont permis un taux de survie global moyen de 60%-70%, avec une greffe faite au plus tôt avant l’âge de 3 mois et demi. On peut aussi traiter par greffe de sang de cordon. Depuis 10 ans on a aussi essayé la thérapie génique.

 

Je ne trouve pas l’histoire de David en DVD.

Je laisse chacun apprécier  le destin de David.

A-t-il été otage de la science ?

Il a été, c’est sûr  les jeunes, otage des circonstances.

 

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations: David dans sa bulle)

Gembloux, Belgique: Karima Insoumise et Dévoilée

 

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci karima12.2.09 012.jpg

Avant toute chose le livre de Karima karima12.2.09 016.jpg"Insoumise et dévoilée", jusque là publié en Belgique, est sorti en France. On le trouve partout !

 

 

 

Le jeudi 12 mars 2009 on peut retrouver

Karima, auteur d’Insoumise et Dévoilée,

Présente à Paris le 12 février - billet du 15.

Heure : 19H30 – 22H00

 

Lieu :

Centre culturel de Gembloux

Adresse :

Rue du Moulin 55 bis

 

Téléphone :

081613838

Adresse électronique :

http://centreculturel.gembloux.com

Description

Avec : Hadja Labib (journaliste rtbf et réalisatrice), Ada Garcia (Professeure et responsable de Cap Sciences humaines de l’UCL), Karima (Auteur du livre « Insoumise et dévoilée ») et Céline Verbrouck (Avocate pour la cause des victimes de mutilations sexuelles)

En ouverture et en présence de la réalisatrice
«Afghanistan, le choix des femmes » d’Hadja Labib

Les invités aborderont des thématiques sensibles, l’exercice du pouvoir des femmes en Afghanistan, les discriminations professionnelles et sociales des femmes, le mariage forcé, les mutilations sexuelles,…Elles apporteront leurs témoignages, leurs combats et leurs connaissances dans le domaine.
Les livres de Hadja Labib « Afghanistan, le choix des femmes » et karima12.2.09 014.jpgKarima « Insoumise et dévoilée » seront disponibles à la vente lors des activités de cet événement. Elles nous feront l’honneur de dédicacer leur livre en fin de débat.

« Paroles aux Femmes  »  au Centre culturel de Gembloux,
Adresse: Rue du Moulin, 55bis, 5030 Gembloux
ATTENTION !  IL FAUT PAYER POUR ENTRER

Tarif: Entrée: adulte: 5€ senior, étudiant, demandeur d'emploi: 4,5€- uniquement conférence: 1€

Téléphone: 081 61 38 38

Public: à partir de 16 ans

Internet: http://centreculturel.gembloux.com/

Ouverture: 19h30 Documentaire 20h30 Conférence-débat"

 

Pour les jeunes belges proches de Gembloux essentiellement ! 

 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: en haut Karima le 12 février à Paris au Gai Moulin: de gauche à droite Karima, puis Anne-Marie Engler qui invite, Latifa Bennari présidente-fondatrice de l'Ange Bleue - voir billet du 15; couverture du livre Insoumise et dévoilée; plus bas Karima)

22.02.2009

Arash Derambarsh au Cherche Midi éditeur

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Arash Derambarsh est Directeur département politique et personnalités publiques au  Cherche Midi éditeur. Depuis 30 ans  arash der.jpgque cette maison a vu le jour, elle s’est développée jusqu’à atteindre une place remarquable dans le peloton de tête des éditeurs français. Et cette montée en puissance ne s’arrête pas.

Sur ce blog où j’ai l’occasion d’évoquer des livres qui me paraissent à découvrir, je relaie ce jour l’annonce faite récemment, le 17 février, de la parution en septembre 2009 du livre d’Abd al Malik au Cherche Midi éditeur. « L’ouvrage sera publié en semi-poche et offrira la vision du monde fraternelle qui a su déjà séduire un très large public ». L’auteur de l’annonce et ami, Arash Derambarsh, précise : « Je rappelle qu'il est déjà disque d'or avec son album "DANTE". Voici son site : http://www.abdalmalik.fr/ »

 

Il y a quelque temps, Arash Derambarsh a décidé de publier Marc Machin, condamné par erreur pour un crime qu’il n’a jamais commis - voir sur ce blog le billet du 2 janvier 2009 « Arash Derambarsh édite Marc Machin victime d’une erreur judiciaire ». Comme prévu alors, le Directeur département politique et personnalités publiques indique que l’ouvrage témoignage annoncé sort bientôt sous le titre  « Seul contre tous » http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/18/01011-200902...

 

 

Je pourrais citer bien d’autres publications du Cherche Midi éditeurchercheMidi.jpg. Le livre de « notre » urgentiste, le Docteur Patrick  Pelloux, avec « Histoire d’urgence » que je vous recommande  - voir ce blog au 12 mai 2008. En politique « Les hypocrisies françaises » de Jean-Christophe Lagarde le 27 avril 2008. Pour les connaisseurs de la Beauce – Chartres et alentours - « L'étrange bonheur de voler » de Catherine Maunoury le 1.4.08. Et l’incontournable Laurent Cabrol avec son « Climat : qui croire ? » le 19.7.08. Tant d’autres encore.

 

C’est au Cherche Midi éditeur qu'est publié "GIGN. Les secrets d’une unité d’élite" le livre de Jean-Luc Calyel évoqué pour la première fois le 22.7.08, à propos duquel j’ai reçu en abondance des commentaires, tous positifs. Au-delà de l’ouvrage, la personnalité de Jean-Luc Calyel séduit et accroche ses lecteurs qui guettent son prochain livre. Ses interventions à la radio, ses signatures, ses interviews dans la presse me sont signalées. Jean-Luc Calyel est quelque part un modèle pour les jeunes. D’où les réactions enthousiastes.

 

Je reprends l’essentiel de ce qui est au cœur de l’information  diffusée sous l’intitulé « Arash Derambarsh au Cherche Midi : à vos plumes !  » le 24.12.2008 toujours sur ce blog. Pour ceux qui ont un projet ou un manuscrit, Arash Derambarsh, Directeur du Département Politique et Personnalités Publiques, saura vous accueillir comme il faut. Arash est joignable par arash92400@yahoo.fr. N’hésitez pas !  A commencer par les moins de 18 ans – avec accord des parents. Et faites passer le message ! Ceux qui désirent un peu plus de savoir à propos des Editions du Cherche-Midi liront la totalité du billet du 24.

 

Etre publié ? Pourquoi pas les jeunes ? D’abord écrivez ! Bonne inspiration à vous !

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations: photo Arash Derambarsh de ses archives personnelles; les 30 ans du Cherche Midi éditeur)

21.02.2009

La gratitude

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Ceci est une autre intervention qui a eu lieu après celle sur la Mercithérapie, autrement dit "La gratitude nous guérit"'  le 7 stPrix7.2.09 032.jpgfévrier 2009 - voir billet du 8 février. C'est un  professeur de yoga depuis 30 ans, Monique, qui nous a proposé cet autre chemin de réflexion, valable pour tous les moins de 18 ans.

  

           "Pour parler de la gratitude, je vais vous raconter ce que fut ma première expérience de la gratitude, et combien elle a compté pour moi, tout au cours de ma vie.

 

            À l’âge de 6 ans, j’étais en vacances au bord de la mer avec mes parents dans un hôtel près d’une forêt de pins.

Je vivais habituellement chez mes grands-parents qui étaient pour moi un hâvre de paix et de sécurité, un nid de tendresse.

Par contre, mes parents ne s’entendaient pas, et un jour, j’avais fui leurs orages dans le jardin de l’hôtel où l’on y étendait le linge.

Un petit garçon plus âgé que moi (avait-il 8 ou 10 ans ?) se trouvait là aussi. J’avais très envie de jouer avec lui. Timide, pour entrer en relation, je n’avais trouvé rien de mieux que de me suspendre au fil d’étendage du linge, pour lui montrer que l’on pouvait jouer ainsi à se balancer. Il arriva ce qui devait arriver : le fil cassa. Dans mon esprit d’enfant, j’étais consternée et saisie d’une profonde angoisse à l’idée d’ajouter encore mes difficultés à une situation qui n’en manquait pas déjà. Cette maladresse prenait des proportions insurmontables. Comment en avertir mes parents ? Comment allaient-ils réagir ? J’étais désespérée.

Alors, le petit garçon a compris mon désarroi et est venu à mon secours : il a réparé le fil. J’ai alors senti en moi un véritable soulagement et une sensation envahissante de gratitude. Je ne savais pas comment lui exprimer cet immense MERCI venu tout droit du cœur.

Je n’ai plus le souvenir du visage de ce petit garçon, mais sa présence bienveillante accompagne tous les remerciements que je connais depuis, lorsqu’une personne m’offre son aide ou son réconfort. Cette bouffée de reconnaissance se répand en moi et autour de moi. Ainsi, un acte de bonté ensoleille la vie de celui qui donne et de celui qui reçoit.

 

            Dans le merci venu du fond du cœur, on reconnaît l’autre dans l’expression de la bonté de son acte l’encourageant ainsi à reproduire cet acte, porteur de bonheur.

 

            N’avons-nous pas également ressenti le besoin de faire une pause devant un beau paysage ? La nature ne nous offre-t-elle pas mille occasions d’exprimer notre émerveillement par un MERCI ? Que dire également devant l’extrême et admirable complexité d’un organisme vivant ?

 

Méditation : Conduite de la position méditative :

  • Respiration contrôlée.
  • Attention portée sur les narines, les parois internes du nez.
  • Respiration : naturelle, lente, abdominale.
  • Observer le calme ainsi obtenu.
  • Invitation à revivre une situation où vous avez senti monter en vous cette vague de gratitude.
  • Essayez d’en saisir toute la portée en vous et autour de vous.

Si vous sentez une émotion très forte vous envahir, laisser couler vos larmes, elles sont libératrices. Je vous laisse le temps de retrouver ce souvenir : 5 à 10 mn.

 

            Vous venez de faire l’expérience d’un état méditatif qui vous apporte une respiration calme, régulière, profonde ressentie au niveau abdominal.

 

            Toutes les fois que nous adoptons cette respiration, nous nous « branchons » sur le système parasympathique qui apaise : le rythme cardiaque se ralentit, le mental se calme, l’organisme se régénère en n’étant plus soumis aux contraintes de la vie sociale faite de bruits, d’agitation et quelquefois aussi d’agressivité.

 

            C’est ce que nous offre le yoga en reliant : respiration et postures simples. Laissons de côté les clichés souvent accrochés au yoga :

Ø      D’une part, sous la forme de postures compliquées s’apparentant davantage à un contorsionnisme, qu’à des étirements mesurés impliquant toutes les articulations.

Ø      D’autre part, à une adhésion à une philosophie mystérieuse teintée d’orientalisme.

Le yoga est une pratique simple, dont le but est d’accéder à un état d’être qui permet à l’énergie du cœur de transmuter les pulsions et émotions incontrôlées qui nous séparent des autres.

Par l’énergie du cœur, nous nous relions

  • Aux autres,
  • À notre être profond,
  • À la nature.
  • Et pour certains d’entre nous au DIVIN – dans un amour universel."

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Monique durant son intervention)

20.02.2009

Antennes Relais pointées sur écoles 12 ème Paris

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Je n’appelle pas les moins de 18 ans parisiens à manifester.Du tout. Mais il est normal qu’ils soient informés ainsi que leurs parents de ce qui se passe à propos d’antennes relais pointées sur des écoles du 12 ème de Paris. Voici le courrier reçu d’une amie, Marie José :

« Bonjour à tous,

 

Voici l’actualité contre les antennes relais SFR pointées sur nos écoles Bouton et Diderot. Merci de me dire si vous pourrez nous  apporter votre soutien dimanche matin. Il faut être le plus nombreux possible, pour empêcher la grue de d’installer l’UMTS ( doublement de la puissance d’émission). La presse a été prévenue. Mr Najdovski, élu vert Mairie de Paris ( délégué à la petite enfance) nous a assuré de sa présence. Mr Touzet (responsable Environnement mairie du 12 ème également.

 

Je sais c’est un dimanche et nous sommes en pleines vacances… naturellement c’est fait exprès. Raison de plus de montrer notre détermination à SFR.

 

Merci de faire circuler cette information le plus largement possible dans le quartier autour de la Gare de Lyon.

 

A très bientôt

 

Marie josé

FCPE Bouton Diderot Daumesnil »

 

Autre courrier de Claude Henri Marron du 12 ème, claude.marron@freee.fr »


Envoyé : jeudi 19 février 2009 10:25
Cc : Antennes
Objet : Rappel : Mobilisation générale pour le Dimanche 22 !


Bonjour,

Voici une petite piqûre de rappel pour tous ceux qui auraient manqué les épisodes précédents...

L’entretien avec M. Touzet a confirmé que bien que “sensible” à nos arguments, la Mairie du XIIe n’interviendra pas pour empêcher l’opération de grutage du Dimanche 22 Février.

Elle propose la tenue d’une réunion le 16 Mars, mais quand le matériel sera déjà sur le toit...

Nous avons tout de même obtenu de M.Touzet qu’il soit présent “symboliquement” comme élu ce jour-là. Cela n’a pas été sans mal (...)

Le grutage est programmée pour 8 H 30 du matin, mais pour des raisons de sûreté et d’efficacité il nous faut être mobilisés dès 5 H du matin pour les très braves et 6 H pour les autres. (…)

Merci encore à ceux qui en ont assuré les tirages (entre 400 et 450 exemplaires). »

Cette installation est maintenue conjointement par la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) & SFR. Il ne s’agit pas de faire une opposition non motivée. Ce qui active ce groupe est le souci de la santé de tous, dont celle des enfants. Les grands du 12 ème qui ont envie de se mobiliser, c’est possible !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

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