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L'après Noël d'Hugo et Garance

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 5  janvier 2009 : 202 visites avec 462 pages consultées

Du vendredi 26 décembre 2008 au vendredi 2 janvier 2009 

Même pas drôle ! ce qui suit.  Le matin du retour en placement est venu vite pour les 2 enfants et leur famille. Préparatifs. Le papa s’occupe de la toilette, des vêtements du petit déjeuner la maman ayant dû filer au travail. La grand-mère maternelle est là, une aïeule aimée des enfants s’en étant beaucoup occupée avant leur éloignement forcé. Quoique l’on fasse ensuite, l’affectif reste gravée.

Le papa est sorti faire quelques photocopies d’un carnet de santé muet sur de l’important. Précisons qu’à la surprise de tous Hugo est arrivé chaussé de lunettes. Qui a décidé d’une mesure qui ne relève pas de l’urgence ? Qui a consulté ou simplement averti les parents  comme il se devrait ? Qui a inscrit le médecin consulté sur le carnet de santé ?

Personne ! Aucun être humain. Par un tour de magie ce jeune garçon précédemment non appareillé se retrouve vêtu de lunettes comme s’il s’agissait là d’un nouvel ornement vestimentaire. Cela aurait pu si les verres avaient été « blancs », sans aucune force. Ce n’est pas le cas. Hugo se plaint de mal de tête et retire spontanément sa paire de besicles.

Je récapitule : absence de preneur de décision, ; absence de consultation, absence de médecin ophtalmologiste, absence de mention sur le carnet de santé. Troublant. Le carnet de santé récapitulant tous les faits de la santé d’une jeune personne depuis sa naissance.

Hugo et Garance disposent l'un et l'autre d’un tel carnet. Ils vivent en France. La papa tient boutique. La maman travaille. Aucun lien  avec un milieu défavorisé.

A quoi joue le service gardien si soucieux de l’enfance ? Je suis sans doute trop niaise pour comprendre ce qui se passe à ces hauteurs souveraines. Et puis je ne suis pas du sérail.

 

Ce souci d’une extrême urgence pour Hugo donne à penser que pour sa petite soeur, Garance, le suivi a été très sérieux. Cette petite d'un an plus jeune souffre d’une amblyopie qui se corrige quand elle est prise à temps. Dans son cas il a été nécessaire que la grand-mère maternelle bienveillante mentionnée plus haut constate, signale et insiste lourdement pour qu’enfin, après des mois, une consultation ait lieu pour prescrire des lunettes ainsi qu’une rééducation indispensable. Après cette action en force constat est fait que le suivi nécessaire n’est pas assuré. Pourquoi ? A-t-on affaire là à un être inférieur ?

 

Troublant ces mesures. Pour le garçon alors qu’il n’y a pas urgence on se précipite. Pour sa sœur qui a besoin d’un suivi sérieux on navigue dans la négligence.

 

Fini les lunettes. Pendant que leur grand-mère est en compagnie des enfants ils commencent à exprimer leur inquiétude : « où va-t-on ? ». Hugo est préoccupé par la réponse. Garance qui aime beaucoup téléphoner bavarde avec une amie de sa grand-mère qui vient d’appeler. Revenu, le papa fait une réponse apaisante et d’attente. D’ailleurs les jouets essentiels reçus pour ce Noël sont laissés à la maison pour le prochain week-end autorisé. Installation en voiture. Trajet vers le lieu convenu.

Et là qu’arrive-t-il ? Non, on ne rit pas. Non, on approuve au contraire ce qui se passe. Car, alors qu’ils sont transférés dans la voiture de la fonctionnaire du service gardien, les enfants repartent vers la ville de la France lointaine et profonde, très loin de Paris, d’où ils sont partis. Leur papa et leur grand-mère suivent derrière.

Bilan : temps perdu, fatigue inutile, dépense inutile, etc, etc ….

Pas drôle.

 

Le nouvel an 2009 arrive. Sans vœu, sans rien.. Les  parents sentent l’odeur de leurs enfants chez eux. Ils errent – pour autant qu’on puisse errer quand on est des grands – tels des âmes en peine. La maman n’a pas le cœur à téléphoner. Curieusement le téléphone n’apparaît pas dans un gros livre qui fait référence. Les parents savent bien qu’ils n’ont pas à appeler. Tacitement interdit. Il n’y a pas de barreaux en fer aux fenêtres de la maison de la famille d’accueil où se trouvent Hugo et Garance, certes. Ce sont les barreaux des interdits qui sont installés. Des interdits moraux. Illimités.

Alors c’est le silence pour les vœux de l’année nouvelle.

Une semaine passe. Arrive le vendredi, jour habituel de la rencontre sous surveillance. La maman a pu gérer ses horaires de travail en prenant de l’avance et finalement sera présente. Les parents ont reçu un courrier du service gardien leur indiquant de venir deux heures plus tard qu’à l’accoutumée. Ce pour quoi ils se sont organisés. Surprise. Le téléphone sonne à 14h30 pour réprimander les parents : comment se fait-il qu’ils ne soient pas arrivés ? Leurs enfants les attendent depuis 14H00. Les parents font part du courrier arrivé qui affirme autre chose.

Quelle coordination ! Ce n’est pas une première fois. L’habitude est bien installée d’avis discordants, de convocations postés trop tard qui arrivent au lendemain des rendez-vous prévus.

Où sont donc les responsables ? Comme évoqué  dans une émission de C dans l’Air pas de contrôle réel. Pas d’information des Français sur la maltraitance larvée faite à l’intérieur de leur placementaux aux enfants "sauvegardés". En toute impunité, ceux qui assistent ces enfants les éduquent ou pensent les rééduquer – comment dit-on ? reconstruire ! encore une notion qui n’existe pas ailleurs qu’en mots – agissent en toute bonne fois, persuadés de détenir seuls la vérité vraie.

 

Comment leur en vouloir ? Ils ne sont jamais contrés par des responsables ?

Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr

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