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Enfin Noël pour Hugo et Garance !

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus

importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 25 décembre 2008 : 165 visites avec 419 pages consultées

En ce jour de Noël je pense au bonheur d’Hugo et de Garance d’être chez eux. noël08 002.jpgAvant-hier, le 23, je vous parlais de ces enfants de 5 et 4 ans, frère et soeur, à la situation ubuesque. Ayant obtenu – disons leurs parents - la permission de noël08 001.jpgsortie pour cette fête après deux ans et demi d’un placement aux rebondissements dignes d’un mauvais polar, les autorités pensantes ont réussi le coup impensable d’encore « maltraiter » les parents tout le jour du 24.

 

Sur quelles bases ? Il se trouve que durant le  placement de mineurs les seuls responsables des enfants, du point de vue des assurances, sont les services gardiens. Rien d’étonnant qu’il ait été dit aux parents que leurs enfants seraient amenés chez eux par une ou deux personnes du service gardien.

C’était oublier les va-et-vient irraisonnés du service, pas meilleur sur ce coup là que sur les précédents. Il aura fallu pas moins de 10 appels téléphoniques, du dérangement et du stress négatif pour que Garance et Hugo retrouvent leur vrai « chez eux » hier au soir, 24. Car à tout instant au long de ce mercredi la sous-sous-sous-sous « chef » concernée du service gardien pouvait trouver moyen de faire opposition à la décision du juge des enfants. C’est là une chose observée trop souvent que ce type de réaction.

Pour Hugo et Garance, Melle Espadoin – oui elle n’a pas eu d’enfant - dans sa France profonde et très éloignée de Paris a décidé de freiner au maximum la remise des enfants. De l’entraver. Espérant que les parents vont se lasser et lâcher, renonçant au bref séjour de leurs enfants chez eux. Je rappelle qu’en deux ans et demi jamais Garance et Hugo ne sont retournés dormir chez eux. Et qu’ils n’ont eu droit au total qu’à des retours de deux heures chez eux sous surveillance, faveur accordée deux fois depuis le mois d’octobre 2008. Melle Espadoin se trompe. Le papa aux commandes lui tient tête. Aussi change-t-elle de registre, prétendant qu’elle n’est pas la bonne interlocutrice, qu’il faut passer par un central intermédiaire apte à dispatcher les appels plutôt que de la déranger en direct.

Parfait en théorie. En pratique, ce fameux point de passage obligatoire est aux abonnés absents. L’administration est déserte. Le service public en voie de disparition. Et les enfants ? Où sont-ils ? A quel Noël sont-ils finalement destinés ?

Heureusement que les parents persévèrent. La voix du père sait rétorquer comme il convient  à chaque « gifle » verbale expédiée par téléphone par l’interlocutrice savante de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), seule personne présente du service gardien à l’extrémité du fil. Hormis la nécessité d’une permanence assurée ce mercredi par Melle Espadoin, ce sont les vacances et tous les protecteurs d’enfants sont « at home sweet home » !

 

Si le papa ne s’acharnait pas, que se passerait-il ? Pas compliqué ! Du lieu de dépôt Melle Espadoin appellerait en urgence une autre famille d’accueil - l’habituelle partant en vacances à cette période - et une fois de plus ces enfants seraient déplacés comme des colis postaux que l’on trimballe sans demander leur avis.

En plus, le rapport écrit par la demoiselle mentionnerait une dérobade des parents, acte totalement inventé mais qui serait considéré comme réel. Ce constat donnerait lieu à un mauvais point entravant la sortie définitive des enfants Quant à la juge des enfants elle serait logiquement portée à croire que les parentes ne savent pas ce qu’ils veulent, refusant selon les apparences d’accueillir leurs enfants pour cette fête de famille après avoir sollicité cette faveur. Une très mauvaise note en défaveur de la sortie définitive !

 

C’est tout le temps comme cela. Désorganisation ou défaut constant de coordination. Dans le cas d’noël08 018.jpgHugo-Garance, en fin de journée du noël08 017.jpg24, après 10 échanges téléphoniques Melle Espadoin demande soudain au papa de venir lui-même les chercher. Pas au lieu initialement prévu. Entre temps, mystérieusement, les enfants ont migré de 40 kms vers un local de la préfecture, la ville où habitent les parents. Finalement, le papa doit fermer boutique pour ne pas laisser ses enfants à l’abandon et va à pieds chercher ses petits. Pendant que la maman achève sa journée de travail à la sous-préfecture. Ouf ! On n’y croyait plus !

 

Ce jour de paix, de bonheur, de joie, je m’interroge et j’interroge. C’est le jour de Noël. Que ce Noël ne soit pas un jour de plus de destruction ! Le Noël empoisonné des enfants « placés » n’est plus possible. Ce jour pourrait être un vrai Noël pour la majorité de ces gosses. Pourquoi ne pas prévoir pour ces enfants là, non délinquants et non maltraités en famille, le Noël des enfants « placés » ? un Noël qui soit d’espérance ? Cela pourrait accélérer la fin de ces vies gâchées hors familles ! Il faudra bien y arriver ! Très rapidement pour Hugo et Garance !

 

francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: en haut Noël place Vendôme, en bas la crèche de l’élise sainte Elisabeth à Paris)

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