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Enfants placés: Catherine Gadot et son Fil d'Ariane

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. 

Le  8 septembre 2008 sous le titre "Enfants placés 11 octobre 2008 Bobigny" je relayais sur ce blog l’annonce de l’Association Le Fil d’Ariane France qui proposait de participer le samedi 11 octobre 2008 à la bourse du travail de Bobigny (93) à la  6ème rencontre nationale des Parents d’Enfants Placés à l’Aide Sociale à l’Enfance.  

 

Il est encore temps de s’inscrire en vous reportant au billet du 8.

Catherine Gadot, présidente et fondatrice du Fil d’Ariane France, seule association se préoccupant du sort des enfants placés, sera là, avec à ses côtés Pierre Verdier, avocat et ancien directeur de DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) également parrain de l’Association, Jean-Pierre Rosenczveig Juge et Président du tribunal pour enfants de Bobigny, Pierre Naves Inspecteur Général de l‘IGAS (Inspection Générale des Affaires Socales).

 

Ces 4 intervenants et d’autres seront à l’écoute des parents d’enfants placés. Car il est toujours  nécessaire de faire reculer les abus de pouvoir constants pratiqués envers ces mineurs qui n’ont pas droit à la parole non plus que leurs parents.

L’indépendance de la Justice laisse libre cours au pouvoir absolu de services sociaux qui se situent trop souvent dans le droit fil des placements nourriciers d’autrefois lesquels  conduisaient aux hécatombes que l’on sait. En 2008, il ne s’agit plus de décès physiques en masse de nourrissons comme il y a quelques siècles mais d’une hécatombe psychologique massive conduisant au moins 1 enfant placé sur 2 ou sur 3 à entrer dans le statut de SDF (Sans Domicile Fixe) à 18 ans.

 

Pourquoi ? Parce que ces enfants là sont soumis à des méthodes coercitives qui veulent à tout prix les faire entrer des moules préfabriqués et non adaptés à leurs différences de profil. Or si un forgeron peut modeler, tordre et manipuler du fer sans dommage, il n’en va pas de même quand on fait supporter cela à un être humain.

 

Ajoutons au passage un enfermement proche de celui des prisons ou des hôpitaux psychiatriques ancienne vague, et le résultat obtenu est un succès foudroyant en matière de statut SDF.

 

Très bizarrement les éducateurs spécialisés et les référents de l’ASE (Aide Sociale  l'Enfance) seraient les seuls à savoir ce qui convient aux enfants placés. Et quand on ose évoquer des méthodes inadaptées eu égard aux résultats observés, l’institution toute puissante ne va pas hésiter à faire preuve d’une mauvaise foi totale en prétendant que c’est à cause de ce qui s’est passé avant placement que ces enfants sont échoué.

 

En pratique il manque à ces moins de 18 ans une vie « normale », avec de la liberté et de l’amour. Deux entités totalement inexistantes au sein de l’ASE  où, au contraire, il faut éviter tout attachement. . Ainsi assassine-t-on moralement en broyant leurs racines et leur cœur des milliers d’enfants au pays des Droits de l’Homme.

 

Ceci en introduction à l’Historique du Fil d’Ariane fondé par Catherine Gadot en 1998, le thème de la réunion de samedi étant d’ailleurs « Le Fil d’Ariane France, après 10 ans quel bilan ? »

 

Ecoutons Catherine Gadot :

« A l’âge de 10 mois, ma fille est confiée à l’Aide Sociale à l’Enfance. Pendant six ans, je me bats, seule, et quand mon enfant m’est enfin rendue, je me promets de mettre mon expérience au service de ceux qui se trouvent confrontés à une situation semblable.

 

Pendant ces années de séparation j’ai pu mesurer la difficulté de continuer à être parent face à l’institution et aux travailleurs sociaux et, ayant connu en la matière et le meilleur, j’ai compris la nécessité de travailler à améliorer les relations entre les uns et les autres. C’est ainsi que, encouragée par une assistante sociale d’AEMO(ndlr : Assistance Educative en Milieu Ouvert, autrement dit quand les enfants ne sont pas placés mais simplement aidés), soutenue par l’aînée de mes filles, je mets en œuvre le projet d’une association.

  

Si le Conseil Général de la Seine Saint Denis me prête une oreille attentive, les services

socio-éducatifs sont plus réticents. C’est donc d’abord du côté des médecins, infirmiers et psychologues des services d’alcoologie et de toxicologie que mes demandes trouvent un écho. L’Aide Sociale à l’Enfance, pour sa part, se dit intéressée mais garde une réserve prudente. De cette période de « démarchage » je garde le souvenir d’une « grosse galère » mais, décidée à avancer coûte que coûte, je dépose les statuts de mon association, le Fil d’Ariane, laquelle paraît au journal officiel du 20 avril 1998.

 

Par des annonces dans le journal local, des affiches dans le département et, surtout, grâce à mon intervention lors d’une émission télévisée sur l’abandon et la séparation, je fais connaître cette association pas comme les autres, la première du genre, dont les parents ne tardent pas à se communiquer les coordonnées et qui va prendre une ampleur nationale. Du côté des travailleurs sociaux, la méfiance cède peu à peu du terrain et si l’unanimité est encore loin de se faire, les bénévoles peuvent commencer à mener une action efficace avec certains services.

 

Mais je ne veux pas en rester là et souhaite donner une plus large audience à mon action. C’est une fois encore une intervention à la télévision, au cours de laquelle est cité un ouvrage de Pierre Verdier, qui va me permettre de concrétiser mon projet. Je me procure le livre et subodorant un allié dans cet ancien DDASS (Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales) et directeur général d’association, je téléphone à l’éditeur pour demander ses coordonnées… Contact est pris et tout de suite Pierre Verdier se mon très intéressé par l’association et ses projets. Je veux sensibiliser l’opinion par une marche silencieuse mais, me propose-t-il : « on va faire mieux ! » Ce mieux prendra la forme des premières rencontres nationales des parents d’enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. C’est encore lui qui nous aidera à mettre en forme le petit livret « Mon enfant est placé, j’ai des droits », un livret qui a reçu l’appui de la ministre Madame Ségolène Royal déléguée à la Famille et l’Enfance et qui sera largement diffusé auprès des familles, des services et établissements. En préface à ce livret, deux petits textes : le premier est signé Ségolène Royal, le deuxième par moi. Entre les deux le File d’Ariane. »

 

Voilà l’histoire de Catherine et de son Fil d’Ariane, contée par elle-même. Retrouvez-la sur  http://le-fil-dariane-france-asso.fr

N’hésitez pas à aller voir ce qui se passe les jeunes.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration catherine gadot)

Commentaires

  • Bonjour
    J'aimerais vous contacter car je rencontre de gros problèmes dans ma famille . Suite à des pbs judiciaires interminables je suis privee abusivement de mon fils et lui de sa mère . Je ne sais plus comment faire . Existez vous toujours . Lamentable qu'on laisse durer tout cela dans une democratie . Merci

  • Il y a deux sortes de justice. Vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et vous avez l'avocat qui connaît bien le juge. - Coluche

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