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10.05.2008

Bis: Arnaque aux NAT grâce à Annecom

07/05/2008

PRENONS LA PAROLE

Arnaque aux NAT ="précoces":Stop !

http://prenonslaparole.hautetfort.com/prenonslaparole-moi...

Arnaque des NAT (=Normaux Atypiques) : Stop !  NAT Arnaqués: Stop ! Précoces arnaqués: Stop !
Intolérable Arnaque !

C'est un article paru hier dans Le Parisien Economie du mardi 25 mars 2008 en page 12 qui me fait réagir.
Il a pour titre :
"COMBIEN COUTE... un test de QI
Selon la localisation, l'expérience, la notoriété du psychologue choisi et d'éventuels examens complémentaires, vous paierez entre 200 et 300 euros pour un test de quotient intellectuel."

puis débute comme suit:
"Votre enfant présente des troubles du sommeil,  s'ennuie ferme en classe... Bref, vous le trouvez perturbé. Peut-être fait-il partie des 400 000 enfants précoces affichant un quotient intellectuel supérieur à 130. Pour le savoir, vous devez vous adresser à un psychologue diplômé exerçant en libéral, en milieu scolaire ou hospitalier.  etc... "

La signataire de l'article, Sylvie Laidet,  poursuit sur l'équivalent d'une demie-page dont la moitié est illustrée par un jeune garçon en situation de test photographié de dos.  Cet article, honnête d'un point de vue généraliste, fait l'impasse complète sur les Associations spécialisées en matière de précocité. Cette ignorance est une fois de plus révélatrice d'une situation de méconnaissance qui  perdure quant aux enfants nés génétiquement comme ça, je veux dire équipés d'un profil hyperperceptif et hyper sensitif  avec annexé quelque part un résultat de QI supérieur à LA fourchette compatible avec LA vitesse et LE rythme de scolarisation  proposée.
Ce qui a généré et génère encore trop d'échec scolaire et d'échec de vie pour les êtres  concernés - tant  dès leur jeune âge et tout au long de leur vie.

Il est est ennuyeux - quand on désire informer des lecteurs  aussi correctement  et précisément que possible - de faire l'impasse totale sur l'existence  d'Associations repérant plus spécifiquement les "précoces" et ayant dû  ferrailler pour obtenir une reconnaissance ainsi que  des adaptations au profil de ces jeunes  de la part de l'école via l'Education Nationale.

2 politiques ont "mouillé leur chemise et mis les mains dans le cambouis"  pour tendre la main et secourir ces Normaux ATypiques (=NAT)  ou "précoces" qui ont toujours besoin de ces  hommes là.
Je cite par ordre alphabétique: Xavier Darcos qui a soutenu le combat de l'AFEP (=Association Française des Enfants Précoces")  pour qu'enfin les lois de la République tiennent compte des besoins particuliers de ces jeunes au cours de leur croissance;  ce qui a été accompli.  Dominique Paillé, lui, notamment  par des questions écrites alertant des gouvernements successifs sur la "précocité"  a  concouru au  vote de ces lois et est toujours présent sur ce versant des "précoces" dont les 2/3 n'ont pas la vie facile,  sont incompris et rejetés dans le meilleur des cas.
Chaque année la quantité de nouveaux NAT ou "précoces" qui débarquent sur la terre de France est notable et facile à gérer sans frais.  C'est une prise de conscience avec de la tolérance qui doit avoir lieu.  Sans générer pour autant  de ghetto.

Car chanceux sont-ils, ces Normaux ATypiques,  quand ils ne tombent pas entre les mains d'incompétents, les envoyant  "manu militari "dans des circuits de soins "psy" divers  avec prise éventuelle de médicaments  ou les enfermant carrément en psychiatrie  pour s'en débarrasser.  Car les incompétents ne supportent  pas ce qu'ils ne connaissent pas.
De tels  circuits  sont  privilégiés à quasi 100% par les "psychologues experts" de la justice qui régentent l'à venir de ces enfants NAT quand  ils ont  le malheur d'être  pris dans les rets de la justice,  cela souvent en raison de l'intervention des services sociaux ou des directeurs d'établissements scolaires qui ne comprennent rien à ces enfants là - même s'ils prétendent le contraire.
Ainsi sont détruits chaque année des "précoces"  par des soins, des médecines et  des enfermements décidés par des Juges des Enfants, non formés et  asseyant des décisions  de justice injustes derrière  des rapports d'expertise judiciaire bâclés par des psychologues totalement ignorants de la "précocité".  Ayant enquêté à ce sujet j'ai découvert qu'il n'y avait aucun psychologue au fait des "précoces" présent dans les réseaux d'experts auprès des tribunaux.

La seule personne "expert" auprès des tribunaux et "compétente par rapport aux NAT ou "précoces" que j'ai identifiée pour toute la France est un confrère, le Docteur Olivier Revol, pédo-psychiatre à l'hôpital neurologique de Lyon-Bron. C'est le seul à qui je pourrais faire confiance au plan personnel en tant qu'expert reconnu par la justice si particulière des juges pour enfants. Le seul pouvant tirer d'enfermement des "précoces". Un seul homme pour toute la France ! C'est dire ! Car les pouvoirs des juges pour enfants sont exorbitants car ils s'octroient tous les droits, abolument tous !  C'est effrayant !

Vouloir faire d'un "précoce" un non précoce revient à  vouloir transformer à tout prix le long coup  des girafes en coup ramassé des hippototames ! Mission  impossible! Logique absurde ! Telle est la folie qui  s'abat sur ces enfants normaux, en France, à 2 pas de chez nous,  peut-être des voisins, jeunes à propos desquels - hormi de trop rares Darcos et  Paillé - les droits de l'homme sont totalement bafoués, alors que l'on fait si grand cas de ces droits pour des personnes éloignées géographiquement et pour lesquelles une action positive est bien plus difficile à mettre en oeuvre.

Il faut cesser de moquer  de ces enfants là ! Qui  jamais, au grand jamais, ne devraient  être l'objet d'un placement de justice.
Placer ces enfants,  les enfermer, c'est avec le temps réussir à les liquider aussi sûrement que l'on a pu liquider, brutalement cette fois, les  jeunes manifestants  de  certaine place chinoise.

Je l'ai déjà fait savoir à des responsables.  Ces moins de 18 ans là ne peuvent  pas s'en sortir seuls. IMPOSSIBLE !!!

Pour en revenir  l'aticle du Parisien et aux tarifs affichés, je tiens à donner ici l'information suivante relative à l'AFEP mentionnée plus haut.
De par  la France,  il existe une bonne centaine de psychologues spécialistes  des "précoces" qui ont signé une charte avec l'APEP garantissant  des tests de QI de qualité pour un prix unique de 120 Euros au jour d'aujourd'hui.
Ceci était à dire pour que le "bouche à oreille" fonctionne pour le bien de tous les enfants, les "précoces" et les non précoces, tous ayant leur place, chacun ayant son rôle.
Vous joignez l'AFEP  par mail ou par téléphone que vous trouvez facilement sur le site web; taper: AFEP et vous joignez aisément les interlocateurs compétents du Vésinet.

Ce jour, en fin de paragraphe, sont indiquées les dates des billets concernant les NAT ou "précoces", la nouvelle responsable de l'AFEP étant présente dans l'émission des maternelles; la précédente, fondatrice de l'AFEP - Sophie COTE  - étant devenue présidente d'honneur  et ayant été décorée de la Légion d'Honneur pour le travail fait pour défendre et aider les   "précoces"=NAT:  12.2.08,  22.2.08, 8.3.08,

Voilà, cet article du Parisien m'a fait mettre "les pieds dans le plat".  Je n'y prends aucun plaisir.  Je préfèrerais - plutôt que de dénoncer des dérives - contempler la mer et musarder dans sa tendresse mouvante, me rapprocher des étoiles en touchant les sommets des montagnes,  passer métamorphosée en musique une nuit en boîte, multiplier les mixages de graines et les greffes, me laisser aller des heures au piano, passer la nuit dehors attendant un lever de soleil sur un lac.... Ce serait très chouette.

Quel être  humain serais-je  si  je néglige les moins de 18 ans que je connais et qui ont besoin d'aide ?
Savoir est un  privilège, un cadeau qui entraîne - enfin pour moi - l'évidence de mettre mes aptitudes à  disposition de ceux et celles qui en ont besoin, cela sans contre partie.
Un don de coeur,  comme un don du sang, comme un don du temps, n'a pas à être payé en retour, ni en argent, ni en affectif, ni en rien !

C'est bizarre  que  dans un pays comme  la France,  pays d'Europe où l'on place le plus les enfants  - on se demande bien  pourquoi ? - la non assistance à personne en danger  n'existe pas pour les enfants placés en général,  et encore moins pour ces enfants là -  les NAT kidnappés par la justice !

Les moins de 18 ans, faites  gaffe ! Tous !
Et, la prière étant une force,  ayez une pensée pour tous ceux de votre âge privés de liberté, privés  de tendresse et à qui le mensonge est servi en plat principal
! Pensez à ces enfermés c'est déjà les aider !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

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Voici les sites qui parlent de PRENONS LA PAROLE:"

La personne qui est bien vivante derrière Annecom est une vraie journaliste, avec formation et métier et tout le reste. Je suis donc très honorée et flattée et heureuse pour vous, chers lecteurs, de vous faire part de l'intérêt d'Annecom pour ce texte de mars 2008.
Si vous allez voir ce que j'ai mis sur ce blog le 26.03.2008 vous trouverez le même texte avec, en plus, un commentaire bouleversant car il montre la maltraitance institutionnelle en application; je vous le place ici:
"placée depuis 2004, deux depressions depuis, perte de 10kg en deux mois a cause de l'angoisse malgré une alimentation quantitativement correcte...un besoin de révolution quasi éteint et peur de vivre^^ youhou !malgré tout un an d'avance, une mention bien a prevoir au bac ...mais le controle de la justice jusqu'a mes 18ans, soit dans un an et demi.merci

Ecrit par : puppa | 29.03.2008"

et je lui réponds:

"@puppa, de tout coeur avec vous ! à 18 ans faire savoir SVP -seulement SVP - la liberté retrouvée; tant mieux si côté scolaire il y a une survie; à disposition si je peux faire + pour chasser angoisse, peur de vivre etc... courage ! et kind regards, puppa

Ecrit par : francoise boisseau | 30.03.2008"

Que lui écrire d'autre ? Celle qui aura 18 ans dans 18 mois est interdite de parole, de décision, etc... Soudain, quand l'aiguille du temps va basculer sur 18 ans, Puppa sera investie miraculeusement de toutes aptitudes pour conduire sa vie de façon totalement indépendante après avoir été enfermée et castrée de multipes manières durant des années majeures ! Comprenne qui pourra cette manie des juges des enfants de vouloir se comporter vis-à-vis de jeunes qui n'ont jamais rien fait de mal comme s'ils avaient été condamnés! C'est même pire quelque part car pour les emprisonnés les règles sont claires, alors que lpour es enfants NAT placés c'est la négation totale des jeunes, leur viol psychologique permanent. Cela sans que personne n'en soit ému ! 

Sauf quelques personnes responsables, tel un Dominique Paillé qui actuellement continue à défendre ces enfants là. Et demain, dans l'histoire réelle appelée "La bataille du scarabée d'or", vous pourrez lire l'acharnement stupide et méchant d'une enseignante vis-à-vis d'un ces ces NAT là !

Pour en revenir à Anne com - dont je vous recommande d'aller voir le site - et d'ailleurs elle est dans les quelques amis  référencés à gauche sous le nom d'Anne-Marie ENGLER, liste que je n'ai pas pris le temps de compléter !

Avant de laisser ceux qui ne connaissent pas le site d'Annecom se précipiter pour le découvrir, j'ajoute qu'elle a fait sur son site la promotion de ce blog le 22 septembre 2007, en reprenant l'article fait par Jack-Yves BOHBOT, en quelque sorte parrain de ce blog.  Jack-Yves  BOHBOT est lui aussi noté au nombre des amis et tient un blog que j'aime aussi beaucoup, avec la particularité de présenter des personnes avec leurs compétences et leur acharnement. Le 27 mars 2008 j'avais d'ailleurs mis sur ce blog la pub faite en septembre 2007 par Jack-Yves. 

Les jeunes, bougez-vous si vous souhaitez vivre votre vie comme vous le souhaitez ! Faites un pas, 2 pas, 3 pas, et puis vous verrez qu'en persévérant des mains vont se tendre pour vous aidez, gratis. Mais oui ! Ayez confiance !

contact:francoiseboisseau@wanadoo.fr

09.05.2008

Dr. M. DANAN (34):malades?médecins?médecines?

En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique. 

La lettre de l’Ordre des Médecins de l’Hérault - n°12 - avril 2008 - pages 2-3
LIBRES PROPOS
Cette rubrique est ouverte à tout médecin qui désire, sous sa responsabilité,apporter une information, rapporter une observation ou exprimer une opinion personnelle sur un sujet d’ordre professionnel ou général susceptible d’intéresser ses confrères ou d’enrichir un débat.
N’hésitez pas à nous écrire, de préférence sous la forme d’un texte de deux pages environ dactylographié.

Combien de malades, de médecins, de médecines ? Fiction - Docteur Marcel DANAN

En l’an de grâce 2008 une frayeur s’empara du pays. Tout le monde était malade ou allait bientôt l’être. Les gazettes firent état de chiffres impressionnants. Des stratèges découvrirent que personne n’était sain de corps ou d’esprit. En additionnant les nombres des sujets atteints de maladies du coeur et des vaisseaux, d’excès ou d’insuffisance de sucre ou de sel, des rhumatisants, des cancéreux, des insensés, fous ou demi fous, des drogués, des alcooliques, des malvoyants, des malentendants, des accidentés, des hypocondriaques et autres valétudinaires et de ceux atteints de maladies orphelines, on aboutissait à un total dépassant le nombre des habitants du pays. On pensa plus rapide de compter les sujets sains mais on n’en trouva point ou très peu, surtout si on se souvenait des sages propos du Docteur Knock : " la santé est un état précaire qui ne dit rien de bon ". Pire, les rares sujets sains furent soupçonnés de porter en eux les gènes de maladies redoutables.

En même temps que ces calamités s’abattaient sur le peuple, on cherchait en vain des médecins pour le soigner. En effet après une période faste où les praticiens étaient innombrables, ils devinrent peu à peu une espèce rare et précieuse. On en trouvait peu pour endormir les malades ou assister les femmes en couches. A cela plusieurs causes. Certains médecins, souffrant des effets d’une pléthore passagère de
leurs effectifs, se dispersèrent dans des activités qui les éloignèrent du chevet des malades, en particulier dans les zones peu hospitalières, point propices aux distractions et où le nombre d’humains était inférieur à celui des têtes de bétail. A cela s’ajouta la décision brutale des maîtres du pays qui eurent l’idée malencontreuse de ne permettre l’accès aux écoles où s’enseigne notre art qu’à ceux qui répondraient à un
nombre incalculable de questions posées par des sphinx aussi impitoyables que stupides. On vit alors détourner de leur vocation un grand nombre de jeunes à l’esprit fort bien fait mais qui ne répondirent pas à des questions sans intérêt. Certaines dynasties de médecins disparurent. De plus les malades devinrent de plus en plus exigeants, voulant être soignés par plusieurs médecins sans toujours un motif valable, ce qui ne les empêchait guère de se plaindre et de les traîner devant les juges pour les faire sanctionner comme des malfrats.

Si une médecine ne suffisait pas, pourquoi ne pas se tourner vers d’autres peuples qui apporteraient leurs effectifs et leur savoir, satisfaisant ainsi le désir de toujours chercher autre chose ?

C’est alors qu’une solution possible à ce douloureux problème fut apportée par une expédition en Chine où se rendirent les échevins de la ville accompagnés de Chanoines de la Cathédrale jouxtant notre vieille faculté. Ils arrivèrent après un long périple devant la ville de Chengdu et tombèrent en admiration devant l'immensité du site (quinze fois la population de Montpellier) avec ses maisons touchant le ciel, ses rues propres et surtout ses médecins et ses hôpitaux où se pratiquait depuis 3000 ans une médecine traditionnelle avec sa philosophie, ses symboles et ses usages. Tout dans ce pays est remarquable y compris la manière délicate de respecter les droits des humains, allant jusqu'à éviter aux mal pensants et aux brigands de croupir dans les infâmes prisons qui font la honte de l'Occident, en abrégeant pour cela leur
vie d'un tir de mousqueton dans la nuque.

La caravane revint à Montpellier amenant avec elle d'illustres praticiens de ce lointain pays qui furent chargés d'enseigner leur art en vertu de traités signés en grande pompe. L'enthousiasme atteint le chef suprême des Hospices et on vit deux files d’attente s’allonger à l’hôpital, l’une pour la médecine d’ici et l’autre plus longue pour la médecine chinoise. La Faculté décida de délivrer aux meilleurs de ses étudiants un parchemin attestant leurs connaissances en médecine chinoise. Les gazetiers accourus relatèrent l'événement avec force images montrant les apprentis et leurs maîtres effectuer en groupe des exercices de gymnastique sous le regard impassible de la statue d'Hippocrate. Soudain un phénomène extraordinaire se produisit : la statue se mit à parler. " Ces nouveaux venus enfoncent des portes ouvertes. Bien avant eux j'ai enseigné que chaque patient a sa pathologie propre conditionnée par sa constitution, ses antécédents et divers facteurs extérieurs. Par
contre je me suis toujours interdit de dire des choses inaccessibles aux vulgaires et d’émettre des opinions non fondées. Je crois même avoir écrit que c'était un crime de la part du médecin et un danger pour son patient. C'est pour cela que je me suis toujours affranchi des influences sacerdotales et philosophiques. J'ai refusé les hypothèses dénuées de sens ou même douteuses et j'ai édifié la médecine sur l'expérience avec les faibles moyens de ma lointaine époque, d'où les erreurs que j'ai pu commettre. Heureusement la plupart de mes descendants utilisent les appareils que leur apporte la science de leur temps, tout en tenant compte de mes préceptes. Moi, je suis fier d'avoir dit que le médecin devait
se sentir faillible et se garder de dire que le remède prescrit était le seul qui convienne, mais le public ne sait pas distinguer les grands médecins et se plaît surtout à louer et à blâmer les résultats thérapeutiques ". Constatant que les élèves de ces médecins venus de l'Orient extrême continuaient à faire leurs mouvements sans même l'entendre, Hippocrate revint dans sa statue. 

Assez rapidement la polémique enfla. Des esprits grincheux allèrent jusqu'à émettre des propos outrés : " nous avons bouté les mandarins hors de la Faculté, voici qu'ils reviennent ". Certains se sentant visés par ces propos incongrus rirent jaune. D'autres, beaucoup plus nombreux, vantaient les mérites de cette médecine dont ils exposaient les principes. L’énergie, qui déplace tout dans l'univers, soutient les
fonctions du corps et de l'esprit, circule plus ou moins bien le long de méridiens, ce qui influe sur la santé. Quant au Yin et au Yang, ils se livrent un combat aussi bien dans la nature que dans l'anatomie et le fonctionnement de notre organisme. Les étudiants devront s'imprégner de grands principes tels que l’engendrement, le contrôle, les cinq substances vitales, les cinq organes correspondant chacun à un mouvement. Bien entendu ils devront apprendre les six causes externes et les sept causes internes des maladies ainsi que les causes accidentelles. Les esprits forts eurent beau dire que tout cela est bien banal et qu'il faudrait encore savoir ce qui se trouve à l'origine de l'énergie de ces mouvements et des causes des maladies. Ils remarquèrent fort justement que, si personne en Occident ne conteste certains principes de cette médecine, il n'en est pas de même pour les méthodes de diagnostic (observation de la langue, prise du pouls chinois, pratiques faisant sourire) et pour la façon de traiter les maladies. Il se trouva des obstinés partisans de Monsieur Descartes qui proposèrent à ces savants venus d'ailleurs l'expérience suivante : " dans votre lointain pays, la Chine, soignez vos patients comme le faisaient vos ancêtres il y a 3000 ans. N'utilisez pas les rayons de M. Roentgen, oubliez les découvertes de M. Pasteur, fermez vos blocs opératoires, ne vaccinez plus vos enfants et vous verrez que rapidement votre peuple disparaîtra. De notre côté utilisons aussi votre médecine et vous constaterez que la santé de nos habitants n'aura pas varié ". À cela les partisans de cette pratique répondaient qu’ils connaissaient quelqu'un qui avait appris par quelqu'un d'autre qu'un malade condamné avait été guéri d'un mal incurable après avoir vu un médecin chinois. D'autres même disaient être miraculés. Les partisans de M.Descartes argumentaient que ces malades n'étaient pas malades en citant la célèbre pièce de M. Molière. Du reste ces malades, soi-disant guéris, retombaient dans leur mal, faisant dire à M. Lacan qu’ils ne pouvaient s'en séparer comme s’ils jouissaient de leurs symptômes. 

Certains, méfiants, s'effrayèrent de la possibilité de voir des individus, obtenant le parchemin de la Faculté sans être médecins, commettre des erreurs de diagnostic. Et si un malade qui leur avait fait confiance arrivait un jour avec un lâcher de petits ballons dans les organes, il
y a fort à parier qu'il ne s'en plaindrait pas, surtout si ces petites boules atteignaient son cerveau l'empêchant de penser.

Toutefois les partisans de la médecine chinoise n'avaient pas tort : ils trouvaient dans cette pratique la possibilité de parler, de s'exprimer et marquaient leur méfiance vis-à-vis de médicastres trop pressés pour les écouter et qui ne pensaient qu'à les sonder, les ponctionner, faire traverser leurs corps par des rayons parfois malfaisants. Ces médecins oublient parfois une partie de leur rôle qui est de comprendre
la souffrance et ne savent pas déchiffrer l'angoisse. Les humains ont besoin d'être rassurés sur leur sort et s'adressent pour cela à tout ce qui peut avoir un effet magique. Ils ont donc recours à ce qui leur paraît inoffensif, même si cela est sans effet véritable. Au moins ils ont
l'impression d'être, pour une part, maîtres de leur destin.

Le mot de la fin fut prononcé par un sage que certains prirent pour fou : " il n'y a qu'une médecine, elle est universelle et, si dans un pays il est fait une découverte, elle doit profiter à l'ensemble de l'humanité. Opposer deux médecines comme font certains outranciers ou les associer par prudence est une erreur de bon sens. Les maladies n’ont pas de nationalité et la médecine non plus ". Passant devant la Faculté ce sage ne put s’empêcher de penser : " cette école risque de devenir un temple de la magie ". A ce jour la réalité a été rattrapée par la fiction.

En cette période où la Chine fait la une au quotidien, voici un récit de fiction sur lequel les moins de 18 ans - les plus aussi - ont matière à méditer en matière de santé. Ce texte, du Docteur Marcel DANAN, pose 3 vraies questions: combien de malades ? combien de médecins ? combien de médecines ?

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr