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30.11.2007
Violence ou défaut d'être ?
Chaque jour brandit ainsi une bannière pour une cause ou une autre. Les 365 jours d'une année sont ainsi appelés successivement à une vocation spécifique.
On en oublie l'instant présent. On pourrait aller jusqu'à en oublier de vivre tout court !
En toile de fond, tous les jours, on entend parler du mal être des "ados", du comportement des plus jeunes devenus" trop durs", des violences dans les maisons de retraite envers les personnes âgées, etc…
On nous dit de veiller sur les "ados", de les pousser à consulter si ça ne va pas, ou encore à parler; on nous berce d'alertes sur cette maladie qui peut se guérir, la dépression; et les benzodiazépines tiennent la main de nombreux français la nuit. Etc…
Attention à ne pas se tromper car tous ces faits sont des conséquences et non des causes. Alors où sont les raisons de toutes ces conséquences, où sont les causes de ce mal être ? de cette violence qui nous empoisonne l'air ?Un peu partout. Un peu dans tout.
A l'approche des fêtes de Noël, devenues fort symbole de cadeaux pour les enfants, je suis désolée d'entendre encore dénigrer les jeunes. Avec des "Ils ont tout ! Ils ne sont jamais contents !" ou encore "Plus ils en ont et moins ils sont satisfaits !".
Heureux qu'ils ne soient pas heureux ni satisfaits ! Réaction saine au superflu maquillé en indispensable ! Ces jeunes vont encore bien !
Quand je réfléchis au vécu des 0 à 18 ans il y a 50 ans, il semblerait que vivre à cette période était bien plus facile que pour les 0 à 18 ans actuels.
Moins d'étouffement par des sollicitations multiples, moins d'envahissement par des objets donnés, moins de présence de l'avoir, davantage de présence de l'être. Au fond une vie avec beaucoup moins de violence.
Qu'est-ce que l'avoir ? Qu'est-ce que l'être ?
L'avoir ? C'est disposer d'une activité, d'un lieu où s'abriter, de la nourriture nécessaire … ces avoirs là - en propriété ou à disposition - sont de tout temps.
Le reste est secondaire. Mais on lui donne de plus en plus les couleurs de l'essentiel, du vital. Jouets coûteux, vêtements de marque, …le secondaire prend la place de l'essentiel.
Ainsi l'homme, le petit d'homme deviennent des récipients remplis d'avoirs qui s'entassent, couche après couche, les transformant en tours devenant si hautes que, dépourvues d'arc boutant, elles risquent fort de s'écrouler. Et s'écroulent totalement ou encore partiellement.
*** Le déséquilibre tue ! L'avoir sans l'être crée le déséquilibre. L'avoir sans l'être est une suprême violence.
L'être ? C'est notre squelette de base, l'ossature de vie qui est indispensable à notre moitié spirituelle, comme l'avoir est notre moitié temporelle.
Mais l'un sans l'autre, l'avoir sans l'être comme l'être sans l'avoir, empêche une vie humaine digne de ce nom, "normale".
Les années 2000-2007 tendent à étouffer notre partie spirituelle, à supprimer notre boussole, le guide de notre cœur et de notre âme.
Pour tous ceux qui se pensent non croyants ou qui le sont vraiment, pour tous ces amis là, je sais qu'ils comprendront ce que j'essaie d'exprimer et qui sera - peut-être ? - plus facilement saisi par des croyants - pratiquants ou non.
Sans aliments spirituels suffisants, notre partie spirituelle s'étiole ou meurt. Il ne reste alors de nous qu'une partie temporelle, sorte de bouche béante toujours ouverte, toujours à la recherche de plus d'objets pour la remplir sans fin, cela sans vraie satisfaction.
L'avoir passe. L'être, notre part spirituelle, dure à travers les siècles. Partie spirituelle qui ne se limite pas à la recherche d'un être suprême ou à sa fréquentation assidue, mais spiritualité qui se décline tout autant en expressions artistiques, philosophiques, littéraires, théâtrales, scientifiques …
Dans cette spiritualité au sens large, tout être humain se retrouve par un talent ou un autre, par un appétit pour une chose ou l'autre, par ce quelque chose qui fait battre plus vite notre cœur et fait briller des étoiles dans les yeux des enfants.
*** Notre monde se nourrit de violence en totale inconscience.
Les plus jeunes débordent d'avoirs qu'ils n'ont pas demandés. Mais quel être leur donnons-nous ?
C'est par disette d'être que prospère la violence !
Avec nos codes et nos caméras de surveillance pour bloquer l'accès à nos lieux de vie.
Avec les bousculades sur les quais du métro en grève où chacun bouscule l'autre.
Avec l'absence de Bible dans les chambres d'hôtel en France.
Avec une maladie avec laquelle il faut prendre garde, j'ai nommé là le Sida.
Avec une entrée difficile dans le monde du travail ou du chômage.
Avec une vie qui, du jour au lendemain, peut passer de la facilité aisée à la dureté sans recours car les moins solides ne disposent plus pour les soutenir des cadres faisant précédemment office de garde-fous. Au fil des ans, ces cadres sont tombés en poussière, se sont délités générant un certain laxisme qui s'est établi peu à peu en règle générale.
On se plaint du manque de repères des jeunes, on se plaint de trop de laisser aller après des décennies de contrainte, on entend geindre jour après jour au lieu de relever la tête pour décrypter ce qui se passe et mettre en œuvre des solutions.
En ces jours de préparation des fêtes de fin d'année et de nouvel an, en ces semaines d'avant Noël, d'attente d'Avent, je propose qu'en plus de penser aux avoirs qui seront donnés avec de la joie à l'un ou à l'autre ou aux mets qui seront offerts sur une table familiale ou amicale, je propose de mettre à la disposition de chacun autour de nous toutes les nourritures spirituelles dont ils sont en manque partiel ou total, cela sans nous oublier.Le manque d'aliment spirituel conduit tout droit vers des consolations de substitution. Pour gommer notamment un stress de plus en plus omniprésent, au travail et hors travail, des drogues illicites ou licites viennent servir de béquilles de soutien, encore plus lorsque l'amitié fait défaut ou la famille ou même une compagnie amicale.
Cette société faite de chacun d'entre nous, cette société accusée de trembler sur ses jambes, cette société accusée de donner à ses "ados" un certain mal de vivre peut aller mieux si chacun lui apporte le petit caillou nécessaire à un meilleur équilibre.
Qui le veut ? Qui le veut vraiment ?
Le monde que l'on critique n'est pas extérieur à nous; il est fait de nous, un à un. Nous en sommes responsables. Et, un à un, il nous est possible de changer, d'éliminer tout le négatif qui lui colle aux pieds et qui nous alourdit tous.
Courage à tous et toutes !
Ne pas bouger, ne pas réagir, c'est laisser faire le pire en oubliant de laisser vivre sa part d'être.
Ce serait de l'inconscience ou de la lâcheté. Ce serait favoriser encore plus la violence ! Lui fournir l'engrais pour croître au centuple.
Alors, haut les cœurs ! En avant poésie, musique, dessins, danse, tout ce qui est art, tout ce qui crée, tout ce qui découvre, tout ce qui invente, tout ce qui innove…
Avoir c'est survivre.
Mais être c'est vivre !
Alors que le moindre lieu se pare de l'équipement des fêtes du prochain solstice d'hiver, alors que l'esprit de Noël imprègne l'air ambiant, alors que les marchés du même nom s'installent partout pour le plaisir des sens, essayons un instant de réflexion, une minute de méditation. Ouvrons les yeux sur ce monde que nous faisons. Et prenons la parole, réagissons par oui ou non.
Et dites vos réactions, vous les moins de 18 ans ? Et vous les plus de 18 ?
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
11:00 Publié dans être et avoir(violence) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cause, coséquence, confusion, être, arts, avoir, violence
29.11.2007
Sabri Mered Nottingham Ballroom
Super sublime la nuit du 17 au 18 novembre 2007 au Ballroom à Nottingham.-
Abondance de jeunes, garçons et filles, anglais en dominance, étudiants majoritaires, apportant chacun une touche d'ambiance colorée, fleurie, dans un rythme aimablement déjanté, une ambiance très conviviale, de la joie et de l'humeur positive…
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A y revenir !
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Sabri Mered, alias Kodomo, comme d'habitude, a fait kiffer ses fans et les autres, et lui aussi d'abord. Une bande de copains avait fait le trajet depuis Paris pour être à ses côtés.
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Plutôt que de faire du blabla sur ce que Kodomo nous a offert en live, je rappelle ici son site: www.myspace.com/kodospace pour télécharger ce qu'il a pu y mettre, ce qu'il peut y mettre et pour savoir quand et où aller l'écouter et le voir quand il se produit près de chez vous, à l'occasion de ses circuits de DJ en France et ailleurs.
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Kodomo créateur est à suivre sans hésitation ! Relisez l'interview recueilli pour ce blog par Vincent, 17 ans, le 10 novembre 2007.
Grâce à Kodomo, à sa musique et à celles des autres présents j'ai passé une nuit idéale à danser avec les uns et les autres, à échanger quelques paroles et mails, à baigner dans l'accompagnement vidéo, à me laisser photographier avec les uns et les autres… jusqu'à 5H00 du mat quand on nous a mis dehors.
Je n'ai pas eu le temps d'aller en forêt de Sherwood, cette superbe forêt primaire d'Europe. La bande de 14 ans qui suit mes périples, avec accord des parents, m'a houspillée pour se déplacer avec moi un de ces jours.
Désireuse d'essayer la gare toute neuve de saint Pancrace, j'ai fait le déplacement en Eurostar, continuant par trains anglais en traversant une campagne détrempée, petite sœur des campagnes françaises. En ligne d'horizon j'ai découvert Nottingham, ville universitaire pas très étendue ce qui permet de la traverser à pieds sans difficulté.
Incorrigible, je suis allée surfer sur le net en centre ville. Un centre plein de poussettes et de "baby" sur fond de décors de Noël. Des habitants paisibles avec la rivière Trent paressant sous fond de ciel gris et tendre le samedi puis sous une pluie fine le dimanche.
Depuis Nottingham, Kodomo continue sa route. Un conseil: accompagnez-le sur son site. Vous ne serez pas déçu.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
16:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kodomo DJ, Nottingham, Ballroom, concert electro 2007
26.11.2007
Tout bois prend racines
Ce jour, 25 novembre 2007, était jadis celui de la sainte Catherine.
D'une des saintes Catherine, car le calendrier en recense plusieurs.
Ceci dit, il n'y a pas de miracle quant au développement de racines suite aux plantations faites le jour de la Sainte Catherine. Il s'agit simplement d'une conjontion optimale des facteurs favorables à cet enraciment, sous nos contrées.
Autour de ce jour je me lance généralement dans des plantations de rosiers. Des rosiers anciens, aux fleurs parfumées à souhait. Si le mélange qui reçoit ces tiges fraîchement coupées données par des mains amies est équilibré, alors le succès est au rendez-vous sur la base de 2 sur 3. Pas mal !
Mais, quand j'en ai la possibilité, c'est le marcotage que je préfère car c'est bon à tous les coups et c'est si facile. Il suffit de fairre passer sous terre une partie de tige et, quand elle a réussi à pousser des racines, il n'y a plus qu'à couper comme il faut le rameau végétal pour le faire prospérer là où il est souhaité.
Tout ne se marcote pas, c'est sûr. Mais les rosiers aiment bien.
Il m'arrive en n'importe quelle période de me livrer à des essais. Parfois ça marche; parfois il suffit d'un jour trop sec ou de trop d'eau ou que sais-je encore et le résultat est nul.
En demie-réussite, j'ai cette année réussi à maintenir en forme un gardénia. L'odeur de cette fleur me transporte et me saoûle ...Le gardénia a tenu le coup, bien qu'il n'ait pas daigné poursuivre sa floraison enivrante quand c'était encore la saison. Me fera-t-il une surprise en 2008, s'il tient jusque là ? Qui sait ?
de cette fleur
Jardiniers amateurs ou professionnels, tous amis de la nature, plantez bien aujourd'hui ! Car comme indique le dicton:
"A la sainte Catherine, tout bois prend racines"
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
19:51 Publié dans jardiner,tailler,etc.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racines, catherine, jardiner, marcoter, rosier
24.11.2007
Le Pot Fêlé conte chinois
Le contenu de ce texte peut, je pense, s'appliquer à chacun de nous, ne serait-ce qu'à l'occasion d'une situation particulière.
C'est un message de paix, d'espoir, de confiance en chacun de nous...même si l'on pense être seulement capable de faire les choses à moitié, ou au quart ! au lieu de les réaliser à 100%.
Comme dans ce conte philosophique, il se produit des effets collatéraux positifs que nous ne voyons pas, mais qui embellissent notre vie ou celle d'autrui. Ceci quand on a fait de son mieux, bien sûr; sinon ce serait de la paresse. Lol! Un enfant qui s'applique n'est jamais un paresseux. Or tous les enfants s'appliquent, même si les grands ne s'en aperçoivent pas.
Entendons l'histoire du pot fêlé.
Une vieille dame chinoise
possédait deux grands pots,
chacun suspendu au bout d'une perche
qu'elle transportait,
appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé,
alors que l'autre pot
était en parfait état et rapportait
toujours sa pleine ration d'eau.
A la fin de la longue marche
du ruisseau vers la maison,
le pot fêlé lui n'était plus
qu'à moitié rempli d'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement
pendant deux années complètes,
alors que la vieille dame
ne rapportait chez elle qu'un pot
et demie d'eau.
Bien sûr, le pot intact
était très fier de ses accomplissements.
Mais le pauvre pot fêlé
lui avait honte de ses propres imperfections,
et se sentait triste,
car il ne pouvait faire que la moitié
du travail pour lequel il avait été créé.
Après deux années
de ce qu'il percevait comme un échec,
il s'adressa un jour à la vieille dame,
alors qu'ils étaient près du ruisseau.
"J'ai honte de moi-même,
parce que la fêlure sur mon côté
laisse l'eau s'échapper
tout le long du chemin
lors du retour à la maison."
La vieille dame sourit:
"As-tu remarqué qu'il y a des fleurs
sur ton côté du chemin,
et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ?
J'ai toujours su à propos de ta fêlure,
donc j'ai semé des graines de fleurs
de ton côté du chemin et chaque jour,
lors du retour à la maison, tu les arrosais.
Pendant deux ans,
j'ai pu ainsi cueilllir de superbes fleurs
pour décorer la table !
sans toi, étant simplement tel que tu es,
il n'aurait pu y avoir cette beauté,
pour agrémenter la maison."
Collection: Que le soleil brille.
Suzanne TY . CHICOUTIMI - Québec 2006
Très bonne journée à tous, fêlés ou pas.
Et profitons des fleurs imprévues, épanouies, offertes gratuitement sur le côté du chemin.
Faites passer ce conte à ceux que vous aimez, tel un sourire de connivence.
Avec une pensée pour le diffuseur de cette histoire.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
18:15 Publié dans conte philosophique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, conte, philosophie, pot, fêlé, vie, riche
22.11.2007
L'instant présent
Vivre à plein sa vie c'est vivre intensément chaque instant présent.
Pas besoin de courir.
C'est dans la milli-seconde où le coeur bat, dans la seconde où l'on respire que palpite la richesse illimitée de la vie.
A nous de savoir puiser dans l'instant porteur d'infinis possibles l'épanouissement du présent et les promesses fantastiques de l'à venir.
Invitons nos sens à percevoir au-delà du sensible. Ecoutons et voyons la musique du vent, le rire du soleil, le pas muet du silence...
Le meilleur modèle de vie ?
Les enfants, tout absorbés par le présent. Enfants que nous avons été. Enfance que rien ne nous oblige à délaisser.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
19:30 Publié dans oser vivre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : instant, présent, richesse, enfance, percevoir, sens
21.11.2007
Mégane,Julie,9ans,de Paris
Depuis que je connais Mégane, je l'ai toujours vue tout sourire. Elle vient d'avoir 9 ans. Les joues rondes, les yeux pétillants de malice, c'est une amie de Julie née, elle, en avril.
Toutes 2 sont des bouts-en-train permanents. Un peu trop pour les maîtresses. Bof! On ne peut pas être parfait pour tout !
Ces 2 communicantes ont quelques soucis.
L'une a un frère de 14 ans abusivement placé en foyer A.S.E.(=Aide Sociale à l'Enfance)depuis le 21 juin 2006. Pour ce goûteur de musique, quelle ironie !
L'autre, en mars 2007, en fin de période d'hiver, a vu son oncle subitement entré en ménage surgir un matin...pour la faire déguerpir avec soeur et parents. Avec la loi.
Du jour au lendemain Mégane a dû dire "adieu" au lieu de son enfance, à cet appartement du grand-père maternel où elle vivait sereine depuis sa naissance.
Du jour au lendemain. Mais c'est la brutalité de la méthode de l'oncle qui a choqué le plus Mégane. 1ère étape avec départ du 20 ème arrondissement.
2ème étape , rue Riquet, 19 ème. Accueillie là momentanément chez une cousine , la famille enchaîne avec un incendie effrayant dans leur immeuble, avec les honneurs de la télévision.
3ème étape. En bouquet final, c'est le décès brutal du grand-père maternel.
4ème étape. Après mille et une démarches dans l'indifférence pesante des interlocuteurs sollicités, déboutés du logement social car ces parents là ont un emploi, Mégane et sa famille réinstallent un vrai chez eux rue Riquet.
Mégane a toujours son sourire coquin, mutin, déluré. Elle avale son 1h30 de trajet aller et retour par jour pour rejoindre la classe de CM 1 de son école;idem pour sa soeur au collège dans le 20 ème. Mégane est dans la même classe que Julie depuis la maternelle et va terminer son cursus primaire dans cette école salésienne à l'écoute des jeunes selon l'esprit de Don Bosco.
Julie, au sourire plus posé mais très agissante, "tchatche" avec ardeur dans l'école, au dehors et même parfois la nuit en dormant. Cette vaillante sait aussi se taire et attend les 18 ans libérateurs pour tracer sa route et revoir certains proches au lieu d'être interdite de famille injustement.
Ces 2 jeunes personnes ont en commun une qualité majeure: rebondir ! Pour cela, elles profitent "un max" de chaque bon moment ce qui leur permet, en toute circonstance pénible, de rebondir pour faire face.
La classe verte, dans les Alpes, leur a offert des découvertes multiples, des échanges différents dans un milieu inhabituel et une boum (très important ! ), etc....
Ces demoiselles remarqueraient l'unique brindille d'herbe verte qui pousse - têtue et acharnée - dans l'angle obscur et bétonné d'une cour de prison. C'est dire !
Toutes deux en connivence depuis la maternelle: trotinnette lancée à fond au risque de décoller (presque !), pain partagé, anniversaires débridés...
Toutes deux fonçant dans la vie. Sans crainte. Sans peur.
Des jeunes, joyeuses et audacieuses, qui croquent chaque minute à belles dents.
Une telle "pêche" ça fait du bien à tout l'entourage.
Bon vent les filles ! Gardez le cap ! Je suis sans souci pour vous.
Qui connaît Don Bosco ? lequel a toujours su voir le positif de chaque jeune ?
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
13:20 Publié dans oser vivre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : école, foyer A.S.E., Don Bosco, rebondir, Paris, sourire
20.11.2007
Droits de l'Enfant
Journée Internationale des Droits de l'Enfant : 20 novembre 2007
Rappel: La Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant date du 20 novembre 1989.
Le texte en a été publié au Journal Officiel de la République Française le 12 octobre 1990.
En reprenant les différents points de cette convention je réfléchis au droit des enfants de créer et de gérer une association. Ceci est rédigé comme suit: "Les Etats parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique." Art. 15 al.1
Où en est-on en France quant à la mise en pratique de ce droit ?
Par ailleurs, ce jour, il a été question des ados en souffrance. Heureusement que cela n'est pas le cas de tous !
Et en général, il y aurait bien moins d'enfants en souffrance , quel que soit leur âge, si on les écoutait, si on regardait de plus près leurs propositions pour mettre en application certaines d'entre elles.
Chaque personne a besoin d'être écoutée, reconnue. Les moins de 18 ans autant que les autres.
Ce blog a été ouvert pour permettre surtout aux moins de 18 ans qui le désirent de prendre la parole, sous la forme qui peut convenir à chacun: graphisme, musique, poésie etc...
Il est ouvert à tous, sans distinction de langues, d'ethnies, de cultures, d'appartenance religieuse ou non, etc...
Et il veille à ne pas exclure les plus de 18 ans.
Pensez-y ! Pensez à écouter les moins de 18 ans pour les respecter comme des personnes à part entière !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
22:00 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits, enfant, association, écouter, respecter
17.11.2007
CLAIRE, passeur de frontières
Les débuts de l'aviation ne sont pas si lointains.
Les 1ères étapes de l'aéropostale, émaillées d'imprévus et d'accidents, sont plus proches encore.
Après les courriers de l'aéropostale à acheminer à tout prix, d'autres usages du plus lourd que l'air ont été développés.
Grâce à des passeurs de frontières, des hommes et aussi des femmes;
Plus proche encore , en France, Claire a pu accéder à la chasse, l'aviation de chasse. Sans avoir l'esprit porté vers la guerre mais à titre de prévention et pour le maintien d'une paix toujours fragile, on a besoin de l'aviation de chasse. Avec une de ces forteresses volantes, le tour de France est aussi vite fait qu'une promenade au jardin.
Tous les "fans" d'espace, de ciel, de rapidité et d'acrobatie aérienne se retrouvent visage levé, oreilles tendues, regard percutant lors du passage d'un de ces fabuleux engins volants.
Les qualités exigées par la F1 ((Formule 1) sont aussi celles requises pour le pilotage qérien, avec en plus ce besoin viscéral, cette nécessité de vivre au-dessus de la terre, embarqué souvent très haut en altitude, grignotant les mags du mur du son comme d'autres croquent une praline, avec le besoin et la compagnie d'un certaine solitude.
Pas pour jouer. Pour surveiller, observer, quadriller.
Claire? Dans le désordre: courageuse, sympathique, brillante, a pu et a su employer et développer des qualités humaines et des capacités techniques hors pair pour être la 1ère femme à entrer dans le cercle jusque là exclusivement masculin de la chasse.
Cette réussite est venue en corollaire. Je veux dire qu'on ne devient pas un excellent pilote reconnu parce qu'on veut le devenir mais parce qu'avant tout cela correspond à un rêve profond poursuivi sans relâche. Claire a su vivre ses rêves à fond, seconde après seconde!
Les collègues masculins ne sont pas forcément des jaloux. Les blocages seraient plutôt le fait d'habitudes sociales, de pratiques culturelles qui ont fait considérer certains métiers comme "masculins" ou "féminins"?
Ceci en dehors de toute nécessité d'une plus ou moins grande force musculaire.
Claire a mis en miettes les blocages. Elle a ouvert et tracé le chemin pour elle, puis d'autres derrière elle.
Passeur de frontières à l'esprit pionnier, elle l'est restée jusqu'au bout. S'accrochant à la vie malgré le cancer brutal qui lui étreignait le corps pour durer assez logntemps jusqu'à ce que son enfantr voit le jour.
Combat gagné.
Les 2 hommes de la famille, l'époux et le fils, font face, surmontant la douleur d'une certaine absence pohysique.
Partie sereine, ses buts atteints, Claire nous aide à garder courage dans les creux de la vague.
Pensez-y les jeunes !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
01:00 Publié dans modèles humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Claire, aviation, chasse, vivre, rêves
16.11.2007
Dépistage anténatal ?
Liberté de penser, liberté de choisir.
Didier SICARD, Président du Comité consultatif national d'éthique, s'exprimait ainsi à propos du résultat d'une étude sur un teste de dépistage plus précoce de la trisomie 21:
"Ce qui est choquant en vérité dans notre attitude vis-à-vis de la trisomie et plus largement duhandicap, ce n'est ni le procédé de dépistage ni le moment auquel celui-ci est mis en oeuvre: c'est l'obsession que nous avons du dépistage. La méthode d'avenir devrait permettre d'établir une carte chromosomique du foetus à partir d'une simple prise de sang chez la mère. Cette perspective a ceci d'effrayant qu'elle va permettre de trouver de nouvelles anomalies que l'on ne saura pas interpréter. Quel est l'intérêt ? Qu'en fera-t-on ?
Notre société, en réalité est très peu encline à accepter un handicap comme faisant partie d'une normalité humaine. En France, on considère que mettre au monde un enfant trisomique relève d'une erreur médicale ou d'une irresponsabilité maternelle, et qu'il s'agit d'une véritable tragédie. Nous prônons la fraternité mais dans un même temps, nous exigeons des handicapés qu'ils s'adaptent à la société. Il y a un écart entre les discours généreux, et les pratiques, qui sont d'exclusion.
Aux Etats-Unis, les enfants trisomiques sont bien mieux acceptés qu'ici. Je connais une personne à New York qui a récemment accouché d'un enfant atteint du down syndrom, comme l'on dit en anglais. Elle a reçu un accueil très chaleureux. Mais quand elle a téléphoné en France, ça a été la consternation! On lui disait: "Ma pauvre! Comment est-ce arrivé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Cela montre toute la différence ".
Réfléchissez les jeunes. Echangez sur ces questions.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
21:10 Publié dans bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : didier Sicard, trisomie 21, down syndrom
Jeunesse Tolérante
Alors que nous faisons ou subissons les grèves de transport, alors que le Beaujolais nouveau fait fleurir des sourires joyeux jusqu'en Chine, alors qu'après la journée consacrée au Diabète et à sa prévention on nous alerte sur l'urgence de l'intervention face à un Accident Vasculaire Cérébral (=A.V.C.), alors que la neige est pleinement présente pour le bonheur des skieurs, alors que les magasins, les rues et les places sont décorés à l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, je proposer 2 réflexions de Janusz KORCZAK.
Si vous, lecteurs bienveillants, trouvez quelqu'un de plus à l'écoute des enfants que cet homme, signalez-le.
Voilà donc ce que ce pédiatre au coeur attentif observe et c'est toujours d'actualité.Plus encore peut-être en cette période où les enfants - qui n'ont jamais rien demandé en naissant - sont positionnés en attente de cadeaux.
Les cadeaux matériels ? ça fait plaisir. Mais pense-t-on assez aux cadeaux fondamentaux dont nous parle l'auteur de des lignes ci-dessous ?
Je ne sais pas pour vous. Personnellement,je me surprends souvent dans une des attitudes négatives décrites ici; et j'ai du mal à m'en corriger !
"Nous ne donnons pas aux enfants les moyens de s'organiser.Irrespectueux, défiants, mal disposés à leur égard, c'est bien mal que nous en prenons soin. Pour savoir comment nous y prendre, il nous faudrait s'adresser à des experts, et les experts - ici - ce sont les enfants." (p.368)
et encore:
"L'enfant n'est pas un sot: chez eux les imbéciles ne sont pas plus nombreux que chez nous. Nous drapant dans notre dignité d'adultes, nous leur imposons cependant un nombre considérable de devoirs ineptes et de tâches irréalisables. Que de fois l'enfant ne s'arrête-t-il pas frappé de stupeur devant tant d'arrogance, tant d'agressivité, tant de bêtise de l'âge ! " (p.371)
Ces 2 extraits sont tirés du livre de Janusz Korczak: Le droit de l'enfant au respect, livret qui suit Comment aimer un enfant, Réponses, Robert Laffont, 1978-1979.
Courage , les jeunes ! Continuez à être tolérants !
Contact:/ francoiseboisseau@wanadoo.fro
13:35 Publié dans Janusz KORCZAK | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


