01.10.2009
Jeunes : comment se décide l’avenir ?
Pour terminer septembre 2009 en beauté, ce mois dédié à la rentrée scolaire, l’émission du mercredi 30 de C dans l’Air « Qui a peur des jeunes ? » est arrivée à point nommé.
Cette adéquation était liée aux paroles prononcées par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d’un passage en Avignon.
Dans ce haut lieu du Vaucluse où la Papauté régna un temps, les mesures déclinées en faveur de la jeunesse ont disposé d’un excellent écho.
Ces mesures, relayées par l’émission susdite coordonnée par Yves Calvi, ont été évoquées par 4 invités. Respectivement Martine Durand – OCDE, Patrice Huerre – psychiatre, Olivier Galland – sociologue et membre du groupe de travail de Martin Hirsch, René Silvestre – l’Etudiant.
Tous ont balayé largement la question de la jeunesse en général ; resituant dans le contexte de a spécificité française la manière dont se décide, encore aujourd’hui, l’avenir d’un jeune en France.
J’invite tous les jeunes, dès le primaire, à aller voir cette émission instructive. Etre informé est toujours un plus.
J’ai relevé pêle-mêle ce qui suit.
* l’importance en France du chômage des jeunes actifs – 25 % - par rapport au chômage des adultes – 9 %. Une surabondance négative du côté des jeunes qui n’est pas le cas d’autres pays européens
* le double problème français : des sans diplômes non orientés et non formés ; des diplômés sans travail
* l’évidence – simple observation de bon sens – que ce qui se passe pour les 16-25 ans est le résultat de ce qu’ils ont vécu avant
* une majorité qui pourrait être abaissée à 16 ans, préparée avec droits et devoirs
* la peur - pour les plus âgés - des jeunes qui font bouger les choses, une peur animale
* l’arrimage persistant sur le modèle Jules Ferry avec la formation des élites ; cela alors que l’époque actuelle tend vers la réussite de tous
* un culte du diplôme, façon rente viagère, qui fige définitivement la suite ; le diplôme confère une étiquette à vie, le défaut de diplôme conférant l’absence au droit d’exister
* un système figé qui ne prévoit pas d’adaptation à un monde qui bouge, hors France et hors Europe; on constate cette rigidité quand une année de découverte est prise après le baccalauréat, le retour étant très difficile en raison de la non tolérance quant à ce parcours
* une orientation des jeunes par des conseillers qui connaissent mal ou pas du tout le monde du travail en dehors de celui de l’école
* parfois – c’est rare et aléatoire – la rencontre par un jeune d’un adulte passionné par son métier et qui donne l’envie de faire comme lui
* l’impossibilité, en France, du droit à l’erreur; la pénalité entraînée par toute année de retard scolaire; l’un et l’autre ne sont pas tolérés par le système français qui fait preuve d’une étroitesse de vue considérable
* la fabrication de quantités de frustrés, de ratés ou se considérant comme tels ; de plus, à titre d’exemple, en France la possibilité pour un titulaire de CAP de devenir un jour ingénieur est de 1 pour 1000, alors qu’en Allemagne elle est de 1 pour 4
* un reportage présente deux jeunes créateurs, auto-entrepreneurs, les pieds bien sur terre; il existe pour eux des soutiens – réseaux, informations,… - qui manquent de visibilité ; créer nécessite une forte envie chevillée au corps, la rage d’y arriver, la prise de risques, une persévérance sans faille
* Lors du groupe de travail de Martin Hirsch ce sont surtout les étudiants qui ont été entendus – question d’organisation
* la majorité des adolescents va bien ; ce sont les grands, les parents qui ont peur pour eux; l’exemple du Danemark est montré car, dans ce pays où l’on peut être licencié du jour au lendemain, on est assuré de retrouver très vite du travail
* le travail manuel en France n’est pas valorisé
* on assiste à des choix de travail évitant les contraintes : est cité le cas de médecin choisissant une spécialité de radiologue de préférence à celle d’urgentiste
* l’orientation est faite en négatif, par l’échec, conduisant au travail manuel ou technique
* un autre éventail de métiers se déploie : du côté des services, pour une nouvelle agriculture, etc…
* l’orientation d’un jeune, quel qu’il soit, ne peut se faire qu’en continu, avec lenteur et sur des années
* l’inconcevable est qu’une heure ou deux ne soient jamais consacrées, au début du cursus scolaire, à faire découvrir à chaque jeune d’une classe comment il fonctionne ; comment il mémorise ; comment il s’y prend pour ceci ou cela ; en bref pour aider à ce que chaque élève démasque sa façon d’apprendre ; comment apprendre à apprendre
Peut-être un tel état des lieux de la façon de fonctionner de chacun pourrait-il être envisagé chaque année, après 15 jours de mise en route, et par matière ? A condition que cela soit pratiqué dans une grande ouverture d’esprit et en acceptant des fonctionnements très variés.
Bonne écoute de cette émission !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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27.06.2009
Quatre écoles en France
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J’ai pu regarder en début de jour, après L’Odyssée de la vie, une émission proposée sur 4 établissements scolaires. J’avais pu regarder la 1 ère.
L’idée de présentation venait du très mauvais classement de la France au sein de l’Europe quant à l’école. En particulier du fait que la moitié de nos enfants – c’est énorme quand même ! -n’ont plus envie d’aller à l’école. De là à perdre le goût d’apprendre, il n’y a qu’un pas.
A partir de ce constat, attristant, 4 écoles ont été présentées en 4 étapes. La première avec la rentrée de septembre, la dernière et quatrième à la veille des grandes vacances estivales.
Est mis en avant le fait qu’une méthode ou un système ne peut fonctionner que si l’élève y adhère, se l’approprie en quelque sorte. C’est une évidence basique, du moins cela devrait l’être ! En regardant de près, il semble que cela ne soit pas toujours le cas. Dommage pour les enfants !
Voici rapidement les façons de faire présentées.
L’école militaire d’Autun. La première année de collège en internat en 6 ème.
J’y craignais une discipline disons un peu stupide.
Quel étonnement ai-je eu en voyant, à côté d’une discipline « normale » dans ce lieu où les élèves sont formés pour commander, et si possible intégrer l’école militaire de Saint Cyr que ces jeunes étaient - d’une certaine façon intelligemment choyés.
Discipline, rigueur, ordre, élan collectif… Une nécessité. Mais aussi la présence aidante de tuteurs pour chacun, un certain nombre ayant leurs parents au loin pour un an ou plus.Tel ce jeune Manuel, boute en train apprécié de ces condisciples et des chefs à la rentrée, qui finit par sombrer dans une tristesse liée à l’absence de ses parents en Afrique.
Il est bien soutenu. Et même, lors d’un essai de fugue sans bagage, il est compris.
Nombre de ces élèves ont d’ailleurs des parents eux-mêmes militaires.
Pour un certain nombre, une majorité, il y a donc une adhésion à ce système d’éducation qui, au final, transmet au mieux les valeurs militaires. Même le jeune Manuel est laissé libre de rester ou de partir. A lui de voir avec ses parents. L’important est qu’il lui est toujours renvoyé du positif.
Ce qui est essentiel, à cet âge de 11/12 ans. De même pour les adultes d’ailleurs.
Le positif envoyé à tous les élèves – garçons ou filles- de cette école militaire d’Autun est une valeur qui ne coûte rien et peut être mise en œuvre partout.
Une école Montessori à Paris.
Une école pour qui en a les moyens. Financiers et aussi intellectuels.
Ce système et d’autres d’une veine identique laissent à chaque enfant la possibilité de développer sa créativité au mieux. Créativité qui est poussée à son maximum.
En gros la pensée qui prévaut est qu’un créatif sera capable de faire face à toutes les situstions possibles dans sa vie future.
Car l’école est là pour, certes, acquérir des connaissances mais tout autant pour apprendre à faire face par rapport au quotidien de la vie.
Un quotidien qui se déroule dès l’entrée à l’école.
Tous les élèves et les parents adhèrent au système à environ 300 euros pas mois.
Sans doute, comme les militaires, les Montessori et les autres s’en sortiront-ils correctement.
Domont, Val d’Oise, CM1 en école publique. Pas défavorisé, pas surfavorisé mais plutôt la moyenne côté revenus.
50% des enfants de l’école présentée sont des enfants du divorce averc la contrainte – pour le matériel scolaire - de fréquenter deux lieux ainsi que des enfants de familles monoparentales.
La discipline, les règles sont en tête de ligne. Sans nuance. Beaucoup moins d’écoute que dans l’armée à Autun.
A tel point que l’on voit une petite Lola, extrêmement sympathique, qui aide à l’école qui peut en avoir besoin, est débrouillarde entre ses deux parents – le papa chez qui elle vit au cours de la semaine et la maman chez qui elle se rend le week-end, Lola sur qui la maîtresse « tombe » de plus en plus au cours de l’année. Jusqu’à une horrible journée où; lors de la venue d’un poète, Lola est stigamtisée négativement devant toute la classe. C’est elle qui est choisie pour faire le « bouc émissaire » quelque part. Le poète, en accord avec la maîtresse bien sûr, entraîne la classe à faire avec des mots une Lola très bien et une Lola dégueulasse. Ainsi manipulée par autrui, Lola voit son image détruite aux yeux des autres et à ses yeux. C’est là le coup de grâce infligé à Lola qui lui ôte – pour longtemps c’est à craindre – sa confiance en elle.
Scandaleux pour cette jeune Lola.
Comme sont pénibles, tout au long de l’année, les récriminations constantes infligées aux enfants de la classe sur leur comportement.
Du négatif à 90% pour 10% de positif. En fait c’est sans doute 75/25.
Mais on n’est plus dans les années 1900 où c’étair la même règle pour tous et où tout le monde marche du même pas, aucune tête ne dépassant.
En tous cas, même si cette tactique est souhaitée par la majorité des parents qui ont souvent baissé les bras, ce n’est pas en radotant, à force de répétition, qu’il faut être concentré, qu’il faut avoir l’attitude du bon élève, qu’il n’est pas question de se substituer au maître pour aider un camarade – c’est Lola qui se le prend en pleine face ! -, qu’il faut dormir… Bref ce n’est pas à cause de ces litanies - que plus personne n’entend plus car elles sont redites mille fois au quotidien - que l’on peut faire aimer l’école.
Les parents aimeaient cette méthode qui les rassure. Ils désirent que leur enfant soit le bon élève, tous les autres pouvant etre mauvais, peu leur importe. Telle est l’atmosphère. Dans laquelle Lola qui n’a pas son matériel scolaire en double dans ses deux lieux de vie se fait réprimender faute de n’avoir pas exactement le bon texte de poésie. Elle beau tenter de s’expliquer, la maîtresse refuse de l’entendre et prétend qu’elle est dans son monde, qu’elle n’écoute pas, pire qu’elle se moque des autres
La maîtresse a tout faux. Lola est cassée. Qu’importe la maîtresse a le droit de mener sa classe comme elle désire, comme elle le juge bon, de faire ce qu’elle veut du moment que le programme est respecté.
Certains élèves peuvent – dans ce cadre et par hasard - adhérer au système, d’autres pas du tout.
La maîtresse le clame : pas question de supporter la moindre dispersion !
Tout le contraire de ce qui est pratiqué en secteur public toujours, à Montpellier, en milieu défavorisé. Ici, à l’opposé de la classe présentée à Domont, la dispersion est un élément moteur et utilisé pour apprendre. La dispersion n’est pas du tout hors la loi.
Il peut être fier de la réussite de ses élèves Sylvain, leur professeur, libre comme à Domont de mener sa classe comme il le veut du moment que le programme est respecté et assimilé. Ce qui ^parfaitement réussi avec un contexte bien plus défavorisé que celui du Val d ‘Oise. Cette école primaire est en Zep et les parents ne sont pas en capacité d’apporter de l’aide à leurs enfants en matière scolaire.
Sylvain arrive à ce que tous les élèves qui apprennent avec lui sont bons.
Objectivement ils se situent dans la bonne moyenne par rapport aux tests pratiqués au plan national. A coup sûr, en sortant de la classe de CM1, ils sont armés pour l’entrée en 6 ème et, plus largement, pour s’en sortir ensuite, quoiqu’ils fassent.
Sylvain prend ses élèves comme ils sont, les fait bénéficier des technologies nouvelles, le tout dans une classe unique du CP au CM2. Sylvain pratique le tutorat des plus grands vis-à-vis des plus petits, des séances collectives de corrections d’orthographe, des initiatives de création de textes évaluées par les élèves eux-mêmes et publiés dans le journal de l’école pour les meilleurs. Il fait vivre une foule de pratiques concrètes avec lesquelles les élèves sont mis en situation de vie de tous les jours, comme plus tard, appelés à stimuler leur imagnation, leur créativité, à prendre des intitiatives, dans une bonne humeur collective, encadrée par les jeunes eux-mêmes avec le super tutorat de Sylvain. Un maître qui respecte l‘assimilation du programme pour chaque classe.
Tous prennent la parole.
Toutes les aptitudes sont développées.
Mine de rien Sylvin fournit à ces jeunes tout le bagage de base dont ils auront besoin pour se débrouiller maintenant et plus tard, avec des parents qui ne peuvent rien leur apporter à la maison.
Dans la classe de Sylvain tous les élèves adhèrent au système proposé, lequel s’appuie sur leur vie au quotidien en dehors de l’école. Et ça marche !
Il est possible dès le départ d’un enseignement de disposer, vis-à-vis des jeunes, de ce plus qui sévit positivment en Finlande : la bienveillance envers chacun. Quel que soit ses résultats. Sinon on n’arrive qu’à une chose : décourager !
Une arttitude qui ne côute pas un centime que je sache. Qu’il faut absolument commencer à appliquer, tout de suite. Cette bienveillance que j’ai observée à Autun, en Montessori et à Montpellier. Egalement à Domont mais en situation de rareté.
Ensuite faire adhérer autant que possible l’élève au circuit dans lequel il se trouve scolarisé, le plus souvent l’école la plus proche.
Réagissez les jeunes et les parents, faites savoir ce que vous en penser. C’est important pour l’avenir des jeunes dans un monde qui n’est pas tendre et risque de demeurer dur.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
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23.06.2009
Nouveauté à Khéops ? avec Jean-Pierre Houdin
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Hier soir, lundi 22 juin 2009 sur France 2, intéressantes interrogations sur l’Histoire et nos histoires familiales. De la 
seconde guerre mondiale au site de la bataille d’Alésia avec, à la fin, une remontée jusqu’à l’édification de la pyramide de Khéops en Egypte.
Pour le site d’Alésia, actuellement, je n’ai rien à dire sur la bataille de 52 avant Jésus Christ qui semble faire rage autrement entre le site officiel d’Alise Sainte Reine en Côte d’Or et un autre suggéré dans le Jura à Chaux des Crotenay, conforme à la description de Jules César dans La guerre des Gaules - récit écrit en latin.
A propos de la construction de la majestueuse pyramide de Khéops, là, je n’hésite pas à envoyer vers le DVD en 3 D réalisé par Jean-Pierre Houdin et les personnes de Dassault Système pour découvrir l’hypothèse mise en avant par cet architecte pour cette 7 ème merveille du monde toujours parmi nous. Haute de 146 mètres, constituée de 5 millions et demi de tonnes de pierre, elle a été construite en 20 ans.
Comment ?
Jusqu’en 1999 le concours d’une rampe externe était imaginé par les égyptologues.
Mais la famille Houdin s’en est mêlée avec ses deux architectes, le père et son fils. Car Jean-Pierre Houdin, comme son père architecte, est « tombé » dans Khéops en janvier 1999 lorsque le papa, à la suite d’une émission de François de Closet sur les pyramides de Khéops, a déclaré que s’il avait à contruire une telle pyramide il la ferait de l’intérieur.
Une intuition qui a fait « tilt » dans l’esprit du fils car son père, concepteur de ponts, barrages et autres grands chantiers, baignait dans des réalisations à chaque fois énormes et exceptionnelles.
Evidemment, ce propos est venu butter sur la pensée unique de nombreux égyptologues, attachés à une construction par une rampe extérieure depuis … toujours.
Il y a 4.500 ans, le fer n’était pas utilisé ni la roue.
Or Jean-Pierre Houdin pense qu’après une rampe extérieurre pour édifier le tiers en hauteur de la pyramide – soit les deux tiers en volume – les deux tiers suivant l’auraient été grâce à une rampe intérieure, une sorte de colimaçon d’une longueur de 1 kilomètre 600 pour arriver au sommet. Car construire de l’intérieur est le plus simple.
Le problème est que l'architecte « n’est pas du sérail », autrement dit qu’il ne fait pas partie de ces égyptologues, baptisés et estampillés par des cursus universitaires connus, mais peu portés en général sur les dérogations.
D’où l’absence de reconnaissance officielle de l’idée de Jean-Pierre Houdin qui a travaillé depuis 1999 et a utilisé tout son argent pour mettre en avant son hypothèse.
Avec quand même des soutiens de mécènes – Dassault, Thalès – et celui d’un égyptologue américainain, sommité mondiale spécialiste des momies, qui s’est rendu sur place avec l’architecte pour vérifier l’idée envisagée.
Du côté des autorités égyptiennes, les rapports sont corrects. Et Jean-Pierre Houdin attend l’autorisation qui lui permettrait d’aller ausculter avec les radars de Thalès, par exemple, et depuis l’extérieur les flancs de la pyramide. Un petit scannage, sans dégrader la pyramide, ou encore l’utilisation d’infra rouge donnerait en principe la réponse.
Où est le risque ?
De toutes façons, les progrès technologiques sont constants. Et, je pose la question : « Qui sait si dans quelque temps il ne sera pas possible de savoir ce qui se cache sous les pierres visibles de la pyramide ? ». Peut-être d’ailleurs, à l’heure où j’écris, est-il possible à partir d’un satellite correctement équipé pour cela d‘aller jeter un coup d’œil à l’intérieur ?
« On ne nous dir pas tout ! » répète Anne Roumanoff dans ses sketchs. C’est un fait que « les spécialistes » gardent pour eux des connaissances qui ne sont pas jugées encore bonnes pour le grand public et ne seront, pour nombre d’entre elles, jamais dites.
Mais, pour être correct vis-à-vis de tous, il convient d’attendre une autorisation en bonne forme du côté de l’Egypte.
Espérons qu’elle viendra sans trop tarder.
Ou bien, Jean-Pierre Houdin a raison. Et à quoi bon le mépriser ?
Ou bien il a tort et dans ce cas ce serait le triomphe des égyptologues agréés.
Je vois mal à qui cette confirmation ou infirmation de l’hypothèse de Jean-Pierre Houdin pourrait nuire.
Et si l’architecte a raison avec sa nouvelle hypothèse, ce serait quand même agréable de savoir que les architectes concepteurs de la pyramide de Khéops raisonnaient au plus simple et au mieux il y a 4.500 ans.
En attendant la suite les jeunes, on peut se plonger dans « Le secret de la grande pyramide » dont Jean-Pierre Houdin est l’auteur aux éditions Le Linteau, le livre étant préfacé par le responsable du côté égyptien. On peut aussi plonger dans le DVD pour se faire une idée.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (couvertures du livre à gauche et du DVD à droite)
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17.06.2009
Baccalauréat : une veille personnelle !
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Demain, on y va ! 
Pour une majorité de 18ans.
Pour d’autres, plus jeunes ou plus âgés.
Une seule consigne : écoutez-vous !
N’écoutez pas les autres. Ces beaux parleurs qui soi-disant savent tout.
Dont certains vont affirmer – aucune étude là-dessus ! on peut se rassurer – qu’il ne faut pas ouvrir un livre la veille. Mais de quoi je me mêle ?
D’autres ne vont donner aucune consigne.
Ce qui semble plus raisonnable.
Après tout le Bac n’est qu’un « exam »de plus. Qui n’a rien de particulier. Sauf de permettre de décrocher le sésame qu’est pour beaucoup l’entrée en Faculté, admission qui n’exige rien d’autre que la présentation de la « collante » du succès.
Que chacun, chacune fasse comme il ou elle l’entend.
L’essentiel est de se connaître soi-même. Au moins un peu. De savoir comment on fonctionne. Comment son corps et son esprit réagissent.
Alors, en cette veille - qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la veillée d’armes des futurs chevaliers qui passaient la nuit en prières et méditation - certains auront envie d’aller se balader. D’autres iront plonger – il va faire très chaud aujourd’hui ! - en piscine ou à la mer pour ceux qui y habitent. D’autres vont bouquiner un livre de distraction ou une BD. D’autres se livreront à leur art favori. D’autres vont jardiner. D’autres encore choisiront de passer une ultime journée penchés sur leurs bouquins et cours ; imaginer le bon score si un sujet revu aujourd’hui tombe demain ? c’est la mention qui se profile. Etc…
J’espère pour vous, candidats demain, que ce jour votre entourage on vous laisser tranquille.
Et si par hasard la nuit qui vient n’est pas très bonne, dites-vous que cela est sans doute pareil pour les autres. Donc pas de souci.
Et puis le Bac est un examen, pas un concours.
Alors « relax »! et n’attendez pas la dernière minute pour vous munir de votre stylo fétiche ou autre objet qui va vous rassurer pour ceux et celles qui en ont besoin.
Bonne chance !
La vie continue après le Bac !
Ceux qui ne sont pas encore rendus au passage de l’épreuve du Baccalauréat : apprenez à vous connaître. Ce savoir - que personne ne va vous apprendre – est utile tout le temps !
Contact : françoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: lors d'une "boum", quelques jours avant un Bac réussi)
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25.03.2009
Q.I. ETES-VOUS ?
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Drôle de titre pour un livre qui peut intéresser de par toute la France, la fin de ce billet s'adressant à tous les enfants.
Ce livre est le résultat d’une enquête faite auprès de 1 000 personnes, des NAT, Normaux Atypiques (on accède en cherchant par
l'index à "Enfants "précoces" = NAT" les billets antérieurs écrits à ce sujet), dont le QI (Quotient Intellectuel) est supérieur à 130. Soit 2,3% d’une population générale. 1 pour 50 implique que vousavez un de ces enfants dans votre entourage, si ce n'est pas vous-même.
De l’enfance à l’âge adulte cette enquête, faite notamment auprès d’adhérents de MENSA, permet de mieux comprendre à qui on a à faire quand il est question de précocité – la Normalité Atypique - et surtout à quelles lourdes difficulté sont souvent confrontés ceux et celles qui naissent ainsi fabriqués. Purs produits de la génétique.
Grosso modo tout se passe bien quand ils sont bébés. Les premiers orages apparaissent à l’occasion de l’école, parfois en maternelle. Pour l’avoir vu de mes yeux écrit sur un bulletin d’un élève de grande section, ce garçon était prié, sur son bulletin scolaire, d’être « plus attentif sous peine d’avoir des problèmes en CP ».
Une première bataille peut s’engager lors du CP, Cours Préparatoire. Saut de classe ? ou pas ? Je connais de ces enfants qui ont appris à lire tout seul, par exemple. Et le saut de classe n’est pas par orgueil ou pou se démarquer des autres. C’est parce que, intégrant tout au quart de tour, ces enfants s’ennuient profondément dans un système scolaire où l’enseignement est répétitif, s’évadent, parfois en faisant du chahut en classe ce qui ne convient pas. Ce qui se comprend. Au prix d’échanges parents enseignants parfois ardus – les enseignants ne sont pas toujours au courant d’autant plus que des groupes d’influence divers essayent de nier l’existence de cette particularité génétique – l’enfant va devoir rester en CP ou être changé d’école ou, chance ! sauter une classe. Q.I. ETES-VOUS ? indique : « Aucun mode d’emploi, aucune note explicative, il faut chercher, se poser le cas de conscience, savoir exiger…Certains parents ont même menacé d’aller en justice…Une fois cette première bataille réglée, l’école primaire apporte souvent une nourriture suffisante à condition de suivre à la maison. ». Je précise : suivre c’est-à-dire regarder si le travail scolaire est fait, suivre aussi en répondant à la demande de nourriture extra scolaire qui est constante.
Au collège tout se gâte, cette fois pour de bon, avec une suite par meilleure en lycée et un accès en classe prépa qui est un défi ! Je cite sur ces points la présentation de Q.I. ETES-VOUS ?: « La lutte devient serrée. Il s’ennuie, regarde les professeurs d’une drôle de façon et ces derniers ne supportent pas. Ils le trouvent insolent ou dérangeant ou alors dans la lune ce qui laisserait présager une mauvaise scolarité qu’il vaudrait mieux orienter vers quelque chose de concret : un CAP ou un BEP par exemple…Re –bataille et re-re bataille au lycée, à l’entrée en seconde ou alors quand il faut un dossier en béton (ce qu’i n’a pas évidemment , pour choisir sa classe préparatoire. »
Rien que d’exact ! J’ai sous les yeux – enfin façon de parler ! – car c’est dans le grand Sud et je suis à Paris un de ces enfants, dont les enseignants pas informés ou plutôt refusant de l’être ont dirigé d’autorité un de ces enfants sur une voie où il gâche ses aptitudes. Cet élève a été obligé d’intégrer – par incompétence du conseiller d’orientation qui refusait à tous ses élèves de 3 ème l’entrée en circuit général - un circuit professionnel électro-techno ! Je n’ai rien contre un travail manuel que l’on aime et pour lequel on est compétent. Ainsi ce jeune né en 1993, en seconde, sans retard ni avance, aurait pu être heureux en formation horticole ou entretien de propriétés – activité qu’il pratique depuis qu’il sait marcher, qu’il aime et où il a acquis des compétences. Mais une telle orientation n’est quasiment jamais proposée alors qu’il existe de la demande. J’espère que le stage pratique d’un mois, obligé en fin de seconde, ouvrira les yeux à ce garçon qui serait bien plus à sa place en se formant en sociologie pour travailler ensuite sur le terrain, à l’extérieur ce qui lui plairait, je le sais. Alors que l’extérieur pour faire des saignées dans le plâtre et vivre dans la poussière au long des jours m’échappe !
Précision à propos de MENSA dont je mets la définition que vous trouvez sur le Net à partir de www.mensa.fr : « Mensa est une association (fondée en Angleterre en 1946) qui regroupe environ 110 000 membres, en majorité dans les pays anglo-saxons, et dont les résultats à au moins un test dit d'intelligence et homologué se situent dans les 2% supérieurs. Cela ne signifie pas exactement un Q.I. égal ou supérieur à 132, comme il est souvent dit à tort. Une des caractéristiques communes à la plupart des membres, c'est une très grande curiosité d'esprit ». La curiosité d’esprit est l’essentiel à souligner !
Arielle ADDA dont j’ai précédemment parlé ici a été la psychologue de Mensa durant des années. Cette française, connue des médias, est à mon sens celle qui connaît le mieux les enfants « doués ». On peut la consulter à Paris, 6 ème, au 3 Rue Régis Tél et Fax 01 42 22 01 09. C’est une personne dont j’admire l’humilité et l’humanité – ce n’est pas si fréquent - autant que les compétences.
Pour être pratique, voici ce qu’Arielle – on se connaît bien - recommande à la fin d’une intervention sur « L'échec ordinaire des adolescents précoces non reconnus »
Arielle ADDA - Août 1989 - Eurotalent Barcelone URL : www.douance.org/psycho/adda89.htm
« En conclusion, il convient de se montrer extrêmement vigilant sur les points suivants :
- Donner le sens de l'effort dès le primaire.
- Favoriser les techniques d'apprentissage telles que l'exercice de la mémoire, les méthodes de travail et d'organisation.
- Analyser en profondeur les raisons de l'échec dès qu'il apparaît sans le qualifier d'accidentel en pensant qu'il s'agit d'un passage délicat, facile à surmonter.
Cette démarche, conduisant à l'identification de ces enfants, devrait être systématique. Elle demande un changement en profondeur, mais c'est le prix de leur équilibre et la promesse d'une vie adulte harmonieuse »
Consignes pratiques qui sont bonnes pour tous les enfants, à 100 % , quel que soit leur âge et leur Q.I. ! Effort et apprendre à apprendre sont 2 piliers d’une vie réussie.
Que je n’omette pas les coordonnées du livre présenté, 160 pages en format poche: « Q.I. ETES-VOUS ? » Micheline ABERGEL et Huguette HOSTYN, www.editions-creaxion.com, au prix de 25 euros l’unité frais de port compris, Editions CREAXION 21, avenue des Puits 78170 La Celle Saint Cloud.
Une bonne journée à tous ce mercredi ! A la grande majorité des Normaux Typiques (NT) comme à la minorité des Normaux Atypiques (NAT) !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo Arielle ADDA sur le Net)
10:01 Publié dans apprendre, droits de l'enfant, NAT="précoces", travail jeunes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : qi, arielle adda, m abergel, mensa, nat, nt, précoces, scolaires
08.03.2008
Repérer un NAT = Normaux ATypiques
En ce jour du 8 mars 2008, jour de fête pour moi car jour correspondant à un événement du 8 mars 2005, anniversaire de 3 ans donc, voici ce qui sera sans doute pour certains une curiosité bien placée en ce jour de fête de la femme aussi.
Il s'agit ni plus ni moins d'une approche vous permettant de repérer l'existence, peut-être insoupçonnée jusqu'ici, d'une ou d'un Normal ATypique (=NAT)proche de vous ou de vos connaissances. Peut-être quelqu'un de votre famille, de 0 à 100 ans, mais oui ! Je ne blague pas avec ça!
Compte tenu du nombre non négligeable de cette population - si l'on veut s'exprimer en termes statistiques -car il s'agit de 2,3% d'une population tout venant quel que soit, grosso modo, l'endroit de la planète, population saine ne nécessitant pas de soin car non malade, population restant saine pour peu que les personnes la constituant voient leur existence reconnue, voici quelques pistes extraites du livre de Jean SIAUD-FACCHIN : "L'enfant surdoué. L'aider à grandir, l'aider à réussir.", 254 p., paru aux Editions Odile Jacob en 2002 pour la première fois et réédité.
L'auteur, psychologue clinicienne, membre du laboratoir d'exploration fonctionnelle cognitive de l'hôpital de La Salpêtrière à Paris, attachée à l'unité d'adolescents de l'hôpital de la Timone à Marseille, et qui a aussi créé à Marseille une structure associative totalement ouverte à l'extérieur sur la ville, lieu très apprécié des jeunes précoces qu'elle a tiré d'affaires en aidant à lever le voile sur leur profil Normal ATypique fait par ce livre une démarche très raisonnable et claire.
De même que la connaissance de ses origines est une nécessité que ressent tout être humain, de même la connaissance de sa manière de fonctionner sur le plan de base lié à la génétique lui est indispensable. Faute de quoi il risque de filer droit dans le mur ou bien ce sont les autres - ces adultes omniconnaissants a priori - qui l'y conduiront soit par ignorance soit par refus d'admettre ce qui se voit lors d'IRM. Car certains scientifiques, non NAT évidemment se refusent à voir que le vert est bien vert et le rouge bien rouge !
Ce qui serait sans importance s'il n'était pas question, en l'occurence, d'assurer une croissance correcte à ces petits d'homme Normaux, j'insiste. Car au quotidien pour les 2/3 d'entre eux ils sont plutôt malheureux qu'heureux d'être nés ainsi.
ATTENTION ! Jeanne SIAUD-FACCHIN emploie l'adjectif "surdoué" car c'est un terme couremment utilisé. Il en va de même de quelques autres dont celui de "précoce" - totalement faux celui-là car jamais ces enfants ne vont faire quelque chose plus tôt, chose que réaliseraient plus tard l'immense majorité des autres. Il ne s'agit pas de "précocité" mais de fonctionnement différent tout le temps. Et puis ce mot "précoce", outre un emploi erroné dans ce cas, est très ennuyeux car il donne un petit air de privilège dérangeant. Or, avec ces jeunes là, on est loin des privilèges car 1/3 finiront complètement "out" (en total échec scolaire) et 1/3 connaîtront d'énormes problèmes scolaires... sans compter toute la souffrance extra-scolaire exacerbée par des différences qui les amèneront à douter de leur normalité. Et à faire aussi douter leur entourage de la normalité de ces jeunes atypiques qui dérangent par leur hyperperceptivité et ébranlent par une logique rigoureuse et un extrême bon sens les habitudes d'adultes gênés d'être jugés - sans d'ailleurs de volonté négative de jugement de la part de ces plus jeunes. Déstabilisés, certains adultes décideurs qui ne veulent jamais se remettre en cause ni remettre en cause leur science, vont adopter des positions de rejet extrême pouvant conduire à des erreurs dramatiques et même mortelles pour ces enfants normaux porteurs, comme la majorité des autres, de beaucoup de richesses.
Voici donc le tableau de la page 120 de ce livre:
*Ce que l'on observe: Résultats en dents de scie. Fort dans une matière une année et pas l'année suivante... et réciproquement.
Ce que l'on peut comprendre: Investissement scolaire dépendant du rapport affectif et de l'estime envers l'enseignant. Test des limites de compétence des enseignahts. Besoin de cadre et de confiance pour fonctionner.
*Ce que l'on observe: Demande constante de justification aux enseignants.
Ce que l'on peut comprendre: Quête et besoin de sens pour fonctionner.
*Ce que l'on observe: Participation active intempestive ou repli total.
Ce que l'on peut comprendre: Avant et après l'enthousiasme pour l'école et la curiosité intellectuelle.
*Ce que l'on observe: Bavard, dissipé, rêveur, agité... mais attentif.
Ce que l'on peut comprendre: Mécanismes attentionnels spécifiques, besoin de faire plusieurs choses à la fois pour être attenti
*Ce que l'on observe: Ne peut justifier ses résultats, a du mal à argumenter, à développer.
Ce que l'on peut comprendre: Fonctionnement intuitif, analogique via l'hémisphère droit.
*Ce que l'on observe: Expression orale brillante... mais écrit catastrophique.
Ce que l'on peut comprendre: Décalage entre forme orale et écrite de la pensée. Blocage du passage à l'écrit.
*Isolé dans la cour
Rejet par le groupe à cause de la différence perçue, solitude par difficulté à trouver des enfants qui ont un fonctionnement et des centres d'intérêt identiques.
*Mauvaises réponses ou absence de réponse chez un élève par ailleurs brillant.
Hors sujets, réponse à côté, alors que les connaissances semblent intégrées.
Différences d'implicites (présupposés tacites), importance donnée au sens littéral, pensée en arborescence et pensée divergente.
Prochainement il y aura une interview de NAT qui a dû redoubler et errer dans le système scolaire et la souffrance avant de connaîre son profil à 20 ans passés ! Cette connaissance - enfin ! - lui a permis de comprendre son échec scolaire (relatif : elle a fini par avoir son Bac) et rendu joie de vivre et courage pour toute la suite de sa vie et une vraie orientation pas faite avant !
Courage à tous les moins de 18 ans , et aussi les plus !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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01.03.2008
Transmettre
Transmettre a lieu chaque instant que Dieu fait ou chaque nanno seconde qui nous est donnée.
On transmet tout le temps.
On vit à chaque seconde en une sorte d'étrange tour à tour, en situation d'initiateur de transmission ou de récepteur de transmission ou encore en position neutre d'agent de transmission.
Avce des sujets différents, des niveaux différents, des intentions différentes.
Hier , c'est une parole positive d'un garçon de 14 ans, élève attentif au Conservatoire de Paris qui a fait "tilt" dans ma tête. Ce jeune sans histoire, déroulant une classe de 3 ème correcte, a fait état du talent de son professeur de cor de chasse. A savoir l'aptitude à transmettre de façon vivante, joyeuse, avec un plaisir communicatif et intense tout ce qui concerne la musique. Musique exprimée dans ce cas concret par l'instrument qu'est le cor de chasse. Or il n'est pas fréquent d'entendre un tel compliment spontané sur un professeur.
Cee enseignant en art musical a-t-il un truc ou un talent particulier inné ? Ou bien a-t-il développé cette aptitude à transmettre ?
Vaste sujet qui concerne tout autant la transmission des matières au programme des écoles que celles proposées et enseignées dansun Conservatoire de Musique.
L'important étant que ce professeur de cor n'est pas - heureusement ! - seul à disposer de ce"plus" qui peut faire la différence pour un certain nombre d'enseignés, moins ou plus de 18 ans.
Ainsi, j'ai eu des échos d'un professeur en EPS (= éducation physique et sportive), une femme, cette fois, qui en collège, en classe de 3 ème, concilie à la fois le fait d'enseigner tout le programme prévu et de faire dans le même temps plaisir à tous ses élèves. Le tout avec des résultats corrects quand il y a une inspection. Qui dit mieux ?
Le parcours de tout le programme n'est pas toujours assuré. Un de mes voisins d'immeuble, au 5 ème étage - je navigue au 3 ème - n'a pas obtenu son brevet des collèges en juin 2007, la faute au sujet d'histoire-géo non vu. Entre nous, il y a de la faute du côté du prof de ce collège privé catho et aussi de la faute du côté du garçon qui aurait pu s'organiser pour éviter l'impasse; ceci dit il est passé en seconde et il n'était pas le seul de ce colège ayant échoué en raison de ce trou. Et sans doute de notes juste à la moyenne par ailleurs.
A l'inverse la jeune Amélie, elle aussi en 3me en public a décroché son brevet là où je l'aurais pensé peut-être en péril. Hé bien non ! elle avait tout assimilé !
Ces 2 jeunes habitent le 20 ème parisien.
Revenons à ce propos sur transmettre en se demandant ce qu'est ce "plus" évoqué plus haut ? Cette étincelle qui "met le feu" au désir d'apprendre ? L'étincelle qui donne "l'envie d'avoir envie". La flamme qui éclaire le paysage infini du savoir à explorer.
La recette de cette magie ? je ne la connais pas. Je la connais d'autant moins au'il ne s'agit pas d'une recette singulière ou de ??????recettes??? multiples.
Il s'agirait plutôt d'une chimie réinventée à l'infini par chacun de ceux et celles qui savent faire trouver à chacun de leurs "enseignés", en apprentissage de découvertes,- leur chemin personnel unique pour arriver à prendre place au banquet festif et jouissif quelque part - cen'est pas Axel Kahn qui me contredira !du savoir , de la recheche, de la découverte. Un peu comme la chimie multiple des bons cuisiniers qui régale chacun à sa façon mais toujours avec succès.
Les ingrédients de cette chimie réussie sont multiples.
Encore plus aujourd'hui qu'il y a 60 ans chaque être qui naît en France est exposé à une multitude de sollicitations en tout genre, l'époque actuelle étant "bourrée" de charmes et de possibilités. Parmi lesquels il convient cependant de faire un certain tri , sous peine de submerssion ou carrément de noyade dans un tourbillon visant à une pseudo égalité et au sein duquel de l'essentiel et du gratuit - tels silence, calme, sobriété - sont cachés ou sous peine de devenir "accro" à un élément ou l'autre d'un environnement trop sollicitatif.
Il existe un ingrédient, un élément constant qui permet d'assurer en la facilitant la transmission: l'exemple. Un homme, une femme, heureuxe) de ce qu'il aime, de ce qu'il fait détient déjà l'étincelle qui permet une tranmission à quasi 100%. Qu'il s'agisse de "travaux" étiquetés manuels ou d'activités intellectuelles ou sportives etc...
Suite à un exemple positif , il y a aussi des éléments qui se jouent en duo.
Un chercheur tel Antoine de la Garanderie - dont on trouve facilement les ouvrages à la portée de tous - a pu, grâce à de nombreux enseignants à sa suite et à son écoute, faire échapper à l'échec scolaire des milliers d'élèves. Ce chercheur, également professeur, a montré en clair le fonctionnement mécanique, technique, physique du cerveau. Il a su en particulier, très en gros, vulgariser le fait que des humains fonctionnent en mode appelé visuel, alors que d'autres se situent en mode auditif. Cette situation "de naissance" est importante à savoir, de par ses conséquences au niveau de l'enseignement scolaire. Ainsi il faut savoir qu'un enseignant visuel sera bien perçu donc bien reçu par un élève visuel mais mal réceptionné par un élève auditif. Et vice versa un enseignant auditif sera bien entendu par un auditif et totalement étranger à la compréhension d'un visuel.
Ce qui est valable pour des jeunes l'est tout autant pour des adultes.
Ignorant de ces choses, l'homme fabrique de toutes pièces à partir d'êtres normaux des êtres malheureux. Faute de savoir. Faute de chercher à savoir avec humilité plutôt que prétendre tout connaître en déclarant "pas biens, pas aptes, pas capables"ceux et celles qui fonctionnent nomalement mais d'une manière ignorée de ces connaisseurs.
L'ignorance engendre des malentendus aux conséquences fâcheuses pour concernés, certes, et aussi pour toute la collectivité.
Attention ! Antoine de la Garanderie ne parle pas du tout de fonctionnement au sens "psy" (psychologique, psychiatrique, pychothérapeutique), mais d'un fonctionnement aussi mécanique que celui de mouvements physiques.
Dès 1977, Jean-Charles Terrasier, lui, a montré et défendu la spécificité des NAT (=Normaux ATypiques ou "précoces" ) soit 2,3% de la population. Ces Nat, comme les auditifs ou visuels décrits par A. de la Garanderie, sont nés comme ça et n'y peuvent rien. En sus ces NAT peuvant êre "déconsidérés" comme une injure à une égalité "du côté de la tête" aussi irréaliste qu'est impossible une égalité physique de taille, de poids etc....
L'éclairage apporté par Jean-Charles Terrassier a montré que le système scolaire, tel que standardisé, était inadapté à ces 2,3% bien incapables de remonter le temps pour se refabriquer autrement avec un autre capital génétique qui serait conforme à celui des 97 ,7% majoritaires.
L'inadaptation scolaire tient pour partie à un rythme insuffisament rapide à l'école - et ailleurs - pour ces NAT ainsi qu'à des attitudes hostiles d'enseignants ou de responsables non informés qui croient, par exemple, repérer de l'insolence ou du rejet de l'autorité là où il n'y a pour ces jeunes NAT aucune intention de ce genre car ils sont spontanément à l'aise, de par des aptitudes dont ils n'ont pas forcément connaissance, avec la plupart de tous les grands adultes, ce qui est - en fait - une façon très égalitaire de se comporter avec des majeurs. Mais cette égalité là est, en général, rejeté violemment par des majeurs désireux de garder le pouvoir sur des moins de 18 ans. Seuls des plus de 18 ans, eux-mêmes NAT, peuvent comprendre cette sorte de situation et s'exposer - sans aucune peur - à ces moins de 18 ans qui sont comme eux des NAT. A côté de ces NAT dont 1/3 s'en sort, les 2/3 restant terminent en échec total scolaire et de vie ou encore en vie plus ou moins ratée définitivement ! Pour ces deux-tiers la résilience se fait peau de chagrin ou inexistante. Il existe des NAT accablés en sus de dyslexie, par exemple, ce qui ne simplifie rien.
A côté des NAT, des Dyslexiques tout simples peuvent être plus ou moins bien pris en considération.
Le sort d'autres "non conformes" , les autistes par exemple, reste trop souvent encore attristant Eux aussi demeurent encore vicitimes de ces interdictions tacitees d'être différents, cette différence dérengeant ls autres. J'ai cité, dans le billet relatif aux soeurs BONNAIRE, l'acharnement du député UMP de La Loire Jean-François Chossy qui a réussi à faire voter un texte en favuer d'une meilleure prise en charge des autistes, dite loi Chossy; il a aussi proposé des textes en faveur des handicapés, dispositions qui sont très appréciées.
Par ailleurs combien de jeunes en France sont indemnes d'atteintes chroniques - diabète, épilepsie, etc... que sais-je ?
Et sans être atteints d'une maladie chronique classique ou bien d'une rare maladie orpheline, combien de jeunes sont immaculés en matière de "déviance" ? ces nobles "déviances" qui font le charme et l'originalité de tous ces Normaux ATypiques ? "déviance" pointée du doigt par rapport à une norme totalement virtuelle, moyenne et inexistante? mais bien présente et porteuse de blessures et de douleurs pour tous ceux qui s'écartent trop de cette virtualité jamais incarnée.
Il importe, me semble-t-il, plus que jamais d'être ou de devenir tolérant à la différence, chacun pourvant avoir sa place en un monde où l'on passe et d'où l'on s'envole aussi vite qu'un fétu de paille entraîné par le vent.
A propos des "précoces" ou NAT, à propos de cas médicaux nouveaux vite invalidants et douloureux, je tiens à citer un UMP de mes Deux-Sèvres, un de mon secteur de Mauléon - 79700 - homme qui n'a cessé de porter la voix des petits, des nécessiteux, des souffrants, des malades en étant leur relai pour interpeller par des questions écrites des gouvernements successifs. C'est de Monsieur Dominique Paillé que je parle ici et que je remercie pour une implication personnelle aboutissant à des mesures légales mises en oeuvre du côté des "précoces" ou NAT en milieu scolaire par l'Education Nationale. Pour tout cela et pour tous ceus pour qui vous continuez à vous battre: "Merci, monsieur Paillé !"
Je vais conclure.
A cette époque soucieuse de faire accéder à l'école des enfants handicapés qui le désirent, il est important de ne pas choisir, à tout prix, un nivellement par le bas de tous.
Pour 2 raisons:
*les très handicapés de base n'atteindront pas forcément le bas minimum de base envisagé, ce en raison de besoins spécifiques et d'aptitudes spécifiques
*les trop doués, eux, n'ont pas à être cassés vers le bas; ce serait se priver là d'une mine gratuite de richesse pour tous
La vraie égalité - pour tout être disposant de liberté - n'est pas une égalité des chances qui n'existe pas.
La vraie égalité est de donner à chacun ce dont il a besoin. Ce ne sont pas les familles qui comptent en leur sein un jeune "blessé" par la nature ou la vie qui diront le contraire; dans un tel cas, en général, c'est toute la famille qui se mobilise pour donner davantage à celui ou à celle qui a besoin de disposer de plus.
Pour ce qui est de l'école et de tout ce qui est à l'extérieur vous, les jeunes, que pensez-vous de ce texte ?
Et aussi, cherchez bien !
Qui parmi vous n'a pas, un jour, eu la chance de bénéficier d'un enseignant "super "? au moins 1 ?
Cherchez bien !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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21.02.2008
Xavier DARCOS
Il l'a fait ! Le Ministre de l'Education donne les moyens de remettre en selle - ou simlement mettre - les écoliers à la traîne.
Retour à des bases sans lesquelles l'accès au reste est compromis.
J'avais été un peu "rassurée" - façon de dire - par le sort des jeunes français à l'occasion dun déplacement en Angleterre fin 2007. La presse anglaise titrait là-bas aussi un déclin du côté de l'apprendre.
Pour la rentrée de septembre 2008 en primaire il y a du très clair. Reprenant le dit de Montaigne qui voulait "Un esprit sain dans un Corps sain" (=Mens sana in corpore sano)? Xavier DARCOS annonce la Révolution culturelle de l'essentiel, concept auquel on ne peut qu'adhérer. Sibnt ainsi annoncés et décidés:
- la fin de l'école le samedi matin avec 24 heures par semaine de cours au lieu des 26 actuelles
- le passage du sport à 4 heures en primaire au lieu de 2
- l'accent mis sur les bases en Français de vocabulaire, d'orthographe et de grammaire
- la priorité du calcul au niveau des Mathématiques
Du côté des apprentissages les enfants du Cours Préparatoire (CP) débuteront une initiation à l'histoire de l'art à l'école puis, à partir du CE2 l'Histoire sera présente et en lien avec l'Histoire de l'Art. La Géographie ne sera pas ignorée. Et toujours en CE2 accès à l'Education citoyenne et au Développement durable, sans oublier l'accès à la morale civique et à la connaissance des symboles de la République Française (drapeau, hymne national...) let aux symboles de l'Europe.
Avec cela les CM1 et plus encore les CM2 auront entre les mains les outils nécessaires pour progresser ensuite au mieux.
Ce plus court, plus clair, plus simple devrait aider les plus à la traîne pour des raisons diverses.
J'ai noté au passage la non prise de position comme ministre entre la méthode syllabique et la méthode globale: l'essentiel est l'acquisition de la lecture. Un peu à la façon de Michel de MONTAIGNE - toujours lui pour qui j'ai de tout temps éprouvé une certaine tendresse - quand il déclarait au plan de la communication entre humains: "Et que le gascon y aille si le francois (=français) n'y peut aller."
Courage les jeunes !
Et à titre de repères d'il y une centaine d'années, voilà le contenu du cahier de classe d'un jeune garçon élève de la laïque, autremeit dit l'école de la République, dans une bourgade importante de Vendée.
Lundi 8 février 1904:
. Maxime: Il faut manger pour vivre et non vivre poumanger.(en rouge)
. Morale: la sobriété ( 3 lignes à la plume et à l'encre violette).
. Arithmétique: les fractions (un problème avec à gauche une colonne opérations et à droite une colonne solution; des réductions en fractions).
. Lecture: "Tour de France" chap.64; suivi de la réflexion suivante: "L'activité et l'économie sont les premières qualités de tout travailleur." Mots expliqués: étalage, patron.
. Droit usuel: Les différentes servitudes.
. Dictée: Superstitions relatives à l'agriculture (auteur: Aimé Rambaud). Suivie de Questions sur la dictée: qu'appelle-t-ton superstitions ? Citer des superstitions qui existent encore de nos jours ?Montrer pourquoi elles sont absurdes ? Expliquer pour quelles raisons les superstitions sont plus nombreuses dans certaines régions de la France que dans d'autres ? Pourquoi, en général, les superstitions tendent-elles à disparaître ?
. Grammaire: adjectifs possessifs; exercice oral.
. Histoire: La Renaissance.
.Sciences Physiques: Le thermomètre.
Mardi 9 février 1904:
. Maxime: "Fais ce que dois, advienne que pourra"
etc...
Un cahier entier de ce même écolier, gaucher (!), né le 16 septembre 1890, âgé de 13 ans, et à qui son parrain, Aimé ROUILLON, directeur de cette école communale de garçons ne passait rien a été remis photocopié à celui qui comme inspecteur général a des responsabilités au sein de l'Education Nationale. J'ai nommé René MACRON, quelqu'un de concret, de positif, d'estimable, qui connaît bien la question scolaire notamment sur le secteur de Sarcelles.
A côté de cet horizon intéressant, il y des interrogations pour les plus grands. Ainsi, hier, Monsieur le Ministre, j'ai recueilli la question d'un jeune mineur en 1ère année de CAP, apte à poursuivre en septembre 2008 en 2 ème année. Ce n'est pas un souci pour lui. Ce que lui et ses copains trouvent plutôt curieux voire injuste pour eux c'est la suppression "sèche" cette année des Brevets Professionnels avec instauration des Bacs Professionnels en 3 ans. Ce qui en l'état actuel des informations laisse ce garçon et ses condisciples décontenancés. Ces jeunes ne sont pas des rejetés ou laissés sur le bord du chemin comme s'ils étaient des rebuts issus de l'échec scolaire, au contraire. Ils aiment leur métier actuel et futur, je tiens à le souligner ! Ces presque majeurs, bientôt électeurs, sont des persones normales comme vous, Monsieur le Ministre avec vos comptéences et votre humanité ou moi créateur de ce blog avec une carrière médicale sans histoire. Pour être précis ces jeunes se posent la question suivante: devront-ils, s'ils souhaitent par la suite un Bac Professionnel refaire 3 ans de scolarité pour cela ? ou bien avez-vous prévu - sans que cela soit encore su des chefs d'établissements - des passerelles ou une ou des maniè-res d'accéder du CAP à un Bac Pro. ou encore du CAP à un Brevet Professionnel maintenu quelque temps pour ces jeunes en désir de progression ? Des jeunes qui n'ont pas peur de se lever tôt pour reprendre en gros la phrase de Nicolas SARKOZY, Président de la République ? Des jeunes parmi lequels - c'est forcé - se rencontrent des NAT (="précoces") qui vous étonneraient sans doute par les résultats positifs et non prévus apportés par eux-mêmes au niveau de leur métier par un juste emploi de leurs qualités de NAT.
Pouvez-vous, s'il vous plaît, répondre Monsieur le Ministre à la préoccupation légitime de ces jeunes actuellement en CAP et désireux de progresser plus ? Et par avance un grand merci pour une chose qui ne vous aura pas échappée, j'en suis sûre.
Au besoin, les jeunes concernés pourront toujours soulever la question auprès de leurs députés respectifs dont c'est le travail de relayer de telles préoccupations légitimes qui concernent tous les jeunes en CAP au plan national.
conctact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
12:25 Publié dans apprendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : X.Darcos, N.Sarkozy, R.Macron, école, CAP, BP, Bac Pro



