08.03.2008
Repérer un NAT = Normaux ATypiques
En ce jour du 8 mars 2008, jour de fête pour moi car jour correspondant à un événement du 8 mars 2005, anniversaire de 3 ans donc, voici ce qui sera sans doute pour certains une curiosité bien placée en ce jour de fête de la femme aussi.
Il s'agit ni plus ni moins d'une approche vous permettant de repérer l'existence, peut-être insoupçonnée jusqu'ici, d'une ou d'un Normal ATypique (=NAT)proche de vous ou de vos connaissances. Peut-être quelqu'un de votre famille, de 0 à 100 ans, mais oui ! Je ne blague pas avec ça!
Compte tenu du nombre non négligeable de cette population - si l'on veut s'exprimer en termes statistiques -car il s'agit de 2,3% d'une population tout venant quel que soit, grosso modo, l'endroit de la planète, population saine ne nécessitant pas de soin car non malade, population restant saine pour peu que les personnes la constituant voient leur existence reconnue, voici quelques pistes extraites du livre de Jean SIAUD-FACCHIN : "L'enfant surdoué. L'aider à grandir, l'aider à réussir.", 254 p., paru aux Editions Odile Jacob en 2002 pour la première fois et réédité.
L'auteur, psychologue clinicienne, membre du laboratoir d'exploration fonctionnelle cognitive de l'hôpital de La Salpêtrière à Paris, attachée à l'unité d'adolescents de l'hôpital de la Timone à Marseille, et qui a aussi créé à Marseille une structure associative totalement ouverte à l'extérieur sur la ville, lieu très apprécié des jeunes précoces qu'elle a tiré d'affaires en aidant à lever le voile sur leur profil Normal ATypique fait par ce livre une démarche très raisonnable et claire.
De même que la connaissance de ses origines est une nécessité que ressent tout être humain, de même la connaissance de sa manière de fonctionner sur le plan de base lié à la génétique lui est indispensable. Faute de quoi il risque de filer droit dans le mur ou bien ce sont les autres - ces adultes omniconnaissants a priori - qui l'y conduiront soit par ignorance soit par refus d'admettre ce qui se voit lors d'IRM. Car certains scientifiques, non NAT évidemment se refusent à voir que le vert est bien vert et le rouge bien rouge !
Ce qui serait sans importance s'il n'était pas question, en l'occurence, d'assurer une croissance correcte à ces petits d'homme Normaux, j'insiste. Car au quotidien pour les 2/3 d'entre eux ils sont plutôt malheureux qu'heureux d'être nés ainsi.
ATTENTION ! Jeanne SIAUD-FACCHIN emploie l'adjectif "surdoué" car c'est un terme couremment utilisé. Il en va de même de quelques autres dont celui de "précoce" - totalement faux celui-là car jamais ces enfants ne vont faire quelque chose plus tôt, chose que réaliseraient plus tard l'immense majorité des autres. Il ne s'agit pas de "précocité" mais de fonctionnement différent tout le temps. Et puis ce mot "précoce", outre un emploi erroné dans ce cas, est très ennuyeux car il donne un petit air de privilège dérangeant. Or, avec ces jeunes là, on est loin des privilèges car 1/3 finiront complètement "out" (en total échec scolaire) et 1/3 connaîtront d'énormes problèmes scolaires... sans compter toute la souffrance extra-scolaire exacerbée par des différences qui les amèneront à douter de leur normalité. Et à faire aussi douter leur entourage de la normalité de ces jeunes atypiques qui dérangent par leur hyperperceptivité et ébranlent par une logique rigoureuse et un extrême bon sens les habitudes d'adultes gênés d'être jugés - sans d'ailleurs de volonté négative de jugement de la part de ces plus jeunes. Déstabilisés, certains adultes décideurs qui ne veulent jamais se remettre en cause ni remettre en cause leur science, vont adopter des positions de rejet extrême pouvant conduire à des erreurs dramatiques et même mortelles pour ces enfants normaux porteurs, comme la majorité des autres, de beaucoup de richesses.
Voici donc le tableau de la page 120 de ce livre:
*Ce que l'on observe: Résultats en dents de scie. Fort dans une matière une année et pas l'année suivante... et réciproquement.
Ce que l'on peut comprendre: Investissement scolaire dépendant du rapport affectif et de l'estime envers l'enseignant. Test des limites de compétence des enseignahts. Besoin de cadre et de confiance pour fonctionner.
*Ce que l'on observe: Demande constante de justification aux enseignants.
Ce que l'on peut comprendre: Quête et besoin de sens pour fonctionner.
*Ce que l'on observe: Participation active intempestive ou repli total.
Ce que l'on peut comprendre: Avant et après l'enthousiasme pour l'école et la curiosité intellectuelle.
*Ce que l'on observe: Bavard, dissipé, rêveur, agité... mais attentif.
Ce que l'on peut comprendre: Mécanismes attentionnels spécifiques, besoin de faire plusieurs choses à la fois pour être attenti
*Ce que l'on observe: Ne peut justifier ses résultats, a du mal à argumenter, à développer.
Ce que l'on peut comprendre: Fonctionnement intuitif, analogique via l'hémisphère droit.
*Ce que l'on observe: Expression orale brillante... mais écrit catastrophique.
Ce que l'on peut comprendre: Décalage entre forme orale et écrite de la pensée. Blocage du passage à l'écrit.
*Isolé dans la cour
Rejet par le groupe à cause de la différence perçue, solitude par difficulté à trouver des enfants qui ont un fonctionnement et des centres d'intérêt identiques.
*Mauvaises réponses ou absence de réponse chez un élève par ailleurs brillant.
Hors sujets, réponse à côté, alors que les connaissances semblent intégrées.
Différences d'implicites (présupposés tacites), importance donnée au sens littéral, pensée en arborescence et pensée divergente.
Prochainement il y aura une interview de NAT qui a dû redoubler et errer dans le système scolaire et la souffrance avant de connaîre son profil à 20 ans passés ! Cette connaissance - enfin ! - lui a permis de comprendre son échec scolaire (relatif : elle a fini par avoir son Bac) et rendu joie de vivre et courage pour toute la suite de sa vie et une vraie orientation pas faite avant !
Courage à tous les moins de 18 ans , et aussi les plus !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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01.03.2008
Transmettre
Transmettre a lieu chaque instant que Dieu fait ou chaque nanno seconde qui nous est donnée.
On transmet tout le temps.
On vit à chaque seconde en une sorte d'étrange tour à tour, en situation d'initiateur de transmission ou de récepteur de transmission ou encore en position neutre d'agent de transmission.
Avce des sujets différents, des niveaux différents, des intentions différentes.
Hier , c'est une parole positive d'un garçon de 14 ans, élève attentif au Conservatoire de Paris qui a fait "tilt" dans ma tête. Ce jeune sans histoire, déroulant une classe de 3 ème correcte, a fait état du talent de son professeur de cor de chasse. A savoir l'aptitude à transmettre de façon vivante, joyeuse, avec un plaisir communicatif et intense tout ce qui concerne la musique. Musique exprimée dans ce cas concret par l'instrument qu'est le cor de chasse. Or il n'est pas fréquent d'entendre un tel compliment spontané sur un professeur.
Cee enseignant en art musical a-t-il un truc ou un talent particulier inné ? Ou bien a-t-il développé cette aptitude à transmettre ?
Vaste sujet qui concerne tout autant la transmission des matières au programme des écoles que celles proposées et enseignées dansun Conservatoire de Musique.
L'important étant que ce professeur de cor n'est pas - heureusement ! - seul à disposer de ce"plus" qui peut faire la différence pour un certain nombre d'enseignés, moins ou plus de 18 ans.
Ainsi, j'ai eu des échos d'un professeur en EPS (= éducation physique et sportive), une femme, cette fois, qui en collège, en classe de 3 ème, concilie à la fois le fait d'enseigner tout le programme prévu et de faire dans le même temps plaisir à tous ses élèves. Le tout avec des résultats corrects quand il y a une inspection. Qui dit mieux ?
Le parcours de tout le programme n'est pas toujours assuré. Un de mes voisins d'immeuble, au 5 ème étage - je navigue au 3 ème - n'a pas obtenu son brevet des collèges en juin 2007, la faute au sujet d'histoire-géo non vu. Entre nous, il y a de la faute du côté du prof de ce collège privé catho et aussi de la faute du côté du garçon qui aurait pu s'organiser pour éviter l'impasse; ceci dit il est passé en seconde et il n'était pas le seul de ce colège ayant échoué en raison de ce trou. Et sans doute de notes juste à la moyenne par ailleurs.
A l'inverse la jeune Amélie, elle aussi en 3me en public a décroché son brevet là où je l'aurais pensé peut-être en péril. Hé bien non ! elle avait tout assimilé !
Ces 2 jeunes habitent le 20 ème parisien.
Revenons à ce propos sur transmettre en se demandant ce qu'est ce "plus" évoqué plus haut ? Cette étincelle qui "met le feu" au désir d'apprendre ? L'étincelle qui donne "l'envie d'avoir envie". La flamme qui éclaire le paysage infini du savoir à explorer.
La recette de cette magie ? je ne la connais pas. Je la connais d'autant moins au'il ne s'agit pas d'une recette singulière ou de ??????recettes??? multiples.
Il s'agirait plutôt d'une chimie réinventée à l'infini par chacun de ceux et celles qui savent faire trouver à chacun de leurs "enseignés", en apprentissage de découvertes,- leur chemin personnel unique pour arriver à prendre place au banquet festif et jouissif quelque part - cen'est pas Axel Kahn qui me contredira !du savoir , de la recheche, de la découverte. Un peu comme la chimie multiple des bons cuisiniers qui régale chacun à sa façon mais toujours avec succès.
Les ingrédients de cette chimie réussie sont multiples.
Encore plus aujourd'hui qu'il y a 60 ans chaque être qui naît en France est exposé à une multitude de sollicitations en tout genre, l'époque actuelle étant "bourrée" de charmes et de possibilités. Parmi lesquels il convient cependant de faire un certain tri , sous peine de submerssion ou carrément de noyade dans un tourbillon visant à une pseudo égalité et au sein duquel de l'essentiel et du gratuit - tels silence, calme, sobriété - sont cachés ou sous peine de devenir "accro" à un élément ou l'autre d'un environnement trop sollicitatif.
Il existe un ingrédient, un élément constant qui permet d'assurer en la facilitant la transmission: l'exemple. Un homme, une femme, heureuxe) de ce qu'il aime, de ce qu'il fait détient déjà l'étincelle qui permet une tranmission à quasi 100%. Qu'il s'agisse de "travaux" étiquetés manuels ou d'activités intellectuelles ou sportives etc...
Suite à un exemple positif , il y a aussi des éléments qui se jouent en duo.
Un chercheur tel Antoine de la Garanderie - dont on trouve facilement les ouvrages à la portée de tous - a pu, grâce à de nombreux enseignants à sa suite et à son écoute, faire échapper à l'échec scolaire des milliers d'élèves. Ce chercheur, également professeur, a montré en clair le fonctionnement mécanique, technique, physique du cerveau. Il a su en particulier, très en gros, vulgariser le fait que des humains fonctionnent en mode appelé visuel, alors que d'autres se situent en mode auditif. Cette situation "de naissance" est importante à savoir, de par ses conséquences au niveau de l'enseignement scolaire. Ainsi il faut savoir qu'un enseignant visuel sera bien perçu donc bien reçu par un élève visuel mais mal réceptionné par un élève auditif. Et vice versa un enseignant auditif sera bien entendu par un auditif et totalement étranger à la compréhension d'un visuel.
Ce qui est valable pour des jeunes l'est tout autant pour des adultes.
Ignorant de ces choses, l'homme fabrique de toutes pièces à partir d'êtres normaux des êtres malheureux. Faute de savoir. Faute de chercher à savoir avec humilité plutôt que prétendre tout connaître en déclarant "pas biens, pas aptes, pas capables"ceux et celles qui fonctionnent nomalement mais d'une manière ignorée de ces connaisseurs.
L'ignorance engendre des malentendus aux conséquences fâcheuses pour concernés, certes, et aussi pour toute la collectivité.
Attention ! Antoine de la Garanderie ne parle pas du tout de fonctionnement au sens "psy" (psychologique, psychiatrique, pychothérapeutique), mais d'un fonctionnement aussi mécanique que celui de mouvements physiques.
Dès 1977, Jean-Charles Terrasier, lui, a montré et défendu la spécificité des NAT (=Normaux ATypiques ou "précoces" ) soit 2,3% de la population. Ces Nat, comme les auditifs ou visuels décrits par A. de la Garanderie, sont nés comme ça et n'y peuvent rien. En sus ces NAT peuvant êre "déconsidérés" comme une injure à une égalité "du côté de la tête" aussi irréaliste qu'est impossible une égalité physique de taille, de poids etc....
L'éclairage apporté par Jean-Charles Terrassier a montré que le système scolaire, tel que standardisé, était inadapté à ces 2,3% bien incapables de remonter le temps pour se refabriquer autrement avec un autre capital génétique qui serait conforme à celui des 97 ,7% majoritaires.
L'inadaptation scolaire tient pour partie à un rythme insuffisament rapide à l'école - et ailleurs - pour ces NAT ainsi qu'à des attitudes hostiles d'enseignants ou de responsables non informés qui croient, par exemple, repérer de l'insolence ou du rejet de l'autorité là où il n'y a pour ces jeunes NAT aucune intention de ce genre car ils sont spontanément à l'aise, de par des aptitudes dont ils n'ont pas forcément connaissance, avec la plupart de tous les grands adultes, ce qui est - en fait - une façon très égalitaire de se comporter avec des majeurs. Mais cette égalité là est, en général, rejeté violemment par des majeurs désireux de garder le pouvoir sur des moins de 18 ans. Seuls des plus de 18 ans, eux-mêmes NAT, peuvent comprendre cette sorte de situation et s'exposer - sans aucune peur - à ces moins de 18 ans qui sont comme eux des NAT. A côté de ces NAT dont 1/3 s'en sort, les 2/3 restant terminent en échec total scolaire et de vie ou encore en vie plus ou moins ratée définitivement ! Pour ces deux-tiers la résilience se fait peau de chagrin ou inexistante. Il existe des NAT accablés en sus de dyslexie, par exemple, ce qui ne simplifie rien.
A côté des NAT, des Dyslexiques tout simples peuvent être plus ou moins bien pris en considération.
Le sort d'autres "non conformes" , les autistes par exemple, reste trop souvent encore attristant Eux aussi demeurent encore vicitimes de ces interdictions tacitees d'être différents, cette différence dérengeant ls autres. J'ai cité, dans le billet relatif aux soeurs BONNAIRE, l'acharnement du député UMP de La Loire Jean-François Chossy qui a réussi à faire voter un texte en favuer d'une meilleure prise en charge des autistes, dite loi Chossy; il a aussi proposé des textes en faveur des handicapés, dispositions qui sont très appréciées.
Par ailleurs combien de jeunes en France sont indemnes d'atteintes chroniques - diabète, épilepsie, etc... que sais-je ?
Et sans être atteints d'une maladie chronique classique ou bien d'une rare maladie orpheline, combien de jeunes sont immaculés en matière de "déviance" ? ces nobles "déviances" qui font le charme et l'originalité de tous ces Normaux ATypiques ? "déviance" pointée du doigt par rapport à une norme totalement virtuelle, moyenne et inexistante? mais bien présente et porteuse de blessures et de douleurs pour tous ceux qui s'écartent trop de cette virtualité jamais incarnée.
Il importe, me semble-t-il, plus que jamais d'être ou de devenir tolérant à la différence, chacun pourvant avoir sa place en un monde où l'on passe et d'où l'on s'envole aussi vite qu'un fétu de paille entraîné par le vent.
A propos des "précoces" ou NAT, à propos de cas médicaux nouveaux vite invalidants et douloureux, je tiens à citer un UMP de mes Deux-Sèvres, un de mon secteur de Mauléon - 79700 - homme qui n'a cessé de porter la voix des petits, des nécessiteux, des souffrants, des malades en étant leur relai pour interpeller par des questions écrites des gouvernements successifs. C'est de Monsieur Dominique Paillé que je parle ici et que je remercie pour une implication personnelle aboutissant à des mesures légales mises en oeuvre du côté des "précoces" ou NAT en milieu scolaire par l'Education Nationale. Pour tout cela et pour tous ceus pour qui vous continuez à vous battre: "Merci, monsieur Paillé !"
Je vais conclure.
A cette époque soucieuse de faire accéder à l'école des enfants handicapés qui le désirent, il est important de ne pas choisir, à tout prix, un nivellement par le bas de tous.
Pour 2 raisons:
*les très handicapés de base n'atteindront pas forcément le bas minimum de base envisagé, ce en raison de besoins spécifiques et d'aptitudes spécifiques
*les trop doués, eux, n'ont pas à être cassés vers le bas; ce serait se priver là d'une mine gratuite de richesse pour tous
La vraie égalité - pour tout être disposant de liberté - n'est pas une égalité des chances qui n'existe pas.
La vraie égalité est de donner à chacun ce dont il a besoin. Ce ne sont pas les familles qui comptent en leur sein un jeune "blessé" par la nature ou la vie qui diront le contraire; dans un tel cas, en général, c'est toute la famille qui se mobilise pour donner davantage à celui ou à celle qui a besoin de disposer de plus.
Pour ce qui est de l'école et de tout ce qui est à l'extérieur vous, les jeunes, que pensez-vous de ce texte ?
Et aussi, cherchez bien !
Qui parmi vous n'a pas, un jour, eu la chance de bénéficier d'un enseignant "super "? au moins 1 ?
Cherchez bien !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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21.02.2008
Xavier DARCOS
Il l'a fait ! Le Ministre de l'Education donne les moyens de remettre en selle - ou simlement mettre - les écoliers à la traîne.
Retour à des bases sans lesquelles l'accès au reste est compromis.
J'avais été un peu "rassurée" - façon de dire - par le sort des jeunes français à l'occasion dun déplacement en Angleterre fin 2007. La presse anglaise titrait là-bas aussi un déclin du côté de l'apprendre.
Pour la rentrée de septembre 2008 en primaire il y a du très clair. Reprenant le dit de Montaigne qui voulait "Un esprit sain dans un Corps sain" (=Mens sana in corpore sano)? Xavier DARCOS annonce la Révolution culturelle de l'essentiel, concept auquel on ne peut qu'adhérer. Sibnt ainsi annoncés et décidés:
- la fin de l'école le samedi matin avec 24 heures par semaine de cours au lieu des 26 actuelles
- le passage du sport à 4 heures en primaire au lieu de 2
- l'accent mis sur les bases en Français de vocabulaire, d'orthographe et de grammaire
- la priorité du calcul au niveau des Mathématiques
Du côté des apprentissages les enfants du Cours Préparatoire (CP) débuteront une initiation à l'histoire de l'art à l'école puis, à partir du CE2 l'Histoire sera présente et en lien avec l'Histoire de l'Art. La Géographie ne sera pas ignorée. Et toujours en CE2 accès à l'Education citoyenne et au Développement durable, sans oublier l'accès à la morale civique et à la connaissance des symboles de la République Française (drapeau, hymne national...) let aux symboles de l'Europe.
Avec cela les CM1 et plus encore les CM2 auront entre les mains les outils nécessaires pour progresser ensuite au mieux.
Ce plus court, plus clair, plus simple devrait aider les plus à la traîne pour des raisons diverses.
J'ai noté au passage la non prise de position comme ministre entre la méthode syllabique et la méthode globale: l'essentiel est l'acquisition de la lecture. Un peu à la façon de Michel de MONTAIGNE - toujours lui pour qui j'ai de tout temps éprouvé une certaine tendresse - quand il déclarait au plan de la communication entre humains: "Et que le gascon y aille si le francois (=français) n'y peut aller."
Courage les jeunes !
Et à titre de repères d'il y une centaine d'années, voilà le contenu du cahier de classe d'un jeune garçon élève de la laïque, autremeit dit l'école de la République, dans une bourgade importante de Vendée.
Lundi 8 février 1904:
. Maxime: Il faut manger pour vivre et non vivre poumanger.(en rouge)
. Morale: la sobriété ( 3 lignes à la plume et à l'encre violette).
. Arithmétique: les fractions (un problème avec à gauche une colonne opérations et à droite une colonne solution; des réductions en fractions).
. Lecture: "Tour de France" chap.64; suivi de la réflexion suivante: "L'activité et l'économie sont les premières qualités de tout travailleur." Mots expliqués: étalage, patron.
. Droit usuel: Les différentes servitudes.
. Dictée: Superstitions relatives à l'agriculture (auteur: Aimé Rambaud). Suivie de Questions sur la dictée: qu'appelle-t-ton superstitions ? Citer des superstitions qui existent encore de nos jours ?Montrer pourquoi elles sont absurdes ? Expliquer pour quelles raisons les superstitions sont plus nombreuses dans certaines régions de la France que dans d'autres ? Pourquoi, en général, les superstitions tendent-elles à disparaître ?
. Grammaire: adjectifs possessifs; exercice oral.
. Histoire: La Renaissance.
.Sciences Physiques: Le thermomètre.
Mardi 9 février 1904:
. Maxime: "Fais ce que dois, advienne que pourra"
etc...
Un cahier entier de ce même écolier, gaucher (!), né le 16 septembre 1890, âgé de 13 ans, et à qui son parrain, Aimé ROUILLON, directeur de cette école communale de garçons ne passait rien a été remis photocopié à celui qui comme inspecteur général a des responsabilités au sein de l'Education Nationale. J'ai nommé René MACRON, quelqu'un de concret, de positif, d'estimable, qui connaît bien la question scolaire notamment sur le secteur de Sarcelles.
A côté de cet horizon intéressant, il y des interrogations pour les plus grands. Ainsi, hier, Monsieur le Ministre, j'ai recueilli la question d'un jeune mineur en 1ère année de CAP, apte à poursuivre en septembre 2008 en 2 ème année. Ce n'est pas un souci pour lui. Ce que lui et ses copains trouvent plutôt curieux voire injuste pour eux c'est la suppression "sèche" cette année des Brevets Professionnels avec instauration des Bacs Professionnels en 3 ans. Ce qui en l'état actuel des informations laisse ce garçon et ses condisciples décontenancés. Ces jeunes ne sont pas des rejetés ou laissés sur le bord du chemin comme s'ils étaient des rebuts issus de l'échec scolaire, au contraire. Ils aiment leur métier actuel et futur, je tiens à le souligner ! Ces presque majeurs, bientôt électeurs, sont des persones normales comme vous, Monsieur le Ministre avec vos comptéences et votre humanité ou moi créateur de ce blog avec une carrière médicale sans histoire. Pour être précis ces jeunes se posent la question suivante: devront-ils, s'ils souhaitent par la suite un Bac Professionnel refaire 3 ans de scolarité pour cela ? ou bien avez-vous prévu - sans que cela soit encore su des chefs d'établissements - des passerelles ou une ou des maniè-res d'accéder du CAP à un Bac Pro. ou encore du CAP à un Brevet Professionnel maintenu quelque temps pour ces jeunes en désir de progression ? Des jeunes qui n'ont pas peur de se lever tôt pour reprendre en gros la phrase de Nicolas SARKOZY, Président de la République ? Des jeunes parmi lequels - c'est forcé - se rencontrent des NAT (="précoces") qui vous étonneraient sans doute par les résultats positifs et non prévus apportés par eux-mêmes au niveau de leur métier par un juste emploi de leurs qualités de NAT.
Pouvez-vous, s'il vous plaît, répondre Monsieur le Ministre à la préoccupation légitime de ces jeunes actuellement en CAP et désireux de progresser plus ? Et par avance un grand merci pour une chose qui ne vous aura pas échappée, j'en suis sûre.
Au besoin, les jeunes concernés pourront toujours soulever la question auprès de leurs députés respectifs dont c'est le travail de relayer de telles préoccupations légitimes qui concernent tous les jeunes en CAP au plan national.
conctact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
12:25 Publié dans apprendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : X.Darcos, N.Sarkozy, R.Macron, école, CAP, BP, Bac Pro


