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actualité

  • Lèpre 27,28, 29 janvier 2017

    Quête dans la rue ces trois jours. 

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  • Trains en France

    Excellente émission de C’est dans l’Air le 30 juillet 2013 avec Thierry Guerrier à propos de la sécurité ferroviaire. Invités : Didier Aubert secrétaire général CFDT Cheminots, Olivier Lascar journaliste à Sciences et Avenir, Jean-Claude Delarue Fédération des usagers des transports et services publics et SOS usagers, Gérard Feldzer ancien pilote fondateur  et responsable de Transports Passion très compétent en aéronautique.

    Le train français est le plus sûr d’Europe et les cheminots ont la sécurité chevillée au corps. En France c’est 15.000 trains par jour et 500 millions de kilomètres train par an. Le train c’est à la fois un réseau, des machines, des outils de contrôle et des humains.

    Les passages à niveau sont au nombre de 17.000. Leur suppression a un coût. Didier Aubert rappelle l’irresponsabilité des conducteurs passant en chicane alors que les barrières, en plastic déformable, sont fermées. Il ne faut jamais passer en chicane. Quand les barrières sont fermées le train arrive en 15 secondes ! Si on est sur les rails il faut accélérer pour dégager, pour soi et pour les voyageurs du train qui risquerait de dérailler.

    Au plan technique, il est tenu compte des variations de températures. La chaleur dilate les  matériaux mais, normalement, cela est sans conséquence. Sauf en cas de travaux avec ballast déplacé ou ôté, le ballast faisant pression sur les rails pour qu’elles soient stables. Des « tournées de chaleur » sont effectuées quand 40 °C persistent sur les rails. Et les TGV sont ralentis quand les catenaires se dilatent par forte chaleur, afin d’éviter des lignes bloquées et des retards.

    Les voies TGV sont protégées. Mais les autres voies sont accessibles à tous.

    Gérard Feldzer note que l’humain peut aussi éviter l’accident là où aucun ordinateur ne le ferait. Il cite l’exemple de la baie d’Hudson avec un avion que le pilote a su faire planer puis amerrir. A l’inverse, l’histoire du Concorde et de la pièce traînant sur la piste de l’aéroport est une erreur, les aéroports et les pistes étant des lieux fermés, protégés.

    Didier Aubert indique que 40% du personnel SNCF sera renouvelé dans les 10 ans. Soit 40.000 jeunes à former qui n’auront pas en 18 mois l’expérience des anciens.

    Suite à Brétigny sur Orge, 5.000 aiguillages de même nature avec éclisse ont été contrôlés. La France dispose de 30.000 kms de voie, 13.000 kms de voie unique, 22.000 appareils de voie, 2.400 à 2.500 postes d’aiguillage et des installations vieillissantes malgré des régénérations.

    La maintenance a changé. Avant il y avait des Brigades de voie avec une brigade de 8 à 10 personnes pour 10 à 15 kms de voie. C’était « leur » parcours. Ils en connaissaient les points faibles, revus plus souvent. Les contrôles se faisaient le jour, entre les circulations des trains. Mais depuis l’augmentation de la cadence des trains – suite à des accords avec les régions pour développer les TER – la maintenance a été modifiée. Elle se fait maintenant la nuit avec des équipes contrôlant 100 kms de voie. Il y a déresponsabilisation et moins de connaissance du réseau, moins de proximité avec les installations. Et les ateliers de maintenance pour les véhicules sont plus éloignés. Cependant, le matériel roulant dispose de la sécurité nécessaire. Par exemple, une climatisation défaillante ne concerne pas la sécurité.

    Didier Aubert aimerait comprendre ce qui s’est passé à Brétigny pour que se qui s’est passé là-bas avec l’éclisse ne se reproduise pas. Une éclisse est sorte d’agrafe géante en acier qui assure la jonction entre deux rails ; elle n’a pas à être « balladeuse ».

    Olivier Lascar est l’auteur d’un article – présent sur le Net - indiquant les 7 raisons pour lesquelles un train peut dérailler. L’une est la survenue d’un « gauche », déséquilibre causé par un problème géométrique au niveau d’un rail ; ce fut le cas en 1993 avec l’abaissement d’un rail suite à l’affaissement d’un tunnel datant de la 1ère guerre mondiale. D’où la nécessité de surveiller les voies attentivement et régulièrement.

    Pour Saint Jacques de Compostelle, ce n’est pas tant la grande vitesse sur un rail prévu pour cela qui est en cause que le passage de la grande vitesse de 200 kms heure à une vitesse de 80 kms heure dans un virage et avec un conducteur distrait par un appel téléphonique de travail. Il est dommage que ce point dangereux n’ait pas été équipé d’une balise en amont pour éviter ce qui s’est produit.

    En France il existe une radio sol train qui permet au conducteur d’être joint par les postes environnants. Pour éviter toute distraction, on évite que quelqu’un soit avec le conducteur.

    Avec 15.000 trains en circulation chaque jour en France, il y a 100 franchissements par an de signaux, sans engagement du point dangereux. Si le conducteur ne réagit pas assez vite, un système de balise arrête le train avant le point dangereux. Ce système de balises a environ 20 ans. Avant, tout dépendait du conducteur. Aujourd’hui aussi à 99% ; mais la balise est une sorte de parachute, une boucle de rattrapage en cas d’erreur du conducteur. Elle n’est en aucun cas une aide à la conduite.

    Un conducteur qui franchit un signal rouge est aussitôt mis à pied et contrôlé au niveau psychologique. Puis, quand il reprend, il est suivi de très près pendant 6 à 12 mois. Il ou elle car il y a des femmes conducteurs, moins de 10%.

    Il existe en continu un contrôle des boîtes noires des trains pour repérer si le comportement du conducteur est approprié. Ce sont des collègues de la même profession qui font ces contrôles, ce qui est plutôt bon signe estime Gérard Feldzer. Il y a beaucoup de points communs entre le train et l’avion note-t-il encore. Il précise : une erreur qui se reproduit devient une faute.

    Il y a plus de 4 millions de voyageurs par jour en train en France.

    En Ile de France, un voyageur sur 2 a peur en train pour de raisons de sûreté – agression, vol – et non de sécurité. Toujours en Ile de France se pose la question de la saturation des trains liée à la multiplication des trajets.

    Actuellement 1.000 kms de voie sont remplacés par an. Il serait mieux d’en changer 2.000 kms.

    La loi sur la réforme du ferroviaire est à l’horizon. En positif il y a déjà la réunion de RFF et SNCF, soit de Réseau Ferré de France et de la Société Nationale des Chemins de Fer ce qui fera un gestionnaire unique pour les infrastructures.

    Jean-Claude Delarue se félicite d’une prochaine conférence nationale pour faire un état des lieux, par la mise en commun des connaissances de tous : Etat, SNCF, RFF, cheminots, usagers, habitants proches des voies.

    Cette émission a permis d’apprendre beaucoup de choses quant aux  trains. Merci !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

     

     

  • Que nous enseignent les rois mages ?

    rois magesIntéressante conférence jeudi 10 janvier au soir par Frédéric Turbat à la paroisse saint Jean Bosco, Paris 20ème, sur « Que nous enseignent les mages ? », évangile de Matthieu chapitre 2 versets 1 à 12. Voici le texte suivi du commentaire.

    « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

    En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »

    Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent.

    Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint

     les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

    Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin»

    La mise en mouvement des mages, après avoir vu une étoile singulière à leurs yeux et questionnant leurs connaissances, est un fait majeur. Le conférencier insiste sur cette mobilité, importante pour qui souhaite aller à la rencontre du divin : Moïse montera sur le mont Horeb, Elie s’avancera à l’entrée de la grotte.

    Que dit cette étoile aux mages ? Qu’un nouveau roi des juifs est venu au monde. Qu’ils viennent l’honorer. C’est ce qu’ils déclarent à Hérode, roi des juifs en fonction, alors qu’ils sont loin de chez eux avec des richesses à offrir. Ces mages ne sont ni agressés, ni tués, ni volés. Hérode, roi en titre, convoque ses conseillers et experts qui, ayant scruté les écritures, indiquent que c’est à Bethléem qu’a dû avoir lieu cette naissance « d’un chef, qui sera le berger d’Israël ». Au contraire des mages, Hérode ne bouge pas, laissant ces étrangers aller aux nouvelles.

    L’étoile est importante, une façon pour Dieu d’être compris par tous, aussi bien par des bergers, sans doute peu entraînés à la lecture des textes sacrés, que par des mages instruits et savants. Dieu aurait pu envoyer un prophète. Il a préféré une étoile, manifestation de Dieu dans la nature, phénomène céleste qui se serait produit, semblerait-il, aux environs de l’an moins 7 avant Jésus Christ. Tout le monde voit, en plein jour, cette étoile particulière qui « marche » à l’inverse des autres astres, guidant jusqu’à cet enfant roi. L’étoile dans le ciel est comme une autre Pentecôte, en ce sens que ce signe universel, identifiable par tous, est compris quelles que soient les langues et les cultures de ceux qui le remarquent.

    La royauté de Jésus est cadrée à deux extrémités de sa vie, deux moments où il est particulièrement vulnérable : la situation de nouveau-né fragile avec la question des mages à Hérode : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2, 2), et, plus tard, la position d’un adulte de 33 ans, arrêté, qui à la question de Pilate : «  Vous êtes le roi des Juifs ? » répond : « Oui, je le suis. » (Matthieu 27, 11). Cette royauté, toutefois, n’est pas de ce monde.

    La rencontre a lieu. Les mages se prosternent, ouvrent leurs coffres… et ne s’attardent pas après leur contact avec ce bébé et sa mère, après cette rencontre en face à face avec cette concrétisation de la « promesse de Dieu » en laquelle ils ont eu foi puisqu’ils sont venus découvrir l’objet de leur recherche et se prosterner devant. Se prosterner, un mouvement que d’autres que les mages feront au cours de la vie de Jésus : un lépreux pour être guéri, un chef militaire pour la guérison de sa fille.

    Après cette expérience forte, Dieu intervient, en songe, pour qu’ils retournent à leur lieu de vie ordinaire, à leur quotidien habituel, chacun chez soi. A la différence que tout est changé : ils rentrent chez eux avec un autre état du cœur, outre l’autre chemin géographique pour éviter Hérode. En songe Dieu parle au cœur : « Tu as vécu Dieu. Maintenant tu vas vivre vraiment. »

    Les mages sont venus jusqu’en Judée, ils ont vu, ils ont crû, ils sont repartis pour continuer leur vie là où ils doivent être, retrouvant leur quotidien et « ses galères » qu’ils vont affronter désormais autrement.

    Le reste, l’à venir de ce bébé roi, ne leur appartient pas, ne les concerne pas.

    Ce qui les concerne, par contre, c’est leur manière différente d’être, leur façon modifiée de vivre par ce qu’ils ont accompli : le voyage entrepris depuis l’Orient pour chercher et trouver ce qu’indiquait l’étoile, leur joie en voyant l’astre s’arrêter à l’endroit où est l’enfant, leur retour après ce pèlerinage accompli.

    Les mages savaient qu’il allait se passer quelque chose. L’à venir apporte Dieu. Et saint Ignace invite à voir dans nos vies les signes les plus infimes de la présence de Dieu, du divin, du spirituel. Dieu est présent dans la vie. Dieu intervient.

    Dieu a « transfiguré » les mages par la rencontre avec le bébé de Bethléem, promesse que l’intervention de Dieu va se réaliser, que la capacité à une vie nouvelle  par la Foi existe.

    Les mages ont fait comme Marie à qui sa cousine Elisabeth a dit : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du Seigneur ! ». (Luc 1, 45)

    Le voyage des mages n’est pas un déplacement ordinaire : c’est un voyage initiatique qui est aussi une quête, une recherche qui aboutit à son but, rien de moins que la rencontre avec le divin, le spirituel, Dieu.

    Les mages sont des clés pour rencontrer la nativité, rejoindre notre partie spirituelle.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr