16.01.2012

Respecter la terre notre hôte.

Les va-et-vient climatiques ? Ils ont été de toutes les époques, sans pour autant que l’action humaine en ait été responsable systématiquement.

Il demeure important que nous, les hommes, hôtes de la terre, pensions à la respecter. Réellement.

Un respect qui passe par la production de déchets biodégradables – ce qui fut le cas des années durant pour la majorité d’entre eux.

Ce qui est bien moins la réalité de ces temps-ci. Avec des plastiques en dérive d’un continent à l’autre, les fumées toxiques de nos rebuts industriels endommageant les poumons de jeunes loin de notre regard, etc…

 

Que faire ?

Privilégier les sacs papiers. Réhabiliter le panier non jetable. Privilégier ce qui convient à la terre.

Privilégier, par exemple, un équilibre forestier, un parc forestier terrien, un entretien harmonieux des arbres. De par toute la planète ils sont indispensables pour continuer à nous offrir une atmosphère respirable.

Privilégier les rencontres mer terre, les échanges terre mer en respectant une beauté naturelle qui souvent préexiste.

Certes, au long des millénaires, les lieux ont changé. Des îles de maintenant ne le furent pas toujours. Et inversement.

Face à des bouleversements qui ont pu être brutaux – tremblement de terre, éruption volcanique – ou très progressifs, l’homme est beaucoup plus en situation d’hôte toléré par la planète terre que son obligé.

On peut imaginer, chacun à son niveau, comment accompagner la terre, comment la respecter. La respecter c’est-à-dire cesser de l’utiliser comme si elle était un être inerte et inépuisable.

 

La terre vit au rythme de cycles qui lui permettent de se régénérer au fil du temps. Il est essentiel de ne pas perturber ces cycles.

La terre est vivante. Il existe un esprit de la terre prêt à coopérer à tous les efforts que nous faisons pour aider à sa bonne santé et à sa beauté. Un tel beau et bon état participe intimement au maintien en bonne santé et beauté des humains.

Si ces humains le veulent bien.

Ecoutons la terre ! Elle nous dit ce dont elle a besoin, ici et maintenant. Entendons là ! Servons là ! En retour, elle nous servira au centuple. Sûr !

 

francoiseboisseau@wanadoo.fr

 

 

12.01.2012

Bienheureuses Marie de l'Incarnation

Il existe ce jour deux femmes, deux françaises, déclarées « bienheureuses », l’une et l’autre ayant choisi pour une vie religieuse succédant à une vie d’épouse le nom de « Marie de l’Incarnation ».

 

L’une, Barbe Avrillot, a élevé six enfants nés de son mariage avec Pierre Acarie. Devenue veuve, elle entre comme simple sœur au carmel d’Amiens puis vient au carmel de Pontoise où elle décèdera en 1618.

Que dire de Madame Acarie ?

Bien que sujette à des extases, elle n’a rien d’une mystique échevelée. Tout au contraire. Si elle pratique la prière, l’oraison qu’elle recommande, elle conseille tout autant le discernement, la sagesse, une vie où se pratiquent les vertus humaines, une vie où les humbles tâches du quotidien ne sont en aucun cas délaissées ni mal traitées.

C’est dans un tel contexte que celle qui fut une excellente épouse et mère applique également des dons de gestionnaire dans ce carmel de Pontoise où elle rayonne d’une vie spirituelle inspirée de Thérèse d’Avila. Madame Acarie a laissé des écrits.

Anne de Saint Barthélemy, compagne de Thérèse d’Avila, assure en premier la direction du carmel de Pontoise, second carmel fondé en France. Ce lieu, toujours vivant et vibrant de spiritualité, a gardé l’essentiel de ses origines. Il a été d’ailleurs inscrit en 1986 à l’ISMH – Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques – ce qui est significatif en soi. Née le 1 er février 1566, Berthe Avrillot épouse Acarie est décédée au carmel de Pontoise le 18 avril 1618 où elle est inhumée dans la chapelle. Ses restes humains ont traversé sans aucun souci les révolutions et elle a été béatifiée – déclarée « bienheureuse » stade avant d’être déclarée sainte – dès le 5 juin 1791.

Madame Acarie, en tant que bienheureuse Marie de l’Incarnation, se révèle généralement très efficace « pour les futures mamans et les naissances difficiles ». Situé en Val d’Oise, le carmel de Pontoise et sa chapelle, accessible à tous au 55 rue Pierre Butin, n’est qu’à 5 minutes à pieds de la gare de Pontoise. Ce lieu est rayonnant d'une paix qu'il infuse en ses visiteurs.

 

L’autre, Marie Guyart, est née à Tours le 28 octobre 1599, l’année suivant l’édit de Nantes, édit de tolérance qui autorise en 1598 aux protestants la pratique de leur religion. A 7 ans, la jeune Marie connaît une expérience mystique. Plus tard, elle se marie, est mère d’un garçon prénommé Claude, puis veuve à 19 ans. C’est une femme qui a les pieds sur terre, et des qualités d’excellente gestionnaire.

L’appel du divin s’étant poursuivi, en 1631 elle entre chez les Ursulines de Tours sous le nom de Marie de l’Incarnation, confiant son fils encore bien jeune à Dieu et aux soins des humains. Cloîtrée, elle reçoit en rêve un appel pour aller à Québec, au Canada. De fait, ce projet étonnant se concrétise. Marie de l’Incarnation est autorisée à sortir de sa clôture, à embarquer avec la personne – une femme – qui a offert tous ses biens pour cette aventure vers le bout du monde qui prendra corps et est toujours actuelle en 2012.

A Québec, alors petite bourgade de quelques centaines d’âmes, Marie de l’Incarnation fonde en 1639 un couvent des Ursulines. Elle enseigne, en les respectant, les jeunes demoiselles de plusieurs tribus amérindiennes. Elle crée des dictionnaires, pensant aux personnes venant après elle. Elle écrit abondamment à son fils, un courrier qui attend chaque année la fonte des glaces pour que les bateaux puissent accéder de part et d’autre. Ce fils, devenu bénédictin, contribuera à la diffusion de l’œuvre de sa mère. Marie de l’Incarnation conjugue une vie mystique extatique à un quotidien très concret. Elle relate, certaine fois, le plus fort tremblement de terre que Québec est connu.

Marie Guyart ne reverra jamais ni son fils ni la France. Cette aventurière de Dieu meurt à Québec le 30 avril 1672. Et Jean-Paul II l’a béatifiée le 22 juin 1980. Ces temps-ci, nos amis canadiens mettent très en lumière cette mystique si respectueuse de la richesse constituée par les différences de culture, à son époque les différentes cultures amérindiennes qui étaient sous son regard. Le film récent de 2008 « Folle de Dieu » est d’ailleurs visible sur le net grâce au National Film Board of Canada, au talent de Jean-Daniel Lafond le réalisateur, à la foi et aux compétences des acteurs avec Marie Tifo dans le rôle de Marie Guyart. Je conseille de le voir. Une pièce, « La déraison d’amour », basée sur les lettres de Marie Guyart à son fils Claude Martin, a été interprétée aussi par Marie Tifo.

 

Ces deux femmes disposent l’une et l’autre d’une association pour faire vivre leur action qui est loin d’être achevée.

J’ai tenu à parler d’elles en raison de leurs qualités exercées autant sur le plan matériel d’une vie ordinaire bien conduite de tous les jours que sur un plan spirituel intense et pas toujours facile.

Si ces deux femmes vivaient en 2012, quels modèles de vie montreraient-elle ? quelles suggestions feraient-elles ?

On peut y réfléchir.

francoiseboisseau@wanadoo.fr

11.01.2012

Intelligence animale, intelligence humaine

Une conférence récente, a eu lieu le 5 janvier 2012 à Paris sur ce sujet, avec une présentation à laquelle on adhère ou pas, la conférencière déclarant définitivement que l’animal était incapable de progrès. Certaines personnes de l’auditoire pensaient différemment, à la lumière d’observations concrètes du comportement de certains de leurs animaux.

 

De suite la conférencière a déclaré que l’animal devait rester à sa place …d’animal. Donc, quelque part, d’être inférieur.

De même le minéral, le végétal étaient étiquetés inamovibles.

 

L’animal a des émotions ; il dispose d’une vie intérieure dans son corps physique, éthérique et astral. Pour ceux qui ne sont pas familiers de ce vocabulaire, internet devrait pouvoir donner sens.

 

La conférencière insiste sur la différence essentielle entre homme et animal, à savoir que l’animal « n’a pas de moi » et ne sait pas dire « je ». En conséquence elle exclue tout progrès d’un chien ou d’un chat.

Certes l’animal va disposer d’une vie psychique, car il a un corps astral, mais il ne pourra pas avoir une biographie comme un humain. Né animal, il finira animal, restant au même stade, car il manque à l’animal le « moi ». Alors que l’homme sera différent dix ans après ses débuts sur terre car il aura pu progresser, grâce à son « moi », ce noyau intemporel de l’homme.

 

L’exposé est complété par ce qui suit.

L’individu est une espèce en soi. Tous les êtres humains sont différents. Alors que l’animal est le représentant d’une espèce ; l’animal n’est pas une espèce en soi.

L’être humain dispose d’une âme individuelle qui évolue au fil du temps s’il le veut. Alors que l’animal a une âme groupe, une âme de l’espèce ; et quand il meurt le chat, le chien, le lion rejoint l’âme de son groupe. La sagesse dont dispose l’animal vient d’en haut mais elle n’est pas confiée à chaque animal. L‘animal est mu par cette âme groupe qui agit en lui par une force supra sensible.

 

Autrefois, il y avait une âme groupe humaine. Et l’être humain a eu la possibilité d’évoluer pour acquérir l’âme individuelle actuelle. Le corps humain est temple, réceptacle de cette intelligence supérieure en raison du « moi » spirituel « noyau intemporel de l’être humain » relié au moi cosmique, « moi » qui permet de progresser. L’homme le plus inconscient a toujours ce moi spirituel toujours prêt à se développer.

 

Très importants sont la station verticale et le langage qui permettent avec le « moi » de se reconnaître comme être humain, ajoute la conférencière.

Les animaux ont le langage, leur langage, mais sans pouvoir établir de concept.

L’intelligence divine agit sur l’âme groupe animale et sur l’animal individuel.

L’intelligence animale est agie par le monde spirituel. Certes le chat peut stopper une tentative de suicide d’un humain ; aider un dépressif.

Certes l’animal a une vie intérieure, des émotions, mais il est toujours agi, toujours mu par l’intelligence supérieure.

L’animal n’est pas dans le jugement car il n’a pas conscience du bien et du mal.

Les animaux nous sont donnés car nous en avons besoin.

Il est dit qu’en tout animal il y a un fond sauvage.

 

Chez l’animal c’est le corps astral relié à l’âme groupe qui agit.

Chez l’humain il y a le « moi » spirituel, il y a le « je » spirituel qui pénètre le corps astral. Le « je » s’applique à créer. L’homme lutte pour son existence, son évolution.

 

L’animal est agi par son organisme ; il se purifie par l’herbe. L’intelligence « archaïque originelle » pulse dans son organisme.

 

La vie psychique de l’animal consiste à vivre de l’esprit au sein d’un organisme. L’animal n’a pas la possibilité de dire « l’esprit agit en moi ».

La vie intérieure de l’animal est enfermée dans son espèce.

Goethe est cité pour avoir déclaré que les animaux sont instruits par leurs organes.

L’instinct sûr de l’animal est lié à ses organes.

L’homme n’est pas lié à ses organes donc il est incertain. Il doit ouvrir son âme à l’esprit et communiquer.

 

L’âme de l’animal vit dans le corps.

L’âme humaine vit à l’extérieur ; elle n’est pas liée aux organes.

L’âme étant séparée du corps la douleur du corps est moins forte chez l’homme que chez l’animal.

 

L’animal transmet à ses descendants son esprit de groupe. Tout est prêt.

L’homme vient au monde démuni. Il doit se développer ; apprendre à marcher, à parler, etc…

L’homme a l’esprit et le corps et, entre l’esprit et le corps, il y a le « je », le « moi » qui a conscience de lui-même. L’humain a besoin de conquérir son équilibre grâce à son « moi ». « Je suis » est la force christique de l’équilibre; l’homme lutte constamment pour cet équilibre. « Moi » est lié au « moi » spirituel. « Moi » est déversé dans les gestes, les mimiques, en tout ce qui fait jaillir la conscience de soi. Après, quand le « moi » a été travaillé dans l’âme, cela ressort visiblement à l’extérieur de l’homme.

 

Quand l’animal était déjà présent, l’homme était informe - pas pour autant poisson - mais ayant une forme différente de la forme de maintenant. L’homme est descendu le dernier de l’informe.

Rudolf Steiner- dont la conférencière se réclame - aurait dit que les animaux représentent l’animalité que l’homme doit rejeter en lui.

 

Les animaux ont reçu le principe de la forme mais ils ont transformé ces formes en s’adaptant aux transformations de la terre.

 

L’animal est enfoui dans son corps, absorbé par la vie de son corps ; son psychisme va dans l’âme groupe.

L’humain garde sa forme après la mort d’où les fantômes.

 

Tous les propos déroulés m’ont paru trop tranchés.

 

D’ailleurs, dans la salle, plusieurs auditeurs ont manifesté leur désaccord sur l’animal interdit de progrès. Certains ont cité des cas d’animal venant en aide à l’homme. L’un a trouvé, dans le noir – coupure de courant - le bon point d’appui d’acupuncture qui a permis de décoincer son maître. J’ai vu à Paris un chat, rencontré lors d’un séjour en Grèce et devenu fidèle compagnon d’une jeune maîtresse récemment touchée par un veuvage dont elle a du mal à émerger ; ce chat à belle tête de sphinx semble posséder des siècles de sagesse et secourt efficacement. Il ne s’agit pas là d’animaux « ordinaires », mais d’animaux à compétences particulières. Et j’avoue avoir été surprise quand il m’a été dit « C’est de l’instinct ! » suite à la présentation durant deux heures par un écureuil de toute sa famille – la femelle et les trois petits, chacun des jeunes s’attaquant à tour de rôle à l’ouverture d’une noisette ; ce mâle disposait parfois de noisettes en supplément et semblait avoir trouvé pertinent de remercier ainsi.

 

Sur ce blog, http://prenonslaparole.hautetfort.com , le 25 janvier 2011 dans « Adieu Orane ! » j’ai parlé d’un dalmatien femelle, Orane, passé de l’autre côté, évoquant à son propos Saint François d’Assise. J’ai parlé aussi le 6 août 2011 sous l’intitulé « Rupert Sheldrake : aptitudes animales » d’un livre écrit par Rupert Sheldrake Les pouvoirs inexpliqués des animaux.

Tentée de mieux comprendre, j’ai assisté à cette conférence, un peu déçue par les propos mais réconfortée par certains auditeurs de la salle. Pourquoi nos frères à quatre pattes n’auraient-ils pas droit au progrès eux aussi ? Certains ne pourraient-ils pas émerger de leur âme groupe ?

 

On ignore beaucoup de nos frères les animaux.

Si les hommes ont eu la possibilité d’émerger d’une âme groupe originelle - cette âme groupe d’autrefois pour les hommes étant pour moi propos nouveau et étonnant – pourquoi les animaux n’auraient-ils pas le bénéfice, eux aussi, d’une possible évolution ?

 

Francoiseboisseau@wanadoo.fr 

 

 

 

 

13:54 Publié dans animal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : âme